CEDEAO : Le patronat marocain sort le grand jeu pour lever les...

CEDEAO : Le patronat marocain sort le grand jeu pour lever les obstacles !

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La CGEM (Confédération générale des entreprises du Maroc) va donner un coup de main à la diplomatie pour dégripper le dossier d’adhésion du Maroc à la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Certes le syndicat patronal marocain et la diplomatie ont l’habitude de travailler ensemble, ce qui explique d’ailleurs les succès du royaume sur les marchés africains mais cette fois le challenge est nettement au-dessus. En effet l’intégration du Maroc dans la communauté ouest-africaine ne va pas aussi vite que Rabat le souhaitait, pire, il y a des obstacles. Alors la CGEM a décidé d’entrer en action. Au menu des réunions avec les organisations patronales des principaux pays d’Afrique de l’Ouest, rapporte Jeune Afrique.

Les chefs d’Etat de la région ont demandé une deuxième étude d’impact histoire d’en savoir plus sur les retombées – positives et négatives pour leurs économies – de l’accueil du Maroc dans la famille. Ce travail devrait être entamé dès ce mois de mars, et il sera certainement décisif dans l’examen de la candidature du Maroc, alors le temps presse ! Le patronat marocain va faire du lobbying auprès des plus grandes économies de la CEDEAO (le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Ghana, de grands “amis” du Maroc). Une source au sien de la CGEM a confié qu’une réunion a été calée dans ce sens avec la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) pour plaider la cause du royaume.
Abdou Diop, président de la Commission Afrique et Sud-Sud de la CGEM, fignole actuellement des missions économiques chez les ténors de la communauté ouest-africaine, a-t-on appris.

Rappelons que la CGEM n’en est pas à ses premières initiatives, déjà en août 2017 elle avait rencontré une délégation de la CEDEAO, qui avait justement pour tâche de mesurer les effets de l’intégration du Maroc sur les économies des 15 pays d’Afrique de l’Ouest.
Au terme de ces travaux, une étude d’impact avait été transmise aux présidents des pays-membres lors du 52e sommet, le 16 décembre dernier à Abuja, au Nigéria. Les dirigeants ouest-africains avait alors demandé un complément d’informations sur ce gros dossier et s’étaient accordés autour d’un comité composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérien pour piloter une deuxième étude d’impact, encore plus exhaustive, sur les conséquences de l’arrivée du Maroc…

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