Tags Posts tagged with "ITES"

ITES

par -

L’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) a appelé à l’assainissement budgétaire, et ce à travers l’optimisation des dépenses courantes improductives (notamment celles consacrées à une fonction publique inefficace), le ciblage des subventions ainsi que la hausse des recettes par l’élargissement de l’assiette fiscale et non pas par le relèvement des taux, soulignant qu’il est clair que les dispositions de la LF 2018 montrent l’inefficacité du relèvement des taux pour améliorer les recettes fiscales.

Dans sa dernière note de conjoncture, l’Ites a ajouté que l’assainissement budgétaire est la clé de voûte du processus permettant de renouer avec une trajectoire ascendante de croissance économique. “En fait, la structure du budget de l’Etat est biaisée. Le gonflement du budget de fonctionnement (61.5% du budget total en 2018) au détriment du budget d’équipement (seulement 16.2% en 2018) et le poids de la dette publique (22.1% en 2018) n’est nullement favorable à la résorption des déséquilibres macroéconomiques et la croissance économique”, a expliqué l’Ites.

par -

“La légère reprise économique enregistrée en 2017 est confirmée au premier trimestre 2018. Le taux de croissance du PIB (en glissement annuel) est de 2.5% et de 1% par rapport au trimestre précédent. Au niveau sectoriel, cette croissance est tirée par les industries manufacturières (+2.4%), l’agriculture et la pêche (+11.9%), les services marchands (+12.5%), l’agro-alimentaire (+16.7%), les industries mécaniques et électriques (+5.3%) et le textile (+0.2%)”, c’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Toutefois, la contribution des industries manufacturières est handicapée par le secteur du bâtiment et corollairement des matériaux de construction (-5.3%) suite à la baisse de la demande interne en raison notamment des dispositions de la LF 2018 qui a institué la TVA à 19% sur l’immobilier destiné aux particuliers. Le secteur de la promotion immobilière et corollairement le bâtiment connaît effectivement une crise sévère depuis quelques années. Cette crise se manifeste par la chute des ventes qui sont passées de 16000 unités en 2011 à moins de 9000 unités en 2017, la stagnation des prix du neuf (dans certaines zones il y a une légère baisse), l’augmentation du stock des unités invendues et le blocage des ventes depuis le début de l’année en raison du refus de l’administration fiscale d’autoriser la déduction de la TVA sur les stocks construits avant 2018. S’y ajoute l’augmentation des taux des créances classées des entreprises de promotion immobilière durant les cinq premier mois 2018. En effet, selon la note de l’ITES, les difficultés que connaît le secteur de la promotion immobilière s’explique principalement par l’augmentation du prix de l’immobilier (4,7% pour les loyers et 15,4% pour l’entretien et la réparation des logements), l’augmentation des taxes avec l’instauration d’une TVA de 13% sur les ventes destinées aux particuliers et la détérioration du pouvoir d’achat des acquéreurs en raison du rythme de croissance de l’IPC comparativement aux taux d’augmentation salariale depuis 2011 (un taux d’inflation global de 7,7% en mai 2018). Autre facteur non moins important, la baisse des capacités de financement en raison de l’augmentation du taux d’intérêt des crédits bancaires.

Au total, l’ensemble du secteur est engagé à + 4000 MD à l’égard du secteur bancaire. Ces difficultés ont amené la majorité des établissements de crédits à revoir leurs stratégies d’engagement dans le secteur. Ces stratégies se sont traduites essentiellement par un durcissement des conditions de financement, une sélectivité accrue des projets et une révision des quotités accordées. Ce qui renforce le risque de procyclicité qui pourrait conduire à l’aggravation de la situation des promoteurs immobiliers en particulier les plus fragiles d’entre eux.

La croissance économique est aussi pénalisée par la contribution du secteur minier à cause surtout de la baisse de la production du phosphate (-38% par rapport au premier trimestre 2017). De ce fait, la valeur ajoutée des industries chimiques s’est trouvée négativement affectée (-24%). Enfin, la baisse (de moitié par rapport à 2010) de la production de pétrole est une véritable perte sèche pour la croissance de l’économie nationale.
Le tourisme, avec un accroissement des flux, a concerné en particulier les Européens. Les ressortissants des pays du Maghreb gardent une tendance haussière quoique à un rythme moins accéléré pour les Algériens et les Libyens. Selon les données relatives aux « paiements extérieurs » publiées par la BCT, les recettes touristiques, au terme des cinq premiers mois de 2018, ont augmenté de +28.4% (en glissement annuel).

L’ITES a dans le même contexte noté que les perspectives de croissance pour le reste de l’année sont bonnes pour le tourisme et l’agriculture. Ces deux secteurs sont cependant volatils et leur contribution à la croissance n’est pas à l’abri d’un quelconque choc non anticipé. Autrement dit, la reprise pourrait s’avérer fragile. L’atteinte de l’objectif de croissance de 3% fixé par le gouvernement est dès lors difficile à atteindre, sans un soutien de l’investissement, le moteur essentiel de la croissance.

Ainsi, la croissance économique pour le reste de l’année est aussi tributaire de la reprise sans discontinuité de la production de phosphates et dérivés.
Le secteur du bâtiment et de l’immobilier fragilisé par les nouvelles mesures fiscales et la rigueur de la politique monétaire pourrait négativement impacter la croissance pour le reste de l’année.

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un grand nombre de partenaires des deux côtés de la Méditerranée dont pouvoirs publics, organismes, missions diplomatiques et associations, la “Saison Bleue”. Cette initiative vise à promouvoir le potentiel maritime de la Tunisie. Elle a été officiellement lancée le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 15 octobre 2018. Elle dure 4 mois et comprend près de 150 manifestations, tout au long du littoral tunisien, de Tabarka à Zarzis, en passant par les ports, les marinas, les cités maritimes, les festivals, les plages et les îles de la Tunisie Bleue. C’est une initiative organisée par l’Alliance française de Tunisie, en partenariat, entre autres, avec l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et l’association Notre Grand Bleu (Monastir). Ambassadrice de cette saison, Neila Azzouz en parle.

En Vidéo Neila Azouz Ambassadrice de La Saison Bleue

En Vidéo Neila Azouz Ambassadrice de La Saison Bleue

Publiée par Jetsetmagazine.net sur Mardi 26 juin 2018

par -

Soutenue par un grand nombre de partenaires des deux côtés de la Méditerranée dont les pouvoirs publics, organismes, missions diplomatiques et associations, la “Saison Bleue”, une initiative visant à promouvoir le potentiel maritime de la Tunisie, a été officiellement lancée et se poursuivra jusqu’au 15 octobre 2018. La “Saison Bleue” propose, durant 4 mois, près de 150 manifestations, tout au long du littoral tunisien, de Tabarka à Zarzis, en passant par les ports, les marinas, les cités maritimes, les festivals, les plages et les îles de la Tunisie Bleue. C’est une initiative de l’Alliance française de Tunisie, en partenariat, entre autres, avec l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et l’association Notre Grand Bleu (Monastir).

La “Saison Bleue” a choisi la fameuse éponge naturelle de Kerkennah comme emblème. Les concepteurs du projet y voient une marque de distinction et de reconnaissance qui porte la double ambition du programme.

Olivier Poivre d’Arvor, Ambassadeur de France à Tunis et président du Musée français de la marine, a indiqué, lors d’un point de presse, tenu dans la soirée du mercredi 20 juin 2018 à la Marsa, que l’économie bleue représente actuellement 12% du PIB de la Tunisie, ajoutant que “ce taux pourra passer à 20% s’il y a une vraie conscience de l’importance des ressources maritimes“. Selon ses déclarations, plus que 15% des échanges commerciaux passent par les océans.

Mise à part sa contribution dans le PIB, l’économie bleue pourrait, selon l’Ambassadeur, avoir d’importantes marges de croissance et créer de nouveaux types d’emploi, hautement qualifiés et pleinement intégrés dans une mondialisation soutenable.

ll s’agit, selon l’Ambassadeur, de rassembler, sous un même label, près de 150 manifestations (festivals, conférences scientifiques et culturelles et événements sportifs), tout au long des 1300 kilomètres de façade maritime tout en proposant un véritable agenda et circuit culturel, scientifique, économique, touristique et s’adressant directement à plusieurs centaines de milliers de participants, selon ses dires.

De son côté, Mourad Fradi, membre du comité d’organisation, a annoncé que la “Saison Bleue” trouvera son point d’orgue du 4 au 6 octobre 2018, avec la première édition du “Forum de la Mer, Bizerte 2018”, avec pour objectif la présentation des enjeux de la mer dans toutes ses composantes.

Ce forum permettra de rassembler, au cours des trois journées d’échanges et de rencontres avec le grand public, un ensemble d’experts et d’intervenants de haut niveau, de hautes personnalités politiques et des figures emblématiques dans le domaine de l’environnement.

L’appel de la “Saison Bleue” est aussi un événement pour préserver le littoral tunisien, sachant que la biosphère marine se trouve véritablement menacée par les atteintes constantes faites à l’environnement : pollution de l’air, rejet de matières toxiques (hydrocarbures, phosphogypses) et de plastiques dans les océans.

En effet, le maritime représente à l’échelle mondiale plus de revenus (1500 milliards d’euros) que les télécommunications et internet (800 Milliards) et l’aéronautique (620 Milliards) réunis. Alors qu’en 2018, 60% de la population mondiale vit à moins de 150 kilomètres d’une mer ou d’un océan et que 90% des marchandises transitent par les flots, la Tunisie, pays bien doté en la matière, ne saurait négliger cet extraordinaire eldorado bleu qui l’ouvre pourtant depuis l’antiquité au monde.

Événement majeur de l’été 2018, la “Saison Bleue” s’est entourée d’un ensemble de partenaires qui sont autant d’ambassadeurs représentent les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du sport et plus largement de la culture.

par -

Le stress hydrique, la sécheresse, les déficits pluviométriques successifs ces dernières années, le niveau des réserves en eau et des barrages, on en parle beaucoup en Tunisie et pas depuis peu. Et pour cause : c’est un fait admis par tous les experts en la matière, notre pays fait partie des nations les plus impactées par les effets du changement climatique. Et pour ceux qui en doutaient encore, les dernières données sur les réserves en eau et le stock des barrages sont sans appel : Il y a bel et bien péril en la demeure. Alors l’ITES (Institut Tunisien des Etudes Stratégiques) a travaillé sur la question et pondu un rapport intitulé “Gestion des ressources en eau en Tunisie : Bilan et Perspectives“. Un volumineux document où il y a à boire et à manger pour comprendre les tourments actuels et ceux à venir du pays du jasmin. Mais un document où il y a surtout des pistes et des solutions pour atténuer le mal, à défaut de pouvoir le freiner complètement.

L’ITES commence par poser le cadre de la réflexion, qui n’a rien de rassurant : “La Tunisie fait partie du groupe de pays du sud de la Méditerranée où les ressources en eau constituent l’un
des biens environnementaux les plus menacés. Elle subit une pluviométrie irrégulière et demeure très vulnérable à la ressource en eau. De plus l’accroissement démographique, rurbanisation de la population et le développement économique poussent la demande à ta hausse de sorte que l’eau devienne une ressource de plus en plus rare.
Son potentiel hydrique est modeste. Environ le quart de ces ressources proviennent des nappes fossiles et sont, de ce fait, épuisables. Les ressources renouvelables subissent, elles, les effets d’un climat contraignant et qui risque de le devenir encore plus avec les changements climatiques. Aussi bien les ressources renouvelables que les ressources fossiles souffrent d’une pression humaine croissante et de défis socio-économiques nombreux. Elles sont très fragiles et très menacées. Sans une gestion durable, elles risquent de devenir un freinsérieux au développement.


Cependant, les ressources en eau ont presque atteint leur seuil critique. Les eaux de surfaces sont totalement mobilisées ou presque, les eaux des nappes profondes, fossiles et non renouvelables le sont en grande partie et risquent d’atteindre leurs limites d’exploitation quand ce n’est déjà le cas. Enfin, les eaux des nappes phréatiques largement accessibles à la population par des moyens traditionnels sont déjà en grande partie surexploitées et ce, dans la plupart des régions du pays”.

Le diagnostic actuel

Le rapport de l’ITES indique que “la variabilité climatique qui ne cesse de se confirmer à travers le dérèglement de l’avènement des pluies d’automne et dans les températures saisonnières, se traduit par un important impact négatif sur les régimes climatique et hydrologique du pays. Les extrêmes climatiques plus fréquents avec le dérèglement de la périodicité saisonnière, imposent une nouvelle vision dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau, la protection de l’infrastructure économique et la gestion des pénuries.
Les études préliminaires menées par les Ministères de l’Agriculture et des ressources hydrauliques (2007) ont montré que la Tunisie subira d’ici 2050, une élévation de la température moyenne de 1° à 3° C, une diminution de la moyenne pluviométrique de 10 à 20%, et une accentuation de la variabilité climatique, particulièrement la durée de la sécheresse et l’ampleur des inondations.

L’installation d’un observatoire et/ou d’un système de veille devient ainsi nécessaire pour un meilleur suivi du climat. Ce suivi est une mesure indispensable pour la maitrise des variations des régimes des pluies et des écoulements de surface ; ainsi que pour l’appréhension de l’évolution des réserves en eau des aquifères souterrains“.

Les remèdes

Les horizons pour sortir de cette situation angoissante, il y en a, et beaucoup d’après l’étude de l’ITES. Il y en a même à un niveau insoupçonné, que sans doute seuls les initiés connaissent. “Le réservoir de Saouaf d’épaisseur environ 250 m a une longueur environ 8 km et une largeur environ 7 km.
Ce réservoir a un volume de 14 milliards m3 et une porosité de l’ordre de 10%. L’estimation de l’eau contenue dans le réservoir de Saouaf en supposant que l’eau occupe 80% des vides montre des quantités d’eau très importantes qui atteignent 1,12 milliard m3.

Le réservoir de la Formation Beglia est caractérisé par une épaisseur moyenne 600 m, une longueur de 20 km et une largeur de 8,5 km. Le volume total de ce réservoir est de l’ordre 102 milliards m3. Le volume des vides qui sont issus de la porosité inter-granulaire et la fracturation, peut atteindre 12%.
Les ressources en eau estimées dans le réservoir de la Formation Beglia sont environ 9,7 milliards m3, en supposant qu’un volume de 80% des vides seulement est rempli par l’eau.

Le réservoir du membre El Houaria possède un volume total d’environ 120 milliards m3
(une épaisseur moyenne de 600 m, une longueur de 20 km et une largeur de 10 km).
Ce réservoir est caractérisé par une porosité inter-granulaire peu importante et par un nombre important de fractures dont le volume des vides est de l’ordre 6%. Le volume des vides contenant de l’eau est estimé au minimum à 3,6 milliards m3.

Le membre de Korbous contient deux réservoirs d’épaisseur 200 m pour chaque réservoir et qui s’étendent sur une longueur de 15 km et une largeur de 11,5 km. Le volume total de chaque réservoir est de l’ordre de 34,5 milliards m3. Avec un volume des vides d’environ 6%, les volumes des ressources en eau contenues dans chaque réservoir sont estimés au minimum à 1 milliard m3.
La profondeur maximale de ces réservoirs est comprise entre -800 m et -3000 m par rapport au zéro de la mer.

Le Cap Bon constitue un très grand réservoir d’eau pour la Tunisie. En effet le volume des ressources en eau contenu dans les différents réservoirs souterrains du bassin de Taklesa est estimé à 15,42 milliards m3. Le bassin de Dakhla, le deuxième important bassin du Cap Bon, est presque semblable de point de vue réserves en ressources en eau souterraines.

Les enseignement qu’il faut tirer

Ce que l’ITES conclue de tout cela, c’est que “la Tunisie possède des réserves en eau souterraines de très grand potentiel qui peuvent résoudre le problème de la demande intense et croissante de l’eau. L’estimation du volume de ces réserves nécessite d’avoir une bonne connaissance sur la géométrie et la répartition spatiale de leurs réservoirs.

“L’intégration des nouvelles technologies dans la gestion des ressources en eau en Tunisie doit faire l’objet d’une priorité nationale pour assurer une meilleure gestion et utilisation de cette ressource. L’état doit s’engager à un programme national de développement des technologies de l’eau en renforçant les dispositions financières et techniques pour la recherche scientifiques dans ce domaine et dans le cadre de la stratégie nationale « Tunisie Numérique », ainsi que mettre un objectif ultime qui permet de rendre notre pays un leader mondial dans le domaine de la technologie des eaux”.

Rapport

par -

L’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé, mercredi, en collaboration avec la fondation allemande Konrad Adenauer, une conférence sur ” le gypse, le sable silicieux et les perspectives offertes dans le gouvernorat de Tataouine “.

L’accent a été mis sur les richesses naturelles de la région et les opportunités qu’elles offrent pour la conquête des marchés et la création d’industries de transformation prometteuses.

Le directeur général de l’ITES, Néji Jalloul, a souligné le contraste entre les ressources naturelles et les compétences existantes dans la région d’une part et le fort taux de chômage et la faiblesse de l’infrastructure d’autre part, signalant que le gouvernorat renferme les deuxièmes réserves mondiales de gypse ainsi que d’importantes quantités de sable et de marbre de haute qualité.

Cette conférence est la troisième du genre organisée par l’ITES. Elle a été précédée de rencontres similaires axées sur le sel et la stratégie maritime en Tunisie, dans le but de proposer des solutions aux problèmes posés et d’apporter un appui aux structures concernées.

L’expert Samir Bouaziz, auteur d’une importante étude sur les substances utiles à Tataouine élaborée en 2005 en collaboration avec l’Office du développement du sud et le Conseil régional du gouvernorat, a indiqué à l’agence TAP que les problèmes fonciers constituent les principaux freins à l’investissement dans les substances utilises, appelant à tirer profit des études réalisées.

Les intervenants ont recommandé d’initier des projets créateurs d’emplois et de richesses pour le pays et de mettre en place des centres de recherche et développement, dans la région, pour ouvrir des perspectives aux investisseurs et garantir la gestion durable des richesses. Ils proposent, également, de créer un pôle industriel dans le cadre du partenariat public-privé.

par -

L’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES) lance une initiative nationale pour choisir une centaine de jeunes dirigeants de différents secteurs et fonctions.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appui à des expériences réussies des jeunes Tunisiens dans plus d’un domaine et une confirmation que la Tunisie, en dépit des difficultés qu’elle rencontre, demeure tout de même une terre fertile enfantant des jeunes créateurs, leaders et meilleurs ambassadeurs du pays envoyant ainsi, des messages de rayonnement au monde et rassurant la jeunesse qui cherche encore le chemin du succès.
L’Institut tunisien des études stratégiques a travaillé depuis plusieurs mois pour le lancement de la première édition de cette importante initiative promouvant une nouvelle phase qui croit au succès des jeunes et à leur capacité de construire.
L’Institut œuvrera pour le succès de ce projet national qui sera un rendez-vous annuel pour couronner 100 jeunes dirigeants et travailler pour les soutenir en fournissant des programmes d’accompagnement aux personnes choisies
L’Institut tunisien d’études stratégiques a choisi le 24 mars de chaque année comme rendez-vous pour le succès et l’aboutissement de l’initiative des «100 futurs leaders»
L’évènement se tiendra à partir de 19h00 à l’espace l’Acropolium, Cathédrale de Carthage.

par -

Considérée comme une voie possible vers le développement en Afrique, la notion « d’économie bleue » déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance du pays. C’est dans ce contexte que l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé ce mardi 13 mars 2018 une conférence sur «Les assises de la mer : stratégie maritime tunisienne», en présence de plusieurs hauts responsables du secteur de l’agriculture, du transport, de l’énergie.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le directeur général de l’ITES, Neji Jalloul a affirmé que «la Tunisie est en train de revenir à ses diverses ressources naturelles dans le but de créer de la richesse et développer son industrie. Aujourd’hui nous avons de très grandes réserves, je cite à titre d’exemple l’industrie du plâtre dans le gouvernorat de Tataouine, qui germait depuis des années et a commencé à voir le jour. De même, nous avons la mer qui est une réserve vitale, et le savoir-faire que suppose son exploitation jouera un rôle déterminant pour les générations futures. Il nous revient de mettre au point les solutions à long terme sur lesquelles pourra s’appuyer une croissance saine de ce que l’on nomme économie bleue” a-t-il affirmé.

Et l’ex-ministre de préciser que “la Tunisie dispose de 1300 km de littoral, 7 ports de commerce, 60 îles, plus de 300 sites archéologiques sur le littoral et 10 ports de plaisance qui sont mal exploités. Donc on a besoin de développer davantage l’industrie de la pêche maritime, d’améliorer la sécurité maritime, de renforcer la formation académique et la recherche scientifique… Pour ce faire, l’ITES a lancé une stratégie maritime tunisienne nécessitant ainsi l’implication de plusieurs ministères, dont ceux du Transport, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, du Tourisme et de l’Artisanat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Industrie ainsi que des organismes nationaux, dont l’Utica ou la Conect“.

Cette stratégie, selon Jalloul, comporte plusieurs principaux axes : le développement et la restauration de la flotte marchande du pays, le développement des ports de commerce, y compris le port en eaux profondes d’Enfidha, des ports de plaisance et des ports de pêche ainsi que des entreprises de manutention portuaire,  le développement de la logistique, du transport international et du commerce maritime et enfin la formation dans les domaines de l’architecture et de la construction navale, des industries nautiques et du droit maritime…

On rappelle que l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a récemment annoncé qu’environ 200 événements auront lieu entre le 15 juin et le 30 septembre 2018 sur la côte tunisienne de Tabarka à Zarzis, dans le cadre d’une opération baptisée “la saison bleue” qui sera organisée à l’initiative de l’ambassade de France en Tunisie.
«La saison bleue vise à développer le concept de l’économie bleue et à dynamiser le commerce portuaire en accompagnant des projets importants comme le port en eau profonde d’Enfidha par exemple», a expliqué Poivre d’Arvor.

Il s’agit, en outre, de promouvoir et de revaloriser le littoral tunisien à travers l’organisation de plusieurs événements touristiques, balnéaires, nautiques mais aussi économiques et scientifiques.

par -

Dans un rapport de synthèse sur la rencontre, organisée par ses soins sur le thème de «La Crise du Dinar Tunisien, Etat des lieux et Perspectives», le département «Stratégie et Prospective» de l’ITES (Institut des études stratégiques) a estimé que «en quatre ans, le dinar tunisien a perdu 49% de sa valeur pour s’échanger au début de l’année 2018 contre 2.40 dollars US, soit l’un des plus bas niveaux historiques face à cette devise. Depuis une année, le dinar tunisien était à 2,30 dollars, accusant une chute qui se poursuit depuis 2011. Concernant l’euro, le cours moyen sur le marché interbancaire est de 2,72 dinars en 2017, contre 2,15 en 2013 et 1,95 en 2011 (près de 39% depuis).  Il est clair ainsi que les cours de change du TND par rapport à l’euro et au dollar ont décroché au-dessus des barres symboliques à plus de 2,4 vis-à-vis de l’euro et à plus de 2,1 vis-à-vis du dollar». Jusque-là de simple constations, d’une évidence affligeante. Petit baume au cœur : «le dinar tunisien n’est pas la seule monnaie en baisse, à l’heure actuelle. A l’instar du dinar tunisien, le dinar algérien a accusé une perte de 6% en 2017 par rapport au dollar et une baisse de 18% par rapport a l’euro. Le dinar Marocain 17% par rapport à l’euro. Celle–ci s’est envolée de 4% par rapport à toutes les monnaies».

  •  La BCT n’y est pour rien et ne peut rien faire

Les experts de l’ITES l’avouent : «la Banque Centrale de Tunisie (BCT) n’ayant pas d’impact sur l’ajustement des facteurs macro-économiques, elle ne peut que recommander de limiter les importations non essentielles et de redresser les secteurs exportateurs». Et de préciser que «depuis 2010, la BCT n’a d’autre objectif que de maintenir la stabilité du taux pour ne pas amputer le pouvoir d’achat. La baisse maitrisée du taux entre 2 et 4% par an a permis de donner la main Market Makers qui ont eu à gérer des positions de compte négatives». Et l’ITES de se demander, comme pour dire que la BCT n’a «ni chameau, ni chamelle dans l’affaire لا ناقة لها ولا جمل», «avec un déficit commercial qui a doublé, un déficit courant qui ne couvre plus le déficit commercial, et un déficit des investissements étrangers qui ne couvre plus le service de la dette, quelle marge reste-t-il à la BCT pour limiter le glissement ?».

⦁ Les 14 recommandations de l’ITES, pour relever le Dinar

Tout cela, n’a pas empêché les experts de l’ITES de faire quelques recommandations.

  1. Limiter les importations et les franchises (surtout pour les produits agroalimentaires et textiles fabriqués en Turquie ou en Chine, qui ont un impact immédiat sur la compétitivité des produits tunisiens à l’export et même sur le marché local). Signer des accords de lignes de financement pour l’importation et réduire le gap par des investissements directs. La meilleure façon de limiter l’importation, à part les mesures fiscales, c’est une certification tunisienne. C’est diplomatiquement correct en plus.
  2.  Augmenter la liquidité disponible et l’épargne (accélérer l’inclusion du Mobile Banking et rationaliser les crédits de consommation via des limites prudentielles imposées par la BCT, communiquer davantage sur les comptes CEA, Assurances vie, FCPR, etc., comme conduits légaux de défiscalisation pour récupérer la liquidité dormante des professions libérales, accélérer la mise en place du cadre réglementaire de la titrisation pour monétiser les actifs dans les bilans de banques et leurs permettre de s’autofinancer).
  3. Puiser sur les niches de liquidité en devises :Cela veut dire encourager les banques à placer dans les entreprises publiques, leur enlever la taxe sur le revenu des opérations de syndication de financement des sociétés pour que ce soit économiquement faisable, procéder aux opérations de Repurchase agreement des avoirs de titres étrangers de la banque centrale pour monétiser son portefeuille obligataire, accélérer la vente des participations non stratégiques de l’Etat (les positions minoritaires dans les banques privées et autres sociétés). Mais aussi négocier avec des banques de détail étrangères, l’émission ciblée de certificats de dépôt ou bons de trésor dédiés aux Tunisiens résidents (comme un produit d’investissement), mettre en place le cadre règlementaire du «crowd funding», travailler sur un programme de MTN (Medium Term Notes) qui est plus léger à mettre en place qu’une émission obligataire et donc offre plus de garantie à l’investisseur.
  4. Il faut activer les mesures de gouvernance et d’austérité sur les dépenses de fonctionnement de l’Etat et des entreprises publiques : Parc auto, consommation d’essence, approvisionnement, abus de biens, etc. Remplacer les avantages en nature octroyés aux fonctionnaires et dirigeants d’entreprises publiques par des allocations fixes.
  5. Activer le texte d’application de la création des fonds off-shore pour pouvoir créer des fonds dédiés aux sociétés totalement exportatrices et la création des fonds de capital retournement ou restructuration (distressed funds) pour nettoyer les bilans de banques ;
  6.  Mise en place d’accords de netting entre les entreprises publiques (entre elles et avec les banques) pour alléger le risque de défaut systémique.
  7. Négocier une stand-by facility avec les institutions internationales et élargir la fourchette de volatilité, sous le contrôle d’un currency board, (proposer une amnistie où on imposera 20% de taxe au lieu de 35% et 15% iront à un fonds dédié chez la CDC en tant qu’investissement au nom du détenteur, bien sûr accompagnée de mesures correctives, même pénales, après un certain délai en cas de désobéissance).
  8. Accélérer la mise en place de l’IFRS (les investisseurs étrangers voudraient lire des états financiers aux normes internationales pour plus de transparence), simplifier en urgence la fiscalité et les autorisations.
  9.  Prendre des mesures de sauvegarde qui ne sont pas en contradiction avec le statut de convertibilité courante du dinar (la taxation de certains produits à l’importation, le recours aux avoirs logés dans des comptes professionnels en devises).
  10.  Réviser le régime de change en changeant le fixing qui n’est autre que le reflet des cours de change de l’interbancaire, par un régime de flottement libre mais encadré par un corridor, à l’instar du serpent monétaire avant l’euro.
  11. négocier des opérations de swaps devises/dinars à moyen terme avec les pays partenaires et amis.
  12.  Accorder une attention particulière à la problématique du marché parallèle pour le ramener dans le circuit officiel.
  13.  Préserver les sites de production de matières premières qui constituent des sources de revenus en devises très importantes.
  14.  Rééquilibrer les comptes extérieurs, maîtriser l’inflation, la relance du rythme de croissance de l’investissement et de l’épargne pour une meilleure tenue de la monnaie nationale.

par -

Développer la conscience nationale en ce qui concerne la sécurité alimentaire, mettre en place une nouvelle stratégie nationale dans ce domaine, instaurer un conseil national et des conseils locaux s’intéressant à cette cause et développer un indicateur national de sécurité alimentaire, telles sont les principales recommandations avancées par l’étude stratégique sur ” la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie “, présentée, jeudi, par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).
Le président de l’ITES, Néji Jalloul, a mis l’accent à cette occasion, sur l’impératif d’accorder une attention particulière à la cause de la sécurité alimentaire, estimant que la Tunisie doit tirer profit des énormes potentialités agricoles qu’elle.
Jalloul a rappelé, toutefois, que le système agricole et nutritionnel tunisien est confronté à plusieurs difficultés, relatives notamment au faible taux de mécanisation, à la dispersion des terres agricoles et à l’étendue des terres domaniales dans plusieurs régions du pays. A cet égard, 97% des terres agricoles dans le gouvernorat de Tozeur sont détenues par l’Etat.

Selon l’expert de l’ITES, Karim Ben Kahla, 350 mille ha des terres agricoles, à travers le territoire, sont inexploitées en raison de conflits judiciaires, une autre superficie de 100 mille ha sont des biens de mains mortes, outre 65 mille ha de terres domaniales illégalement occupées, par des particuliers. Il a indiqué que les importations alimentaires de la Tunisie ne cessent de s’accroître et constituent actuellement, environ 9,2% du total des importations du pays alors que le quota de l’agriculture du PIB est passé de 19,6% en 1962 à 8,1% en 2016. Idem pour la valeur ajoutée de cette activité, laquelle n’a pas dépassé les 10,44% en 2015, contre une moyenne mondiale de l’ordre de 12,37%.
” Les importations alimentaires tunisiennes sont dominées surtout pas les céréales, à environ 43%, ainsi que par les huiles alimentaires et le sucre “, a-t-il noté, soulignant que la Tunisie, souffre de l’aggravation de sa dépendance céréalière (environ 60%), bien qu’elle soit le premier pays du monde dont l’apport calorique le plus important provient des céréales.
Ben Kahla a mis l’accent sur la défaillance caractérisant la capacité de stockage de produits agricoles, d’autant qu’elle ne dépasse pas 45% des besoins de l’activité, évoquant d’autres problèmes que connaît l’agriculture tunisienne, tels que la baisse de la productivité, la pénurie de l’eau, les difficultés liées aux circuits de distribution de produits, la contrebande, le gaspillage et les pathologies attaquant certaines cultures…

Pour rappel, la Tunisie a été classée, en 2016, 53ème en terme d’indice de sécurité alimentaire sur un total de 113 pays et ce par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

par -

La crise de la fonction publique est, essentiellement, imputable, à l’évolution de la masse salariale qui a, fortement, augmenté depuis 2012 suite aux recrutements anarchiques des bénéficiaires de l’amnistie générale (6839 personnes), aux recrutements exceptionnels opérés parmi les blessés et proches des martyrs de la révolution (2929) ainsi qu’à la régularisation de la situation des ouvriers de chantier, de la sous-traitance et ceux du mécanisme 16 (environ 54 mille).
C’est ce qui ressort d’une étude publiée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) sur la crise de la fonction publique qui rappelle que la masse salariale dans la fonction publique a atteint 13 700 MD en 2017, contre 7 680 MD en 2011.
Selon cette étude, le nombre des fonctionnaires a, depuis l’indépendance, été multiplié par seize. Ainsi, il est passé de 36 mille, en 1956, à 690 mille en 2017.
L’Etude montre que l’avancement systématique dans la fonction publique a concerné, depuis 2012, plus de 435 mille fonctionnaires.
Les résultats définitifs de cette étude seront publiés prochainement. Des recommandations seront, alors, soumises aux autorités concernées et à l’opinion publique.Des solutions seront, aussi, présentées pour surmonter la crise actuelle au sein de la fonction publique.
L’ITES publiera, prochainement, d’autres études en rapport avec celle-ci.

Pour rappel, le FMI avait élaboré dernièrement un rapport sur la fonction publique, lequel avait, presque dans les mêmes termes, souligné les tares de la pléthorique administration tunisienne et son énorme poids dans les problèmes économiques du pays.

par -

La banque tunisienne de demain : Les nouveaux défis de la modernisation du secteur“, tel a été le thème d’un séminaire stratégique organisé ce mercredi 6 décembre 2017, à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Des économistes, des banquiers, des fiscalistes ainsi qu’un bon nombre d’opérateurs du monde financier ont pris part à cette rencontre qui devait apporter des réponses claires à plusieurs interrogations : Quels défis et menaces devant le secteur bancaire tunisien? Quel statut aura la banque de demain en Tunisie ? Quel positionnement ? Quelles performances ? Et quelle place par rapport aux défis de la digitalisation?

Dans son discours d’ouverture, Néji Jalloul, DG de l’ITES, a fait savoir que les défis du secteur bancaire demeurent énormes, surtout dans une économie où la croissance demeure embryonnaire, selon ses dires, citant comme défis la bonne gouvernance, le financement du développement régional, l’innovation, la concurrence et la culture du risque. En effet, malgré la mise en place d’un package de réformes portant principalement sur la restructuration et la recapitalisation des banques publiques, une nouvelle loi bancaire et la refonte du statut de la BCT, la performance du secteur bancaire demeure décevante et en deçà des objectifs fixés.

Selon l’ITES, le secteur bancaire fait face à 6 défis majeurs, à savoir un secteur fragmenté et dominé par les grandes banques (11 banques parmi 23 ont une part de marché supérieur à 90% alors que les 12 autres se répartissent sur les 10% restants), un secteur fragile et vulnérable, un taux élevé des créances classées (les provisions ont représenté entre 2014 et 2015 plus que 20% du PNB des banques et un taux de provisionnement qui a atteint 57%), manque de liquidité (les opérations de politique monétaire ont atteint leur plus haut historique en novembre 2017 avec 10,129 milliards de dinars en moyenne contre 7,329 milliards en novembre 2016, soit une augmentation de 38% sur un an). Ajoutons à cela un retard important en termes d’intégration des IT dans le processus de distribution et la bonne gouvernance. En effet, sans une amélioration du mode gouvernance rien ne garantit que les erreurs du passé ne se reproduisent pas, indique une note de l’Institut.

Quant à lui, Ahmed Al Karam, président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a fait savoir que la banque tunisienne fait face aujourd’hui à plusieurs défis. Primo, la banque ne dispose pas de ressources pour faire face aux besoins de la clientèle et assurer son fonctionnement convenablement suite à l’absence de liquidités, soulignant toutefois qu’en dépit de la conjoncture et de l’instabilité qui a marqué le climat des affaires dans lequel opèrent les banques tunisiennes aujourd’hui, ces dernières ont affiché des performances et ont prouvé leur résilience et elles se sont montrées capables de faire face aux menaces dont principalement les risques de prêts et liquidité, le blanchiment d’argent, ainsi que le risque de volatilité du taux de change et du taux d’intérêt. Les banques tunisiennes se trouvent aussi devant plusieurs difficultés tributaires de la crise conjoncturelle, à savoir la baisse de l’exportation, un déficit commercial très élevé et surtout un marché parallèle qui absorbe l’essentiel, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que la solution pour remédier à cette solution est la croissance et une lutte efficace et sérieuse contre le marché parallèle, appelant à trouver des solutions efficaces et pertinentes permettant aux banques de reprendre leur rythme habituel et permettre au secteur  de jouer pleinement son rôle et de répondre aux besoins des PME et protéger par conséquent les créanciers.

Karam a en outre souligné la nécessité de privatiser les banques publiques qui demeurent à ce jour un fardeau sur l’État, soulignant que le gouvernement a déjà préparé un dossier relatif à la privatisation des banques, à travers la création de structures qui fonctionneront en tant que bras financier de l’État, comme la CDC, la BTS ou encore la BFPME.

S’agissant du financement de l’économie par les banques, Ferid Ben Tanfous, DG de l’ATB, a appelé à ne pas négliger le rôle déterminant joué par les banques dans le financement de l’économie tunisienne, assurant que cela se fait à hauteur de 80% par les banques, sans toutefois cacher l’existence de plusieurs points faibles à améliorer, notamment au niveau de l’accès des PME au financement.

Ben Tanfous a à cet égard appelé à cesser de faire assumer aux banques la responsabilité du financement des PME : “Les premiers sur qui on tape sont toujours les banques !“, s’est-il exclamé, avant d’assurer que les banques tunisiennes ne savent pas aborder et traiter les dossiers des PME comme celles des grandes entreprises. Du coup, 30% des crédits bancaires sont accordés aux particuliers et 80% à l’immobilier, selon ses dires.

Il a en outre indiqué que 80% des demandes formulées par les PME pour accéder à un financement sont rejetées pour des raisons non seulement liées aux banques mais aussi au PME pour des problèmes en rapport avec leurs business plan, appelant ainsi à créer une ligne spécifique pour le financement des PME qui ne doivent pas être traitées comme des grandes entreprises, selon ses dires.

Quant à lui, Habib Belhaj Guider, DG de la BNA, a indiqué que la banque finance aujourd’hui le grand, le moyen et le petit agriculteur ainsi que l’Office des céréales, avant d’assurer que 12 à 13% des concours de crédits de la BNA vont en premier lieu à l’agriculteur, puis en deuxième lieu à l’Office des céréales. De même, a-t-il ajouté, la BNA finance l’entreprise agricole publique au même niveau que la privée, et ce en dépit des problèmes de liquidité du système bancaire.

Frank Dupont, économiste auprès du FMI, a reconnu l’existence d’un déficit au niveau du financement des PME mais qui n’est pas spécifique à la Tunisie. “Les PME sont toujours moins servies que les grandes entreprises et cela est structurel pour plusieurs raisons liées à la banque mais aussi à la PME qui trouve aujourd’hui des difficultés pour concevoir son business plan“, a expliqué le responsable du FMI, appelant à mettre en place un plan d’accompagnement des PME qui ont besoin d’élaborer un business plan correct et réalisable, selon ses dires.

par -

La prolifération du phénomène de contrebande a rang de souci majeur pour toutes les parties intervenantes lesquelles s’emploient à y faire face du mieux qu’elles peuvent. Un gros souci dans la mesure où ce phénomène ne cesse d’empirer et de prendre des proportions extrêmement préoccupantes, présentant de réels dangers pour l’économie et la sécurité du pays.

Selon une récente étude élaborée par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), la contrebande et le commerce parallèle en Tunisie figurent parmi les grands dangers qui pèsent lourdement sur la stabilité et l’économie du pays.

Plus de 77 % des Tunisiens achètent des produits issus de l’économie parallèle. Cette dernière représente 15 à 20% du produit intérieur brut (PIB), emploie 30% de la main d’œuvre non-agricole.

Toujours selon l’ITES, 76,8% des importations de la Libye se font à travers les circuits parallèles, le flux des individus ayant traversé la frontière tuniso-libyenne a été multiplié par six en 2011.

5015 affaires de contrebande ont été enregistrées durant les 10 premiers mois de 2017

Selon des données récemment dévoilées par les services de la douane tunisienne, 5015 affaires douanières totalisant une valeur de 270 millions de dinars ont été recensées durant les 10 premiers mois de l’année en cours dans le cadre de la lutte contre la contrebande.

La même source a révélé que durant la même période, il y a eu 538 affaires dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le blanchiment d’argent d’une valeur de 1000 millions de dinars.

Les services et les mécanismes du contrôle douaniers s’emploient quotidiennement à relever les infractions relatives à la contrebande et au blanchiment d’argent, dans l’objectif d’instaurer une justice douanière et de limiter les effets de la contrebande sur l’économie nationale.

Force est cependant de constater que lutter contre ce fléau demande beaucoup plus d’efforts qu’auparavant, il faut que tous les ministères collaborent pour limiter les exportations illégales lesquelles sous-couvert de soulager le porte-monnaie du citoyen détruisent l’économie du pays à petit feu !

par -

Plus de 600 mille affaires judiciaires où la violence est prépondérante ont été recensées entre 2011 et 2017. Ce chiffre représente 25% de l’ensemble des affaires traitées par la justice, avance l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) dans une étude sur la violence urbaine réalisée en octobre 2017.
Selon l’étude de l’ITES, ces chiffres témoignent de l’augmentation de l’indicateur de violence dans le pays. Ce bilan s’alourdit si l’on compte des affaires de vol, de meurtre et autres actes de vandalisme auxquels la violence est généralement associée.

Parmi les manifestations les plus extrêmes de la violence en Tunisie, figure l’augmentation du nombre des affaires de meurtre enregistrées entre 2011 et 2016 qui s’est élevé à 1550. Ce chiffre pourrait atteindre les 1700 d’ici la fin de l’année en cours, apprend-on de même source.
D’après l’ITES, ce phénomène n’est pas nouveau, voire propre à la période post-révolution, puisque près de 180 mille affaires de violence traitées par la justice ont été recensées jusqu’à 2010. Toutefois, plus de 200 mille affaires ont été enregistrées au niveau national jusqu’à 2017. Ce chiffre risque de tripler si l’on compte les affaires d’agressions physiques et morales qui n’ont pas été portées devant la justice, révèle l’étude.

Dans sa lecture comparative des indicateurs de violence, l’étude de l’ITES a, par ailleurs, démontré que le phénomène de la violence est plus important en milieu urbain qu’en milieu rural.
Plusieurs facteurs sont à l’origine de la violence selon l’étude qui cite notamment la densité démographique dans les quartiers populaires, la montée du régionalisme, l’abandon scolaire précoce, la désintégration familiale, la précarité et le chômage.
L’étude fait, par ailleurs, état de cas de violence et de mauvais traitements enregistrés en milieu scolaire.
En effet, les institutions scolaires ont enregistré 67412 cas de violence physique et verbale entre 2012 et 2015. Les formes de violence sont: la provocation, la consommation d’alcool et de drogue, le harcèlement sexuel, le vol et la triche aux examens.
En 2017, avance l’ITES, les actes de violence au sein des établissements éducatifs, qu’ils soient perpétrés par les élèves, le corps enseignant ou encore les cadre éducatif administratif, continuent à accroître.

par -

Les participants à la rencontre tenue mercredi à Gammarth sur le thème “Solidarité et relation intergénérationnelle” ont appelé à adopter de nouvelles approches visant à inciter les jeunes à participer à la vie publique.
La désaffection des jeunes pour la vie publique résulte d’une erreur collective qui nécessite l’implication de toutes les parties prenantes, a estimé Neji Jalloul, Directeur Général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES).
Appuyant sur les résultats d’une étude menée par l’ITES, Jalloul a relevé que 40% des jeunes tunisiens souhaitent émigrer. 48% d’entre eux estiment que l’Etat est responsable de la migration irrégulière contre 27% qui pensent que c’est plutôt la famille qui en est la principale cause, a-t-il ajouté.
Les politiques demeurent encore sous l’emprise de la “mentalité patriarcale”, a-t-il encore souligné, déplorant l’absence des jeunes dans les postes de décision et à responsabilité, tant dans le secteur public que privé.
Le Représentant Résident de l’organisation Konrad-Adenauer-Stiftung Tunis, Holger Dix, a mis l’accent sur la nécessité d’ouvrir la voie aux jeunes pour qu’ils participent à la vie publique.
Le secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Abdelkadous Sâadaoui, a appelé à la nécessité d’ouvrir les espaces de création et de réflexion afin de permettre aux jeunes d’exprimer leurs préoccupations et de faire entendre leurs voix.
Les efforts, a-t-il dit, doivent être déployés pour développer l’indice du bonheur chez le Tunisien pour qu’il soit en mesure de rester dans son pays.

par -

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, mardi au palais de Carthage, le directeur général de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), Néji Jalloul.
A l’issue de la rencontre, Néji Jalloul a déclaré avoir donné à l’intention du président de la République un aperçu de la nouvelle structuration de l’Institut et lui a présenté un ensemble de projets d’études étroitement liés à la réalité et aux préoccupations des Tunisiens.
Le président de la République avait décidé, le 12 septembre dernier, la nomination de Néji Jalloul à la tête de la direction générale de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

FOCUS 🔍

Comme à l’accoutumée, la BIAT- Banque Internationale Arabe de Tunisie – lance sa campagne estivale à destination des Tunisiens Résidents à l’Etranger « TRE...

Le meilleur des RS

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

Nigeria Air, c’est le nom de la compagnie aérienne nationale que le pays le plus peuplé d’Afrique va lancer d’ici la fin de l’année....

Reseaux Sociaux

SPORT

"On essaie de trouver un accord, Nice, Balotelli et nous", a déclaré le directeur sportif de l'Olympique de Marseille, Andoni Zubizarreta, au sujet de l'éventuelle arrivée...