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Kamel Jendoubi, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’Homme a déclaré que l’Instance oeuvre pour l’instauration de la démocratie participative et le dialogue avec les composantes de la société civile pour promouvoir l’économie sociale et solidaire.

Lors d’une rencontre tenue ce mardi 24 mai 2016 à Tunis sur ” Les perspectives et défis de l’économie sociale et solidaire”, le ministre a indiqué que l’économie solidaire est la locomotive du développement.
Kamel Jendoubi a par ailleurs souligné qu’une stratégie globale a été élaborée dans le cadre du plan quinquennal de développement 2016-2020. ” Cette stratégie s’articule autour de plusieurs axes portant, notamment, sur la mise en place d’un cadre juridique unifié pour l’économie solidaire, l’instauration d’un système de gouvernance adéquat et la mise en place d’un système du financement approprié”, a t-il expliqué.

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« Le gouvernement est disposé à aider l’Instance nationale de prévention de la torture dans sa phase d’installation », a affirmé jeudi le ministre en charge des relations avec les Instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme, Kamel Jendoubi. « Cette aide sera proposée conformément aux dispositions de la loi organique portant création de l’Instance et dans le respect total de son indépendance et de la nature de sa mission, a-t-il précisé lors de sa rencontre avec les membres de l’Instance peu après leur prestation de serment. Une feuille de route cohérente sera adoptée en coordination avec les membres de l’Instance pour accélérer le processus de son installation, a-t-il annoncé.
« Le gouvernement va bientôt mettre un local provisoire à la disposition de l’Instance et élaborer les décrets d’application de la loi relative à sa création », a-t-il ajouté.

TAP

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Le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme, Kamel Jendoubi a présenté, mercredi, à Genève, le rapport périodique de la Tunisie au Comité des Nations Unies contre la torture. La présentation du rapport tunisien a été retransmise en direct dans une salle de cinéma du centre-ville.
Un débat sera ouvert entre la délégation gouvernementale tunisienne et les membres du Comité contre la torture les 20 et 21 avril portant notamment sur l’indépendance de la magistrature, la loi relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent, les procédures d’asile et d’extradition des criminels et les violences faites aux femmes.
Les questions relatives à la durée de la mise en examen, à l’encombrement des prisons, à l’ouverture d’une information judiciaire sur la mort en détention et sur les cas de torture et de maltraitance, seront également
débattues. De leur côté, des organisations nationales et internationales de défense des droits humains, à l’instar de l’Observatoire tunisien des prisons, de l’Organisation tunisienne de la réforme pénale et sécuritaire, de la Ligue
tunisienne de défense des droits de l’Homme, de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la magistrature, de l’Ordre national des avocats, Humain Rights watch et Amnesty international ont présenté des rapports alternatifs au Comité des Nations Unies contre la torture.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Mokhtar Trifi, membre de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) qui a assisté à la transmission directe de la présentation du rapport tunisien a indiqué que plusieurs organisations tunisiennes de défense des droits humains ont élaboré un rapport parallèle à cet effet.
Le rapport élaboré par les organisations tunisiennes de défense des droits humains considère que les réformes introduites dans le code pénal en 2011 sont « satisfaisantes », a-t-il ajouté, estimant, toutefois, que malgré la criminalisation de la torture, depuis 1999, aucun fonctionnaire public n’a été sanctionné, en raison
des « multiples obstacles entravant les poursuites judiciaires ».
Selon Trifi, le rapport de la société civile demande à l’Etat tunisien d’incriminer les disparitions forcées, de se conformer aux résolutions du Comité de l’ONU contre la torture, de réglementer la protection des témoins et des victimes, et de traiter le phénomène d’encombrement des lieux de détention et la détérioration de l’infrastructure des institutions carcérales. La Tunisie compte 27 institutions carcérales et 6 centres de rééducation. La population carcérale est de 230 prisonniers pour 100 mille habitants, selon les données du ministère de la Justice pour l’année 2014.

TAP

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Le président du Comité économique et social européen (CESE), Georges Dassis, a déclaré, mercredi, que sa visite en Tunisie se veut une occasion pour y soutenir le processus de transition. Reçu par Kamel Jendoubi, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’Homme, M. Dassis a salué « l’exemple tunisien en matière de partenariat efficace avec la société civile » et « une réussite au niveau du dialogue social et des mécanismes de dialogue tripartite ». Cité dans un communiqué du ministère des relations avec les instances constitutionnelles, le responsable européen a fait part du souhait du CESE de voir la Tunisie dotée d’un organisme similaire favorisant la coopération et le partenariat dans les domaines économiques et sociaux entre les deux parties.
Pour sa part, Kamel Jendoubi a indiqué que les efforts déployés pour le parachèvement de la mise en place des instances constitutionnelles permettront la création d’une instance pour le développement durable et les droits des futures générations.
Il a ajouté qu’un projet de loi portant création d’un conseil national pour le dialogue social est en cours d’examen par l’Assemblée des représentants du peuple.

tap

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Un plan de travail est en cours de préparation pour la mise en place de l’Instance pour la prévention de la torture, a indiqué, mardi, Kamel Jendoubi, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme.
Le ministère a prévu une réunion prochainement avec les membres de l’Instance pour l’installation de son siège et pour la doter en ressources humaines et financières, a-t-il ajouté.
A l’issue d’une rencontre, mardi, avec les membres du sous-comité pour la prévention de la torture de l’ONU et les représentants de bureau du Haut Commissariat des droits de l’Homme, Kamel Jendoubi a déclaré à la presse que « la mise en place d’un mécanisme de prévention contre la torture constitue la réalisation la plus importante de la Tunisie après la Révolution ».
Le gouvernement oeuvre à prendre toutes les mesures réglementaires concrètes pour soutenir l’Instance et mettre en place un noyau administratif indépendant pour faciliter son travail, a-t-il assuré.
Il a, en outre, précisé que le gouvernement a entamé la réflexion sur le budget à consacrer à l’Instance au titre du budget de l’Etat de 2017.
Ce mécanisme permettra de renforcer la confiance entre le citoyen et les institutions de l’Etat, a estimé le ministre. Le gouvernement est déterminé à rattraper le retard pris dans la création de l’Instance et à lui fournir toutes les ressources humaines et financières, a-t-il souligné, rappelant que le ministère avait organisé en janvier dernier une rencontre sur les mécanismes de la mise en place de l’Instance.
Pour sa part, le chef de la délégation Hans-Jorg Viktor Bannwart a estimé que « cette étape franchie constitue un événement historique en matière de lutte contre la torture pour la Tunisie et pour toute la région arabo-africaine ». Le sous-comité pour la prévention de la torture de l’ONU effectue, les 12, 13 et 14 avril courant, une visite en Tunisie dans le cadre du suivi des efforts de la Tunisie dans la création d’une Instance indépendante chargée de contrôler les lieux de détention.
A noter que la Tunisie avait adopté, en juin 2011, le protocole facultatif se rapportant à la Convention pour la prévention de la torture et s’était engagée à mettre en place une instance de contrôle en tant que mécanisme de prévention de la torture.

TAP

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Les négociations portant sur l’accord de libre échange complet et approfondie (Aleca) démarreront dans quelques jours, apprend Africanmanager

Un atelier de travail avec la participation de la société civile est prévu pour ce mercredi 13 avril 2016 à Tunis, en présence de Kamel Jendoubi, ministre auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile et Ridha Ben Mosbah, conseiller économique d’Habib Essid.

La réunion portera sur les grands choix stratégiques de la Tunisieà la lumière de cet accord.

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Le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Kamel Jendoubi a promis d’œuvrer pour associer l’association des résistants tunisiens dans la prise de décisions qui les concernent dans le cadre du comité national des résistants.
Dans une déclaration à la presse, dimanche, en marge du congrès du comité des Résistants tunisiens, à Tunis, Jendoubi a affirmé que le Gouvernement accordera davantage d’importance aux résistants tunisiens lors de la période de colonisation.
L’engagement de Jendoubi intervient suite à l’appel du président de l’association, Hamed Zeghal qui demandait d’associer les résistants au comité national des résistants pour accorder ainsi plus d’importance à près de 700 anciens combattants tunisiens contre l’occupation. “Nous réagissons aux propositions de l’association et nous œuvrons à accorder l’importance qu’il faut à la résistance contre l’occupation”, a notamment souligné Jendoubi.
Des milliers de tunisiens ont militer contre la colonisation française jusqu’à l’indépendance en 1956. Une importance a été accordée aux anciens combattants tunisiens contre la colonisation mais le dossier a été associé au parti dissous “le Rassemblement constitutionnel démocratique” (RCD).
En 2011 les résistants tunisiens ont crée une association pour surmonter les entraves rencontrées après la dissolution du parti (RCD) qui était au pouvoir. Il s’agit notamment de la suspension du service de gratuité de soins médicaux qui était auparavant assuré par le RCD en favorisant des carnets de soin.
Le Gouvernement accordera l’aide nécessaire aux anciens résistants sous différentes formes, a mis en relief Jendoubi, affirmant que les anciens combattants contre la colonisation forment une partie de la Tunisie.

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La Tunisie a présenté, les 7 et 8 mars dernier, à Genève (Suisse) son rapport préliminaire sur la disparition forcée devant le Comité des disparitions forcées des Nations Unies, en présence de plusieurs acteurs de la société civile et des organisations internationales des droits de l’Homme.
Présidant la délégation tunisienne, le ministre des  relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, Kamel Jendoubi a indiqué que la consultation menée avec la société civile au sujet du rapport a permis de souligner la nécessité de mettre en place un dispositif juridique sur la question de la disparition forcée à travers l’élaboration d’une réglementation spécifique ou l’amendement du code pénal.
Selon un communiqué publié mercredi par le département, il a été décidé de considérer la disparition forcée comme étant un crime contre l’humanité et d’en fixer la peine suivant les termes de la Convention internationale y afférente. Il a été également convenu qu’un projet de loi sera soumis pour adoption à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) au courant de l’année 2016.
Kamel Jendoubi a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie  envisage de « reconnaître la compétence du Comité pour recevoir et examiner des communications présentées par des personnes ou pour le compte de personnes relevant de sa juridiction qui se plaignent d’être victimes d’une violation », conformément aux articles 31 et 32 de la convention. Un projet de déclaration sera élaboré à cet effet et examiné en conseil ministériel dans les prochains jours, a-t-il ajouté.
Le ministre a, dans ce contexte, réaffirmé « le respect du gouvernement tunisien de ses engagements internationaux dans le domaine des droits de l’homme, particulièrement en ce qui concerne la disparition forcée.» Il a donné un aperçu sur l’action gouvernementale dans ce domaine à travers notamment la mise en place d’une instance nationale pour la prévention de la torture, l’élaboration du projet de loi sur l’instance des droits de l’Homme, la création d’une commission nationale de coordination et de suivi dans le domaine des droits de l’Homme et l’adoption de la loi portant création à la Cour constitutionnelle.
Jendoubi a, par ailleurs, fait remarquer qu’aucun cas de disparition forcée n’a été enregistré depuis la Révolution. La Tunisie avait ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées conformément au décret-loi n°2011-2 du 19 février 2011.
La présente Convention définit la « disparition forcée » comme « l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par les agents de l’Etat ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’Etat, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi. »

TAP

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Le ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’homme, Kamel Jendoubi a reçu, mercredi, une délégation du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme et des organisations nationales membres du Réseau. La rencontre a porté sur « l’importance d’associer la société civile au suivi des relations tuniso-européennes », souligne un communiqué du département. Cité dans le communiqué, Kamel Jendoubi a affirmé la volonté du gouvernement de renforcer la participation de la société civile au processus de réforme démocratique en Tunisie « en tant que force de pression et de proposition » y compris en ce qui concerne le suivi des relations avec l’Union européenne.
Il s’est dit favorable aux propositions avancées par la délégation au sujet du renforcement de la participation du gouvernement à un projet de dialogue tripartite (société civile, gouvernement tunisien et autorités européennes), projet lancé par le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’homme depuis janvier 2014 et dont la deuxième phase s’étend jusqu’à fin décembre 2018.
Le projet de dialogue tripartite prévoit le suivi des relations entre la Tunisie et l’UE dans quatre domaines à savoir la réforme du dispositif de la justice et des droits économiques et sociaux, la migration et le déplacement t, les droits de la femme et l’égalité.

TAP

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Le chef du gouvernement, Habib Essid, a reçu lundi au Palais de la Kasbah, Kamel Jendoubi, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’homme. Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, la réunion a abordé le projet de loi-cadre sur les instances constitutionnelles et les rapports que la Tunisie doit soumettre, prochainement, à des organisations internationales, notamment ceux relatifs à la disparition forcée qui seront présentés au mois de mars.
Cité dans le communiqué, Jendoubi a indiqué que la consultation nationale sur le projet de loi-cadre relatif aux instances constitutionnelles se poursuivra jusqu’à l’adoption du projet de loi par le Conseil des ministres.
Le chef du gouvernement, a indiqué Jendoubi, a approuvé plusieurs recommandations du rapport, notamment la soumission au parlement d’un projet de loi relatif à la disparition forcée.

TAP

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Le ministre chargé des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et des Droits de l’Homme, Kamel Jendoubi, a déclaré ce jeudi 11 février 2016, que son département est en train d’élaborer des projets de loi relatifs aux différentes instances constitutionnelles.
Dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre qui se tient actuellement à Gammarth sur la constitution 2014, il a précisé que la priorité y est accordée à  l’instance nationale des droits de l’homme.
A ce propos, il a noté qu’ « on est en train d’élaborer un avant-projet technique pour ladite instance »  avant d’ajouter que «  ce projet fera l’objet d’une consultation nationale à travers les régions avec les experts, les spécialistes et les composantes de la société civile ».

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L’ex-président de l’ISIE

L’ex-président de l’ISIE, Kamel Jendoubi, a affirmé que l’organisation des prochaines élections nécessitera au moins un an de préparation.

Intervenant, lors d’un séminaire organisé à Monastir, par l’Association tunisienne des jeunes avocats sur « L’ISIE, réalité et perspectives », il a souligné que « parler de la tenue d’élections dans 6 ou 7 mois dénote ou bien une ignorance de la chose électorale ou relève de la manipulation.

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Le parti Nida Tounès a exprimé

Le parti Nida Tounès a exprimé, dans un communiqué, sa solidarité avec Kamel Jendoubi, ex-président de l’ISIE dans la campagne dont il est l’objet suite aux irrégularités dévoilées par la cour des comptes concernant la gestion de l’instance.

Le parti de Caïd Essebsi craint que cette campagne ne soit le prélude à priver la nouvelle instance de tous les moyens matériels et humains et d’une marge d’indépendance lui permettant d’être un organe efficient et le garant d’élections libres, transparentes et pluralistes.

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Kamel Jendoubi

Kamel Jendoubi, président de l’ancienne ISIE a accordé à Africanmanager, une interview exclusive, dans laquelle il est revenu sur le rapport final de la cour des comptes, ses insuffisances et ses lacunes. Kamel Jendoubi est revenu également sur la loi électorale, la nouvelle ISIE et les prochaines élections !

Qu’est ce que vous pensez du rapport final de la cour des comptes ?

C’est un rapport qui n’a pas été communiqué conformément à la loi, puisque l’article 27 de la loi 96 stipule que la cour des comptes doit publier ce rapport au JORT. Il s’agit là d’une question importante, car il ne s’agit pas uniquement d’une question de forme mais plutôt d’obligation légale étant donné que la cour des comptes fait partie de la justice financière. Ma deuxième remarque est que ce rapport a été élaboré à l’avance notamment dans ses conclusions parce qu’il a omis de faire référence à la fuite des observations préliminaires du rapport de la cour des comptes. Une partie conséquente de ces observations se trouve déjà dans le rapport final.

Mais quel rapport avec la fuite ?

Cet épisode de fuite est fondamental et essentiel puisqu’il a conditionné en quelque sorte les résultats et influencé la cour des comptes et l’environnement de travail, y compris le travail des juges. Cette fuite a permis d’instrumentaliser politiquement et judiciairement l’affaire dans le but d’écarter l’actuelle ISIE.

Etes-vous d’accord avec le principe que cette ISIE devrait être contrôlée ?

Autant nous sommes totalement d’accord qu’une institution publique doit être gérée selon le principe d’une gestion publique saine, autant nous ne partageons pas les instruments d’évaluation de la bonne gestion des fonds publics. L’ISIE est une institution nouvelle et récente et elle a été créée dans un contexte exceptionnel. L’ISIE ne peut pas être évaluée dans sa gestion avec des règles, des méthodes et des outils qui correspondent à des administrations classiques et anciennes. De plus, la cour des comptes n’a jamais travaillé sur la question électorale. Elle ne connaît pas la matière électorale et elle n’a pas de compétence particulière dans cette matière. Bien encore, c’est pour la première fois en Tunisie, qu’on organise des élections conformément aux normes internationales.

Qu’est ce que vous pensez des instruments d’évaluation appliqués à l’ISIE ?

Les instruments d’évaluation ne sont pas adaptés. Contrairement aux autres institutions publiques, l’ISIE a une obligation de résultat alors que les institutions publiques ont une obligation de moyens ; donc elles doivent respecter les normes quel que soit le résultat. Pour nous, on doit arriver aux élections, c’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, on été exonéré de la loi sur le code des marchés publics et du contrôle a priori des dépenses afin de nous donner la souplesse nécessaire pour agir et réaliser notre mission. S’il y avait ces deux instruments en vigueur, on n’aurait pas pu faire des élections à cette date.

Qu’est ce que vous reprochez à la cour des comptes ?

Dès le départ, il y avait un problème de méthodologie d’évaluation. On aurait pu éviter ce problème si la cour des comptes avait, dès le début, engager une approche participative avec l’ISIE. J’aurais aimé qu’on discute ensemble et définir un cadre, des critères et des outils d’évaluation et de contrôle. Or, Cette approche n’a pas eu lieu suite à la fuite du document, ce qui a obligé la cour des comptes à poursuivre le travail déjà engagé, d’où l’importance de cette question de fuite.

Le gouvernement de Hamadi Jebali a voulu nous attaquer à travers cette fuite. Cette histoire de fuite a servi de support pour organiser une campagne de dénigrement autorisée par le gouvernement de Hamadi Jebali pour écarter et dénaturer l’ISIE.

Quelles conséquences sur la prochaine ISIE ?

La loi impose à l’ISIE de respecter le code des marchés publics et de se soumettre, de ce fait, à tous les délais, ce qui va impacter l’agenda la date des élections. Comment organiser des élections en décembre 2013, alors que la loi impose à l’ISIE de respecter le code des marchés publics ? Chaque achat exige un délai et les élections n’auront pas lieu à la date fixée.

Les responsables se sont engagés à mettre en place l’ISIE en juillet prochain alors que loi électorale n’existe pas encore. La loi électorale est un facteur déterminant de l’opération électorale. C’est la pièce maîtresse de l’avenir de la Tunisie beaucoup plus que la Constitution. On n’est plus dans une situation d’avant 23 octobre 2011. C’est la loi électorale qui va donner la configuration des pouvoirs et les équilibres des forces politiques.

L’ISIE est accusée de ne pas analyser ses besoins d’une manière précise et anticipée. Pourquoi ?

Pour pouvoir le faire, il faut exister auparavant et il faut un passé alors que l’instance est nouvellement créée. Si on devrait le faire, on doit avoir plus de temps et de moyens. On aurait été dans l’obligation de retarder les élections d’au moins 6 mois.

Si on avait fait fonctionner la concurrence demandée par la cour des comptes, on aurait été obligé de reporter le calendrier électoral et les élections. On a essayé dans la mesure du possible de faire jouer la concurrence et avoir le prix le plus intéressant. Quand on voit l’ensemble de l’opération de contrôle, on voit que le coût global n’est pas aussi horrible et scandaleux et ne présente que 6 dinars par votant, ce qui est quasiment très faible par rapport aux autres pays ayant vécu une expérience semblable à la Tunisie.

La cour des comptes doit qualifier juridiquement l’affaire et ne pas laisser les choses à l’interprétation telle que la disparition des fournitures des bureaux. Il faut avoir la capacité de qualifier ces écarts qui ne sont pas le fait d’une décision naturelle prise par les responsables de l’ISIE mais plutôt liée aux conditions incroyables de travail.

S’il y avait vraiment un constat de vol, de détournement des fonds publics, d’atteintes ou de crimes, je suis prêt à comparaître devant la justice.

Vous êtes également accusé de gestion déséquilibrée ?

Notre gestion a été très équilibrée. Nous n’avons pas payé nos dettes auprès de l’Etat parce que c’est cette somme qui nous a permis d’exister jusqu’aujourd’hui. Sin on avait payé nos dettes, l’ISIE aurait dû fermer parce qu’on n’a pas une trésorerie. Le gouvernement de Hamadi jebali a refusé de nous financer. Ce gouvernement nous a ignorés. On a écrit, depuis décembre 2011, une série de correspondances. On a proposé et donné des estimations. Ces sommes nous ont servi pour satisfaire les besoins.

Avez-vous le sentiment de regret ou non ?

Je ne regrette rien. C’est une bataille d’un moment de ma vie qui se confond avec la Tunisie. Je suis un homme comblé. J’ai vécu une expérience avec mon peuple… avec mon pays. Je suis très fier malgré cette campagne de dénigrement, de diffamation et les menaces proférées à mon encontre. J’aime mon pays et je veux qu’il soit un pays démocratique, moderne, ouvert et où il faut bon vivre. Il faut affronter et créer la liberté et la démocratie comme conditions essentielles de vie.

Est-ce qu’on pourrait vous voir dans une nouvelle expérience électorale ?

Même lorsque j’étais en France, la Tunisie m’habitait. Je n’ai jamais quitté la Tunisie. Vous allez me retrouver certainement.

Pour la nouvelle l’instance, ils ne m’ont pas appelé. Je n’ai pas présenté ma candidature pour la prochaine ISIE. J’ai critiqué la loi de la nouvelle instance, car elle ne va pas permettre à la prochaine ISIE d’être ni indépendante ni opérationnelle. Je suis prêt à prendre mes responsabilités. La mission de la prochaine ISIE sera plus difficile que celle du 23 octobre 2011. Il faut un minimum de conditions pour assumer la responsabilité et cette loi ne la donne à personne.

Qu’est ce que vous proposez alors ?

On a demandé de réactiver l’ancienne ISIE, puisque le chantier est déjà ouvert. On a appelé à poursuivre cet effort et renforcer les structures et les acquis. Les autorités n’ont pas voulu que cette ISIE continue à travailler. Elles n’ont pas besoin d’une ISIE indépendante et d’une institution capable de traiter les gens d’égal à égal. Elles ont besoin d’une institution maniable et influençable.

Arrêtons de perdre du temps. Cette loi est inapplicable et ne peut pas donner une instance indépendante. Réactivons l’ancienne instance et voyons comment rectifier les parties manquantes. On peut faire cela rapidement.

Le gouvernement de Hamadi Jebali vous a proposé un portefeuille minitériel ministre ? Pourquoi ?

Oui. Le lendemain du 23 octobre 2011, des hauts responsables politiques m’ont contacté pour me proposer le poste d’un ministre dans le nouveau gouvernement. Ils m’ont proposé le poste du ministre des Droits de l’Homme, attribué actuellement à Samir Dilou. J’ai refusé. Ils m’ont proposé un poste d’ambassadeur. J’ai refusé encore. Ils m’ont proposé de choisir un autre ministère, et encore une fois j’ai refusé.

Pourquoi avez-vous refusé ?

J’ai demandé un programme clair et un calendrier bien détaillé pour le gouvernement. Ils m’ont dit que je suis en train de compliquer les choses. Avoir une responsabilité au sein du Gouvernement, cela veux dire que je dois quitter la présidence de l’ISIE. Maintenant, je suis convaincu que l’objectif de ce poste est de m’écarter de l’ISIE.

Khadija Taboubi

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Commentant le rapport de la Cour des comptes épinglant les irrégularités financières de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE) dont il était le président

Commentant le rapport de la Cour des comptes épinglant les irrégularités financières de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE) dont il était le président, Kamel Jendoubi ,a affirmé que ce rapport n’est pas officiel et ne revêt aucune valeur juridiques.

Dans des déclarations rapportées par Mosaïque fm et le journal Al Maghreb, il soutenu qu’il n’y a aucune trace au bureau d’ordre de la cour du rapport qui a été rédigé préalablement, ce qui donne à penser que l’ex- chef du gouvernement, Hamadi Jebali, l’a utilisé pour induire en erreur l’opinion publique, alors que la Cour des comptes l’a rendu public sous la pression.

Il a ajouté qu’il a déposé une plainte contre ce document publié par la Cour des comptes voici quelques mois.

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L’ancien président de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE)

L’ancien président de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE), Kamel Jendoubi, a affirmé qu’il n’y aura pas délections, en 2013.

S’exprimant, mercredi, sur Express fm, il a expliqué ce retard par l’absence de volonté politique chez les décideurs politiques du pays, notamment l’assemblée nationale constituante et le gouvernement.

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L’ancien président de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE)

L’ancien président de l’Instance supérieure indépendante des élections ( ISIE), Kamel Jendoubi, a affirmé qu’il n’y aura pas délections, en 2013.

S’exprimant, mercredi, sur Express fm, il a expliqué ce retard par l’absence de volonté politique chez les décideurs politiques du pays, notamment l’assemblée nationale constituante et le gouvernement.

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Kamel Jendoubi

Kamel Jendoubi, président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a déclaré, mercredi, sur les ondes de Radio Express Fm, qu’il est disposé à reprendre sa mission il à la tête de l’ISIE pour peu que certaines garanties soient fournies pour la gestion de cette instance.
Il  a cité notamment le consensus à former  autour de la prochaine ISIE à dynamiser ou à créer, l’indépendance de l’ISIE, le respect des institutions, l’institutionnalisation de l’Instance et son inscription dans la durée, le professionnalisme, la neutralité et la transparence de ses cadres.
Kamel Jendoubi,  a affirmé que sa candidature est appuyée par le président provisoire Mohamed Moncef Marzouki, tout autant que par Mustapha Ben Jaâfar, président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) et certains cadres nahdhaouis.
 Revenant enfin sur  les élections du 23 octobre 2011, il a indiqué que sur un total de 8 400 000 électeurs (détenteurs de cartes d’identité nationale dont les décédés), 4 100 000 seulement ont voté.
 

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Selon Kamel Jendoubi, le taux de participation dans les bureaux de vote à inscription volontaire, a avoisiné les 75% sachant que le nombre global des votants devrait atteindre 3.635.116, dont 3.166.880 inscriptions volontaires et 486.230 inscrits dans les bureaux spéciaux.

Des chiffres rassurants d’après le président qui a estimé une participation théorique de 15% dans les bureaux spéciaux

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