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a vente de carburants de contrebande venant de la Libye sur les routes principales dans les différentes régions du pays est très répandue.

Selon les experts en économie, ce phénomène menace l’économie tunisienne et induit de graves conséquences sur le fonctionnement et les activités des stations-services lesquelles ont, à maintes reprises, observé des sit-in pour protester contre la prolifération de ce fléau.

Les réseaux de contrebande ont prospéré depuis 2012, date de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Ils sont souvent impliqués dans plusieurs types de contrebande, réalisant d’énormes profits grâce aux ventes illicites de carburant.

Le carburant libyen de contrebande couvre 40 % de la consommation

Le président de la commission libyenne chargée de « la crise du carburant et du gaz » Miled al Hajrassi, a déclaré, dans une déclaration rapportée par “Roussia El Yaoum” que le carburant libyen de contrebande couvrirait 40 % de la consommation du marché local tunisien.

Selon ses déclarations, les pertes sont estimées à un milliard de dollars depuis le début de la campagne de lutte contre la contrebande de carburant.

Le responsable libyen a en outre indiqué que les plus gros canaux de passage des produits de contrebande sont les postes frontaliers de Ras Jedir et de Dhehiba-Wazen, par lesquels passent les produits alimentaires subventionnés vers la Libye, et le carburant vers la Tunisie.

A vrai dire, la Tunisie fait face, aujourd’hui, à un danger réel sous la forme d’une prolifération de la contrebande. Au point que le Sud tunisien est devenu la colonne vertébrale de l’économie informelle du pays.

La Libye étant, comme beaucoup de pays producteurs de pétrole, importatrice de produits raffinés, des milices libyennes essaient de faire transiter par la frontière tunisienne le carburant dont elle a besoin pour se battre contre les rebelles.

Les forces armées tunisiennes mènent des inspections dans les stations-services du sud de la Tunisie, comme à Tataouine, Ben Gardane et Remada, de sorte qu’aucun Tunisien ou Libyen ne puisse se servir de quantités importantes.

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Le président de la commission libyenne chargée de « la crise du carburant et du gaz » Miled al Hajrassi, a déclaré, dans une déclaration rapportée par “Roussia El Yaoum” que le carburant libyen de contrebande couvrirait 40 % de la consommation du marché local tunisien.

Selon ses déclarations, les pertes sont estimées à un milliard de dollars depuis le début de la campagne de lutte contre la contrebande de carburant.

Le responsable libyen a en outre indiqué que les plus gros canaux de passage des produits de contrebande sont les postes frontaliers de Ras Jedir et de Dhehiba-Wazen, par lesquelles passent les produits alimentaires subventionnés vers la Libye, et le carburant vers la Tunisie.

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Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 juillet 2018, le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani a annoncé qu’un grand sommet tuniso-libyen sera tenue avant fin août 2018.

Feriani a, sur un autre volet, passé en revue sa récente visite en Libye avec la participation de plusieurs entreprises tunisiennes opérantes dans divers secteurs à l’instar de l’éducation, la santé…

Cette visite s’inscrit dans le cadre du lancement du conseil d’affaires tuniso-libyen, qui a pour objectif de renforcer davantage la coopération économique entre la Tunisie et les pays africains et de relancer les échanges commerciaux.

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L’échange commercial et la coopération industrielle entre la Tunisie et la Libye ont repris progressivement leur rythme habituel au cours des cinq premiers mois de cette année, a fait savoir le ministre de l’Industrie, des Petites et moyennes entreprises, Slim Feriani, à l’occasion de sa participation aux travaux du Forum économique tuniso-libyen organisé dimanche 1er juillet 2018 à Tripoli.

Il a précisé que 33 projets d’investissement libyens ou à participation libyenne ont été réalisés en Tunisie dans différents domaines de l’industrie, lesquels projets, a-t-il dit, ont permis de créer 2250 postes d’emploi, soulignant l’importance de mettre en place une industrie cohérente, gagnante (win-win) pour les deux parties et à même d’instaurer la culture entrepreneuriale auprès des jeunes afin d’encourager l’initiative privée.

Il s’agit également de créer des structures d’appui technique et financier au profit des petites entreprises et de renforcer les relations entre les hommes d’affaires tunisiens et libyens afin de construire un pôle économique et une plateforme d’exportation vers l’Afrique dont le nombre d’habitants devrait atteindre 2,5 milliards d’individus à l’horizon 2050.

Feriani a présenté la stratégie économique de la Tunisie à l’orée de l’année 2025, le gouvernement aspirant à réaliser des moyennes de croissance de 5% par an à partir de 2020. Cette stratégie vise à augmenter le volume des exportations pour atteindre 76 milliards en 2025 contre 34 milliards en 2016, dont 50% à fort contenu technologique contre 25% actuellement, d’autant que les exportations industrielles en constituent la majeure partie, à savoir 90%.
Il a souligné la disposition de la Tunisie à renforcer la complémentarité et la coopération existant entre les deux pays afin qu’elles englobent tous les domaines, tels que la coopération douanière, les normes et les critères ainsi que les programmes de mise à niveau et l’aménagement des zones industrielles, en plus de la coopération financière et autres…

Lors d’une rencontre avec le premier vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement d’Entente nationale de Libye, Ahmed Miitig, le ministre a affirmé l’engagement des deux parties à faire des deux pays un pôle commercial et économique dans la région de l’Afrique du nord et du bassin méditerranéen, étant donné le grand potentiel dont ils disposent.

Les deux parties se sont également accordées sur la nécessité de coordonner pour la mise en place de projets stratégiques au niveau des régions frontalières entre les deux pays afin de favoriser la stabilité sociale et économique des deux pays.

Feriani a, par ailleurs, affirmé l’engagement du gouvernement tunisien à reprendre l’activité du transporteur aérien Tunisair entre Tunis et Tripoli, comme première étape, fin juillet courant.
Il est à noter que le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a présidé une délégation de 60 hommes d’affaires et de responsables gouvernementaux pour participer à ce Forum.

TAP

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Le Tunisia Africa Business Council, qui est un conseil d’affaires visant à renforcer d’avantage la coopération économique entre la Tunisie et le Continent Africain et promouvoir les relations entre les investisseurs tunisiens et africains, a multiplié les actions depuis plus de trois années avec plusieurs pays Africains, et les résultats sont déjà au rendez-vous. Ces réalisations ont poussé cette ONG à lancer des conseils d’affaires bilatéraux avec certains pays dont les relations avec la Tunisie se sont accélérées depuis le travail entrepris par le Tunisia Africa Business Council. C’est le cas de la Libye, pour laquelle le TABC vient de dédier un conseil d’affaire spécifique, en y lançant le Tunisian Libyan Business Council qui organise une première mission d’opérateurs économiques Tunisiens à Tripoli.

La délégation tunisienne présidée par M. Slim Feriani, Ministre de l’Industrie et des PME de la République Tunisienne, sera accueillie par les hautes instances du pays, et sera composée de plus de 70 chefs d’entreprises représentant différents secteurs d’activité [industries (chimique, métallurgique, automobile, etc…), agro-alimentaire, santé, BTP, télécommunications …].

La délégation sera également accompagnée du conseiller du chef du gouvernement Tunisien, ainsi que du conseiller du ministre de la santé, d’un représentant de la banque centrale, et d’un représentant de notre compagnie nationale Tunisair.

L’évènement phare de cette mission sera le forum économique Libye – Tunisie qui se déroulera le dimanche 1er juillet à partir de 9h, à l’hôtel Corinthia Tripoli.
Les différents panels de ce forum porteront sur les thèmes suivants :

– Les échanges économiques et commerciaux entre les 2 pays.
– Le développement du secteur de la santé entre les 2 pays.
– Les grands projets d’infrastructure en Libye.

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La partition de la Libye est montée de plusieurs crans lundi 25 juin 2018. En effet le maréchal Khalifa Haftar, dont les troupes ont la main sur l’Est du pays, a fait savoir qu’il allait placer les installations pétrolières de la région sous l’autorité du gouvernement parallèle, installé à l’Est du pays et qui mène la vie dure au gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli, reconnu par la communauté internationale. Cette annonce est une très mauvaise pour la paix, pour le président français, Emmanuel Macron, qui vient pourtant de réunir à Paris les deux principaux protagonistes de la crise libyenne, et qui a leur même fait signer des engagements autour d’une nouvelle Constitution et d’élections générales cette année…

L’Armée nationale libyenne (ANL), pilotée par le maréchal Haftar, vient de compliquer la donne. Désormais les deux gouvernements rivaux ont chacun à sa disposition une banque centrale, une “compagnie nationale” de pétrole (NOC) et une agence de presse officielle. Et tant pis pour l’unité nationale.
A noter que l’ANL a la main sur quatre terminaux pétroliers du Croissant pétrolier (nord-est), à ajouter au port de Hariga à Tobrouk, près de la frontière égyptienne, un lieu très stratégique car le gros du pétrole libyen y transite pour aller à l’étranger. C’est donc un puissant levier économiques que Haftar offre là au gouvernement installé à l’Est, et c’est aussi une source d’ennuis pour le pays et la communauté internationale…

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Selon un communiqué rendu public par le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, a effectué ce lundi 11 juin 2018 une visite de travail  à Tripoli. Jhinaoui a eu une série d’entretiens avec son homologue libyen, Mohamed Tahar Siala, et le président du Conseil d’Etat, Faiez al Sarraj.

Cette visite a pour objectif de passer en revue les domaines de partenariat entre les deux pays frères, essentiellement : le renforcement des échanges commerciaux , la reprise prochaine des activités de la compagnie aérienne Tunisair en Libye, la coopération sécuritaire.

Tunisair a réévalué la situation sécuritaire afin de reprendre les vols vers la Libye. Selon des données récemment dévoilées par l’Agence nationale de l’aviation civile, une délégation tunisienne constituée de représentants de la compagnie nationale et de la direction de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA) a effectué une visite d’inspection dans les aéroports libyens de Misrata, Benghazi et Mitiga. L’objectif était de prendre le pouls du contexte sécuritaire.

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Dans leur recommandation sur la Libye, adoptée mercredi 30 mai par 486 voix contre 150, avec 44 abstentions, les députés appellent le Conseil de l’UE, la Commission et le Service européen pour l’action extérieure à :

  • intensifier leurs efforts diplomatiques pour soutenir le Plan d’action des Nations unies pour la Libye – actuellement le seul cadre viable pour une solution à la crise;
  • soutenir la tenue d’élections en Libye d’ici fin 2018 et seulement lorsqu’une nouvelle constitution aura été adoptée;
  • réfléchir à la crise en Libye dans un contexte plus large, régional et panafricain, en gardant à l’esprit que la Libye est la clé de la stabilité de l’Afrique du Nord, du Sahel et de la Méditerranée;
  • soutenir le processus en cours d’une conférence nationale en Libye visant à parvenir à un accord entre les différentes parties libyennes sur les prochaines étapes pour achever la transition;
  • veiller à ce que les Libyens mènent le processus de stabilisation et décident de la forme future de leur État;
  • soutenir les garde-côtes libyens afin de mettre en place un registre clair et transparent de toutes les personnes débarquées sur les côtes libyennes, en veillant à ce qu’elles soient correctement prises en charge conformément aux normes humanitaires internationales;
  • faire en sorte que les fonds de l’UE soient efficacement utilisés dans des projets qui aident la population libyenne et la société civile; et
  • concentrer les efforts de l’UE sur la protection des migrants en Libye.

Anéantir le modèle économique des trafiquants

La protection des migrants et des réfugiés en Libye et leurs conditions dans les centres de détention devraient être améliorées, et les autorités libyennes devraient fermer dès que possible les installations qui ne sont pas conformes aux normes internationales, recommandent les députés. Ils demandent également au Conseil de l’UE, à la Commission et au Service européen pour l’action extérieure d’intensifier les efforts internationaux visant à démanteler les réseaux de trafic de migrants et de traite d’êtres humains et de poursuivre et de renforcer l’action d’EUNAVFOR Med opération Sophia afin d’anéantir le modèle économique des trafiquants, et des passeurs.

Lors d’une délégation officielle du Parlement européen en Libye les 20-23 mai 2018 – la première depuis 2012 – les députés ont confirmé que “le Parlement européen est prêt à soutenir le dialogue national entre Libyens”.

Citation

Le rapporteur du Parlement, Pier Antonio Panzeri (S&D, IT) a déclaré : “Avec ce rapport, nous ne nous sommes pas limités à donner une image réaliste de la situation en Libye, mais nous avons voulu tracer la voie que nous devrions suivre pour essayer de sortir de la crise actuelle. Il est nécessaire d’inscrire le processus de reconstruction de la Libye dans une stratégie régionale plus large pour faire face à de nombreux problèmes tels que le désarmement des milices, l’immigration et les violations des droits de l’homme”.

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Les quatre principaux acteurs de la crise politique libyenne sont convenus mardi à Paris de la tenue d’élections présidentielle et parlementaires le 10 décembre prochain dans le cadre d’une feuille de route qui vise à sortir la Libye du chaos, sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi.

Selon Reuters, ce document en huit points, fruit de longues discussions entre les différentes parties jusqu’à la dernière minute, a été lu à l’issue d’une conférence internationale organisée par la France sous les auspices des Nations unies, en présence d’une vingtaine de pays et de quatre organisations internationales.

Il a été approuvé – et non signé comme initialement envisagé – par le Premier ministre libyen Fayez Seraj, l’homme fort de l’est du pays le maréchal Khalifa Haftar, le président de la chambre des représentants Aguila Salah Issa et le président du Conseil d’Etat Khaled al Mishri.

Les quatre dirigeants libyens conviennent de mettre en place “la base constitutionnelle” pour les élections et d’adopter les “lois électorales nécessaire” d’ici au 16 septembre avant la tenue d’élections le 10 décembre.

Ils s’engagent également à “accepter les résultats des élections et à veiller à ce qu’un financement approprié et que des dispositions solides en matière de sécurité soient mises en place”. “Ceux qui enfreindront ou entraveront le processus électoral auront à en rendre compte”, précise le texte, qui ne fait plus mention explicitement de sanctions contrairement aux versions précédentes consultées par Reuters.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a mis la Libye en bonne place sur son agenda dès son installation au palais de l’Elysée, tient enfin une date pour organiser des élections législatives et présidentielles : le 10 décembre 2018. Certes cela ne règle en rien les problèmes de fond du pays, déchiqueté depuis le soulèvement de 2011, et surtout cela ne préjuge pas de la capacité des autorités locales et de la communauté internationale à tenir les délais, mais sur le papier ce premier grand pas a son poids..

C’est la principale annonce de la réunion des principaux acteurs de la crise libyenne, convoqués par Macron ce mardi 29 mai à Paris. Le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le président du Parlement Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri ont paraphé l’accord, rapporte Jeune Afrique. Reste maintenant à lui donner corps.
Les signataires ont également convenu qu’avant ce scrutin, il faudra s’accorder et mettre en place une «base constitutionnelle». «L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne», indiquent les signataires de l’accord, qui ont promis s’appuyer «le représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption».

Comblé, le chef de l’Etat français s’est réjoui d’une «rencontre historique (…), une étape clé pour la réconciliation».
A noter que 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe) et quatre institutions internationales ont pris part à l’événement : l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, qui pilote le dossier libyen – et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, ont également fait le déplacement.

L’Algérie et la Libye sont en tête des pays maghrébin détenteur de réserves en or, selon le dernier rapport du Conseil mondial de l’or.

Alger serait ainsi en possession de 174 tonnes de réserves, suivi de la Libye avec 117 tonnes. Loin derrière arrive le Maroc avec 22 tonnes, alors que la Tunisie, le Bahreïn, le Yémen et Oman se partagent à eux quatre 14 tonnes d’or.

D’après le Conseil mondial de l’or, c’est l’Arabie Saoudite qui caracole en tête des pays arabes avec 323 tonnes de réserves, alors qu’un pays comme les Emirats Arabes Unis, connu pour son opulence, n’en détient que 8 tonnes. Enfin, ce sont les Etats-Unis qui occupent le haut du podium mondial avec des réserves en or qui s’élèvent 8133 tonnes, selon le site Maghreb-intelligence.

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Des dizaines de migrants marocains clandestins en Libye ont entamé, dimanche 27 mai, une grève de la faim ouverte pour protester contre le retard de leur rapatriement, relate l’agence Xinhua.

Selon la même source, une délégation de l’ambassade marocaine a rendu visite aux migrants en avril dernier et a «rassemblé leurs informations pour des documents de voyage temporaires» pour les renvoyer au Maroc, a déclaré à Xinhua le chef du bureau d’information de l’agence libyenne de lutte contre l’immigration clandestine à Tripoli.

«Leur rapatriement, prévu avant le Ramadan, a été retardé», a déclaré Husni Abu-Ayana, soulignant que 60 résidents du centre d’immigration ont entamé une grève de la faim.

En avril, l’agence libyenne de lutte contre l’immigration clandestine avait annoncé que seuls sept ressortissants marocains étaient rentrés au royaume au cours des deux dernières semaines.

Les rapatriés étaient ceux «qui avaient leur passeport sur eux et qui ont acheté des billets d’avion avec leur propre argent, tandis que d’autres y étaient encore bloqués parce qu’ils ne pouvaient pas répondre aux mêmes exigences».

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a quitté Tunis, lundi après-midi, pour se rendre à Paris où il doit participer aux travaux d’une Conférence internationale sur la Libye, organisée par la France sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.

Participent à la conférence des représentants de 20 Etats (chefs d’Etat et chefs de gouvernement) concernés par la crise libyenne, les principales institutions de la Libye, la Ligue des Etats arabes et l’Union africaine, indique un communiqué de la présidence de la République.
Le chef de l’Etat prononcera, à cette occasion, une allocution dans laquelle il évoquera les positions de la Tunisie concernant la crise libyenne et les efforts déployés pour parvenir à un règlement politique global dans ce pays.

Il aura, également, une série de rencontres avec les dirigeants des pays frères et amis.
D’après un communiqué de l’Elysée, “les responsables libyens et la communauté internationale seront invités ce jour-là à s’engager dans la mise en œuvre d’une feuille de route politique inclusive, pour sortir de la crise qui affecte le pays et la région depuis plusieurs années”.

“Après sept ans de conflits et de tensions, cette conférence inédite – qui s’inscrit dans la continuité des efforts menés depuis 2011 par la communauté internationale et l’ONU – vise à ouvrir une nouvelle période de stabilité et de coopération, attendue par tout le peuple libyen”, précise l’Elysée.

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Le président français, Emmanuel Macron, avait fait de la Libye une de ses priorités en organisant dès le 25 juillet 2017 (à peine 9 semaines après son élection) une encontre entre les deux grands protagonistes de la crise libyenne. Il revient à la charge le mardi 29 mai 2018 en réunissant à Paris les mêmes acteurs, Fayez El-Sarraj, le président du Conseil présidentiel libyen et le maréchal Khalifa Haftar, qui a la main sur l’Est du pays, d’après Jeune Afrique. Le but de la manoeuvre : Redonner du tonus à la feuille de route pour que les élections programmées à la fin de cette année se passent au mieux.

Il est question d’aborder le sujet très délicat du désarmement des parties engagées dans la crise afin d’assainir le climat social et politique en vue de ce scrutin. Sur la table également les responsabilités des uns et des autres pour faire de ce rendez-vous électoral un succès et des sanctions pour les parties qui sabotent l’application de la feuille de route, indique le magazine africain.
On a appris que l’Union africaine, l’Union européenne et la Ligue arabe sont conviées à cette rencontre, ainsi que la Turquie, le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, le chef de la mission de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, qui pilote le comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, fera aussi le déplacement. Le contenu de la conférence du 29 mai sera défini ce samedi 26 mai lors d’une pré-réunion de l’UA à laquelle Sassou-Nguesso prendra part, à Addis Abeba…

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Une patrouille relevant de la brigade de la garde douanière à Sfax a fait échouer, jeudi soir dans la région de Skhira, sur l’autoroute Sfax-Gabès, une opération de contrebande d’une grande quantité de lingots d’or et d’importantes quantités de devises d’une valeur de plus de 11 MD.

Il s’agit d’environ 66 kilogrammes de lingots d’or évalués à 7 millions 100 mille dinars et des billets de 975 mille Euros et de 380 mille Dollars, destinés à la contrebande vers la Libye, selon un communiqué publié, vendredi, par la douane tunisienne.

La patrouille de la garde douanière a été alertée par le comportement et les déclarations du chauffeur de nationalité libyenne, qui était seul à bord du véhicule portant une immatriculation libyenne.

Selon la même source, les agents de la patrouille ont fouillé le véhicule, ce qui a conduit à la découverte d’une cachette qui n’a pas pu être ouverte. Le véhicule a été transporté au siège de la brigade ou il a été soumis à une inspection approfondie.

Le Syndicat des journalistes Tunisiens (SNJT) a adressé vendredi à la Cour internationale de Justice de la Haye une requête signée par plusieurs organisations concernant l’affaire des deux journalistes Sofien Chourabi et Nadhir Ktari.
L’opération s’est déroulée en présence de Me Samir Ben Rejeb, président du collectif de soutien dans l’affaire des deux journalistes et de Naziha Boudhib, spécialiste en droit international. La requête contient des documents juridiques à l’appui.
Dans un communiqué, le syndicat ajoute qu’une demande d’audition du collectif de défense chargé de l’affaire sera bientôt adressé à la CIJ.
Le 3 mai, au cours d’une rencontre à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Collectif avait annoncé l’internationalisation officielle de l’affaire.
Me Samir Ben Rejeb avait affirmé qu’une requête a été rédigée dans ce sens et sera adressée au procureur général de la CIJ.
Sofien Chourabi et Nadhir Ktari ont été enlevés le 8 septembre 2014 en Libye.
Ben Rejeb, un des membres du collectif de défense dans l’affaire des deux journalistes, a expliqué le recours à la justice internationale par “la faiblesse du système judiciaire libyen et l’incapacité du juge du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme à faire progresser l’affaire“.
Il a évoqué, aussi, l’incapacité des institutions de l’Etat à utiliser leurs moyens diplomatiques et leurs relations internationales pour élucider l’affaire.
Selon lui, les conditions requises pour l’internationalisation de l’affaire sont réunies et la CJI a suffisamment de moyens matériels et logistiques pour mieux enquêter sur cette affaire.
De son côté, le président du SNJT, Neji Bghouri, a critiqué le manquement des autorités tunisiennes à leurs obligations envers le dossier des deux journalistes.

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La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, s’est félicitée ce mercredi devant les membres du Conseil de sécurité des progrès réalisés par ses services en Libye ces derniers mois, et notamment du retour des enquêteurs sur le terrain après plus de cinq ans d’interruption.

En mars 2018, des enquêteurs de la CPI se sont rendus sur le territoire libyen pour la première mission depuis juin 2012.

Cette visite a permis de faire des avancées significatives dans les enquêtes, a affirmé la Procureure, tout en remerciant le Procureur général de la Libye pour sa collaboration, et en saluant l’apport logistique déployé par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL).

Mais malgré ces progrès, l’insécurité à travers la Libye pèse sur la capacité des enquêteurs de la CPI à effectuer leur travail rapidement dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des crimes commis en 2011 mais aussi sur des crimes plus récents, a souligné Mme Bensouda.

Elle a indiqué que son Bureau continuait de suivre avec attention la situation en Libye, y compris dans et autour de Benghazi, et qu’il n’hésiterait pas à émettre de nouveaux mandats d’arrêt, y compris concernant les crimes de Benghazi où des indices raisonnables et des preuves existantes font croire que des crimes qui sont du ressort de la CPI ont été commis.

En ce qui concerne le dossier de Saif Al-Islam Qadhafi, Mme Bensouda a rappelé que son mandat d’arrêt est toujours pendant et que les autorités libyennes ont l’obligation de le transférer à la CPI, en vertu des obligations internationales du pays, en vertu des décisions de la CPI et à la suite des appels répétés des membres du Conseil de sécurité.

Malgré les efforts consentis par son Bureau, la Procureure de la CPI a identifié certains défis. Elle a ainsi évoqué la situation sécuritaire volatile en Libye marquée par des conflits entre diverses milices à travers le pays. De ce fait, des exécutions extra judiciaires ont cours, les civils sont gravement affectés et les détentions arbitraires d’individus sont systématiques.

Mme Bensouda s’est notamment dite inquiète du grand nombre de migrants en détention dans des centres contrôlés par les autorités nationales ou par des milices. « Les migrants seraient tués, abusés et maltraités en détention ou en transit », a-t-elle déclaré. Elle a aussi parlé des rapports faisant allusion à des ventes aux enchères d’esclaves en Libye, assurant que des enquêtes sont en cours. Elle a aussi annoncé que de nouveaux mandats d’arrêt seront émis dans un futur proche.

Dans ce contexte, Fatou Bensouda a demandé au Conseil de sécurité de poursuivre son soutien au travail de la CPI en Libye afin que justice soit rendue aux victimes des crimes commis.
Selon elle, ce soutien est d’autant plus nécessaire que son Bureau s’évertue d’exécuter son mandat en vertu du Statut de Rome et en droite ligne de la résolution 1970 (2011). L’une des responsabilités du Conseil de sécurité est donc de d’assurer l’exécution des décisions de la Cour et notamment ses mandats d’arrêts, a-t-elle dit.

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Près de deux semaines après son retour de France pour raisons médicales, le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces armées contrôlent l’est libyen, annonce le lancement d’une offensive pour “libérer” la ville de Derna, encore entre les mains des islamistes.

Selon l’AFP, il n’a pas attendu longtemps pour répondre à ses adversaires. Alors que son état de santé faisait l’objet de toute sorte de spéculations ces dernières semaines, le maréchal Khalifa Haftar se montre plus que jamais déterminé à combattre les islamistes.

Ce qu’il a confirmé lundi par l’annonce du lancement d’une opération militaire pour, dit-il, libérer Derna. Cette ville de l’est est l’une des sous-régions de Benghazi encore sous la coupe des groupes islamistes et djihadistes depuis la chute de Kadhafi en 2011.

L’heure zéro a sonné pour la libération de Derna, a asséné l’homme fort de l’est libyen lors d’une impressionnante parade militaire. Il précise d’ailleurs que ses forces avaient déjà commencé à pilonner les bastions des terroristes dans cette ville.

Située à plus de 1000 kilomètres de Tripoli, Derna est aujourd’hui sous le contrôle du Conseil de la Choura des Moujahidines qui avait chassé de la ville le groupe Etat islamique en 2015.

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Un carnage s’est produit ce mercredi 02 mai 2018 au matin au siège de la Commission électorale libyenne à Tripoli, d’après les autorités, citées par Le Figaro. Un commando armé a fait irruption dans le local et a tiré dans le tas. “Nous avons des martyrs et des blessés. Nous sommes encore sur les lieux“, a indiqué un haut responsable de la sécurité dans la capitale libyenne. Aucune précision pour le moment sur le nombre de morts..

Ce qu’on sait c’est qu’il y avait parmi les assaillants un kamikaze, qui a déclenché sa charge. On sait aussi qu’il y a eu échange de tirs avec des agents des forces de sécurité et que le personnel de la commission est parvenu à s’échapper.

Dans des photos relayées par les réseaux sociaux, on voit une épaisse fumée noire surplomber le quartier de Tripoli qui abrite la commission. A noter que la commission était en plein travail sur les listes d’électeurs dans la perspective des nouvelles élections que la communauté internationale souhaite encadrer d’ici la fin de l’année. Mais manifestement il y a des parties qui ne veulent pas voir le pays sortir de l’ornière. La question est de savoir si elles arriveront à prendre le dessus sur la volonté des autorités et de l’ONU…

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Des milliers d’hommes, de femmes et des enfants sont détenus en Libye à la suite d’arrestations arbitraires prolongées des milices libyennes dont certaines sont affiliées aux autorités, selon un rapport conjoint du le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), publié mardi.

« L’horreur et l’arbitraire de ces détentions touchent à la fois les victimes et les familles », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, tout en ajoutant que « les violations et les abus doivent cesser – et les responsables de tels crimes doivent en être pleinement comptables et être traduits en justice ». Ce rapport conjoint du Haut-Commissariat et de la MANUL résume les principales préoccupations relatives à la détention en Libye depuis la signature de l’Accord politique libyen (APL) le 17 décembre 2015 jusqu’au 1er janvier 2018.

Le rapport  lors de ces détentions illégales, les détenus sont soumis à la torture et à d’autres types d’abus.

Selon l’ONU, des hommes, des femmes et des enfants ont été ainsi rassemblés sur la base de « liens tribaux ou familiaux et d’affiliations politiques supposées » et sont emprisonnés avec « peu ou pas de recours judiciaires ou de réparations », tandis que les groupes armés agissent en toute impunité».

Près de 6.500 personnes détenues dans des prisons officielles

L’ONU relève qu’il est difficile d’avoir des chiffres exacts, en raison de l’absence de statistiques officielles des ministères de l’Intérieur et de la Défense et de données provenant des centres de détentions directement administrés par les groupes armés.

Toutefois, selon les estimations de l’ONU, près de 6.500 personnes seraient détenues dans des prisons officielles supervisées par la police judiciaire du ministère de la Justice en octobre 2017, dont le centre de détention de la base aérienne de Mitiga à Tripoli qui abrite environ 2.600 hommes, femmes et enfants, la plupart sans accès aux autorités judiciaires.  Aussi, près de 1.800 personnes seraient détenues à la prison de Kuweifiya, le plus grand centre de détention de l’est de la Libye.

Le rapport de l’ONU fait également état d’allégations concordantes de décès en détention. « Les corps de centaines de personnes détenues par des groupes armés ont été découverts dans les rues, les hôpitaux et les décharges, la plupart avec des marques de torture et de blessures par balles».

Selon l’ONU, depuis la reprise des hostilités en 2014, des groupes armés de toutes parts ont rassemblé des opposants présumés, des critiques, des activistes, des professionnels de la santé, des journalistes et des politiciens.

La prise d’otages pour des échanges de prisonniers ou une rançon est également fréquente.

« Les personnes détenues arbitrairement ou illégalement comprennent également des personnes détenues dans le cadre du conflit armé de 2011 », note le rapport qui rappelle que nombre d’entre elles le sont sans inculpation, ni jugement ou condamnation pendant plus de six ans.

« Ces abus nuiraient à tout effort de consolidation de la paix et de réconciliation »

« Plutôt que de réprimer les groupes armés et d’intégrer leurs membres sous les structures de commandement et de contrôle de l’Etat, les gouvernements libyens successifs ont de plus en plus recours à eux pour l’application de la loi, notamment pour des arrestations et des détentions », fait remarquer le rapport qui déplore le paiement de salaires de ces miliciens et la fourniture de matériel et d’uniformes. « En conséquence, les groupes armés ne sont plus contrôlés et ils sont restés libres de toute surveillance gouvernementale efficace ».

Dans ces conditions, le rapport indique que « dans un premier temps, les acteurs étatiques et non étatiques qui contrôlent effectivement le territoire et exercent des fonctions de type gouvernemental doivent libérer les personnes détenues arbitrairement ou privées illégalement de liberté ».

« Tous ceux qui sont légalement détenus doivent être transférés dans les prisons officielles sous le contrôle effectif et exclusif de l’Etat », recommande l’ONU.

Le rapport appelle les autorités à condamner publiquement et sans équivoque la torture, les mauvais traitements et les exécutions sommaires des personnes détenues, et à garantir la reddition des comptes de ces crimes. «

Ne pas agir infligera pas des souffrances supplémentaires non seulement à des milliers de détenus et à leurs familles, mais entraînera aussi de nouvelles pertes en vies humaines. Cela nuira également à tout effort de stabilisation, de consolidation de la paix et de réconciliation », met en garde le rapport de l’ONU.

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