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Sur les neuf premiers mois de l’année en cours, le chiffre d’affaires (CA) global de la société UNIMED a augmenté de 18% pour s’élever à 60,6 MD contre 51,6 millions à fin septembre 2017. Cette croissance est imputée à la hausse des ventes officinales de 30%, passant de 14,5 MD à 18,9 millions ainsi que les exportations qui se sont envolées de 98% à 9,7 MD provenant essentiellement des ventes faites à de nouveaux clients libyens.
Les investissements (incorporels & corporels) ont atteint à fin septembre 2018 un total de 14,2 MD dont 8,9 millions au cours du troisième trimestre. L’encours de l’endettement à Long Terme à fin septembre s’élève à 15,3 MD contre 3,9 millions au 31/12/2017 ; cela provient essentiellement de nouveaux contrats bancaires pour 14,5 MD obtenus en 2018 et ce, dans le cadre de financement du projet de tri-génération d’énergie et de l’extension de l’usine.

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Faute de se procurer un emploi à domicile, mais envoutés par l’Eldorado que représente à leurs yeux le plus proche pays européen, l’Italie, les jeunes Tunisiens, dans leur écrasante majorité, sont habités par une seule et unique fixation : partir par n’importe quel moyen et débarquer sur la Péninsule, toujours sans se soucier des risques le plus souvent mortels aux quels il s’exposent. Une obsession face à laquelle les autorités de leur pays sont presque désarmés, procédant, pourtant, du mieux qu’elles peuvent pour arrêter ces flux, soit en tuant dans l’œuf les projets de traversées, soit en cueillant en chemin les migrants.

Des efforts jugés très insuffisants outre Méditerranée, et plus encore par l’actuel gouvernement en place à Rome, dont le vrai patron est le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, par ailleurs, secrétaire de la Ligue (extrême droite) et promoteur d’une ligne très dure en matière d’immigration, dont le nom est lié au Décret éponyme, un texte qui introduit un durcissement sans précédent pour les demandeurs d’asile et les aspirants citoyens. Il est venu dernièrement à Tunis où il a appelé les autorités à intensifier leurs efforts pour bloquer les flux migratoires illicites et demandant aux Tunisiens qui se trouvent illégalement en Italie de retourner dans leur pays d’origine. Rien moins que cela.

Il y a loin de la coupe aux lèvres

Mais Salvini doit se dessiller pour s’apercevoir qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, même s’il a reconnu que « la route est longue », tout en prenant acte de « l’engagement à surveiller les côtes plus efficacement, à réduire les départs et à rendre les expulsions plus rapides et plus efficaces ». « Nous travaillons avec les autorités tunisiennes pour ramener à la maison tout migrant réellement tunisien”, a-t-il dit, promettant de doter la Tunisie de deux bâtiment de la marine d’ici à octobre, avec quatre bateaux supplémentaires dans les mois à venir, ainsi que de systèmes radar. Rome a également déclaré que cela aiderait à former les forces de sécurité tunisiennes. Accessoirement, il s’est engagé à stimuler les investissements en faveur de l’emploi en Tunisie afin d’empêcher les jeunes de quitter leur pays.

Une approche ostensiblement léonine qui a vocation à imposer à la Tunisie des obligations exorbitantes moyennant une insignifiante contrepartie, alors qu’il aurait été plus dans l’ordre des choses et dans l’intérêt des autorités italiennes d’envisager le dossier de la migration dans le cadre d’un partenariat convenu qui puisse produire des effets mutuellement bénéfiques. On serait alors loin, trop loin de ce « Décret Salvini » où abondent les mesures coercitives comme la suppression de la “protection humanitaire”, le plus souvent accordée aux demandeurs d’asile, et l’allongement de la période légale de rétention administrative pour les étrangers en situation irrégulière de trois à six mois. De plus, il y est stipulé qu’un demandeur d’asile condamné en première instance verra son dossier suspendu et sera obligé de quitter le territoire outre l’introduction de la la déchéance de nationalité pour les faits de terrorisme.

Ce que Salvini ne dit pas!

D’ailleurs, la plupart des journaux italiens sont loin d’être convaincus par les mesures. Ce décret, qui “entend apporter de la sécurité en restreignant l’asile, passe à côté de la réalité”, estime le quotidien de droite Il Foglio. “La réalité, c’est que les arrivées massives de migrants ont chuté depuis longtemps, depuis le prédécesseur de Salvini, Marco Minniti”, qui a scellé un accord avec la Libye de Faiez Serraj pour qu’elle bloque les départs.

Mais ce que le ministre Salvini ne dit pas, relève, pour sa part, l’influent journal La Repubblica, c’est “qu’on ne peut pas renvoyer ceux qui arrivent sur nos côtes sans l’accord des pays d’origine. Il ne peut pas le dire, sinon tous comprendraient que son décret n’aura aucun effet sur les flux migratoires”. Pour le journal de centre gauche, ce texte est même contre-productif : en restreignant l’accès à une protection légale, il ne fera que “multiplier le nombre de clandestins. Car, au terme du délai de rétention, les migrants irréguliers (qui seront encore plus nombreux qu’actuellement) recevront, comme aujourd’hui, une simple feuille, qui ne les conduira pas à un retour volontaire, mais à la clandestinité.”

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Par la résolution 2437 (2018), adoptée ce matin à l’unanimité, le Conseil de sécurité a prorogé pour une nouvelle période de 12 mois les dispositions qu’il a prises dès 2015 contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains « ayant le territoire libyen et le large des côtes libyennes comme destination, zone de transit ou point de départ ».

Les États Membres sont donc autorisés pour une période supplémentaire d’un an à inspecter les bateaux naviguant en haute mer au large des côtes libyennes s’ils ont des motifs raisonnables de soupçonner qu’ils sont utilisés pour le trafic de migrants ou la traite d’êtres humains en provenance de la Libye.  Les États Membres peuvent saisir des navires inspectés dont ils ont la confirmation qu’ils sont utilisés à des fins de trafic ou de traite et tous les États du pavillon sont tenus de coopérer et de répondre rapidement aux demandes qui leur seraient faites. «

La France s’est félicitée du renouvellement des autorisations sur lesquelles s’appuie l’opération « EUNAVFOR MEED Sophia ».  Ce soutien unanime du Conseil à l’engagement de l’Union européenne en faveur de la paix et de la stabilité en Libye est une reconnaissance, s’est réjouie la France, du rôle important de l’opération pour désorganiser les réseaux de passeurs et sauver des dizaines de milliers de vies chaque année.  L’autorisation donnée par le Conseil est une condition essentielle qui permet à l’opération de disposer des moyens adaptés pour lutter efficacement contre le trafic de migrants en lien avec le Gouvernement d’entente nationale mené par le Premier Ministre Sarraj.

Ce texte va à l’essentiel, s’est félicité la France, tout en regrettant qu’il ne soit pas plus explicite dans le rappel des positions du Conseil sur le grave sujet des migrants, s’agissant notamment du cadre juridique international applicable en particulier les conventions internationales sur le droit de la mer, le crime international organisé et les réfugiés.

Un trop grand nombre de migrants, s’est expliquée la France, continuent de risquer leur vie pour tenter de traverser la Méditerranée, entre les mains de passeurs qui exploitent leur détresse.  Les violations des droits de l’homme auxquelles ces personnes sont exposées heurtent la conscience mondiale et ne sont pas acceptables.  Le trafic de migrants et la traite des êtres humains, a poursuivi la France, exacerbent l’instabilité en Libye, alimentent les ressorts de la prédation économique et mettent en péril les fragiles équilibres politiques.  C’est d’ailleurs pourquoi à l’initiative de la France et des partenaires européen et américain, le Conseil a adopté en juin dernier, ses premières sanctions à l’encontre de six passeurs de migrants.  Les migrants doivent être traités avec humanité et dignité et dans le plein respect de leurs droits.  Tous les États doivent s’acquitter des obligations que leur impose le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme et celui des réfugiés.  La résolution adoptée aujourd’hui, a dit retenir le Royaume-Uni, n’ajoute aucune autre obligation juridique aux trois que le Conseil de sécurité a adoptées depuis 2015.

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Le ministre du Commerce, Omar Behi, a fait savoir ce jeudi 27 septembre 2018 au cours de la tenue de la première édition du Forum économique tuniso-libyen que la valeur des exportations tunisiennes vers la Libye a atteint 700 millions de dinars (MD) en 2017.

Il a ajouté qu’il y a une série de mesures qui ont été lancées par le gouvernement tunisien afin de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Le ministre a, en outre, appelé les hommes d’affaires tunisiens et libyens présents lors de ce forum à collaborer ensemble à travers la multiplication des niches d’investissement dans les deux pays.
Behi a reconnu que le problème de la logistique freine le renforcement de la coopération tuniso-libyenne et que le gouvernement travaille d’arrache-pied en partenariat avec la Libye pour résoudre ce problème.

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Le président de TABC, Bassem Loukil, a annoncé lors de la tenue des travaux de la première édition du Forum économique tuniso-libyen que le sujet de l’investissement est important entre les deux pays, notamment depuis que de nombreuses unités hôtelières et cliniques ont fermé leurs portes vu la dégradation de la situation sécuritaire. Il a affirmé que les investisseurs tunisiens sont prêts à garantir la réouverture de ces institutions à forte valeur ajoutée .

Loukil a également signalé que les domaines de partenariat entre les deux pays concernent plusieurs secteurs, à l’instar de la santé, l’agroalimentaire, les services….

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Appel à la réouverture des lignes aériennes et maritimes entre la Tunisie et la Libye

Lors du démarrage des travaux de la première édition du forum économique tuniso-libyen ce jeudi 27 septembre 2018 à Tunis, le président du TABC Bassem loukil a appelé à la nécessité de trouver des solutions urgentes et concrètes afin de garantir la réouverture des lignes aériennes et le renforcement du trafic maritimes entre la Tunisie et la Libye.

Le président du TABC a précisé que la résolution de ce genre d’obstacle permettra ainsi de renforcer les échanges commerciaux ,l’investissement entre les deux pays.

Et d’ajouter que ce forum sera focalisé sur la diversification des domaines de partenariat dans tous les secteurs, en collaboration avec plusieurs entreprises, banques…

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Les affrontements de ces dernières semaines entre factions rivales à Tripoli, en Libye, ont fait au moins 115 morts et près de 400 blessés, a indiqué dimanche le ministère libyen de la santé. Un cessez-le-feu a été formalisé le 4 septembre, mais est resté lettre morte, rapporte “lematin”

Les violences opposent les combattants de la 7e brigade, originaires de Tarhouna, une ville située à 65 km au sud-est de la capitale, aux brigades révolutionnaires de Tripoli et à la brigade Nawasi, deux des principaux groupes armés établis dans Tripoli.

Cette 7e brigade et d’autres groupes armés opérant à l’extérieur de la capitale ont lancé à la fin août un assaut sur Tripoli. Ils revendiquent un statut officiel des autorités, indique la même source.

«Le bilan pourrait augmenter fortement du fait de l’état critique de certains blessés et parce que les combats continuent», a précisé le ministère de la santé.

Un cessez-le-feu a été formalisé le 4 septembre, mais les appels lancés par le gouvernement d’union nationale (GAN), reconnu par l’ONU, pour qu’il soit respecté sont restés lettre morte.

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La Tunisie semble partie pour maîtriser la question terroriste en s’y attelant à bras-le-corps, comme l’attestent le nombre et l’envergure des opérations dont elle a été le théâtre depuis celle de Ben Guerdane qui a marqué la fin d’un cycle. Même les craintes suscitées par le retour des Tunisiens accourus sur les champs de bataille d’Irak, de Libye et de Syrie pour rejoindre Daech et Al-Qaïda, plus que de toute autre nationalité, ne se sont pas concrétisées, selon les autorités tunisiennes, les diplomates occidentaux et les analystes régionaux, cités par le Washington Post qui consacre un article bien senti aux risques que ce retour pourraient provoquer en Tunisie.

Au lieu de cela, ajoute-t-il cependant, Daech et Al-Qaïda s’emploient à recruter une nouvelle génération d’habitants pour organiser des attaques terroristes chez eux, notamment le mois dernier près de la frontière algérienne où six gardes nationaux ont été tués.

«C’est avant tout un produit local»

«C’est avant tout un produit local», a déclaré Matt Herbert, associé chez Maharbal, une société de conseil en sécurité basée à Tunis. “La majorité des Tunisiens qui ont survécu à la Libye et à la Syrie ne sont pas revenus”.

La poursuite du recrutement local de djihadistes met en lumière les défis auxquels est confrontée la Tunisie où l’attrait idéologique de Daech d’Al-Qaïda semble avoir diminué dans de nombreuses régions du pays. Toutefois, les diplomates et les analystes estiment qu’une ère de troubles politiques, économiques et sociaux post-révolutionnaires suscite encore du ressentiment, en particulier chez les jeunes tunisiens.

«Les crises socioéconomiques sont le meilleur carburant pour l’immigration illégale ou, dans le pire des cas, pour nourrir le terrorisme», a déclaré Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie. Pour une large part, le recrutement a lieu dans les régions montagneuses pauvres du sud-ouest de la Tunisie, le long de la frontière avec l’Algérie. Bien que les extrémistes soient pour la plupart des Tunisiens, ils incluent également des Algériens, des Africains de l’Ouest et des Libyens, selon des analystes régionaux. Environ 15 à 20 Tunisiens seulement seraient des rapatriés de Libye et de Syrie.

Au moins 5 500 Tunisiens se sont rendus ces dernières années en Irak, en Libye et en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique et Al-Qaïda, selon les estimations de l’ONU.

La Tunisie, un tremplin vers l’Algérie !

Selon des analystes cités par le Washington Post, beaucoup d’extrémistes qui sont allés en Syrie et en Irak sont morts en combattant dans ces pays. Certains se cachent probablement. D’autres se sont réfugiés en Libye pour rejoindre la filiale de Daech, ou ont peut-être rejoint une branche dans le nord de la péninsule du Sinaï en Égypte. Jusqu’à 800 combattants sont rentrés en Tunisie et la grande majorité d’entre eux sont incarcérés dans tout le pays.

Les extrémistes actuellement actifs en Tunisie utilisent le pays comme base d’attaque contre l’Algérie, qui a mené une longue confrontation avec Al-Qaïda et, plus récemment, avec une nouvelle branche de Daech. «La Tunisie est le pays du recrutement», a déclaré Michael Bechir Ayari, analyste principal en Tunisie pour l’International Crisis Group. D’autres disent que la Tunisie elle-même reste une cible en raison des vues relativement libérales du gouvernement sur l’islam, les femmes et la liberté d’expression.

«Les groupes qui opèrent encore dans les montagnes à l’ouest ont beaucoup de compétences», a déclaré Matt Herbert. «Ils semblent avoir pris de l’ampleur au cours des deux dernières années. Ils ont beaucoup de résistance face aux tentatives tunisiennes de mettre fin à ce conflit. »

« La plupart des habitants de la région du Nord-ouest de la Tunisie mènent une vie extrêmement difficile et sont irrités par le gouvernement, ce qui les rendait sensibles aux appels militants », selon une source locale à Jendouba. «Ils sont malheureux et peuvent facilement être recrutés par les terroristes», a-t-elle ajouté. “Les autorités tunisiennes créent un terreau fertile pour les terroristes, soit en marginalisant les forces de sécurité, soit en marginalisant les populations économiquement.”

Radicalisation carcérale

Les analystes de la sécurité accordent une grande importance aux forces anti-terroristes formées par les États-Unis pour la collecte de renseignements, l’infiltration et le démantèlement de cellules. Mais ils sont préoccupés par les forces non spécialisées dans la lutte antiterroriste, telles que la police et les gardes-frontières, qui ont moins de formation et sont plus exposés aux tentations.

Les analystes sont également de plus en plus préoccupés par le potentiel de radicalisation des prisons en Tunisie, où de nombreux extrémistes sont détenus dans des cellules avec des criminels de droit commun.

“C’est vraiment inquiétant, car il y a une énorme population d’individus dans les prisons surpeuplées qui planifient leurs prochaines actions stratégiques chaque fois qu’ils sont libérés de prison”, a déclaré Aaron Zelin, expert des groupes djihadistes à Washington, auteur d’un livre à paraître sur l’histoire du djihadisme tunisien.

L’Etat tunisien, a-t-il ajouté, n’a pas de programmes de réadaptation ou de réinsertion adéquats pour les anciens terroristes. “Donc, s’ils sont libérés, et c’est probable, ils reviendront à leurs anciennes habitudes avec Daech ou Al-Qaïda, en fonction de leur affiliation quand ils y sont entrés.”

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« L’avenir de la Libye se décide aujourd´hui et l’UE doit jouer un rôle central dans la gestion de la crise. Si nous ne sommes pas en mesure de mener à bien cette tâche, nous laisserons le champ libre aux ambitions et aux intérêts de certains pays, tels que la Russie, l’Égypte ou les Émirats arabes unis ». C’est ce qu’a déclaré Antonio Tajani, à propos de la décision du Parlement européen de tenir un débat mardi prochain à Strasbourg sur la situation en Libye.

Selon M. Tajani, « sans un gouvernement libyen stable, capable de contrôler les frontières et le territoire, le problème des flux migratoires en provenance des côtes libyennes ne peut que s’aggraver. Le trafic d’armes et de drogue continuera également d’alimenter le terrorisme, mettant en danger la sécurité des Africains et des Européens ».

« Le pays est une poudrière prête à exploser. Les affrontements qui ont tué plus de deux cents personnes à Tripoli au cours des derniers mois – a ajouté M. Tajani – ont encore aggravé les conflits internes et, malgré l’accord visant à mettre fin à la violence, la situation reste extrêmement fragile. L’Europe doit intervenir de manière plus décisive dans cette crise, en parlant avec une seule voix, comme l’ont demandé tous les interlocuteurs libyens que j’ai rencontrés lors de mon voyage à Tripoli en juillet dernier ».

« Le débat avec les représentants de 500 millions d’Européens doit être un pas vers une approche concertée de l’UE face à cette urgence. Nous avons besoin d’une coordination plus efficace entre les États et les institutions de l’UE. Il faut que les États membres qui ne font que promouvoir leurs propres programmes nationaux, au détriment d’une approche commune et au détriment de tous les citoyens européens, fassent un pas en arrière. »

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Alors que la situation sécuritaire à Tripoli, en Libye, demeure instable et imprévisible, les Nations Unies ont obtenu un cessez-le-feu entre les parties en conflit et appelé ces dernières à épargner les populations vulnérables, notamment les migrants et les réfugiés ainsi que les personnes déplacées.

La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (UNSMIL) a annoncé la conclusion d’un accord de cessez-le-feu sous les auspices de Ghassan Salamé, le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays.

L’accord de cessez-le-feu indique que « les parties conviennent de rechercher une solution pacifique à la crise, en particulier une cessation des hostilités et un mécanisme de suivi approprié ». « Si les différentes parties démontrent un respect sincère et complet des engagements ci-dessous, le dialogue sera établi par les Nations Unies et sera consacré à discuter des dispositions de sécurité appropriées dans la capitale », précise l’accord.

Outre la cessation des hostilités, l’accord signé prévoit la protection des civils et au respect des droits de l’homme, la protection des biens public et privés et la réouverture de l’aéroport de Mitiga et de toutes les routes à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale.

Le cessez-le-feu a été conclu après la convocation par la Mission onusienne d’une réunion d’urgence sur la situation sécuritaire à Tripoli. Une réunion organisée à la demande de plusieurs parties libyennes et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et aux offres de médiation proposées par le Secrétaire général de l’ONU, souligne la mission dans un communiqué de presse.

« Aujourd’hui, il ne s’agit pas de résoudre tous les problèmes de sécurité de la capitale libyenne », a dit M. Salamé aux représentants du ministère de l’intérieur, de l’armée et des responsables de différents groupes armés présents dans et autour de Tripoli. « (La réunion) vise à s’accorder sur un cadre plus large pour aborder ces problèmes ».

« Les parties au conflit ont tiré à l’aveuglette » – (HCDH)

Depuis l’éruption des violences à Tripoli, le 26 août dernier, au moins 21 civils, dont deux femmes et deux enfants, ont été tués et 16 autres blessés, a indiqué le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

« Les parties au conflit ont tiré à l’aveuglette et ont utilisé des roquettes, des tirs de mortier et de l’artillerie lourde, dans des zones résidentielles densément peuplées », a déclaré Liz Throssell, porte-parole du HCDH, lors d’un point de presse à Genève.

La situation est particulièrement critique pour les migrants et les réfugiés se trouvant sur le territoire libyen.

« Certains des quelque 8.000 migrants détenus arbitrairement sont pris au piège dans des centres de détention situés dans des zones où des combats ont lieu, sans accès à de la nourriture ni à des traitements médicaux », a alerté Mme Throssell. « D’autres ont été libérés, mais n’ont pas pu avoir accès à la sécurité et aux services essentiels. Certains des migrants libérés des centres de détention officiels auraient été par la suite emmenés par des groupes armés et forcés de travailler pour eux ».

Le HCDH appelle toutes les parties au conflit à faciliter « l’accès immédiat, sans entrave et en toute sécurité » de l’aide humanitaire et des travailleurs humanitaires auprès des civils dans le besoin. « Nous exhortons les belligérants à respecter et à protéger le personnel impliqué dans les secours humanitaires et à cesser toutes les attaques contre les transports et les unités médicales, et à faciliter le mouvement volontaire et en toute sécurité des civils qui souhaitent quitter les zones de combats », a dit Mme Throssell.

Le HCR et le PAM apportent de la nourriture a plus de 2.450 réfugiés et migrants détenus

Dimanche, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a coordonné avec le ministère libyen de l’intérieur et le Programme alimentaire mondial (PAM) la livraison de nourriture pendant une semaine aux centres de détention gouvernementaux de Triq Al Matar et Qaser Ben Ghasheer où sont détenus 2.450 réfugiés et migrants. La distribution d’une aide supplémentaire au centre de détention d’Abu Salim, où 450 personnes sont détenues, a dû être annulée en raison de l’aggravation des affrontements dans la région.

« Nous suivons de près la situation et coordonnons notre action avec la Direction libyenne de la lutte contre les migrations illégales et les agences des Nations Unies, et nous plaidons pour que tous les réfugiés et migrants soient réinstallés dans un endroit plus sûr », a déclaré Charlie Yaxley, porte-parole pour le HCR.

L’Agence des Nations Unies pour les migrations (OIM) a également apporté de la nourriture aux migrants détenus et libérés.

Avec la poursuite des violences, « d’autres centres de détentions doivent être vidés », a dit Filiz Demir, la Coordinatrice de l’OIM pour la crise libyenne. « Nous en connaissons au moins trois qui pourraient être affectés bientôt par les violences ».

Mme Demir a indiqué que l’OIM collaborait avec des responsables consulaires pour placer les migrants qui ont été libérés en lieu sûr. « Nous travaillons avec les ambassades pour identifier et aider ceux qui ont été libérés », a-t-elle dit.

« Certaines des personnes libérées devaient être aidées dans le cadre du programme de l’OIM pour les retours volontaires », a précisé Mme Demir. « Mais avec les violences autour de l’aéroport et sur les routes, cela va être difficile ».
L’OIM porte également assistance à 1.825 familles libyennes déplacées par les violences, « certaines d’entre elles étant en quête d’abris dans les écoles ».

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Depuis quelques jours, de violents affrontements opposent des milices tripolitaines loyales au gouvernement d’union nationale à un groupe armé dans la banlieue sud de Tripoli. Des statistiques officielles rapportées par le ministère de la Santé libyen relèvent que 27 personnes ont été tuées et 91 blessées, dont la plupart sont des civils.

Par ailleurs lors des combats, quelque 400 détenus se sont évadés après une émeute dans leur prison située dans la banlieue sud de la capitale libyenne, Tripoli.

Suite à la dégradation de la situation sécuritaire et sociale, l’activiste et président de l’Observatoire Tunisien pour les Droits de l’Homme, Mustapha Abdelkebir, a appelé dans un post publié sur son compte facebook le gouvernement Chahed, la présidence de la République et l’ARP à sauver les Tunisiens détenus dans les prisons libyennes, après les derniers affrontements meurtriers entre des groupes armés rivaux.

Le défenseur des droits de l’homme a, ainsi, appelé les autorités tunisiennes à coordonner avec les organisations internationales, les responsables et tous ceux qui détiennent le pouvoir en Libye à libérer plus de 300 Tunisiens détenus dans les prisons de Tripoli.

Selon Abdelkebir, les affrontements meurtriers en Libye et le contrôle d’une vaste région dans le pays dont la prison de « Rouimi » mettraient en péril la vie de 300 Tunisiens, détenus en Libye.

« Plus de 30 femmes tunisiennes se trouvent actuellement dans les prisons libyennes alors que 40 enfants sont toujours dans des centres d’accueil », a-t-il affirmé.

Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, plusieurs Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons pour des délits qu’ils n’ont pas commis.

Les arrestations arbitraires de nos ressortissants en Libye avaient scandalisé une bonne partie de l’opinion publique, alimentant ainsi les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, victimes d’enlèvements, de torture, de maltraitance, du fait de l’absence d’un Etat digne de ce nom en Libye.

Des proches de ces détenus, démoralisés, désespérés, en sont réduits à faire des sit-in périodiques pour obtenir du gouvernement qu’il fasse la lumière sur cette sombre affaire qui discrédite la diplomatie tunisienne.

Abdelkebir avait affirmé à Africanmanager que de nombreux Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons libyennes suite à de fausses accusations. Ces détenus, qui sont issus de différentes régions du pays, étaient dans des conditions inhumaines.

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Une reprise progressive du trafic des passagers au niveau du poste frontalier de Ras Jedir est enregistrée, depuis dimanche matin, après l’annonce, samedi, de la décision unilatérale du ministre de l’Intérieur libyen de rouvrir le passage.
Les commerçants, à Ben Guerdane, espèrent que cette reprise favorise la circulation des marchandises, après une période de stagnation due à la fermeture du passage frontalier, durant plusieurs semaines.
Par ailleurs, le calme est revenu, dans la ville de Ben Guerdane, suite aux protestations qui ont éclaté, samedi, en réaction à la décision unilatérale du côté libyen de rouvrir le passage frontalier de Ras Jedir. Les manifestants ont empêché des voyageurs libyens de franchir la frontière, avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour débloquer le passage.

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Le seul aéroport en service à Tripoli a annoncé vendredi 31 août au soir la suspension de tous les vols en raison des combats près de la capitale libyenne.

Au moins 39 personnes ont été tuées, et une centaine d’autres blessées, pour la plupart des civils, en cinq jours d’affrontements entre milices rivales dans les quartiers sud de Tripoli, d’après un nouveau bilan du ministère de la santé publié vendredi soir.

Les combats ont marqué une pause dans la journée de jeudi à la suite d’un accord de cessez-le-feu, avant de reprendre dans la soirée. Les affrontements à l’arme lourde se sont poursuivis vendredi de façon intermittente.

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D’après l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), au cours des trois derniers jours, la vie des Libyens, des réfugiés et des migrants déjà particulièrement vulnérables est gravement menacée du fait de combats dans Tripoli. MSF n’a de cesse de dire que la Libye ne peut être considérée comme un pays sûr, et que les gouvernements européens doivent prendre leurs responsabilités pour venir en aide aux personnes extrêmes vulnérables qui sont bloquées en Libye.

Le dimanche 26 août 2018, un conflit a éclaté entre des groupes armés rivaux à Tripoli. Des tirs d’artillerie lourde dans des zones résidentielles ont causé un nombre encore indéterminé de blessés et de morts. La situation extrêmement précaire des quelques 8 000 réfugiés, demandeurs d’asile et migrants coincés et détenus arbitrairement dans les centres de détention de la ville est d’autant plus menacée par ce conflit. Après le début des violences dimanche, certains ont été pris au piège, bloqués pendant deux jours dans la zone des bombardements, et sans aucun accès à la nourriture. D’autres qui ont été relâchés, n’ont eu d’autres choix que de courir pour sauver leur vie, espérant ne pas être pris dans les tirs croisés et atteindre d’autres quartiers de Tripoli.

D’après Ibrahim Younis, chef de mission MSF en Libye : « Ces combats démontrent que la Libye n’est pas un endroit sûr pour les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. Beaucoup de personnes ont fui des pays en guerre ou passé des mois dans des conditions terribles, retenues captives par des trafiquants, avant d’être enfermées dans ces centres de détention. Ce sont des individus extrêmement vulnérables, et maintenant ils se retrouvent pris au piège de combats, sans aucune possibilité de s’échapper. En premier lieu, ils ne devraient pas être retenus prisonniers simplement parce qu’ils cherchent un asile ou une vie meilleure. Ils doivent être immédiatement relâchés et évacués vers un pays où ils pourront être en sécurité. »

Depuis le début des combats, à l’intérieur et à l’extérieur des centres de détention, les besoins humanitaires, déjà alarmants, ont encore empiré. Les équipes MSF fournissent des consultations médicales, distribuent de la nourriture, des suppléments nutritionnels et de l’eau à une partie des personnes qui se trouvent encore en centres de détention. MSF ainsi que d’autres acteurs humanitaires ont toutefois un accès très limité à d’autres personnes ayant besoin d’assistance. Les communautés libyennes dans et autour de Tripoli sont également affectées par ces combats et ont des difficultés pour accéder aux soins de santé.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, près de la moitié des personnes bloquées dans les centres de détentions sont des réfugiés fuyant des zones de conflit, comme l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie et le Soudan. Tandis qu’ils sont en droit de recevoir une protection internationale en vertu du droit international, les autorités libyennes, les gouvernements d’Etats sûrs et les Nations unies ont échoué à mettre en place un mécanisme pour traiter ces demandes d’asile. Les Etats européens mettent au contraire en œuvre des mesures pour empêcher les demandeurs d’asile de quitter la Libye.

Parmi ces mesures, le soutien européen aux garde-côtes libyens permet d’empêcher les traversées de la Méditerranée en interceptant les gens en mer et en les ramenant sur les rives libyennes. La grande majorité des personnes qui se trouvent en ce moment dans les centres de détention ont été interceptées en mer et ramenées en Libye. De telles pratiques ont aggravé la surpopulation dans les centres de détention de Tripoli, et les conditions déjà épouvantables dans lesquelles les détenus y sont entassés.  La détérioration observée au cours des derniers mois a des conséquences sur l’état de santé physique et psychologique des personnes détenues dans des conditions d’hygiène déplorables et avec un accès limité à l’eau et à des soins de santé.

Présente depuis 2011 dans le pays, MSF travaille dans les centres de détention de Tripoli depuis 2016, en fournissant des soins de santé primaire, du soutien psychologique et des services pour améliorer l’accès à l’eau et l’assainissement. MSF est la seule organisation qui réalise des références pour les urgences médicales pour les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile dans les centres de détention. MSF travaille également dans les centres de détention de Khoms, Zliten, Misrata et gère des activités médicales à Bani Walid.

MSF appelle les gouvernements européens à reconnaître que la Libye n’est pas un endroit sûr. Il faut faire plus pour venir en aide aux personnes qui y sont bloquées et surtout leur permettre d’en sortir.

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 ” La situation sur les frontières maritimes et terrestres est stable “, a déclaré jeudi le ministre de la Défense nationale, Abdelkarim Zbidi.

” En dépit de la situation sécuritaire difficile en Libye, la situation sur les frontières maritimes et terrestres est stable “, a-t-il rassuré lors d’une visite d’inspection aux unités militaires déployées à Zarzis et Ben Guerdane du gouvernorat de Médenine.

” A la faveur de la parfaite coordination avec les autorités algériennes, la situation sur les frontières tuniso-algériennes est aussi sous contrôle,”, s’est félicité Zbidi, faisant état, à ce propos, d’une étroite coordination avec l’Algérie notamment sur les hauteurs ouest du pays.

Dans le même contexte, le ministre de la Défense s’est déclaré satisfait des résultats du système de surveillance électronique des frontières six mois après son entrée en service, faisant remarquer que ce système a contribué à anticiper les menaces terroristes et à repousser le danger.

Selon Zbidi, un autre système de surveillance mobile est en cours d’installation sur la ligne frontalière reliant Ben Guerdane à Dehiba. Ce système sera opérationnel fin novembre prochain.
Il a également annoncé le démarrage, à partir de 2019, d’un autre système de surveillance électronique fixe, faisant remarquer que ce système sera fin prêt en 2020.

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La sélection algérienne de football des moins de 17 ans (U17) a fait match nul 1-1 , mardi au stade olympique de Sousse face a son homologue libyenne , pour le compte de la troisième et dernière journée du tournoi de l’UNAF qualificatif pour la Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 prévue en Tanzanie .
Le seul billet qualificatif mis en jeu a été décroché par le Maroc,
vainqueur face à la Tunisie (1-0) à Monastir. Les Marocains ont réussi un parcours sans faute en
s’imposant également face à l’Algérie (5-2) et la Libye (1-0).
Résultats complets :
1re journée :
Algérie – Maroc 2-5
Tunisie – Libye 1-0
2e journée :
Algérie-Tunisie 2-0
Maroc-Libye 1-0
3e journée :
Algérie – Libye 1-1
Maroc – Tunisie 1-0
Classement : Pts J
1- Maroc 9 3
2- Algérie 4 3
3- Tunisie 3 3
4- Libye 1 3

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Le poste frontière de Dhéhiba-Wazen, dans le gouvernorat de Tataouine, connaît un grand encombrement. Une file d’attente s’étendant sur environ 1 km s’est formée, depuis quelques jours, de part et d’autre du passage frontalier.
Quotidiennement, plus de trois mille voyageurs traversent la frontière, le triple du flux habituel, car le poste de Dhéhiba reste l’unique passage vers la Libye. Le terminal de Ras Jedir (gouvernorat de Médenine) étant bloqué, depuis près d’un mois, par un sit-in observé par des commerçants de Ben Guerdane qui protestent contre la surtaxe imposée par la Libye sur leur marchandise.
Pour fluidifier le trafic au passage frontalier de Dhéhiba, les services douaniers ont installé un scanner spécial camions poids lourds. Deux autres scanners existent, déjà, l’un destiné aux passagers et l’autre aux véhicules.
Le nouveau terminal, en cours de construction, devra faciliter, encore plus, le passage à la frontière. Il sera doté de 16 couloirs équipés de moyens technologiques les plus modernes. Les travaux enregistrent un taux d’avancement de 70%, pour un coût global de 16 millions de dinars.

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Nouh Abdassayed, président de l’Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution de la Libye, a annoncé dimanche 29 juillet 2018, sa démission, à la veille d’un vote du parlement établi dans l’est de la Libye sur la loi relative au référendum constitutionnel.

“J’annonce que je n’ai plus ni le désir ni la capacité de continuer mon travail auprès de l’Assemblée constituante, que ce soit comme président ou comme simple membre”, a déclaré M. Abdassayed dans une lettre adressée à l’assemblée.

“Je n’assumerai plus cette position, ni ne travaillerai à ce projet à partir de maintenant”, a-t-il affirmé, sans mentionner aucun motif pour justifier sa démission.

M. Abdassayed a précisé qu’il n’appartenait à aucun parti, groupe ou organisation, et qu’il “n’avait pas trahi la Libye”.

Cette démission survient à la veille d’un vote du parlement sur la loi relative au référendum qui doit être organisé pour adopter une nouvelle constitution libyenne.

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Les agents de l’unité nationale de lutte contre les crimes terroristes et des crimes organisés relevant de la direction générale des unités spécialisées de la sûreté nationale d’El Gorjani ont démantelé, mercredi 18 juillet 2018, un réseau spécialisé dans la contrebande de métaux précieux (argent), indique un communiqué du ministère de l’Intérieur. Trois membres de ce réseau ont été arrêtés.

Ils importaient illégalement de l’argent de Turquie, pour le transférer en Libye avant de le transférer illégalement en Tunisie et de tenter de l’introduire dans le réseau légal de distribution.

Lors de cette opération, 45 kg de métal d’argent et 92.500 dinars ont été saisis, en plus de trois voitures et quatre téléphones portables.

Une enquête a été ouverte sur l’affaire.

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a vente de carburants de contrebande venant de la Libye sur les routes principales dans les différentes régions du pays est très répandue.

Selon les experts en économie, ce phénomène menace l’économie tunisienne et induit de graves conséquences sur le fonctionnement et les activités des stations-services lesquelles ont, à maintes reprises, observé des sit-in pour protester contre la prolifération de ce fléau.

Les réseaux de contrebande ont prospéré depuis 2012, date de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Ils sont souvent impliqués dans plusieurs types de contrebande, réalisant d’énormes profits grâce aux ventes illicites de carburant.

Le carburant libyen de contrebande couvre 40 % de la consommation

Le président de la commission libyenne chargée de « la crise du carburant et du gaz » Miled al Hajrassi, a déclaré, dans une déclaration rapportée par “Roussia El Yaoum” que le carburant libyen de contrebande couvrirait 40 % de la consommation du marché local tunisien.

Selon ses déclarations, les pertes sont estimées à un milliard de dollars depuis le début de la campagne de lutte contre la contrebande de carburant.

Le responsable libyen a en outre indiqué que les plus gros canaux de passage des produits de contrebande sont les postes frontaliers de Ras Jedir et de Dhehiba-Wazen, par lesquels passent les produits alimentaires subventionnés vers la Libye, et le carburant vers la Tunisie.

A vrai dire, la Tunisie fait face, aujourd’hui, à un danger réel sous la forme d’une prolifération de la contrebande. Au point que le Sud tunisien est devenu la colonne vertébrale de l’économie informelle du pays.

La Libye étant, comme beaucoup de pays producteurs de pétrole, importatrice de produits raffinés, des milices libyennes essaient de faire transiter par la frontière tunisienne le carburant dont elle a besoin pour se battre contre les rebelles.

Les forces armées tunisiennes mènent des inspections dans les stations-services du sud de la Tunisie, comme à Tataouine, Ben Gardane et Remada, de sorte qu’aucun Tunisien ou Libyen ne puisse se servir de quantités importantes.

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