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La France est montée au front suite aux horribles images des migrants subsahariens en Libye pris en otage par des trafiquants et vendus comme du bétail. Paris, après avoir dénoncé l’inqualifiable, a saisi l’ONU pour une réunion en urgence et une enquête internationale sur les trafics humains en Libye.

Ce qui a été révélé, au-delà de ce que nous avons pu dire et ce que nous connaissons de la situation en Libye, relève bien de la traite des êtres humains. C’est un crime contre l’humanité, c’est une des formes de trafic les plus rentables et qui nourrit les délinquances les plus graves et pour partie des réseaux terroristes. La dénonciation par la France a été immédiate et sans appel”, a déclaré hier mercredi 22 novembre 2017 le président français, Emmanuel Macron, rapporte Franceinfo.

Voilà, encore une fois c’est cette France que certains activistes indexent comme le colon, le “suceur du sang de l’Afrique”, l’éternel spoliateur du continent noir qui va défendre les Africains, à la plus haute tribune du monde. Cette France que Sémi Kaba, qui avait organisé la marche à Paris le 18 novembre 2017 pour dénoncer ces horreurs en Libye, indexe comme le responsable de tous les malheurs des Africains, allant jusqu’à brûler publiquement un billet de Franc CFA, symbole, à ses yeux, du néocolonialisme. Et bien les présidents africains devront, une fois de plus, jouer les seconds couteaux, ravaler leur fierté, ou le peu qui en reste, et guetter, comme il est de coutume, le téléphone pour savoir ce dont l’initiative de Macron à l’ONU allait accoucher. Des chefs d’Etat dont le silence assourdissant aux premières heures, et même après, du scandale des marchés d’esclaves en Libye résonne encore. Des présidents très embarrassés par cette patate chaude, pétrifiés et étrangement paralysés, mis à part de timides, insignifiants et rarissimes rappels de leurs ambassadeurs en poste en Libye… pour consultation et autres effets de manche qui ne remuent plus personne.

La star ivoirienne Alpha Blondy avait diffusé une vidéo au vitriol dénonçant l’inaction des chefs d’Etats africains face à l’ignominie libyenne, chose qu’il faisait copieusement dans ses chansons. La sortie de Macron, dont il faut, tout de même, se féliciter – c’est toujours mieux que le silence sidérant des leaders africains -, n’en restera pas moins un affront pour l’Afrique. Une honte qu’il faudra boire. Une fois de plus. En attendant d’autres camouflets…

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La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR au Niger, a annoncé l’AFP, ce lundi 20 novembre 2017.

Ces réfugiés, arrivés à Niamey, au Niger, le 11 novembre, devraient gagner la France au plus tard en janvier. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies.

Il s’agit d’un groupe de 25 personnes, Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, et comprenant 15 femmes et quatre enfants, au terme de cette mission qui a également permis d’entendre 47 réfugiés vivant actuellement au Niger.

D’après la même source, le HCR avait présenté à l’Ofpra une liste de personnes repérées pour leur besoin de protection et celles qui seront retenues, après une évaluation sécuritaire, obtiendront le statut de réfugié très rapidement après leur arrivée en France.

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Quand un Etat et ses institutions sombrent, tout suit :  la raison, les droits humains, la morale, les vertus, la bienséance… De ce point de vue la Libye, dont l’instabilité et le chaos inquiètent et même terrifient ses voisins – la Tunisie en premier -, et préoccupent la France, l’Union africaine, l’ONU, a touché le fond en exhumant une ignominie que l’Humanité croyait définitivement enterrée : Les marchés aux esclaves. En 2017, en Libye, des personnes profitent de la détresse des migrants clandestins, coincés sur le territoire par les nouvelles barrières érigées par l’Union européenne, pour organiser un horrible commerce où des individus, dont des Sénégalais, sont cédés pour cent cinquante mille francs (150.000 F CFA). Le scandale est parti d’une vidéo plus qu’explicite de la chaine américaine CNN. Et depuis c’est la déferlante, en Afrique, en Europe… Cette horreur d’un autre temps a fait sortir de leurs gonds des stars de la musique, des activistes de la société civile, qui vont battre le pavé cet après midi à Paris, devant l’ambassade libyenne, pour crier leur indignation. Les déflagrations sont arrivées jusqu’au gouvernement sénégalais, qui a pondu un communiqué pour apostropher les libyennes et dire sa révolte.

Moussa Touré, cinéaste sénégalais, s’est confié à Sénégo. «Je ne comprends pas le silence de nos autorités, des présidents africains qui passent tout leur temps à parler de choses qui n’ont rien à voir avec ce drame au quotidien. Comment peut-on vendre des êtres en 2017, dans un pays africain au vu et su de tous les présidents?
Il faut qu’ils prennent leurs responsabilités en allant chercher ces gosses qui sont nos fils. J’en ai rencontré un, qui est sénégalais à la frontière du Mali qui, via sa famille a payé une rançon de 600.000 F CFA pour être libéré. D’ailleurs, je suis en train de préparer un film sur l’esclavage arabo-musulman», assène le cinéaste.

La méga star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy, y est allée de sa vidéo pour dénoncer ces crimes contre l’humanité, interpeler les leaders africains et appeler à la mobilisation devant toutes les ambassades libyennes du continent africain pour demander la libération de tous «les captifs».

Même son de cloche chez le chanteur sénégalais connu dans le monde entier, Youssou Ndour, qui est intervenu sur RFI.

L’activiste Kémi Seba, qui s’était illustré dernièrement par sa croisade contre la néo colonisation symbolisée, à ses yeux, par le Franc CFA encore présent en Afrique et l’animateur de RFI Claudy Siar ont appelé à participer massivement à la manifestation de ce samedi 18 novembre 2017 devant l’ambassade de la Libye à Paris, organisée par le Collectif  contre l’esclavage et les camps de concentration en Libye et Urgences panafricanistes.
«Rdv ce Samedi devant l’ambassade de Libye à 14h à PARIS pour toutes celles et ceux qui peuvent y aller. Revenu fraîchement du Bénin, nous y serons aux côtés de beaucoup d’autres. Beaucoup de choses à dire….ET A FAIRE…A DEMAIN. Et pour toutes celles et ceux qui ne seront pas sur Paris demain. Rdv devant l’ambassade de Libye la plus proche de chez vous“, a écrit Kémi Seba sur sa page Facebook.

«Le gouvernement de la République du Sénégal a appris avec une vive indignation la vente sur le territoire libyen de migrants originaires d’Afrique subsaharienne.

Le gouvernement de la République du Sénégal dénonce avec vigueur et condamne de la manière la plus ferme ce trafic d’êtres humains qui constitue une grave offense à la conscience de l’humanité.

Le Sénégal engage les autorités libyennes compétentes, ainsi que l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies, à diligenter sans délai une enquête sur cette pratique d’un autre âge afin que toutes les dispositions soient prises pour y mettre fin», dit le communiqué du gouvernement sénégalais.

Cette affaire remonte à avril 2017 et avait déjà été ébruitée par la presse, mais les autorités de Tripoli avaient pu mettre le couvert. L’été dernier, CNN reçoit une vidéo contenant ces scènes ahurissantes, mais le film était de mauvaise qualité. La chaine décide alors de descendre sur le terrain pour se faire une nette idée sur la question, avec une caméra planquée. Et la stupeur et tremblements ! Après le tolet planétaire provoqué par leur film, publié le 15 novembre 2017, les autorités libyennes ne pourront plus mettre ce dossier sous le tapis. D’ailleurs l’ONU est montée au front pour condamner, exiger une enquête et des mesures, Tripoli a promis une réponse rapide. Après il va falloir s’expliquer devant les partenaires africains, qui se démènent pourtant pour extirper la Libye des difficultés dans lesquelles elle se débat depuis la disparition de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011…

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«Des restes de cadavres de terroristes de Daech ont été stockés l’année dernière dans une rangée de conteneurs réfrigérés dans la ville libyenne de Misrata, en attendant une décision finale sur leur sort». C’est ce que rapporte le site «Daily Sabah» qui citait l’agence France Presse. Et la même source de préciser que «environ 700 corps ont été logés à la morgue improvisée depuis que les terroristes de Daech ont été expulsés en décembre 2016 de la ville côtière de Syrte qui avait été leur bastion en Libye». Et d’ajouter encore que «sur la base des documents trouvés sur les corps, la plupart des militants morts sont venus de Tunisie, d’Egypte et du Soudan, avec certains de Libye, mais aucune famille n’est venue à Misrata pour les réclamer, selon un certain Ali Tuwaileb qui est responsable de cette morgue improvisée”.

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Passe d’armes entre le ministre britannique des Affaires étrangères, le bouillant Boris Johnson et des députés du Parlement de l’Est de la Libye. Johnson, qui n’a pas sa langue dans sa poche, c’est notoire, a eu la mauvaise idée de suggérer aux Libyens de ramasser les cadavres avant de songer à développer leur pays. Propos qui ont provoqué l’ire des parlementaires de l’Est, qui exigent ce jeudi 05 octobre 2017 des excuses formelles de la part du chef de la diplomatie britannique…

Ce dernier, qui a pris la parole mardi dernier devant le congrès du Parti conservateur, a évoqué un “projet brillant” d’investisseurs britanniques pour faire de la ville libyenne de Syrte un “nouveau Dubaï” mais à condition, a-t-il ajouté, que les Libyens s’attaquent au problème des cadavres qui peuplent les rues, rapporte l’agence Reuters. Cette sortie a valu à Johnson des ennuis dans son pays, en effet des appels à la démission ont fusé du côté de l’opposition travailliste. Acculé, le ministre a dû indiquer qu’il parlait des dépouilles piégées laissées par Daech lors de l’offensive qui a permis de reprendre Syrte en 2016. Rien n’y fait, ces explications ne passent pas. Les élus de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, le Parlement installé dans l’est de la Libye depuis qu’un groupe rival l’a obligé à fuir la capitale, Tripoli, en 2014, demande “une clarification de la Première ministre britannique et des excuses au peuple libyen“, lit-on dans une déclaration publiée ce jeudi.

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C’est Ghassan Salamé, le délégué spécial de l’ONU pour la Libye, qui l’a dit : «les élections, qui sont le point d’arrivée du processus, doivent être ouvertes à tout le monde (…) Cela peut inclure Saïf al-Islam [Kadhafi]» et, de fait, tous les ex-dignitaires du régime balayé par le soulèvement populaire de 2011…

Seuls les extrémistes islamistes sont hors course, ajoute Ghassan Salamé, qui formule par ailleurs le voeu de voir l’ensemble des initiatives diplomatiques “parallèles” dans cette crise entrer dans le giron de l’ONU, rapporte l’Agence Ecofin.
Ce message s’adresse certainement à la France, qui s’est dernièrement illustrée par la rencontre du 26 juillet 2017 qui avait réuni autour de la même table les deux principaux protagonistes de la scène libyenne, le maréchal Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, à la tête du gouvernement dit d’union nationale. Cette initiative en solo avait été beaucoup reprochée, par l’Union africaine (UA), au président français, Emmanuel Macron. Salamé doit penser aussi à l’UA, qui s’apprête à organiser, en partenariat avec la France, une Conférence nationale interlibyenne.

Face au casse-tête de la Libye, l’ONU a donc revu ses ambitions à la baisse et ne verrait pas d’un mauvais oeil, in fine, le retour des khadafistes. Haftar est certes l’homme fort de l’Est libyen mais cela ne suffira pas à asseoir sa légitimité sur tout le territoire, et encore moins lui faire gagner, tout seul, les élections. Même problématique du côté du camp d’al-Sarraj, incapable ne serait-ce que de sécuriser le pays. Le tabou – le retour des kadhafistes dans le jeu – sera certainement abordé lors de la rencontre de Tunis, première étape de la feuille de route de l’ONU…

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La France, qui a déjà réussi le tour de force de réunir autour de la même table le “maitre de l’Est libyen, le maréchal Kahlifa Haftar et le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, n’a pas l’intention de baisser le rythme. Cette fois il s’agit, carrément, selon Jeune Afrique, d’organiser une conférence nationale interlibyenne et ce, avant fin 2017, mais en associant l’Union africaine. Cette dernière avait manifesté sa mauvaise humeur au mini-sommet du comité de haut niveau de l’UA de Kintélé, au Congo, le 9 septembre 2017, suite à l’initiative en solo de Paris, le 26 juillet dernier. Alors l’exécutif français fait les choses différemment désormais…

La magazine africain rapporte que Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, qui a beaucoup d’amis en Afrique, a appelé le président congolais, Denis Sassou Nguesso, le 13 septembre 2017, pour lui donner tous les détails de sa visite en Libye les 4 et 5 de ce mois.
A souligner que l’idée d’organiser cette rencontre a été soumise par l’UA, la France en agissant de la sorte apaise les tensions et montre clairement que les choses se passeront dorénavant sur le continent. Du moins dans la forme, et c’est bigrement important pour les leaders africains !

Aucune indication pour le moment sur le lieu de ce rendez-vous, où on annonce près de 800 délégués. Ce qu’on sait c’est qu’il y a une pléthore de candidatures : Addis-Abeba, en Ethiopie, le président sénégalais le verrait bien à Dakar et le chef de l’Etat français à Monaco… Une chose est sûre : C’est une réunion de la plus haute importance car Paris tient à ce que les Libyens aillent aux élections au premier semestre de 2018 et que l’équipe de Fayez al-Sarraj, qui a le plus grand mal à tenir le pays, déguerpisse après le délai de deux ans fixé par l’ONU, le 17 décembre 2017.

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Recevant lundi le maréchal Khalifa Haftar, le président de la République, Béji Caïd Essebsi a réaffirmé le souci de la Tunisie de ne pas s’ingérer dans les affaires internes de la Libye et de se tenir à égale distance des différents acteurs libyens.
Tout en rappelant les fondements et les objectifs de l’initiative tunisienne en faveur du règlement de la crise en Libye et à laquelle ont adhéré l’Algérie et l’Egypte, Caïd Essebsi a tenu à préciser que la Tunisie et les pays voisins se contentent uniquement de faciliter le dialogue et d’encourager les composantes du peuple libyen, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies (ONU), à s’asseoir à la table des négociations pour mettre un terme à crise qui secoue le pays et entamer la mise en œuvre du processus politique.
” La stabilité de la Libye est la condition sine qua non pour la stabilité de la Tunisie “, a souligné Caïd Essebsi, appelant les différents acteurs libyens à transcender les conflits et à faire prévaloir le dialogue et la réconciliation pour aller de l’avant dans la construction de l’Etat, et l’installation de ses institutions, dans le droit-fil de la consolidation des attributs de la sécurité et de la stabilité en Libye et dans la région toute entière.
A cette occasion, le chef de l’Etat a mis en évidence les relations historiques et séculaires établies entre la Tunisie et la Libye et les liens de fraternité unissant les deux peuples frères, mettant l’accent sur l’interdépendance des intérêts entre les deux pays dans tous les domaines.
Au cours de cette rencontre, le maréchal Khalifa Haftar a salué le rôle de la Tunisie et son engagement continu à se tenir aux côtés du peuple libyen et à le soutenir en ces circonstances délicates, particulièrement dans sa lutte contre le terrorisme.
Il a également tenu à rendre hommage au président de la République pour ses efforts et son souci contant de pousser vers un règlement de la crise en Libye.
Au cours de l’entrevue, le maréchal Haftar a présenté à l’intention du chef de l’Etat un aperçu des développements dans la région et des résultats des concertations sur les moyens de rétablir la paix et la stabilité en Libye.
Selon un communiqué de la présidence de la République, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts tunisiens en faveur du rapprochement des vues entre les protagonistes libyens pour un règlement politique global de la crise en Libye.

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Quelque 170 migrants soudanais illégaux, qui se trouvaient dans des centres de rétention à Tripoli, ont été rapatriés  vers leur pays selon l’AFP.

C’est le premier voyage de migrants clandestins d’origine soudanaise, nous les emmènerons à l’aéroport de Mitiga vers un avion privé mis à disposition par l’organisation internationale pour les migrations (OIM), qui les conduira dans leur pays d’origine, à Khartoum.

Cette opération de rapatriement volontaire est le fruit d‘échanges avec les ambassades des pays d’origine de ces migrants qui viennent en grande majorité d’Afrique subsaharienne et d’Afrique de l’Ouest.

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Le géant mondial de l’agroalimentaire et son embouteilleur, African Bottling Operations, ont contribué à hauteur de 250.000 dollars américains au programme alimentaire mondiale des Nations Unies (WFP) pour fournir une aide aux milliers de Libyens qui font face à l’insécurité alimentaire.

«Nous voulons apporter notre contribution pour alléger la situation des personnes dans le besoin en Libye et dans le monde. PepsiCo se concentre sur son plan stratégique «Performance with Purpose», qui prévoit une croissance durable sur le long tout en laissant un impact positif sur la société et l’environnement», a déclaré Omar Farid, président de PepsiCo Moyen-Orient et Afrique du Nord. «PepsiCo s’est associé au Programme alimentaire mondial des Nations Unies depuis près d’une décennie. Cela représente une composante essentielle de notre engagement à aider les communautés dans le besoin. Un travail considérable qui peut encore être fait pour apporter un soutien plus important à ceux qui en ont besoin et, comme dans notre participation à la Coalition mondiale pour les interventions d’urgence, nous encourageons tout le monde à élargir son soutien pour mettre fin à la faim dans le monde».

«Plus d’un million de personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire en Libye», a déclaré Wagdi Othman, Directeur de la WFP en Libye. «Avec la hausse de l’insécurité alimentaire, les gens doivent souvent recourir à des repastronqués, à retirerleurs enfants de l’école ou à réduire leurs frais de santé. Cette contribution temporaire de PepsiCo et de son partenaire, African Bottling Operations, est une étape essentielle pour atténuer l’aggravation des pénuries alimentaires touchant de nombreuses familles vulnérables.»

WFP utilisera le don humanitaire de PepsiCo et African Bottling Operations pour fournir des rations alimentaires à plus de 17 000 personnes en Libye. Chaque ration est suffisante pour une famille de cinq personnes avec son approvisionnement en riz, pâtes, farine de blé, piqures, huile végétale, sucre et tomate.

En 2017, WFP prévoit d’aider 175.000 Libyens affectés par l’insécurité alimentaire. La priorité est accordée aux familles les plus vulnérables, en particulier les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les rapatriés et les réfugiés, ainsi que les ménages de mères célibataires sans emploi.

La situation humanitaire en Libye continue de se détériorer en raison de l’instabilité, de la perturbation des marchés et de la production alimentaire locale. Cela a un impact négatif sur les moyens de subsistance des familles et leur capacité à répondre à leurs besoins fondamentaux, y compris alimentaires.

WFP a d’urgence besoin d’un budget de 8,7 millions de dollars pour poursuivre son aide alimentaire en Libye pour les six prochains mois. Bien que ces insécurités entravent les opérations du WFP, son plus grand défi reste le manque de financement.

PepsiCo et la Fondation PepsiCo sont partenaires du Programme alimentaire mondial (WFP) depuis 2008 à travers des initiatives qui sont en harmonie avec les objectifs du plan Performance with Purpose et la mission Zero faim du WFP. Les domaines de partenariat comprennent l’amélioration de la disponibilité d’une alimentation abordable; fournir des repas nutritifs aux enfants vulnérables, soutenir les efforts de secours des sinistres du WFP dans le monde entier; fournir une expertise technique et de supply chain pour aider le WFP à atteindre les plus hauts standards de fonctionnement et d’efficacité et encourager les employés à lever des fonds pour fournir des repas scolaires.

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Une douzaine de jeunes tunisiens enlevés lundi par des éléments appartenant aux brigades libyennes de Nalout ont été libérés mardi soir, annonce une source sécuritaire au correspondant de l’agence Tap dans la région.
Les membres de ce groupe revendiquaient la libération d’un citoyen libyen arrêté la semaine dernière par une patrouille militaire tunisienne dans la zone tampon de Dhehiba, a ajouté la même source.
Selon la même source, les brigades de Nalout ont bien traité les Tunisiens durant la période de leur enlèvement. Ces derniers sont des contrebandiers de carburants originaires de la ville de Dhehiba.
La même source a précisé que le passage frontalier a été fermé pendant une courte période par mesure de précaution, soulignant que les responsables au poste frontalier du coté tunisien ont de bonnes relations de coopération avec leurs homologues du coté libyen (Ouazen) ce qui a facilité les négociations entre les deux parties.
Les douze Tunisiens ont été enlevés mardi par des éléments appartenant aux brigades de Nalout, près de la zone tampon “El Manzla” au niveau de la frontière tuniso-libyenne, rappelle-t-on.
Dans un communiqué publié, le 8 septembre courant, le ministère de la Défense nationale avait indiqué qu’un individu armé de kalachnikov a été interpellé dans la zone militaire tampon d’El Manzla (Jenine). Il avait en sa possession deux chargeurs et 38 cartouches et ne détenait aucun papier d’identité.
L’individu en question a déclaré être de nationalité libyenne et âgé de 24 ans. Il a, en outre, avoué que trois autres personnes qui l’accompagnaient avaient pris la fuite vers le territoire libyen, après avoir livré à un trafiquant tunisien un véhicule chargé de 6000 litres de carburant de contrebande.

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Les agents du poste-frontière avancé de la garde nationale à Menzla (délégation de Dhehiba du gouvernorat de Tataouine) ont repéré samedi à 21h, “une voiture non identifiée arrivant du territoire libyen et qui s’est approchée du tracé des frontières tuniso-libyennes, à proximité de leur poste”, a indiqué à la TAP, le colonel Khalifa Chibani, porte-parole officiel de la direction générale de la garde nationale.

Il a par ailleurs précisé que “des tirs de semonce ont été lancés par les agents de la Garde nationale et la voiture a rebroussé chemin et a fui à l’intérieur du territoire libyen” a-t-il ajouté.

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Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu en audience mercredi au palais de Carthage le ministre congolais des Affaires étrangères et de la coopération, Jean-Claude Gakosso, envoyé spécial du président congolais Denis Sassou-Nguesso.
A L’issue de l’audience, le chef de la diplomatie congolaise a déclaré qu’il était porteur d’un message écrit du président congolais Denis Sassou-Nguesso au président Béji Caïd Essebsi l’invitant à participer au Sommet des pays membres du comité de l’Union africaine de haut niveau sur la Libye prévu le 9 septembre à Brazzaville.
Au cours de l’audience, le chef de l’Etat s’est dit préoccupé par l’évolution de la situation en Libye, évoquant l’initiative tripartite proposée par la Tunisie pour la résolution de la crise libyenne. Il a, à cet égard, souligné l’importance de rétablir rapidement la stabilité et la cohésion en Libye, afin d’éviter à ce pays frère de s’enliser davantage. Il s’agit, a-t-il dit, de trouver un règlement politique global qui ferait l’objet d’un consensus politique entre les différents protagonistes libyens sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Cité dans un communiqué de la présidence de la République, Béji Caïd Essebsi a insisté sur la nécessité de parfaire la coordination des positions et des initiatives au sein de l’Union africaine (UA) pour débloquer la situation, garantir l’efficacité des actions entreprises et éviter la dispersion des efforts qui pourrait envenimer la situation dans ce pays voisin.

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Les hôpitaux de Libye manquent de fournitures médicales alors même qu’ils doivent prendre en charge un nombre accru de blessés et de malades. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a donc de nouveau offert du matériel et des médicaments indispensables à des établissements du pays.

L’hôpital Al-Wahda de Derna, le centre de traumatologie Al-Jalaa de Benghazi et la polyclinique d’Ajaylat ont tous trois bénéficié d’une distribution de fournitures médicales au cours des deux dernières semaines.

« En Libye, les professionnels de la santé ont de plus en plus de mal à traiter les patients à cause des pénuries », indique Karl Mattli, chef de la délégation du CICR en Libye. « Or il est crucial que les médecins disposent du matériel dont ils ont besoin pour faire leur travail et sauver des vies. »

Depuis le début de l’année, le CICR a distribué 60 tonnes de secours médicaux essentiels à une trentaine d’hôpitaux et de structures de santé dans tout le pays, confronté à des difficultés économiques. Cette assistance comprend des anesthésiques, des pansements, des médicaments, du matériel d’injection et de suture, des produits stérilisants et du matériel chirurgical.

La récente livraison de fournitures médicales à l’hôpital Al-Wahda de Derna a été effectuée avec l’autorisation des parties au conflit. On ne peut d’ailleurs que se réjouir du libre passage accordé aux secours médicaux dans des zones de conflit.

Le CICR est toutefois vivement préoccupé par la perturbation des services publics et la détérioration de l’infrastructure en Libye, causées par un manque d’entretien et d’attention.

« On observe une dégradation dans les domaines de la santé publique, de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau potable, qui se répercute sur les conditions de vie des habitants du pays », explique M. Mattli. « Les conséquences pour la santé des populations sont particulièrement inquiétantes. Nous espérons que ces services publics seront préservés de sorte que la société dans son ensemble puisse vivre en sécurité et en bonne santé. »

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Le président de l’association de sauvetage des Tunisiens bloqués à l’étranger, Ikbel Rejab, a affrimé vendredi 18 août 2017 que 39 enfants tunisiens sont actuellement détenus dans les prisons libyennes.

Il a précisé sur Shems fm que l’État ne fait aucun effort pour leur venir en aide ou pour les rapatrier, soulignant que les autorités libyennes veulent coopérer sur cette affaire et qu’elles cherchent à alerter les instances nationales et internationales à ce sujet.

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Dans une Libye en proie au chaos et à la dégradation de la situation sécuritaire, plusieurs Tunisiens ont été incarcérés dans les prisons pour des délits qu’ils n’ont pas commis.

Les arrestations arbitraires de nos ressortissants en Libye avaient scandalisé une bonne partie de l’opinion publique, alimentant ainsi les accusations sur l’incapacité des autorités tunisiennes à protéger leurs ressortissants, victimes d’enlèvements, de torture, de maltraitance, du fait de l’absence d’un Etat digne de ce nom en Libye.

Des proches de ces détenus, démoralisés, désespérés, en sont réduits à faire des sit-in périodiques pour obtenir du gouvernement qu’il fasse la lumière sur cette sombre affaire qui discrédite la diplomatie tunisienne.

Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), Mustapha Abdelkebir, a affirmé que de nombreux Tunisiens ont été emprisonnés dans les prisons libyennes pour de fausses accusations. Ces détenus, qui sont issus de différentes régions du pays, ont été incarcérés dans des conditions inhumaines, a-t-il  affirmé.

Abdelkebir a également fait état de «l’immobilisme» des autorités tunisiennes sur ce sujet, affirmant qu’il faut intervenir dans les plus brefs délais et que leur rapatriement doit être une priorité pour l’Etat tunisien.

Il a, sur un autre volet, ajouté que quatre Tunisiens «innocents» sont menacés par une condamnation à la peine de mort en Libye pour le meurtre d’un Libyen.

Une bonne nouvelle, tout de même

Abdelkebi a annoncé que 45 détenus tunisiens emprisonnés dans les geôles libyennes seront libérés dans les jours à venir.

Il a précisé que les détenus se trouvent dans deux prisons différentes, ajoutant que les négociations entre la Tunisie et la Libye ont abouti à un accord en vertu duquel ces détenus seront libérés et acheminés par voie terrestre à travers le poste frontalier de Ras Jedir.

Il a rappele que 78 Tunisiens détenus dans les prisons libyennes ont été libérés dernièrement et sont rentrés au bercail.

A signaler que le gouvernement tunisien n’a de cesse de renouveler ses appels à ses ressortissants en Libye à la prudence, à quitter le territoire si nécessaire et à ne pas se rendre dans ce pays dans les conditions actuelles, sauf nécessité absolue.

Pour sa part, le ministère tunisien des Affaires étrangères avait annoncé la formation d’une cellule de crise pour le suivi de la situation des Tunisiens en Libye. Cette cellule doit protéger les vies des Tunisiens en Libye et garantir, entre autres, leur sécurité pour parer à toute éventualité durant la prochaine période.

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Après plusieurs années de conflits et de divergences entre les parties se disputant devant les tribunaux libyens, la légalité de représentation de la Société libyenne des investissements africains qui gère, entre autres, l’Hôtel LAICO (ex-Abou Nawas Tunis), l’affaire vient de connaître, enfin, son épilogue et son dénouement. C’est ce que nous apprend un communiqué de la Laico (Libyan African Investment Company), dont Africanmanager a reçu copie.

Selon la même source, «le Tribunal de première instance du Nord de Tripoli a rendu son verdict en date du 9 août 2017, un jugement qualifié de définitif tranchant quant à la véracité et la légalité du registre commercial relatif à la Société libyenne des investissements africains sous le numéro : 22188». Ledit verdict stipule que le Président du Conseil d’administration de la Société et son représentant légal est le Docteur Salah Khelifa Awadh et Mehdi Salem Chakouna directeur général.

La Laico estime dans son communiqué que ce «jugement constitue un pas positif et important qui va contribuer à remettre de l’ordre dans la gestion de ladite Société en vue d’un retour à la normale du cours de ses activités et d’une levée des obstacles et des difficultés par lesquelles passent les différentes sociétés relevant de la Société libyenne des investissements africains aussi bien en Tunisie que dans les autres pays africains, en général et devrait, également, contribuer, notamment, à la reprise des activités de l’Hôtel LAICO, jadis fleuron du secteur de l’hôtellerie en Tunisie, de par son site, son standing et la qualité de ses services».

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A partir de ce mardi 16 août 2017, Mahmoud Al-Werfalli, un des lieutenants du maréchal Khalifa Haftar, sera contraint de se barricader chez lui, dans l’Est libyen. En effet la Cour pénale internationale (CPI) vient de lancer à son encontre un mandat d’arrêt d’arrêt international pour crimes de guerre, meurtres présumés perpétrés à Benghazi et aux alentours, rapporte l’AFP. Al-Werfalli est soupçonné d’être mouillé ces deux dernières années dans l’assassinat de 33 personnes à Benghazi, la deuxième ville du pays.

L’ancien officier de la brigade Al Saiqa, une unité d’élite de l’armée sous le régime Khadhafi, qui avait rapidement lâché ce dernier en 2011 pour rallier les révolutionnaires, est accusé par la CPI d’avoir «directement commis et ordonné la commission de meurtres».
Entre 2016 et 2017, Al-Werfalli est accusé d’avoir pris part à au moins 7 faits graves, qui vont de tirs sur des civils ou combattants blessés à des ordres d’exécution. Pourtant il n’existe pas d’éléments «qui montrent qu’ils ont été jugés par un tribunal légitime, militaire ou autre», qu’il y ait eu un «procès en bonne et due forme », ont argué les juges de la CPI dans leur mandat d’arrêt. Plus accablant encore pour l’un des bras droits de Haftar : Le CPI dispose d’une vidéo dans laquelle on verrait l’homme tirer sur un individu non armé et ensuite lancer en direction de la dépouille qu’elle était sous le contrôle de “Satan“.

Dans un autre film, on voit Al-Werfalli lire un document et demander à un peloton d’exécution d’ouvrir le feu sur 15 personnes arborant des tenues oranges et des capuches noires, indiquent les juges. Les mêmes images le montrent en compagnie de deux autres hommes en train d’abattre 3 personnes et ordonner l’exécution de 2 autres. «La vidéo rendant compte de cet événement, avec un total de 20 personnes exécutées, a été postée sur un réseau social le 23 juillet 2017», dit la CPI.
La CPI a demandé aux autorités libyennes d’arrêter et de transférer Al-Werfalli à la Haye, mais on voit mal comment le gouvernement de Tripoli, incapable de sécuriser la capitale et ses environs, pourrait accéder à l’un des collaborateurs du maitre de l’Est libyen…

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La Cour pénale internationale (CPI) a émis mardi un mandat d’arrêt international à l’encontre d’un “commandant” d’une unité d’élite soupçonné d’avoir été impliqué ces deux dernières années dans la mort de 33 personnes à Benghazi, dans l’est de la Libye.

Selon l’Expression, la CPI “a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli, qui serait responsable de meurtre en tant que crime de guerre, dans le contexte” de la crise en Libye, a déclaré le tribunal dont le siège est à la Haye.

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Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), Mustapha Abdelkebir, a annoncé sur Mosaïque fm que les négociations entre la Tunisie et la Libye sont actuellement en cours pour le retour de 45 tunisiens qui étaient détenus dans les prisons libyennes.

La date exacte de leur retour en Tunisie via le poste frontalier de Ras Jedir sera fixée au cours des deux prochains jours, a-t-il précisé.

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