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Les manifestations contre la cherté de la vie que connaît actuellement la Tunisie ne sont pas dues aux dernières mesures inscrites dans la loi des finances (LF) de l’année 2018, a indiqué Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, rapporté par la TAP.

Réuni jeudi, à Tunis, avec le ministre chargé des Relations avec les Instances constitutionnelles et la société civile, Mehdi Ben Gharbia et celui des Affaires Sociales Mohamed Trabelsi ainsi que des représentants de la société civile et des droits de l’homme à l’occasion d’une réunion de concertation, Taïeb a précisé que le gouvernement n’a pas recouru à “des solutions faciles et mesures populaires”, lors de l’élaboration de la loi des finances pour l’exercice 2018.

” Certes, les difficultés sont là mais c’est un passage obligé pour pouvoir réussir le plan de développement du pays “, a-t-il souligné.

De son côté Lobna Jeribi, présidente de l’association Solidar Tunisie, a appelé le gouvernement à faire renaître le sentiment d’appartenance et l’espoir parmi les jeunes qui devraient être fiers des acquis du pays et à communiquer avec la population.

Jeribi a critiqué le manque de vision et l’instabilité fiscale dans la loi des finances de 2018, qui ont créé un manque de confiance chez le citoyen ainsi que l’acteur économique accablé par les charges fiscales.
Selon Jeribi, le moment est grave et il est impératif d’instaurer des solutions urgentes de court terme, en libérant les énergies des jeunes, en ouvrant les portes à entrepreneuriat, en éliminant la bureaucratie et en débloquant les projets en attente. Et d’ajouter qu’il est temps de faire reprendre confiance à travers des actions et non des promesses.

Pour sa part, Slim Saâdallah, président de l’Organisation de Défense du Consommateur (ODC) a précisé que la crise qui prévaut, aujourd’hui, reflète un cumul de pressions exercées sur le citoyen pendant sept ans. Le Tunisien souffre d’une hausse excessive des prix, expliquée principalement par une fuite au niveau des circuits de distribution, d’autant plus que seulement 40% des marchandises sont écoulées au marché de gros et le reste est distribué anarchiquement.

Le taux d’inflation a connu des augmentations successives allant de 4,6% en janvier 2017 à 5,0% au mois d’avril, suivi d’une stabilité à 4,8% pendant les mois de mai et juin, puis une importante hausse à 6,3% durant le mois de novembre pour s’établir à un niveau de 6,4% au mois de décembre 2017.

Et Saâdallah de souligner: “aujourd’hui on ne veut pas un autre gouvernement mais des réformes en faveur du citoyen “, appelant à appliquer la loi à l’encontre des contrevenants et à s’adresser au peuple pour absorber sa colère, en lui fournissant les informations nécessaires. Les différentes concertations et propositions issues de cette réunion seront présentées à la présidence du gouvernement.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté lundi soir le budget du ministère de la Jeunesse et des Sports 2018 estimé à 663,839 Millions de Dinars avec 91 voix pour, 11 voix contre et 2 abstentions, rapporte la TAP.

Les interventions des députés ont porté notamment sur le phénomène de la violence dans les stades, les difficultés des clubs tunisiens, la révision du système de professionnalisme en promulguant la loi sur les structures sportives, l’aménagement des infrastructures sportives dégradées, les problèmes de la jeunesse en l’absence d’une stratégie claire face à l’émigration clandestine, les drogues et la violence ainsi que la désaffection des jeunes pour la vie publique.

Dans sa réponse, la ministre de la jeunesse et des sports, Majdoline Cherni, a mis en exergue les bonnes performances du sport tunisien avec un bilan de 61 médailles dans les compétitions internationales de sports individuels, la qualification du onze national pour le Mondial 2018 et les titres de champions d’Afrique en basket-ball et volley-ball, malgré “les difficultés dues aux accumulations des années passées”.

Majdoline Cherni a indiqué que son département a mis en place “une stratégie complémentaire dans le domaine de la jeunesse par le biais des mesures décidées par le congrès national des jeunes et dans le cadre d’une politique nationale associant plusieurs départements ayant établi des programmes et initiatives au profit de milliers de jeunes. Elle a cité à cet égard le programme “Tounes Darna” (La Tunisie notre demeure) dans le domaine du tourisme pour jeunes et autres programmes diversifiés ainsi que la réconciliation de la jeunesse avec les infrastructures par la mise en place d’une nouvelle génération de maisons de jeunes, la formation de cadres spécialisés et la consolidation du partenariat avec les composantes de la société civile et les organisations internationales.

La ministre a rappelé que son département a œuvré à mettre en place des commissions pour le suivi des projets en suspens dans les différentes régions du pays et des mesures annoncées par le chef du gouvernement.

“Le ministère déploie aussi de grands efforts pour lutter contre la corruption avec des audits et le suivi de la direction de l’inspections qui ont abouti à la transmission de 9 dossiers à la justice et aux services de contrôle financier, outre l’enregistrement impératif des contrats des joueurs dans les recettes des finances et l’appel aux présidents des fédérations et des associations à déclarer la liste de leurs biens”, a affirme la ministre.

Majdoline Cherni a relevé d’autre part que “la violence est un phénomène sociale qui n’est pas limité aux espaces sportifs”, dont le traitement exige une approche complémentaire et une politique nationale globale.

“Malgré tout le département de tutelle a tenté de réconcilier le public sportif avec les stades en relevant le nombre de supporters des clubs visiteurs et l’élaboration d’un projet de loi pour la lutte contre la violence dans les stades pour le soumettre à un conseil des ministres avant d’être transmis à son tour à l’ARP”, a-t-elle fait remarquer.

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Le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire Mohamed Salah Arfaoui a indiqué que le budget du son département au titre de l’année 2018 a enregistré une hausse de 40% pour atteindre 2567 Millions de dinars (MD) contre 1829 MD en 2017.

Il a ajouté, lors d’une séance d’audition tenue par la commission de l’industrie, de l‘énergie, des richesses naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur le projet du budget du ministère au titre de 2018, qu’un montant de 2373 MD a été alloué au budget du développement (92% de la valeur globale du budget) contre 1608 MD en 2017, soit une hausse de 48%.

Le budget de gestion s’est élevé à 146 MD, soit une régression de 5% en comparaison avec 2017. Arfaoui a souligné, dans une déclaration, à l’agence TAP, que ce budget est suffisant pour la réalisation des projets programmés, au cours de l’année prochaine. Ainsi, le budget du ministère de l’Equipement a été fixé au titre de 2018 à 1594,354 MD contre 1641,400 MD en 2017.

Naceur Hidoussi, dirigeant du fournisseur de services internet, Hexabyte qui est une société cotée en bourse, annonce sur sa page officielle, que «la nouvelle loi des finances 2018 prévoit un nouveau droit de timbre pour chaque facture Internet, calculé dur la base de 14% du montant total TTC.

Ceci est une attaque directe à l’économie du savoir, épine dorsale de toute croissance économique. A cela s’ajoute le fait que le droit de douane des modems, routeurs, etc. .. passera de zéro à 20% ». Hidoussi annonce aussi que «La TVA qui était de 6% l’année dernière, passera à 19% en 2018 ».

Et le dirigeant du FSI d’estimer que «si cette loi passe, les prix des abonnements Internet vont subir une forte augmentation ( 50% au moins ) rien que pour absorber ces nouvelles mesures fiscales. Le pouvoir d’achat des citoyens ne cesse de décroître sous l’effet d’une dévaluation continue du dinar, d’une augmentation continue des taux de TVA, d’une pression fiscale des plus hostile dans la région et d’une inflation galopante , intenable, qui risque de mettre en péril la stabilité du pays et même mener à une explosion sociale ». Dites NON au droit de timbre Internet conclu-t-il.

 

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Le Chef du gouvernement a indiqué qu’un foyer moyen, composé d’un couple salarié, a besoin d’une moyenne de huit ans rien que pour épargner l’apport personnel nécessaire pour obtenir un crédit immobilier.

Il a rappelé, lors de son discours à l’ARP à l’occasion du débat sur la loi de finances, que l’État prendra en charge cet apport personnel sous forme d’un crédit confortable et à faible taux d’intérêt pour faciliter l’accès des familles tunisiennes au logement.

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Les avocats restent attachés à leur position et considèrent que le volet fiscal du projet de la loi de finances 2017 est anticonstitutionnel. C’est ce qu’a déclaré le président de l’Ordre régional des avocats tunisiens à Tunis, Maitre Lotfi Arbi.
Dans une interview parue ce samedi dans le quotidien « Al Maghreb », le représentant du corps du barreau a fait savoir que la garantie de l’égalité entre les professions libérales exige une autre alternative pour la loi fiscale. Cela nécessite la prise en compte de la spécificité de chaque profession.
Pour rappel, les avocats, après les médecins, se sont dit opposés au projet de la loi de finances, considérant qu’il ne répond pas aux aspirations des citoyens. Ce projet accable les avocats de lourdes charges financières qui risquent de mettre en péril la pérennité de leur profession, selon leurs dires. C’est pour cette raison qu’ils ont observé ces derniers temps une grève générale d’une journée, avec présence sur les lieux de travail, suite
à l’appel du Conseil de l’Ordre national des avocats tunisiens.

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Entre 2008 et 2001, Lamia Zribi est DG des prévisions au sein du ministère du Développement et de la Coopération internationale, puis directrice des dépenses extérieures au sein du même ministère et en mai dernier, PDG de la BFPME. Diplômée de l’ENA (Ecole nationale d’administration) et maîtrisarde en sciences économiques, elle est la 7ème ministre des Finances de l’ère de l’après Ben Ali, un département des plus difficiles de tous les gouvernements de l’après révolution où la longévité est des plus courtes (7 ministres en 6 ans). Elle y entre en plus au plus délicat des moments.

Sitôt installée, elle se devait de confectionner une loi des finances dans un des délais les plus courts de l’histoire des finances publiques, une loi normalement instrument d’exécution d’un budget qui n’existait toujours pas à sa prise de fonction.

Sitôt installée aussi, elle se doit de trouver l’argent, beaucoup d’argent, nécessaire au bouclage du budget qu’elle présentera aux députés. Or, son argent est entre les mains d’entreprises, étatiques et privées, en difficulté. Lamia Zribi a en effet déclaré à Africanmanager que le montant de ces impayés encore non recouvrés, pour des raisons de procédures administratives ou judiciaires chez les entreprises et les professions libérales, sont évalués à 2.000 MDT ou 2 milliards DT. L’argent est aussi chez des contribuables qui ne veulent pas payer l’impôt ou qui ne peuvent pas en payer plus.

Tout cela, dans une conjoncture locale d’instabilité politique et sociale, avec des caisses presque vides, des contribuables de plus en plus rétifs à l’impôt car échaudés par la «révolution» et un Etat qui doit s’endetter toujours plus, non pas pour investir, mais pour faire face à des dépenses partout galopantes. Des dépenses où «nous nous sommes mis d’accord avec le FMI pour maintenir la masse salariale dans les limites de 13.500 MDT».

  • Les nobles objectifs d’une LF toujours incomprise

 «Nous avions hérité d’une situation difficile. Notre souci majeur était de mobiliser le plus de ressources pour l’Etat, comme avec la contribution conjoncturelle et toutes les autres taxes contenues dans la LF 2017, comme celle des piscines que nous avions préférée à l’instauration d’un impôt sur la fortune. L’autre souci majeur, à travers les différentes dispositions fiscales, était de redonner confiance dans les capacités de l’économie et stimuler l’investissement et l’emploi. C’est ce qui explique des mesures comme le contrat Al Karama (Ndlr : Prise en charge d’une partie des salaires par l’Etat pour les nouveaux recrutés), l’enveloppe qui financera les nouveaux microprojets à travers les associations, l’eau potable ou l’habitat et qui sont autant de mesures qui redonnent de l’espoir et la confiance, sans oublier l’ensemble de mesures dont le but était de concrétiser le principe de partage des fardeaux entre les différentes couches de la société». Ainsi parlait la nouvelle ministre à Africanmanager, de la nouvelle et très polémique LF 2017 qui semble pourtant être sa seule voie d’issue et la seule porte de sortie possible de tout le gouvernement Chahed.

Et lorsqu’on oppose à Lamia Zribi la critique, unanimement partagée, qu’un très large pan de l’économie, comme le marché parallèle et la contrebande, restent toujours en dehors de toutes ces mesures qui ne s’appliqueront in-fine qu’à une partie des opérateurs, la ministre ne le nie pas. Elle ne se démonte pas non plus et indique que «cela ne saurait être mis dans la LF et que la lutte contre ces deux phénomènes ne saurait avoir immédiatement des résultats, mais au bout d’un travail de longue haleine qui touche plusieurs départements, en amont et en aval du phénomène. C’est donc difficile de répondre à ces exigences sur le court-terme», ce sur quoi on la comprend sans lui donner raison, tant cette dichotomie économique approfondit le sentiment d’injustice fiscale en Tunisie.

  • Deux Milliards DT d’impayés, chez les entreprises et les professions libérales

 La ministre Zribi est pourtant un peu déstabilisée, lorsqu’on lui pose la question qui fait couler beaucoup d’encre et déchaîne les passions car elle constitue le nœud gordien de toute la LF 2017 et au cœur des relations gouvernement-UGTT. Une question relative à la volonté du gouvernement de reporter les augmentations salariales de 2017. «Ce report de deux ans dont l’impact est de 915 MDT, est pour l’instant une simple hypothèse mais qui reste impérative dans la LF. Car, s’il n’y a pas report, le budget manquera de ressources pour boucler le schéma de financement du budget 2017. Or, l’Etat a une capacité limitée à mobiliser des ressources, d’abord contrainte par le manque de liquidité sur le marché domestique et la difficulté à en mobiliser sur les marchés étrangers. L’autre hypothèse sur laquelle a été bâtie la LF 2017 est celle d’un report du paiement de la dette qatarie dont le montant est de 500 MUSD, l’une des plus chères, contractés en 2012 et à payer en avril 2017, et à propos de laquelle nous avions eu un accord verbal après discussion préliminaire avec le Qatar». Sans ces deux hypothèses, qui doivent aller de paire, le budget 2017 ne pourrait pas être bouclé, perdrait son équilibre et la LF deviendrait intenable. Sans ces deux hypothèses, c’est par un long silence que la ministre répond !

  • La quadrature du cercle !

 Il sera encore plus long ce silence, lorsqu’on ajoute à tout cela le refus par l’UGTT du report de l’augmentation, un des engagements officiels et même notifié aux bailleurs de fonds par une lettre officielle de l’ancien gouvernement. Un refus qui rendra très probable le décaissement du reste du crédit du FMI, qui sera suivi par la BM et la BAD. «Si la masse salariale dépassait ce qui a été convenu avec le FMI, notre programme avec le Fond prendra fin et les financements ne viendront pas et nous seront alors dans l’impasse, sans autre solution de rechange. Nous en avons demandé à l’UGTT et à ses experts, personne ne nous en a donné une», confirme la ministre.

Il ne restera alors que la sortie sur le marché de l’euro qui, si elle se réalisait, chose qui n’est pas sûre sans la tenue par la Tunisie de ses engagements avec le FMI, sera douloureusement chère (un taux d’au moins 5 %). Et là, c’est la ministre des Finances qui nous apprend que cette sortie était une condition de la garantie américaine pour un crédit sur les marchés financiers internationaux. La quadrature du cercle en quelque sorte pour la Tunisie du 7ème gouvernement.

Revenant sur la 1ère hypothèse qui semble être la seule planche de salut d’un gouvernement sans plan B et tancé par le temps, la ministre explique à Africanmanager qu’elle était issue de «discussions au sein de la commission 4×4 avec l’UGTT ou avec son BE». Elle précise que ce «report devait ainsi se faire, conjointement avec plus d’efforts vers une justice fiscale, un meilleur partage des sacrifices entre le salarié, les entreprises, les professions libérales et de plus grands efforts de recouvrement des impayés de l’Etat», ce que la ministre des Finances croit être concrétisé dans la LF 2017.

 

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La réforme fiscale est l’un des grands chantiers du ministère des finances. La question a été soulevée par la secrétaire d’État aux finances Boutheina Ben Yaghlane, dans une émission à la RTCI, ce jeudi 8 octobre 2015.

La secrétaire d’État a, d’abord, donné un court aperçu sur les réformes préconisées par le ministère des Finances : « Aujourd’hui, lorsqu’on parle de réformes fiscales il y a différents axes de cette réforme. D’abord il y a la politique fiscale qui vise la réduction des impôts directs et indirects et menant à plus de justice et d’équité fiscale mais il y a aussi la modernisation de l’administration fiscale.»

Pour savoir ce qu’elle entend par modernisation, Mme Ben Yaghlane répond : « C’est tout ce qui concerne la simplification des procédures, la dématérialisation, la refonte du système d’information pour qu’il soit efficient et surtout intégré et une meilleure gestion et analyses des risques. »

Aujourd’hui, poursuit-elle, il y a des entreprises qui sont intègres et assez solvables mais dont l’administration est amenée à alléger et assouplir les procédures administratives, ce qui revient à mettre en place notre façon de travailler avec ces entreprises-là, c’est de faire  de l’autocontrôle en matière fiscale.

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Les appels des organisations nationales et des différents intervenants de l’économie tunisienne à réviser dans les brefs délais les dispositions prévues dans le cadre de la loi des finances 2014 prolifèrent et s’accentuent d’un jour à l’autre. ...

Les appels des organisations nationales et des différents intervenants de l’économie tunisienne à réviser dans les brefs délais les dispositions prévues dans le cadre de la loi des finances 2014 prolifèrent et s’accentuent d’un jour à l’autre.

Ces appels sont lancés alors que des régions se révoltent contre certains dispositions de la loi en question adoptée, en décembre dernier, à l’ANC. Son approbation sans que soient prises en prises en considération les propositions des acteurs intervenants continue de faire des vagues dans les milieux économiques et financiers.

Après l’UTICA, l’UGTT, l’Union des agriculteurs et l’Association des jeunes comptables, c’est au tour de l’association « Transparency First » d’exhorter le gouvernement à mettre en place une loi des finances complémentaire de manière à combler les lacunes entachant la loi des finances actuelle.

« Il est inutile de se concentrer sur la question de redevance alors que d’autres dispositions sont plus préoccupantes qui demandent à être amendées », a affirmé Salah Riahi, président de l’association pointant du doigt les failles relevées notamment au niveau de la pression fiscale qui n’a pas cessé de s’accentuer. « L’Etat cherche, à travers l’imposition de dividendes à titre d’exemple, à renforcer les fonds propres qui sont les siens. Or cela ne se fera pas à travers l’imposition des dividendes. Outre cette imposition, la redevance de 1% n’aurait sans doute pas de grands effets », a-t-il estimé.

L’existence de ce genre de faille est due, selon lui, à un défaut de concertations avec les professionnels et l’ensemble des secteurs qui ont présenté des nombreuses suggestions, mais elles n’ont pas été prises en considération par le gouvernement, particulièrement par le ministère des Finances.

« Pour qu’une loi des finances soit appliquée et respectée, le gouvernement doit recourir à un processus participatif qui définira par la suite la responsabilité de chacun des acteurs » a-t-il fait remarquer.

Quel serait le rôle de l’ANC ?

Dans ce contexte particulier marqué par le rejet de la loi actuelle par l’ensemble des professionnels, il a mis le ministère des Finances ainsi que la commission des finances devant leurs responsabilités. D’après lui, ces deux institutions devraient prendre en considération les suggestions et les attentes de chaque partie pour pouvoir apporter des amendements nécessaires.

L’impératif de révision du barème d’impôt

Dans ce cadre, Salah Riahi a relevé qu’il plus judicieux d’augmenter le budget alloué au développement tout en maîtrisant les dépenses de gestion. Ceci passerait également par la recherche de solutions d’optimisation des ressources de l’Etat.

Outre l’augmentation du budget de l’investissement, il a mis l’accent sur l’importance d’instaurer une taxe de compensation de 20 Euros sur les personnes entrant en Tunisie. Cette mesure, a-t-il expliqué, contribuerait également à consolider la caisse de compensation, car il n’est plus possible que le Tunisien subventionne aussi les étrangers pour leur consommation de produits compensés, selon ses dires.

Il a, dans le même cadre, proposé l’instauration d’une taxe de compensation de carburant pour les voitures des étrangers entrant en Tunisie.

Parmi les autres recommandations, Salah Riahi a préconisé la limitation au maximum du régime forfaitaire et la suppression définitive du forfait d’assiette (contribution de 0,21% aux recettes fiscales pour plus de 400 000 contribuables) pour les bénéfices des professions des activités non commerciales.

Autre recommandation : elle porte sur le renforcement du contrôle fiscal, jugé très faible notamment après l’avènement de la révolution. « On a certes réalisé une avancée au niveau du système de l’information, mais beaucoup reste à faire », a-t-il noté recommandant la révision du barème d’impôt.

Wiem Thebti

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Les appels des organisations nationales et des différents intervenants de l’économie tunisienne à réviser dans les brefs délais les dispositions prévues dans le cadre de la loi des finances 2014 prolifèrent et s’accentuent d’un jour à l’autre. ...

Les appels des organisations nationales et des différents intervenants de l’économie tunisienne à réviser dans les brefs délais les dispositions prévues dans le cadre de la loi des finances 2014 prolifèrent et s’accentuent d’un jour à l’autre.

Ces appels sont lancés alors que des régions se révoltent contre certains dispositions de la loi en question adoptée, en décembre dernier, à l’ANC. Son approbation sans que soient prises en prises en considération les propositions des acteurs intervenants continue de faire des vagues dans les milieux économiques et financiers.

Après l’UTICA, l’UGTT, l’Union des agriculteurs et l’Association des jeunes comptables, c’est au tour de l’association « Transparency First » d’exhorter le gouvernement à mettre en place une loi des finances complémentaire de manière à combler les lacunes entachant la loi des finances actuelle.

« Il est inutile de se concentrer sur la question de redevance alors que d’autres dispositions sont plus préoccupantes qui demandent à être amendées », a affirmé Salah Riahi, président de l’association pointant du doigt les failles relevées notamment au niveau de la pression fiscale qui n’a pas cessé de s’accentuer. « L’Etat cherche, à travers l’imposition de dividendes à titre d’exemple, à renforcer les fonds propres qui sont les siens. Or cela ne se fera pas à travers l’imposition des dividendes. Outre cette imposition, la redevance de 1% n’aurait sans doute pas de grands effets », a-t-il estimé.

L’existence de ce genre de faille est due, selon lui, à un défaut de concertations avec les professionnels et l’ensemble des secteurs qui ont présenté des nombreuses suggestions, mais elles n’ont pas été prises en considération par le gouvernement, particulièrement par le ministère des Finances.

« Pour qu’une loi des finances soit appliquée et respectée, le gouvernement doit recourir à un processus participatif qui définira par la suite la responsabilité de chacun des acteurs » a-t-il fait remarquer.

Quel serait le rôle de l’ANC ?

Dans ce contexte particulier marqué par le rejet de la loi actuelle par l’ensemble des professionnels, il a mis le ministère des Finances ainsi que la commission des finances devant leurs responsabilités. D’après lui, ces deux institutions devraient prendre en considération les suggestions et les attentes de chaque partie pour pouvoir apporter des amendements nécessaires.

L’impératif de révision du barème d’impôt

Dans ce cadre, Salah Riahi a relevé qu’il plus judicieux d’augmenter le budget alloué au développement tout en maîtrisant les dépenses de gestion. Ceci passerait également par la recherche de solutions d’optimisation des ressources de l’Etat.

Outre l’augmentation du budget de l’investissement, il a mis l’accent sur l’importance d’instaurer une taxe de compensation de 20 Euros sur les personnes entrant en Tunisie. Cette mesure, a-t-il expliqué, contribuerait également à consolider la caisse de compensation, car il n’est plus possible que le Tunisien subventionne aussi les étrangers pour leur consommation de produits compensés, selon ses dires.

Il a, dans le même cadre, proposé l’instauration d’une taxe de compensation de carburant pour les voitures des étrangers entrant en Tunisie.

Parmi les autres recommandations, Salah Riahi a préconisé la limitation au maximum du régime forfaitaire et la suppression définitive du forfait d’assiette (contribution de 0,21% aux recettes fiscales pour plus de 400 000 contribuables) pour les bénéfices des professions des activités non commerciales.

Autre recommandation : elle porte sur le renforcement du contrôle fiscal, jugé très faible notamment après l’avènement de la révolution. « On a certes réalisé une avancée au niveau du système de l’information, mais beaucoup reste à faire », a-t-il noté recommandant la révision du barème d’impôt.

Wiem Thebti

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Leith Ben Béchir

Leith Ben Béchir, président du syndicat des agriculteurs tunisiens a appelé le gouvernement et l’ensemble des acteurs intervenants à réviser la loi des finances 2014.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a vivement critiqué cette loi dont les conditions d’adoption ont suscité une grande polémique, les professionnels et les opérateurs économiques n’y ayant pas été associés.

« L’adoption de cette loi a été faite dans les coulisses sans consultation des intervenants, y compris les agriculteurs malgré leur forte contribution dans la chaîne économique » a-t-il dit avant d’ajouter : « C’est pourquoi on s’interroge sur les motifs réels de la mise en place de ce genre de mesures. Deux hypothèses expliquent tout cela : le ministère des Finances a procédé à la majoration de la taxe de la circulation sur les véhicules soit pour des raisons sécuritaires, ce qui n’est pas la vocation de ce ministère, soit pour des raisons organisationnelles ».

Leith Ben Béchir exige la révision de la loi en question qui devrait se faire dans le cadre d’une approche globale faisant défaut dans la démarche du gouvernement actuel qui fait siennes les mêmes pratiques de l’ancien régime, selon ses dires.

Pour rappel, plusieurs régions du pays sont le théâtre de mouvements de protestation contre ladite décision. Les protestataires qui ont bloqué entre autres les routes, estiment que cette augmentation pèsera lourd sur leurs budgets, déjà malmenés par un recul remarquable des bénéfices.

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