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Tensions sociales obligent, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, qui a rencontré ce samedi 13 janvier 2018 les directeurs régionaux du commerce, leur a demandé de monter en régime dans les contrôles pour stopper la hausse exagérée des prix. Un communiqué du département indique la nécessité, dans le contexte actuel, de mobiliser les organes régionaux et centraux du ministère du Commerce pour casser les pratiques de monopole et faire régner la transparence dans les opérations commerciales.

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Le titre est une reprise de celui d’un film français à succès. Mais ce qui se passe avec les prix en Tunisie n’en est pas moins un véritable cinéma, plein d’effets 3D, de cascadeurs, d’effets sonores et d’effets visuels. Un cinéma où tout le monde accuse un gouvernement, avec des députés représentants du peuple qui ont pourtant librement adopté les mesures qu’il a proposées pour essayer de redresser une situation de grave crise économique. Mission dont il avait aussi pris la charge officielle du même Parlement dont les députés tentent depuis quelques jours de descendre en flammes le texte qu’ils ont voté.

Précisons d’abord, en ce qui concerne les prix, qu’il y a des prix libres où la marge bénéficiaire est librement fixée par les opérateurs commerciaux et des prix administrés par l’Etatn qui en est responsable.

En décembre2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0,4 % par rapport au mois de novembre 2017, et ce en raison notamment de l’enchérissement des prix du groupe alimentation et boissons de 0,3 %, les prix des articles d’habillement et chaussures de 1.3% ainsi que les prix des vêtements de 1,4% et des chaussures de 1,1%, des voitures de 1,2% et au niveau des dépenses d’utilisation des véhicules de 0,6%. De plus, le groupe meuble, articles de ménage et entretien du foyer a augmenté de 0,5%, suite à la hausse des prix des appareils ménagers de 0,6% et des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 0,9%.

Il est important de signaler, comme le fait l’INS, que «sur un an, les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 7,1% contre 3,9% pour les prix administrés. Les produits alimentaires libres ont connu une augmentation de 9.7% contre 0,8% pour les produits administrés». Ce ne sont donc pas les prix sur lesquels l’Etat a un certain pouvoir qui ont augmenté, mais ceux qui sont libres. Cherchez l’erreur !

Dans le tableau ci-dessus, l’INS détaille les résultats du taux d’inflation de l’année 2017 par principaux groupes. D’une année à l’autre, la variation des prix y est importante, très importante. Mais aussi, comme le montre ledit tableau, des prix de produits non administrés.

Augmentation des huiles alimentaires de 20%, des légumes de 11.9%, des fruits de 9,9%, des poissons de 8 %, des viandes de 7,6%, des boissons de 4.1% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 4.4% et des prix des cafés et thé de 3.4%.

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 6,7% en glissement annuel, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 5,2%, des vêtements de 7,4 % et des tissus de 5,4%. Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4.2% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 4.3%, des tarifs d’entretien des logements de 10.6% et des tarifs de l’électricité et gaz de 2.9%. Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 5.7% durant l’année 2017, suite à l’augmentation des prix des meubles, tapis et autres revêtements de 4.5% , des prix des appareils ménagers de 5.0%, des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 9.9% et des prix des biens et services d’entretien courant du foyer de 6.7%. Augmentation de 4,2% du groupe santé, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,5% et des prix des services ambulatoires privés de 7,4%. Hausse des tarifs du groupe transport de 5,9%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 9,6%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,3% et des services de transport de 0,4%. Rien ou presque n’a été épargné en 2017, ni l’enseignement (+6 %), ni les hôtels (+7 %), ni même les prix des services restaurants et cafés (qui ne paient par ailleurs que très très peu de taxes et fiscalités à l’Etat) de 7,4%, les soins personnels (+7,6 %) et les assurances-voitures (7,3%).

Tout cela c’est 2017, mais qui laisse des traces pour 2018. Cela s’appelle l’inflation héritée. Pour 2018 proprement, on ne connait pas encore les chiffres.

  • Les véritables responsables et là où le gouvernement devrait «sévir»

L’objet de toutes les manifestations, pacifiques faut-il le souligner sans oublier leurs effets dévastateurs en casses et incendies des biens publics et privés, sont de simples appréhesions que les mesures de la loi de finances (LF) 2018 ne viennent allourdir la note, par l’effet de la hausse généralisée d’un point de TVA. Encore faut-il rappeler que la masse des produits adminstrés ne représente que peu de choses dans le pagnier de la ménagère.

Avec des exemples concrets, le ministre conseiller du chef du gouvernement Taoufik Rajhi démontre à Africanmanager le peu de poids des mesures de la LF 2018 sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. «Selon les simulations entreprises par le gouvernement pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix, l’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés». Et Rajhi de préciser que «il n y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation. Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe».

D’où proviendrait donc une possible détérioration du pouvoir d’achat ? La réponse est claire et n’est qu’un secret de Polichinelle. «Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA», assure le conseiller de Youssef Chahed.

C’est là que le bât blesse. C’est là aussi que le gouvernement devrait essayer, dans la mesure du possible et face à une imminente situation de désobéissance civile en la matière, de sévir. Cela par exemple en multipliant, sinon en triplant et sextuplant, les campagnes de contrôle économique avec force présence médiatique pour donner confiance à la population et la rassurer sur le fait que l’Etat veille au grain. Tenter aussi de faire appel au sens patriotique de ces opérateurs commerciaux, pour qu’ils acceptent de diminuer leurs bénéfices au profit des moins nantis. C’est aussi cela la redistribution de la richesse !

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Il n’est pas le ministre des Finances, mais il en connait tous les arcanes. C’est un survivant du gouvernement «Essid» et il est l’homme des grandes réformes dans le gouvernement de Youssef Chahed. «Il y a d’abord les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a ensuite les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a enfin la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée», affirme-t-il.

Avec lui, Africanmanager a évoqué, dans le détail, la question de la hausse des prix qui secoue depuis quelques jours la Tunisie, avec une vague de protestations, pacifiques et destructrices. Interview :

Quels effets, selon vos scénarios, pourraient avoir les mesures fiscales de la LF 2018, sur les prix et dans quels domaines ?

Lors de la préparation de la loi de finances 2018, nous avons entrepris des simulations pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix. L’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés. Autant dire que l’effet est marginal et ne pourrait expliquer la hausse des prix héritée de l’année 2017. Le 1 point de TVA ne rapporte que 330 MDT sur une année, ce qui voudrait dire que ce n’est pas lui la source de la hausse des prix. En plus, il s’inscrit parfaitement dans une réforme fiscale adoptée depuis 2013. Comparativement à nos voisins et aux taux standards, en matière de TVA, nous sommes très en-dessous.

Comment cela ?

Au Maroc le taux de TVA est de 20 %. En Algérie il est de 19 %. En Italie il est de 21% et en France il est de 20%, alors qu’au Portugal il est de 23%.

Et la hausse des droits à la consommation ?

Même les biens soumis aux augmentations de droits de consommation ont été choisis de sorte que les biens essentiels ne soit pas impactés. Il n’y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation : Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe.

En vous écoutant, on a l’impression que la loi de finances n’est pas la cause de la hausse des prix observée aujourd’hui !

La loi finances, et en particulier les mesures de TVA, ne sont pas responsables de la hausse de l’inflation observée depuis 2017. D’ailleurs, la TVA ne s’applique pas aux produis agricoles et aux produits administrés de première nécessité, qui n’ont d’ailleurs pas augmenté. Le gouvernement continue de subventionner les produits de base à hauteur de 1.500 MDT. Il a aussi pris l’engagement de ne pas augmenter ces prix. La loi de finances aura sûrement un impact, mais marginal, qui devrait se faire sentir au cours de l’année. Mais la loi de finances 2018 n’est pas responsable de la hausse des prix. Il est de toutes les façons très tôt de le constater et donc de le dire.

Es-ce que vous êtes en train de contester la hausse des prix et la baisse des pouvoirs d’achat ?

Pas du tout. Le gouvernement s’est attaqué, depuis 2017, à la hausse des prix dont l’origine est triple. Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA.

On accuse le gouvernement de ne pas avoir accompagné ces augmentations, prévues dans la LF 2018, de mesures sociales. Pourquoi n’y avez-vous pas pensé ?

Au contraire, nous avons pensé et pris plusieurs mesures à cet effet. D’abord, nous avons maintenu les engagements d’augmentation salariaux en janvier, février, mars et avril. Nous avons aussi promis la revalorisation de la prime des familles nécessiteuses. Plusieurs mesures sont à l’étude, relatives à l’évaluation financière de cette prime qui devra tenir compte des contraintes budgétaires. Car nous ne faisons pas les choses à la légère.

Serait-il possible ou imaginable, après les manifestations, de suspendre la LF 2018, ou de faire une LF complémentaire ?

La Loi de finances de 2018 est une loi de rigueur économique et non d’austérité. Elle permettra de réduire l’endettement et de mettre les finances publiques sur une trajectoire de consolidation. La LF 2018 est cependant un simple alibi pour des considérations électorales, ce qui est irresponsable et n’a rien à avoir avec la hausse des prix constatée depuis 2017. Le pays a besoin de stabilité et de consensus autour des objectifs économiques. L’essentiel est d’avoir des mesures accompagnatrices pour alléger l’impact de certaines mesures sur les populations vulnérables. Suspendre la LF 2018 serait catastrophique pour le pays, mais une LF complémentaire est toujours envisageable.

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Le chef du gouvernement tunisien est certainement l’homme politique le plus aimé par le peuple des déçus de la révolution. Et ils ne sont pas peu. En un peu plus d’une année à La Kasbah, le jeune homme, fraichement embarqué dans la politique, aura finalement su trouver «le point G» d’une population qui voyait naître une nouvelle classe de privilégiés et d’intouchables, après avoir vu mettre en prison la famille qui cristallisait toute la corruption, dans presque tous les domaines et jusqu’à la toucher dans le panier de la ménagère malgré les hausses successives des salaires.

L’idée de Chahed et de ses Conseillers était donc de s’attaquer à ceux-là et de le faire savoir par l’image, en se cachant derrière le secret de l’investigation, pour ne rien laisser voir des détails. Parfois pourtant, «le diable est dans les détails». Le poids des mots et le choc des images l’emporteront.

Cela est surtout valable pour la campagne contre la corruption que le chef du gouvernement mène depuis quelques mois et qui l’a habillé de la cape de «Superman» et lui a confectionné l’image du populairement indétrônable. Une campagne qui ne manque pourtant pas de points faibles.

Le premier est certainement le manque de transparence, préférant envelopper certaines affaires du sceau du complot contre l’Etat, alors que les affaires de corruption, de malversation, de prévarication, de falsification de certains de ces «hommes d’affaires» et «hommes à affaires» ou «رجال االعمايل», comme les appelait Hammadi Jbali, auraient certainement donné plus d’éclat à sa cape de Superman.

Le second point faible est que cette campagne souffre encore de sélectivité. Beaucoup de ses contradicteurs, dont des personnes haut placées, lui reprochent toujours de ne pas encore balayer devant sa porte. Les mêmes lui reprochent aussi le fait que sa campagne reste encore limitée dans l’espace-temps. Certains se rappellent toujours de la liste du fameux rapport de Feu Abdelfattah Amor, même s’il y a «à boire et à manger» dans ce rapport et dans cette liste. Beaucoup de ceux qui étaient en lien avec des personnes, depuis 2011 en prison, restent toujours des intouchables. Certains ont repris leurs petites affaires et d’autres touchent toujours les dividendes de leurs anciennes affaires. D’autres encore évoquent la question de l’évasion fiscale et affirment que beaucoup de «gros dossiers» dorment toujours dans les tiroirs, comme autant de «cadavres dans le placard» dans les états de faits du chef du gouvernement. Des faiblesses et des reproches qui Chahed ferait bien de prendre en compte…

La technique du «poids des mots et le choc des images» est aussi valable pour les visites, inopinées et médiatiquement orchestrées. On s’arrêtera sur la dernière qui a rebondi sur l’actualité de la hausse des prix. Les images qui en ont été données en pâture au large public d’une population qui voyait son pouvoir d’achat fondre devant la voracité des intermédiaires du marché de gros, des propriétaires de chambres frigorifiques et celle aussi des petits commerce. Des images choisies d’un chef de gouvernement qui se fâche, qui sermonne et qui prend aux riches pour redistribuer aux pauvres. Mais des images aussi d’un chef de gouvernement qui fait le travail des équipes de contrôle et qui ne pratique pas la politique du «Name and Shame».

Des images enfin, qui renforcent les craintes de ceux qui commencent à croire qu’il prépare la succession aux prochaines présidentielles, alors qu’il avait été désigné, par les accords de Carthage, en tant que «chargé de mission» qui se devait de se consacrer plus à l’action qu’au «mondovision». On ne parlera pas de ses visites inopinées dans certaines régions, qui s’étaient transformées en distributions de terrains et de logements. Non pas que les populations de ces régions ne le méritaient pas, mais dans le show fait de ces visites et les images triées sur le volet qui en ont été diffusées et qui confirmaient les craintes de ceux qui pensent que la mission du chargé de mission se transforme en préparatifs pour la succession.

Entretemps beaucoup des décisions qui devaient être prises prennent du temps malgré l’urgence de la crise. On pourrait à ce sujet citer la «loi d’urgence économique», la restauration de l’autorité de l’Etat, le retour au travail pour accélérer la croissance, l’arrêt de toute perturbation de l’activité économique, des entreprises et des projets qui peuvent apporter le développement revendiqué par plusieurs régions, l’amélioration du financement de l’économie, le renforcement des équilibres budgétaires et le développement des ressources humaines.

Cela suppose un recadrage des forces, économiques et sociales, en place. Cela suppose aussi une meilleure gestion du rôle de ces forces, de leurs demandes et de leurs revendications par rapport à l’intérêt supérieur de la Nation, de ses capacités et des obligations. Et tout cela n’a pas encore été fait.

C’est tout cela qui finit par déformer l’image que ses conseillers lui confectionnent et lui font miroiter, comme dans le miroir de la sorcière dans «Blanche neige et les sept nains». Au rôle de réformateur, Youssef Chahed semble préférer celui de sapeur-pompier, mais se trompe manifestement sur le foyer de feu à éteindre

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A l’issue de sa visite inopinée effectuée ce mercredi 15 novembre 2017 au marché de gros de Bir El Kassaâ, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé le renforcement des campagnes de contrôle pour la lutte contre le monopole.

Selon les informations rapportées par Mosaïque fm, Chahed a indiqué que les efforts gouvernementaux se poursuivent afin de surveiller les circuits de distribution et de gérer la réserve régulatrice mais cela n’a pas eu d’effet positif sur le pouvoir d’achat du citoyen. Il a imputé cette situation au phénomène du monopole.

Par ailleurs, il a ajouté que l’Etat va faire son possible pour réduire les tarifs des viandes blanches et rouges.

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Pour compresser les tarifs appliqués sur l’eau et l’électricité en Côte d’Ivoire, qui avaient connu une forte hausse en janvier dernier, le président Alassane Ouattara a une idée radicale : “Mettre fin au monopole de la CIE (Compagnie ivoirienne d’électricité) et de la SODECI (Société de distribution d’eau) ». Il a tenu ces propos hier dimanche  1er mai à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail. Une annonce accueillie avec joie et soulagement par des citoyens qui se plaignaient beaucoup de l’envolée des prix.

« Je lance un appel à tous ceux qui souhaitent venir investir dans ces secteurs de le faire pour que nous ayons une saine compétition qui permettra de maîtriser les prix et de baisser le coût de l’électricité », a ajouté Ouatarra, vigoureusement applaudi par les syndicats des travailleurs.

Il est vrai que les quatre confédérations syndicales de travailleurs du pays avaient fait bloc pour pointer du doigt « le malaise » suscité par l’augmentation des tarifs de l’électricité, évaluée par l’Union fédérale des consommateurs à +40% en seulement cinq ans.

Une CIE trop gourmande

A souligner que les bailleurs internationaux y sont pour beaucoup, en effet ils ont contraint la CIE à revoir à la hausse ses prix pour, disent-il, sauver la compagnie du péril qui la guette. Les partenaires de la société, cédée par l’Etat en 1990 au ténor ouest-africain de l’énergie Eranove, estiment qu’elle fournit l’électricité à la population à des prix trop bas vu qu’elle reçoit d’importantes subventions de la part des autorités. La compagnie a procédé en janvier à un « ajustement tarifaire » qui devait déboucher sur une « hausse de 6 à 10 % » du coût du kW/h pour 60 % des clients, d’après le ministre de l’Énergie, Adama Toungara. Mais la compagnie serait passée outre cette fourchette. « Nous avons découvert que la décision gouvernementale n’a pas été correctement appliquée et que certains abonnés ont connu une hausse plus élevée que celle initialement prévue allant jusqu’à 30 %, 40 % voire 50 % », a dénoncé le président Ouattara, qui parle d’une « injustice inadmissible ». Décision sans appel du chef de l’État face à cette dérive : « l’annulation pure et simple » de la hausse de janvier.

A souligner que la quantité d’électricité produite par la CIE met la Côte d’Ivoire à la première place en Afrique de l’Ouest ; c’est également cette compagnie qui continue de distribuer et de vendre l’électricité nationale. C’est ce monopole que le président de la République va casser pour faire baisser la tension sur les prix.

Enfin sachez que le chantier de l’électricité est une des priorités du gouvernement depuis son installation ; un vaste plan de réhabilitation du réseau national est enclenché, avec un budget d’à peu près 16 milliards d’euros d’ici 2030, dont la plus grande part va être décaissée par des opérateurs privés.

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