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La réunion du conseil de partenariat tuniso-turc, qui a eu lieu ce vendredi 21 juillet, a permis de déboucher sur un accord qui stipule que le volume des exportations tunisiennes de phosphate et d’huile d’olive vers la Turquie va être porté à la hausse. Saïda Hchicha, directrice générale de la coopération économique et commerciale au ministère de l’Industrie et du Commerce, l’a affirmé sur Mosaïque FM.

Par ailleurs elle a indiqué que les partenaires turcs ont été informés de la décision des autorités tunisiennes de faire monter les taxes douanières sur les produits en provenance de la Turquie. Elle a ajouté que ces nouvelles orientations ont pour objectif de rééquilibrer la balance des échanges commerciaux entre les deux pays, très défavorable à la Tunisie.

On a également appris que la partie turque a donné son accord pour étoffer la coopération avec la Tunisie. Des accords ont été paraphés dans 5 secteurs, a-t-elle précisé…

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Pas de répit dans l’âpre bras de fer diplomatique et politique entre le Front Polisario et Rabat. Tous les coups sont permis. Cette fois la bataille s’est déplacée sur le terrain judiciaire, jusqu’en Afrique du Sud. Et le gagnant, du moins de la première manche, est le Polisario. En effet ce dernier, suite à une plainte, a eu en sa faveur un arbitrage de la justice sud-africaine, laquelle a ordonné qu’un navire de l’Office chérifien des phosphates (OCP), dont le chargement provient d’une mine du Sahara occidental, soit bloqué à Port Elizabeth, rapporte Jeune Afrique ce lundi 17 juillet.

L’OCP a énergiquement condamné le verdict de la justice sud-africaine. «La Cour sud- africaine a rendu une décision éminemment politique et commet un grave abus de pouvoir», lit-on dans un communiqué publié vendredi 14 juillet 2017. Le texte ajoute : «Cette décision préliminaire interfère dangereusement dans le processus international en cours sous l’égide du Conseil de sécurité des Nations unies»…

A noter que la plainte déposée par le Front Polisario, lequel tient mordicus à l’indépendance du Sahara (alors que Rabat propose une autonomie sous souveraineté marocaine), mentionnait le caractère illégal de cette cargaison. Le 1er mai 2017, un juge sud-africain avait donné raison aux indépendantistes et ordonné la saisie conservatoire du bateau, le Cherry Blossom, qui transporte 50 000 tonnes de phosphate produites à Phosboucraa et qui devaient être livrées à la Nouvelle Zélande. Le jeudi 15 juin, le juge sud-africain, après avoir épluché les éléments du dossier, enfonce le clou en confirmant l’immobilisation du navire de l’OCP. En attendant que l’affaire soit tranchée sur le fond, à une date qui n’a pas encore été fixée…

On peut être sûr que d’ici là, la formidable armada diplomatique du royaume chérifien va faire feu de tout bois pour infliger une deuxième défaite au Polisario, dans un dossier similaire. En effet mi-mai 2017, les indépendantistes du Sahara avaient fait immobiliser au Panama un autre navire transportant du phosphate, pour les mêmes raisons. Mais le 9 juin 2017, les juges avaient levé l’immobilisation du bateau, en arguant qu’ils ne disposaient pas d’éléments prouvant que la cargaison était la propriété du Front Polisario. Toutefois il n’est pas certain que les diplomates marocains, aussi chevronnés soient-ils, trouvent une oreille attentive en Afrique du Sud car cette dernière appuie sans réserves l’indépendance du Sahara occidental et ce, depuis les années 1970…

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La Commission Européenne prépare une nouvelle proposition de règlementation qui risquerait fort d’impacter les exportations tunisiennes de phosphate. Dans le viseur européen, le taux de cadmium dans les phosphates, notamment en provenance des pays de l’Afrique du Nord. Par cette nouvelle règlementation, Bruxelles voudrait limiter la teneur en cadmium dans le phosphate à 60mg / kg, à 40mg / kg après trois ans, et finalement à 20mg / kg. Or, pour l’exemple, le phosphate tunisien contiendrait environ 90 mg de cadmium par kilogramme, selon un rapport de la Commission Européenne sur les implications, économiques et environnementales du cadmium

En cas de changement de la réglementation fixant la norme de présence du cadmium dans le phosphate, des pays comme la Jordanie, le Maroc, le Togo, le Sénégal et surtout la Tunisie pourraient être confrontés à des conséquences économiques assez sévères et pourraient même être amenés à trouver d’autres marchés pour leur phosphate, en dehors de la zone européenne. «De telles limites auraient de graves conséquences sur l’économie des pays qui approvisionnent actuellement l’UE comme la Tunisie et le Maroc et pour lesquels les exportations de phosphate vers l’UE représentent une partie importante de leur PIB. Cela ne contribuerait évidemment pas à la situation politique déjà difficile en Afrique du Nord et, lorsque l’UE place les problèmes de migration et de sécurité au sommet de ses priorités, il ne faut pas l’ignorer», ont affirmé Paloma Sanchez et Pierre Jaouen dans une interview accordée au Magazine européen «The Parliament».

Cette mesure de changement de la réglementation, à moins que la CPG ne décide dès maintenant d’installer des techniques d’élimination ou de baisse des taux de cadmium, pourrait aussi impacter les ventes tunisiennes de fertilisants et d’engrais de phosphate, la demande de l’UE s’orientant surtout vers la Russie dont le phosphate contiendrait nettement moins de cadmium.

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La Compagnie de phosphate de Gafsa a repris ses activités d'extraction

L’arrêt de la production de pétrole dans les régions de Metlaoui et Mdhila se poursuit pour le deuxième jour consécutif, en raison de la grève entamée par les agents, rapporte Mosaïque fm.

Les grévistes exigent le versement de leurs salaires et la réhabilitation de trois agents suspendus à Mdhila en raison de leur demande d’augmentation des primes, a ajouté la même source.

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La ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Héla Cheikhrouhou, a indiqué que les recommandations issues d’un atelier de travail sur “le Phosphogypse, moyens de développement durable”, tenu mercredi à Gabès, seront adoptées dans l’élaboration d’une feuille de route pour traiter le dossier du phosphogypse et arrêter le rejet de cette matière dans la mer.
Cette question sera examinée, aussi, dans le cadre d’un conseil ministériel, qui sera organisé prochainement pour poursuivre le processus de développement dans le gouvernorat de Gabès, a-t-elle dit.
Intervenant lors de cet atelier de deux jours auquel participent des l’environnement et de la géologie de Chine, Canada, USA, France et de Tunisie, Cheikhrouhou a souligné les nombreux projets écologiques programmés dans la région dont la lutte contre la pollution aérienne, la rationalisation de la consommation de l’eau, la construction d’une station de dessalement de l’eau de mer et la lutte contre les odeurs nauséabondes causées par le transformation du phosphate.
Le président de la commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement à l’ARP, Ameur Laarayedh, a indiqué que la commission effectuera au cours du mois de Ramadan, une visite dans le gouvernorat de Gabès pour rencontrer les composantes de la société civile et les médias régionaux pour se rendre compte de la situation écologique à Gabès.

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Dans le silence le plus complet des autorités, nationale et régionales, l’impuissance des forces de l’ordre (Police et sécurité civile) et le refus d’intervention de l’Armée, se poursuit depuis plus d’un mois, la première prise d’otage du genre en Tunisie. C’est en effet, sur la ligne 13 de la société tunisienne des chemins de fer, à Meknassi, qu’a eu lieu, le 20 avril 2017, la prise d’otage de deux trains marchandises.

Les deux locomotives et les 60 wagons, chargés de phosphate et de souffre, une matière hautement inflammable rien que sous l’effet de la chaleur du soleil, ont été arrêtés et pris en otage par un groupe de protestataires de la région. Depuis, plusieurs tentatives ont eu lieu de nuit pour essayer de délivrer les deux trains. Vainement.

A chaque fois, un renfort d’habitants de la région s’y oppose. Des protestataires qui avaient même une fois allumé des pneus devant les locomotives, menaçant ainsi d’une catastrophe naturelle et empêchant l’intervention de la sécurité civile. Ministère du transport, chef du gouvernement et gouverneur de la région sont au courant. Mais personne ne bouge. Bien avant le pétrole donc, le phosphate dont le gouvernement se targuait de la reprise de production, était pris en otage et empêché d’être transformé. Viva la Revoluçion !

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Chakib Darwich

Toutes les voies de transport du phosphate ont été rouvertes ce mardi après la conclusion d’un accord sur les activités de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, filiale de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe Chimique Tunisien (GCT), a affirmé à l’agence TAP Slaheddine Selmi, Secrétaire général adjoint de l’UGTT.
L’accord a été conclu lors d’une réunion d’urgence, qui s’est poursuivie jusqu’à 23h hier lundi, entre une délégation de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), des représentants du gouvernement et les patrons des deux compagnies.
Il reconnait une dépendance administrative et financière totale entre la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa en temps que filiale de la CPG et du GCT.
Il stipule également que la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa assurera tous les services et projets écologiques relatifs à l’activité industrielle de la CPG et du GCT, en prenant en compte les spécificités de chaque délégation. Une direction centrale sera créée au sein des compagnies mères (CPG et GCT) pour superviser la société filiale et sa responsabilité sociale.
Les négociations sur le statut de la société concernée se poursuivront également dans le cadre de la commission créée à cet effet, et ses travaux démarreront le 22 mai courant.
Une commission composée de représentants de la présidence du gouvernement, le ministère de l’Energie et des Mines, le ministère des Affaires sociales, la CPG, le GCT et l’UGTT sera mise sur pied pour suivre ce dossier.
“Les négociations sur le statut des 11 000 agents de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa devraient être conclues fin juillet 2017”, a souligné M. Selmi.
Les syndicats de base des agents et cadres de l’environnement ont décidé, le 4 mai, de bloquer toutes les voies de transport du phosphate produit à Gafsa et d’observer un sit-in ouvert à partir du 8 mai pour protester contre “l’incapacité du gouvernement à traiter leur dossier”.
Ils revendiquaient essentiellement l’activation de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, l’élaboration d’un Statut pour ses agents et son intégration au sein de la CPG et du GCT en tant que sociétés mères.

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Chakib Darwich

Les études de faisabilité économique, technique, sociale et environnementale du projet de Phosphate de Jedliane (gouvernorat de Kasserine) s’achèveront au plus tard vers la fin des mois de juin ou juillet prochain, a affirmé Taoufik Mansouri, président du Conseil d’administration de la société de développement et de services miniers “Chaketma” qui gère le projet.
“Une fois ces études sont terminées, il sera procédé à l’obtention de la licence d’exploitation de la mine de phosphate vers le mois de septembre 2017”, a-t-il ajouté à la correspondante de la TAP.
Une délégation de la société “Chaketma” se déplacera, le 17 mai courant, aux Etats-Unis où elle devra visiter une unité industrielle spécialisée dans l’extraction et la transformation du phosphate pour échanger des expertises et s’enrichir de nouvelles expériences, a-t-il indiqué.
Aménagée sur 10 km2, la mine de phosphate de Jedliane aura une capacité de production de 1,5 million de tonnes par an et d’emploi direct de 500 personnes. Le projet mobilisera des investissements de l’ordre de 400 millions de dinars. La durée de vie de la mine de Jedliane est estimée à une cinquantaine d’années au minimum.
Le projet a démarré en 2011 dans sa phase de prospection qui a nécessité des forages de plus de 20 mètres de profondeur. Les recherches ont démontré que la mine renferme des ressources estimées à 130 millions de tonnes de phosphate. Les analyses effectuées dans les laboratoires du Sers (gouvernorat du Kef) ont attesté que le phosphate de Jedliane est d’une rare qualité.

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Le calme est revenu

La production nationale de phosphate a connu une augmentation de 46% durant les trois premiers mois de l’année 2017 et ce, par rapport à la même période de 2016, rapporte l’agence Reuters, citant des chiffres du ministère de l’Énergie,  des Mines et des Énergies renouvelables

Cette embellie s’explique par la baisse des mouvements de protestation dans les villes du bassin minier.

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L’entrée en exploitation effective de la mine de phosphate d’El Meknassi est prévue pour fin mai 2017, a fait savoir le secrétaire d’Etat chargé des mines, Hechmi Hmidi, lors d’une visite effectuée jeudi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
Il a assuré à cette occasion, que toutes les problématiques qui ont empêché le démarrage de l’exploitation de la mine seront résolues, dont la satisfaction des revendications de certains citoyens portant sur la révision de la valeur des indemnisations qui leur sont offertes et le relèvement du nombre de candidats retenus lors du premier concours de recrutement d’ouvriers, à la mine de Meknassi.
Le secrétaire d’Etat a avancé que toutes les précautions nécessaires seront prises pour réduire les effets négatifs sur l’environnement qui pourraient résulter du démarrage de l’activité de la mine.
A préciser que l’opération d’acquisition de terres au profit de la mine a considérablement avancé avec des indemnisations qui avoisinent les 10 millions de dinars. Toutefois, des problèmes restent en suspens, du fait de l’opposition de certaines personnes, à la cession de 150 hectares que la société compte acquérir. Il a été décidé à ce niveau d’augmenter la valeur de l’indemnisation pour les propriétaires des bâtiments sur le site ainsi que le nombre des recrutés parmi les habitants de la région (environ 20 personnes).

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Chakib Darwich

Le secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi, a indiqué que la production de phosphate a atteint, jusqu’à la fin de novembre dernier, 3.5 millions de tonnes.
Dans une déclaration accordée ce vendredi à Africanmanager, il a ajouté que cela représente une évolution de 30% par rapport à la même période de l’année précédente.
La précision du responsable vient à un moment où les agents de la Compagnie les Phosphates de Gafsa (CPG) au district de Metlaoui ont entamé depuis la matinée du jeudi 15 décembre 2016 une grève ouverte.
Ce mouvement a été décrété en signe de protestation contre le retard enregistré au niveau du versement des primes, telles que la prime de rendement et la prime de gains. Parmi les autres revendications, il y a la révision de certaines primes anciennes.

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Des sources du bassin minier ont indiqué à Africanmanager que la ville de Metlaoui vit une paralysie totale . La production du phosphate

Intervenu lors de l’ouverture de la 31ème édition des Journées de l’Entreprise, ce vendredi 8 décembre 2016 au port El Kantaoui, à Sousse, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué que la production de phosphate a atteint, durant le seul mois de novembre 2016, 500 mille tonnes, un chiffre qu’il a qualifié de satisfaisant et confortable. “Si on continue avec ce rythme, on finira avec une production annuelle de l’ordre de 6 millions de tonnes”, a expliqué Chahed.

Le chef du gouvernement a, dans le même cadre, indiqué que des signes positifs ont été constatés dans certains secteurs d’activité durant cette dernière période, sans pour autant cacher que la situation demeure encore fragile.

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Le calme est revenu

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre du transport, Hichem Ben Ahmed, a annoncé, lors de son intervention, ce lundi 5 décembre 2016, sur Express Fm, l’acquisition de 20 locomotives pour le transport du phosphate.

« Les locomotives qui serviront à transporter environ 2400 mille tonnes, coûteront 75 millions de dollars », a-t-il précisé à la même source.

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La production de phosphate dans le bassin minier est arrêtée depuis 3 jours

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Hachmi Hmidi, a déclaré que la situation du secteur des phosphates est rassurante.
L’activité a repris son rythme habituel après une longue période de protestation et de blocage, a dit le responsable dans une déclaration accordée ce mercredi 2 novembre 2016 à Africanmanager.
Avec la reprise de l’activité de l’ensemble des centres miniers, le rythme a atteint son paroxysme, soit 17 mille tonnes par jours, a-t-il ajouté.
« Avec ce rythme, on pourra atteindre un niveau considérable de production estimé à 3,4 millions de tonnes d’ici la fin de l’année en cours avec la transformation de 4 millions de tonnes », a-t-il estimé. Pour les 10 premiers de 2016, Hachmi Hmidi s’est montré optimiste, faisant savoir que la production a atteint 2.8 millions de tonnes. S’agissant du phosphate marchant, la production a affiché une progression de 45% par rapport à la même période de 2015, l’équivalent de 2,39 millions de tonnes.
Pour le transport du phosphate, le responsable a signalé que 1268 tonnes ont été transportées par train entre les zones de production et les zones de transformation. Un million de tonnes ont été transportées par camion alors que 212 mille tonnes ont été transportées par bande.

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Les conducteurs de trains de la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) transportant le phosphate extrait du  bassin minier

L’INS (Institut national de la statistique) a expliqué la hausse, de 3,1 % des exportations tunisiennes au terme des 9 premiers mois de l’exercice 2016, par deux facteurs essentiels. D’abord, le redémarrage des exportations du phosphate et dérivés qui auraient retrouvé un certain rythme, en enregistrant une hausse de 72,1 % sous l’effet de la hausse des exportations d’acide phosphorique (440,8 MDT contre 195,6 MDT).   Les deux graphiques de l’INS mettent en exergue l’évolution en dents de scie des exportations de ce secteur, au gré des grèves, des Sit-in et des mouvements sociaux qui handicapent depuis 2011 tout le secteur et toute l’économie tunisienne.

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Le second facteur, par lequel l’INS explique la légère hausse en septembre 2016, des exportations tunisiennes, est la hausse de 16,5 % des exportations des industries mécaniques et électriques (IME) et un rebondissement de 8,2 % des exportations du secteur textile qui reste très fortement impacté par l’effet de l’accord de libre-échange avec la Turquie qui a tué des centaines d’ateliers de confection en Tunisie et dans le bassin textile de Monastir notamment.

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Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a déclaré ce mercredi 5 octobre 2016 que les arrêts sauvages de la production de phosphate nuisent non seulement à la majorité des Tunisiens à travers les finances publiques, mais aussi à la région elle-même en menaçant directement 27 mille foyers.
Elle a dans ce cadre précisé à Africanmanager que la population doit se rendre compte que la société qui nourrit les famille est malade.
La solution, d’après elle, est une réduction des coûts du groupe et la révision de la structure salariale et la composition des employés si les populations continuent de bloquer le transfert du phosphate.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le nouveau secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi, a déclaré qu’on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais le secteur du phosphate est confronté à d’autres difficultés qui sont d’ordre structurel.

Le responsable n’a épargné aucun effort pour dévoiler son plan d’action, affirmant qu’un bon diagnostic demeure utile pour dresser l’état des lieux du secteur et fixer par la suite les réformes devant aider à surmonter la situation difficile. Interview :

Avec la poursuite des mouvements de protestation, qu’en est-il de la filière du phosphate?

La production et la transformation du phosphate constituent l’un des principaux revenus du pays, avec le tourisme. En effet, le secteur du phosphate occupe une place importante dans l’économie tunisienne, tant au niveau de l’emploi qu’au niveau de la balance commerciale.

La Tunisie était rangée au cinquième rang des producteurs mondiaux jusqu’en 2010 (4% du PIB du pays, 10% des exportations), ce qui a permis de constituer l’une des principales ressources en devises, l’équivalent de trois milliards de dinars. Avec ces performances, la CPG (Compagnie des phosphates de Gafsa) et le GCT (Groupe chimique tunisien) ont réussi à enregistrer des bénéficies de l’ordre de 800 millions de dinars. Mais depuis la révolution, le secteur s’est trouvé face à des difficultés majeures.

Des difficultés se sont traduites par un fort ralentissement du rythme de la production. Chiffre à l’appui, la moyenne de la production de phosphate est passée de 8 million de tonnes à environ 3.2 millions de tonnes durant les cinq dernières années. Et voilà, on est face à un secteur qui n’a pas pu fonctionner qu’à 40% de sa capacité.

Et pour cette année ?

En dépit de cette situation, on reste optimiste et avec l’aide de toutes les parties, la production pourrait dépasser les 4 millions de tonnes, notamment avec la reprise de l’activité des unités de production de Metlaoui (60%) et Mdhila (40%). Avec cette bonne nouvelle, le niveau de production général de la société est estimé actuellement à 80%.

Mais depuis cinq ans, ce secteur bat au rythme des revendications sociales et émet un signal alarmant. Qu’en pensez-vous ?

C’est vrai.. Les sit-in et les mouvements de protestation des sans-emploi ont paralysé l’activité de la compagnie. Les opérations de transformation et l’exportation des dérivés du phosphate ont été bloquées, ce qui a  causé des immenses pertes.

Cette situation est certes très difficile, mais il faut avouer que la compagnie fait face à des problèmes structurels.

Pouvez-vous nous en parler ?

Cela n’a jamais été évoqué, on se cachait toujours derrière les sit-in, les mouvements sauvages, mais on est confronté à d’autres problèmes d’ordre structurel.

Le premier problème concerne le transport du phosphate à l’intérieur des sites de production vu l’interdiction de la sous-traitance. Avant la révolution, des sociétés de sous-traitance, rappelle-t-on, étaient chargées d’assurer le transport du produit brut entre les carrières et les laveries destinées au traitement du minerai.

L’interdiction de l’activité de ces sociétés dont le nombre s’élève à 10 a créé un dysfonctionnement immédiat. La CPG s’est trouvée obligée de réintégrer les sous-traitants tout en vendant le matériel de ces sociétés.. Or, cette décision a eu des retombées néfastes et une nouvelle mission vient s’ajouter celle de la CPG, qui ne maitrise pas le métier du transport.

Cela a par conséquent engendré une pression sociale, surtout que l’effectif de la CPG a doublé.

Cela a aussi provoqué un autre dysfonctionnement au niveau du transport du phosphate vers les usines de Gabès, Skhira et Sfax, sur le littoral sud-est.

Avec la multiplication des mouvements de protestation et les sit-in, avec l’arrêt du transport du phosphate par voie ferrée, la compagnie a recouru au transport par camions. Or, cette solution est jugée couteuse et elle était considérée comme une charge supplémentaire pour la CPG.

Faut-il indiquer que la moyenne pour le transport d’une tonne de phosphate par camions est estimée à 21dt contre 6.5dt seulement par voie ferrée, ce qui a creusé davantage le déficit du résultat de la CPG.

Comment expliquez-vous  tout cela ?

Les problèmes sont dus aux difficultés endogènes à la SNCFT pour insuffisance de moyens matériels et de personnel, ce qui ne permet guère d’assurer le transport du  phosphate. D’ailleurs, le nombre de trains chargés d’accomplir cette mission a régressé passant de 28 avant la révolution à 11 au cours de ces dernières années. Cela peut s’expliquer par la situation financière de la SNCFT, qui est incapable d’améliorer son réseau hérité des Français.

S’y ajoute le facteur aggravant de l’insécurité due aux blocages occasionnés par les mouvements sociaux, souvent dans les bourgs se trouvant sur la voie ferrée vers Sfax et Gabès.

Parmi les autres problèmes, on évoque les carences de l’encadrement de nos responsables, lequel a enregistré une baisse de 4%. La CPG s’est trouvée face à un effectif inexpérimenté, d’autant plus qu’elle n’a pas pu gérer le flux des nouveaux recrutés estimés à 14 mille à la CPG et au GCT. La compagnie continue de recruter sans que pour autant les esprits ne se calment..

Mais dans ce cas précis, quel est votre plan d’action ?

La résolution de ces problèmes ne peut se faire qu’à travers une approche participative qui s’impose, nécessitant de parvenir à un consensus.

Partant de ce constat, une réunion a récemment eu lieu avec le ministre du Transport et les représentants de la CPG pour trouver une solution au problème du transport du phosphate.

Il a été décidé au cours de cette réunion de réviser à la hausse le tarif du transport du phosphate par voie ferrée pour le fixer à 20dt contre 6.5dt actuellement.

A ce titre, la SNCFT s’est engagée à mettre en place un programme de développement visant l’acquisition d’un nouveau matériel de maintenance et de nouvelles locomotives réservées à la traction des wagons de phosphate afin de mieux répondre aux besoins de la CPG.

C’est très important dans la mesure où on tente réaliser le transport de 11 millions de tonnes de phosphate en 2017.

De son côté, la CPG a décidé de faire une avance de l’ordre de 20 millions de dinars à ladite société pour qu’elle entame son programme de développement.

Pour résoudre le problème d’encadrement, on optera pour l’amélioration de nos programmes de formation. Ajoutons à cela le recrutement de cadres spécialisés.

Pour ce faire, un concours a été déjà lancé pour le recrutement de 261 hauts et moyens cadres. Ce dernier a été réalisé par l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) et l’Institut des hautes études commerciales de Carthage (IHEC) afin de garantir toutes les conditions de transparence.

De même, un autre concours sera lancé prochainement pour le recrutement de 1700 agents spécialisés pour la CPG et 1700 pour le GCT

Parmi les autres solutions proposées, il y a l’activation du rôle de six sociétés d’environnement, plantation et jardinage relevant de la CPG et du GCT. Des sociétés qui comptent environ 12 mille personnes pour une masse salariale de 100 millions de dinars, sans pourtant contribuer à la relance économique.

Ces sociétés devraient s’orienter davantage vers le secteur agricole de manière à tirer profit de ces nouvelles recrues qui sont appelées à fournir un effort de plus et à réaliser les objectifs fixés à travers l’installation des sociétés d’environnement, plantation et jardinage.

Sur un autre plan, un bureau d’étude sera choisi pour dresser un diagnostic de l’état des lieux du secteur afin de fixer les réformes devant aider à surmonter la situation difficile.

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Le transport de phosphates a repris

Le secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi, a déclaré qu’il a été décidé de réviser à la hausse les tarifs du transport du phosphate par voie ferrée.
La décision a été prise lors d’une réunion qui a eu lieu vendredi 9 septembre 2016 avec le ministre du Transport et les représentants de la CPG pour trouver une solution au problème du transport du phosphate par la voie ferrée « Les tarifs du transport d’une tonne de phosphate connaitront une très forte augmentation, en passant de 6.5dt actuellement à 20dt », a précisé le responsable lors d’une interview exclusive accordée à Africanmanager.

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Recevant

Selon des sources officielles citées par le quotidien « Al Sarih », ce jeudi 8 septembre 2016, la production de phosphate dans le champ pétrolier à M’dhilla, relevant du gouvernorat de Gafsa, est estimée à 70%, soit 4 mille tonnes par jour.

Ce secteur connait actuellement une grande dynamique, a ajouté la même source.

On rappelle que le total de la production de phosphate commercial à Mdhilla n’a pas dépassé depuis le début de l’année 400 mille tonnes selon les dernières statistiques de la CPG .

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Recevant

La date définitive de proclamation des résultats du concours de recrutement des employés à la mine de phosphate de Meknassi, a été fixée pour le mois de septembre prochain, après l’ouverture du site électronique, ce samedi 27 aout, pour recevoir les recours, a indiqué vendredi Sami El Ghabi premier délégué du gouvernorat de Sidi Bouzid, à l’issue d’une séance de travail tenue au siège du gouvernorat.

Il a précisé dans une déclaration au correspondant de la TAP dans la région que les participants à la réunion, dont des représentants de l’union régionale et locale du travail, de la compagnie des phosphates de Gafsa, des ministères des affaires sociales et de l’emploi, ont déterminé les critères adoptés pour examiner les recours dont la date de dépôt est fixé du 1er au 15 septembre. L’examen des recours sera effectué en présence d’un huissier notaire, a-t-il ajouté.

Quelque 100 employés seront recrutés, dans une première étape et 300 autres lors du démarrage de la laverie.

La délégation de Meknassi a connu en mois de mars dernier un mouvement de protestation après l’annonce des résultats préliminaires du concours pour recruter des employés dans différentes spécialités à la mine de phosphate de Meknassi.

Les protestataires avaient refusé les résultats et revendiqué le droit de connaitre les critères adoptés pour le recrutement.

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