“La critique est aisée mais l’action est très difficile”. Dixit Aymen Errais

“La critique est aisée mais l’action est très difficile”. Dixit Aymen Errais

La critique est aisée mais l’action est très difficile.

Toutefois ceux qui critiquent oublient l’état dans lequel était le pays.

Le pays était en chute libre et les moteurs de croissance à l’arrêt. Les seules grandes interventions de l’état était pour panser les plaies d’un pays rongé par le cancer (plus d’emplois hadhayer, plus de sociétés de bestena, plus de recrutements publics, etc.) pendant lesquels toutes les ressources de l’état ont été puisé (le 1 milliard de dollar de la vente de Tunisie Télécom, accroissement du déficit et de l’endettement, etc.)

On avait donc besoin de réformes et de grandes mesures qui étaient certes douloureuses mais qui commencent à donner leurs fruits :

Retour de la croissance du secteur touristique notamment grâce à la multiplication du budget sécuritaire par 3.

Baisse du déficit budgétaire de 7,9% à 3,9%. Après cette stabilisation, mise en place d’un programme de baisse d’impôt qui sera de 13,5% en 2021, le plus bas de toute la région.

Stabilisation de la dette aux alentours de 72% du PIB depuis 2018 alors qu’elle est passée de 38% à 65% entre 2011 et 2017

Lancement du startup Act pour donner un nouveau souffle au monde de l’innovation

Publication d’une nouvelle loi d’investissement et de la loi de l’amélioration du climat des affaires ce qui a permis une augmentation des IDE de 18%.

Création de la Tunisia Investment Authority et la remise de la Tunisie dans la World Investment Map

Lancement d’une vraie politique d’énergies renouvelables

Octroi de permis d’exploration d’hydrocarbures (6 en 2019) alors que ce process était quasi à l’arrêt

Réforme des retraites qui permet un sauvetage partiel des caisses nationales qui étaient en faillite

Reprise de la production de phosphate(pas assez mais reprise tout de même)

Réforme de l’enseignement supérieur à travers la réforme du système LMD, création du contrat étudiant entrepreneur, réforme du statut de l’enseignant chehcheur, etc.

Réouverture de plus de 90 anciennes lignes de bus fermées permettant à plus de 190 000 personnes supplémentaires d’utiliser le transport commun.

Une augmentation de salaires des fonctionnaires et des retraites très raisonnable malgré les pressions budgétaires et celles du FMI

Etc.

L’impact de tout cela se fait dans la durée mais on commence à voir les fruits de ce travail par :

La baisse de l’inflation à 6,5% contre 7,8% l’année dernière et probablement a 6,2% d’ici décembre

La baisse du déficit commercial depuis 3 mois

La stabilisation du dinar et même une légère appréciation

Amélioration du classement de la Tunisie dans Doing Business par 8 places

Amélioration du ratio bancaire crédits/dépôts proche de la limite acceptable de 130% pour la première fois depuis 2013

Engouement du marché internationale pour les Eurobonds tunisiens avec une souscription de 3 fois (2,1 milliards d’euros de demande contre 700 milliards d’offre)

La sortie prochaine du programme du FMI

Hausse des recettes fiscales en hausse de 18% a fin juin 2019 (record depuis 2011)

Reprise du transport du phosphate par voie ferroviaire

Une croissance de 2,6% en 2018 (la meilleure depuis 2014)

Un pays qui quitte la zone de la faillite (Tunisia a changing story, selon les pitchs de l’Eurobond faits par la Citi et Natixis)

La Tunisie qui sort de la liste noire grâce à une politique de lutte contre le blanchiment d’argent certes répressive mais nécessaire

Un record de la production agricole cette année

Démarrage prochain de Nawara le plus gros champs pétrolier de notre histoire après un blocage de 6 ans dû au populisme de l’opposition à l’ARP

Trois ans c’est un minimum pour faire cela dans un pays ingouvernable, sans soutien politique claire et un parlement éclaté , mais 6 mois sont suffisants pour tout casser et replonger. Certes l’hémorragie a été arrêtée mais beaucoup reste à faire. Alors pourquoi prendre le risque..

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