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Rached_Ghannouchi

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« Ennahda est aujourd’hui au pouvoir. Nous sommes un partenaire du pouvoir et nous insistons sur ce partenariat », a déclaré le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi dans une interview à l’agence de presse turque Anadolu.

«   Parler d’affrontements entre Nidaâ Tounès  et Ennahda n’est pas vrai. Aucune rivalité  n’a opposé nos sympathisants. Il y a des conflits au sein de  Nidaâ  et non entre Nidaâ  et Ennahda », a-t-il affirmé.

Il a ajouté que son parti a foi dans l’idée de coexistence préconisée par le président de la République, précisant qu’Ennahdha croyait dans  la voie du consensus et « nous avons créé des instances de coordination entre les quatre partis de la coalition ».

Et Ghannouchi d’affirmer que « Nous allons continuer sur la voie du consensus et du partenariat. Les différends à l’intérieur de Nidaâ devraient être résolus par Nidaâ, pas par Ennahda. Dans tous les cas, Ennahda est le plus grand soutien du gouvernement et nous continuerons de l’être ».

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Le processus révolutionnaire a été couronné de succès et nous entrons dans sa 6ème année. La Tunisie n’a pas seulement préservé la révolution, mais l’a également transformée  en une démocratie dans une région difficile, a affirmé le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi dans une interview à l’agence de presse turque Anadolu.

Il a ajouté qu’il n’y a aucune discussion sérieuse sur une deuxième révolution et que la révolution n’a pas essuyé des revers appelant une deuxième révolution, pas plus qu’il n’existe un climat propice pour une contre-révolution grâce au professionnalisme et la neutralité de l’Armée. En outre, il n’y a pas de forces sociales capables de déclencher une révolution ou une contre-révolution, a affirmé le chef du parti islamiste.

Il y a certes des difficultés, a-t-il cependant reconnu, et il n’est pas une nouveauté que les  grèves ait lieu en Tunisie où un  grand nombre de grèves ont été observées au cours des cinq dernières années, mais les choses sont restées sous contrôle, a-t-il assuré.

« Les Tunisiens doivent être patients et se résoudre à réhabiliter  la valeur et la notion du  travail afin de pouvoir réaliser le deuxième but de la révolution: à savoir l’emploi, le développement et la bonne éducation », a dit Rached Ghannouchi.

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Le président d’Ennahdha Rached Ghannouchi a indiqué lundi que le groupe parlementaire de son parti compte entériner le remaniement ministériel partiel opéré par le chef du gouvernement le 6 janvier dernier.
D’après lui, le bloc parlementaire d’Ennahdha « s’oriente vers l’approbation du remaniement ministériel du fait que (la nouvelle) équipe gouvernementale entend favoriser le consensus ».
Dans une déclaration à la presse, peu avant le démarrage de la séance plénière consacrée au vote de confiance à la nouvelle composition du gouvernement, Ghannouchi a expliqué que le bloc d’Ennahdha entérine le remaniement ministériel qui « s’inscrit, selon lui, dans le cadre de son approbation du programme du gouvernement en particulier dans ses volets relatifs à la sécurité, au développement et au consensus.» Sur les critiques adressées à certains ministres nommés, Ghannouchi a estimé qu’« il ne peut y avoir une équipe
ministérielle idéale. » Le mouvement n’exclura personne du vote, a-t-il assuré.
« Ennahdha veillera à adresser des conseils à certains ministres pour s’acquitter au mieux de leur mission, a dit Ghannouchi, citant le ministre de la Santé Said Aidi dont le ministère a connu un dysfonctionnement flagrant ». S’agissant de sa présence au congrès de Nidaa Tounes à Sousse, Ghannouchi a déclaré que cette participation « est historique vu la méfiance et la rupture qui avaient empreint les relations entre les deux partis ».
Et d’ajouter : « Ma participation est la preuve que la stratégie de consensus a commencé à porter ses fruits entre les deux partis au service de la Tunisie et pour faire réussir les objectifs de la révolution et de la transition démocratique ».

TAP

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Répondant au chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, qui a comparé, samedi, la Tunisie à un volatile dont les deux ailes sont Nidaâ Tounès et Ennahdha, le secrétaire général démissionnaire de Nidaâ Tounès, Mohsen Marzouk,  a déclaré ce dimanche, devant des centaines de ses partisans réunis au palais des congrès de Tunis, que les ailes de la Tunisie sont ses jeunes, ses femmes et son projet moderniste, vieux d’un siècle et demi.

D’autre part, il  a annoncé le lancement  d’une consultation nationale visant à collecter l’ensemble des propositions en préparation à l’élaboration de la ligne de son nouveau parti dont l’annonce officielle aura lieu le 2 mars prochain, précisant qu’il prévoit la participation d’un million de Tunisiens pour le choix des orientations, des objectifs et de l’appellation du prochain parti.

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Il débute son discours, sous les applaudissements nourris des Nidaïstes. Rached Ghannouchi  apostrophe ensuite Béji Caïed Essebssi, par un très solennel «Monsieur le Président. Président vénéré de notre Etat». Un peu plus tard dans le discours, dans une position qui rappellerait presque celle du loup Oméga devant le loup Alpha, Ghannouchi gratifiera même son rival  d’un «votre Excellence Monsieur le président», un mot qu’on n’avait plus entendu depuis Bourguiba. Il parlera ensuite du congrès de son concurrent, Nidaa Tounes qui l’a battu dans les élections de 2014 et sorti du pouvoir, comme d’un «mariage (ndlr : certainement coutumier alors) que célèbre toute la Tunisie » et lui donne même sa «bénédiction».

Pris dans la spirale des congratulations en trend croissant, Ghannouchi dit même que «le congrès de Nidaa Tounes est une bonne chose pour Ennahdha». Il pensait certainement, à ce moment là, au schisme qui déchirait encore ce samedi le parti au pouvoir et qui l’affaiblit en prévision des prochaines municipales d’octobre prochain. Et Ghannouchi d’ajouter, après avoir indiqué avec l’assurance du chef religieux, que «Nidaa est un parti démocratique, enraciné dans la démocratie (ndlr : Nidaa n’a pourtant que 4 ans d’existence)». L’esprit traversé, certainement alors, par le nombre croissant de portefeuilles  ministériels donnés à son parti et en signe d’autosatisfaction, Ghannouchi assure que «il n’y a pas de démocratie sans équilibre».

  • Le cours d’anatomie zoologique de Rached Ghannouchi

Grisé ensuite par ses propres paroles et par les applaudissements de ses ennemis politiques, Rached Ghannouchi met ensuite les pieds dans le plat, prononce le mot de trop et commet la bourde de l’année. «Nous considérons la Tunisie comme un volatile (ndlr : il n’a pas dit oiseau) qui vole dans les cieux avec ses deux ailes, Ennahdha et Nidaa». Devant et derrière lui, tout le monde riait. A côté, les caméras de télévision n’ont pas manqué le rire gêné de BCE qui se cachait la bouche derrière ses doigts et le rire narquois de son chef de cabinet et homme fort du parti au pouvoir.

Le vieux leader islamiste tunisien essaiera plus tard de corriger le tir. Il abandonnera alors la parabole du volatile pour celle du bateau qui transporte tout le monde et n’en exclut aucun. Questionné par les journalistes à la sortie, il dira que le volatile a aussi des pieds et une tête. Mais le mal était déjà fait. Le cours d’anatomie zoologique du leader du parti islamiste tunisien ne plaira pas au reste de la coalition. Ce discours du vieux leader du parti islamiste, en a étonné plus d’un, même s’ils se sont aussi réjouis de sa mauvaise blague qui a déplu, au moins au président d’Afek Tounes. Quant au président de l’UPL, le 4ème larron de la coalition gouvernementale, il proteste en refusant de prendre part à la joute oratoire d’ouverture des travaux du congrès de Nida Tounes.

  • Les mots de trop de Ghannouchi

Pieds dans le plat ou sentiment de légitime autosatisfaction, Ghannouchi avait mis mal à l’aise les Nidaïstes par ses propos. Pour beaucoup de partisans de Nidaa, que nous avons pu rencontrer à Hammam Sousse, le discours mielleux de Rached Ghannouchi était le mot de trop. Bon nombre d’entre eux avaient fini par accepter ce trouble voisinage politique et cette coalition contre nature avec le chef de la confrérie des islamistes tunisiens. Cette nouvelle posture d’Ennahdha et de Nidaa en «cul et chemise» que le discours de Ghannouchi a mise un peu trop à nu, n’est pas en effet pour plaire à tout le monde. Elle dérange plus qu’elle n’en fait rire de joie un lectorat Nidaïste, qui avait investi Nidaa Tounes par son vote d’une mission plutôt de résistance au projet islamisant d’Ennahdha. Un électorat qui a peur, même s’il continue en partie de suivre son vieux leader qui brise pourtant sa profession de foi anti-Nahdha.

Pour ceux qui ont suivi les discours de Rached Ghannouchi, ses déclarations sur les plateaux TV, dont celui où il certifiait que la Troïka ne durera qu’une seule année, ou encore sa rencontre avec les Salafistes et tout ce qu’il y avait dit et qu’il avait par la suite renié malgré l’enregistrement vidéo,  l’homme est en effet capable de dire la chose et son contraire et de revenir sans vergogne sur ses positions, en trouvant toujours l’excuse pour le faire.

En octobre 2012, il disait que «Nidaa Tounes est plus dangereux que les Salafistes ». C’était BCE qui l’avait alors dénoncé, en taxant les propos de Ghannouchi de «violence politique». Quelques mois plus tard, il fera coalition avec lui et il aurait même, selon son propre gendre, voté pour lui. Mais si BCE a été accusé de trahison à ses électeurs, les bases d’Ennahdha savaient que leur leader, tout comme eux, ne lâcheront jamais leurs vieux projets même s’il faut 100 ans pour les réaliser. Rached Ghannouchi avait pourtant gouverné avec Moncef Marzouki et l’avait soutenu pendant les 3 années de la Troïka. Il l’avait ensuite, sans aucun scrupule, honteusement lâché au second tour des présidentielles et voté même pour son rival Béji Caïed Essebssi. Qui peut désormais lui faire confiance ? Seul BCE et le reste de son Nidaa (l’Appel) qui perd au fil des jours toute résonnance populaire.

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L’allocution du chef de l’Etat tunisien aux journées de l’entreprise de la ville de Sousse, aura certainement été l’évènement de ce rendez-vous. Il y est arrivé sous une forte escorte  sécuritaire, mais surtout avec son compère politique Rached Ghannouchi qui partira avec lui. Comme à son habitude, dans de telles manifestations, il délaisse le document écrit que son service de communication a auparavant distribué, pour se livrer à  sa gymnastique favorite, l’improvisation. Une «Impro» ponctuée de ces mots dont il a seul le secret et qui ont certainement posé un problème aux traducteurs  des journées. Une improvisation aussi qui commence comme toujours par une citation coranique. Mais une Impro qui lui permet surtout de répondre à ses détracteurs, de régler des comptes ou de glisser des messages dont il a parfois seul le sens.

C’est ainsi, par exemple, comme lorsqu’il cite d’abord Talleyrand qui disait que  «tout ce qui est excessif est  insignifiant » et qu’il y ajoute cette autre citation du penseur tunisien Hichem Djaït, en précisant la date de son interview et son support, disant que «la Tunisie est un Etat faible et ne peut devenir forte en laissant grandes ouvertes les portes des libertés sans limites. Nous sommes pour le liberté, mais dans le cadre du respect de la loi». Il avait, auparavant, assuré que ««je suis le garant de la liberté d’expression», lorsqu’il débutait son discours en évoquant les critiques dont il fait l’objet. A qui destinait-il donc cette mise en garde en matière de liberté ? Est-ce aux médias ou à certains politiciens et que préparerait-il pour faire appliquer la loi ? Seul BCE le sait !

  • Que voulait dire le chef de l’Etat ? Menaces ou représailles ?

Parlant de la guerre contre le terrorisme, il met d’abord en exergue les liens qui existent entre la Tunisie et la Libye. Mais aussi l’impact négatif de ces liens sur la Tunisie. Et de dire ensuite, en évoquant à peine ce qui se passe en Syrie et les frappes russes, françaises et américaines, que «nos priorités sont différentes de celles des grandes puissances qui considèrent que la Syrie est la première chose dont ils doivent s’occuper». Ensuite, et comme en écho aux effets de ces frappes sur la migration des terroristes vers la Libye pour fuir ces frappes, il précise que «pour nous, la priorité doit être la résolution de la question libyenne. Les grandes puissances ne veulent jusqu’à présent pas être convaincues de cela, mais la conjoncture le leur imposera et  nous nous occupons tous de cette question et en priorité les Etats voisins de la Libye, dont l’Algérie, L’Egypte … ». Cela, sans oublier de rester diplomatiquement correct en commençant par dire que «nous nous intéressons bien sûr à la question syrienne et espérons que sa situation s’améliorera ». BCE serait-il en train de s’adresser à ces puissances étrangères, dont des représentants étaient présents, comme l’ambassadeur de France, pour menacer de se retirer de la coalition contre Daech s’ils ne dirigeaient  pas leurs frappes contre  leur nouveau sanctuaire libyen ? Serait-il en train de menacer de s’en retirer en réaction à la parcimonie des aides financières de ces mêmes puissances ? Seul BCE qui laissait ces messages énigmatiques, a la réponse !

  • Défiance à l’opposition, ou nouvelle promesse de circonstance ?

BCE a aussi réglé ses comptes avec ceux qui rejettent toujours son initiative de réconciliation économique, et en profite pour la remettre à jour. Il commence d’abord par rappeler que «cinq années après la révolution, nous sommes incapables de résoudre le problème du chômage [ndlr : Le ministre de l’Emploi qui n’était pas présent en prendra certainement un coup] et cela est une honte pour tous (ndlr : Pas d’applaudissements. Silence dans la salle). Notre problème n’est pas uniquement l’augmentation des salaires, mais aussi et surtout de créer de l’emploi à ceux qui n’en ont pas». Et BCE de faire ensuite le lien avec son initiative, dans ce qui ressemble à une tentative de culpabilisation de la classe politique, sans oublier d’aiguillonner Ennahdha en disant que  «mêmes ceux qui sont avec nous ne disent rien» dont le Cheikh, au premier rang des présents, reste de marbre. «J’ai été contacté par plusieurs grands investisseurs étrangers. Après quelques temps, on les retrouve dans un autre pays que je ne voudrais pas nommer . Et lorsqu’on leur demande pourquoi, ils répondent qu’ils n’ont pas trouvé le climat propice à l’investissement. Nous trouvons que l’administration est immobile et ne fait rien pour encourager l’investissement. Les ministres que je connais me disent qu’ils ne veulent plus travailler. Ils sont 10 mille dans ce cas, car ils ont peur des poursuites. Les investisseurs locaux aussi ont peur des poursuites. On me dit de lire dans la presse ceux qui appellent à… et à leur demander des comptes et à et à… pour ne pas que je dise un autre mot (ndlr : Eclat de rire dans la salle). Jusqu’à quand ça va durer tout ça ?

Et le chef de l’Etat de répondre lui-même à sa question, en affirmant que «je sais que la majorité des Tunisiens sont d’accord et que la majorité à l’ARP y est favorable. La vérité est que la majorité respecte la minorité, mais que la minorité n’a aucun respect pour la majorité, et cela est un problème. Cela, nous l’engagerons bientôt », dit-il, sûr de ce qu’il annonce. Cela fait cependant plus d’une année que BCE avait lancé son initiative de réconciliation économique sans qu’elle n’arrive même à l’ARP. Entre-temps, l’IVD de Sihem Ben Sedrine s’active et le fait savoir sur ce même dossier pour essayer d’enterrer l’initiative de BCE.

  • BCE se découvre. Pourquoi l’a-t-il fait en public ?

L’air grave, même lorsqu’il se fend d’une blague qui fait rire l’assistance, tout au long de son discours de plus de 35 minutes, BCE en profite pour répondre à tous ceux qui lui en avaient voulu d’interférer dans la crise de Nidaâ Tounès. BCE a, semble-t-il, utilisé un char pour tuer une mouche. «Certains pays qui nous aident m’ont personnellement contacté, et de manière publique, dont les Américains et le FMI, pour dire leur intention de réviser leurs positions concernant cette aide et pour me critiquer personnellement en me rappelant qu’ils s’étaient engagés [ndlr : financièrement à soutenir la Tunisie], car ils avaient confiance en moi personnellement. Ils nous avaient promis de garantir un crédit de 500 MUSD et ils révisent désormais leur position. On devait aussi recevoir une partie de l’argent du FMI et il nous a signifié sa volonté de reporter cela pour 2016. Un autre grand responsable, dont je tairais le nom, d’un pays qui devait nous aider, m’a contacté pour me dire comment cela pourrait-il arriver dans le pays que je dirige. Cela devient donc un problème national qui est en relation avec la coopération internationale avec la Tunisie et avec l’image de la Tunisie à l’extérieur. J’ai donc estimé qu’il est de mon devoir d’intervenir et que ceux qui veulent dire que cela n’est pas constitutionnel le disent».

L’explication est de poids, un poids lourd. Elle a cependant l’inconvénient de mettre à nu un chef d’Etat qui avoue, en déni à la  sacro-sainte souveraineté nationale à chaque fois soulevée par l’opposition, avoir laissé des parties étrangères s’ingérer dans une affaire strictement tuniso-tunisienne. En l’avouant, BCE prêtait plus, consciemment ou inconsciemment, le flanc à ses détracteurs. Véritable briscard de la politique, il brise  l’obligation de réserve et se met à nu devant ses opposants. Pourquoi l’a-t-il fait ? Bourde ou paroles bien pesées ? BCE seul le sait !

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Rached Ghannouchi ne semble pas encore s’être débarrassé de sa mauvaise conscience par rapport à ce qui s’est passé et se passe en Tunisie et à la responsabilité du mouvement de la Tendance Islamique et d’Ennahdha dans toute cette histoire récente de la Tunisie. En effet, alors que personne n’essaie plus depuis quelques temps d’inculper, au moins «Ennahdha-parti» (différente d’Ennahdha Mouvement), bien qu’elle ait toujours refusé de faire son mea culpa sur son historique qui était jugé «terroriste», voici le chef d’un mouvement politique très proche des «Frères musulmans» déclaré mouvement terroriste, qui essaie de justifier ce que font les terroristes, tunisiens et étrangers. Comme lui, il sont pourtant tous issus de cette mouvance des Frères Musulmans dont Al Qaida, comme Daech ne sont que des ramifications et des émanations étalées sur le temps.

S’adressant à une Conférence des conservateurs et des réformateurs qui s’est tenue en fin de semaine à Tunis, le leader du parti islamiste Ennahdha a, encore une fois, essayé de disculper son parti. Certaines personnes s’étonnent qu’un pays aussi modéré que le nôtre puisse aujourd’hui exporter les terroristes par centaines et par milliers. Non, ces gens-là (ndlr : les terroristes) ne sont nullement le produit de la révolution. Ils sont plutôt le produit de la dictature. (…) Sous l’ancien régime, il y avait un vide spirituel en Tunisie… Puis, au lendemain de la révolution, des idéologies étrangères ont été importées dans le pays, elles ont tiré parti de ce vide spirituel, elles l’ont envahi.»

A l’heure du retour du terrorisme, en France, là où plus d’un Nahdhaoui était terré du temps de l’ancien président tunisien Ben Ali. A l’heure où le terrorisme connaît un paroxysme jamais atteint, suite à la décapitation d’enfants sur simple soupçons de lien avec les forces de l’ordre, ces propos prennent un autre sens. Cette explication, cette justification qui ne dit pas son nom, du terrorisme par la dictature, renouvelée par Rached Ghannouchi, nécessiterait que lui soient rappelés certains faits.

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Demandons-nous, d’abord, si on peut vraiment appeler un pays qui fournit, depuis la révolution, 3.000 terroristes rien qu’en Syrie, un pays « modéré » ? Ensuite, il est, à notre sens, bon de rappeler au Cheikh, que moins dictatorial que la France, il est difficile de trouver. Et pourtant, c’est à Paris,  cette ville des lumières, la ville de la culture et dans le pays le plus débridé possible en matière de libertés de tous genres, que les terroristes ont de nouveau frappé. Cela démolirait-il assez votre thèse alors que vous essayez toujours d’ouvrir les portes du pardon à des personnes, sanguinaires, inhumaines, à des chiens devenus loups féroces par le sang bu de leurs semblables ? Seraient-ce, comme en Tunisie à vous croire, les régimes français successifs qui auraient créé les terroristes qui ont martyrisé la France ? Ils ont pourtant ouvert leurs portes à tous les islamistes, modérés et radicaux, dont ceux d’Ennahdha, les ont cachés et laissés travailler ? Ne serait-ce plutôt la pensée de l’islam, telle que véhiculée un certain temps par Rached Ghannouchi lui-même lorsqu’il était au Soudan, puis  modelée par les anarchistes religieux, qui a enfanté tous ces terroristes ? Les «bons» islamistes, dont vous êtes, selon vous, ont-ils essayé pas de combattre et de diaboliser ces «mauvais » islamistes ? On n’en a pas  souvenir. On se souvient plutôt de tentatives de les amadouer, comme vous avez essayé de le faire avec «ceux qui vous  rappelaient votre jeunesse» !

Dire que le terrorisme est né de la dictature, c’est essayer de donner une explication politique et politicienne à des actes, à des actions et à une pensée qui n’ont rien de politique. Cette dernière est, au moins selon le dictionnaire, toute «manière d’agir avec autrui, habile, judicieuse et diplomate». Ce n’est ni le meurtre des policiers et des soldats, ni la terreur exercée  sur  des habitants par les décapitations et autres terreurs, ni le Djihad en Syrie ou ailleurs. Et quelle pensée, raisonnable, politique ou diplomatique et même simplement humaine, pourrait-on trouver à la décapitation d’un enfant ? Où est-ce que vous voyez de la politique dans le fait de se faire exploser en public, d’égorger des enfants ou des soldats ? Tournez votre langue, dix fois au moins, avant de parler pour dire n’importe quoi. Ou alors, taisez-vous quand vous parlez !

«Notre islam est celui de la paix, du pardon, de la justice, de la fraternité et des sciences (…). A  Ennahdha, nous ne sommes pas uniquement un parti politique, nous sommes également une école de pensée qui défend l’islam de la liberté et des droits de l’Homme », disait aussi Rached Ghannouchi dans la même conférence. Il est bon de lui rappeler que l’appel à l’application de la Charia, qu’il n’a oublié que sous la pression de la société civile tunisienne, n’a rien à voir avec les libertés et les droits de l’homme. L’homme (avec grand H pour inclure la femme), tel que le conçoivent beaucoup de ses condisciples à Ennahdha, n’est pas l’homme que voudrait être le Tunisien. Lui rappeler encore  qu’on ne doit la sortie d’Ennahdha du pouvoir qu’à ce qui s’est passé en Egypte et à la chute des «Frères Musulmans».

Rached Ghannouchi est peut-être plus judicieux lorsqu’il disait que «le lien qui existe entre le terrorisme et la crise économique est très étroit. Plusieurs parmi  les personnes qui ont emprunté la voie du terrorisme sont originaires des régions marginalisées et pauvres ». Le Cheikh Ghannouchi a pourtant omis de dire que personne de son parti, qui dispose pourtant de grands moyens financiers, n’a investi son argent, créé des projets économiques ou offert de l’emploi à ces pauvres. Ennahdha n’est certes pas l’Etat. Mais l’Etat n’est-il pas l’ensemble des citoyens ? Qu’a fait Ennahdha pour appeler le peuple à reprendre le travail, à créer des richesses avant de penser à les redistribuer. La politique, c’est aussi l’action et Ennahdha n’a jusqu’ici fait aucune action économique qui combattrait le terrorisme dans les régions où personne ne veut investir à cause du terrorisme. Ses propres dirigeants, issus de ces régions, y on-t-ils investi de l’argent ?

Mais comme il faut aussi être, un tant soit peu, juste avec le leader d’Ennahdha, on lui dira que les révisions qu’il a faites, depuis le Soudan et jusqu’à Tunis, nont pas été encore  faites par nombre de ses disciples et membres actuels de son mouvement. Il a le mérite de le faire. Tous ses amis ne les ont pas encore faites, il le sait. Ce n’est ainsi pas encore cette Ennahdha qui mettra la Tunisie à l’abri du terrorisme. Il suffit de se rappeler le nombre de terroristes amnistiés sous la Troïka et retrouvés dans des actions terroristes. Il suffit de se rappeler aussi l’explication du ministère de l’Intérieur, sous Ali Larayedh, fournie sur les premiers camps d’entraînement de Chaambi.

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A new York où il se trouve pour recevoir le prix « pionniers de la construction de la paix », le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a accordé une interview au célèbre journaliste de CNN et chroniqueur au Washington Post, Fareed Zakaria.

Il a mis en exergue les particularités de la Tunisie qui, a-t-il dit, existe en  tant qu’entité politique depuis 3000 ans, ajoutant que la Tunisie est presqu’entièrement sunnite, de sorte qu’il n’y a pas de clivages  sectaires et tribaux qui créent des fissures comme c’est le cas dans des pays comme l’Irak, la Syrie et la Libye devenus des Etats modernes depuis moins de cent ans.

Il a ajouté que le premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, a mis en place de solides institutions politiques et administratives, Surtout, il s’est assuré que l’armée est soumise à des restrictions et est apolitique.

Se référant au retour de l’armée égyptienne au pouvoir et son rejet de la démocratie, il a affirmé que  “En Egypte, l’armée a un pays. En Tunisie, le pays a une armée “.

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Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha a rejeté la classification des Frères Musulmans en Égypte comme organisation terroriste et la considérer comme Al Qaida ou l’Etat Islamique.
Lors de son discours avant-hier à l’Institut Américain de la Paix à Washington, il a ajouté que les jeunes des Frères Musulmans refusent le recours à toute forme de violence.

Évoquant le prix Nobel attribué au dialogue national tunisien, il a noté qu’il s’agit d’une forme de récompense pour la Tunisie suite à la réussite du processus de la transition démocratique. « C’est une preuve de réussite même si la Tunisie n’a pas encore atteint le stade de stabilité d’autant plus qu’elle a beaucoup de défis à relever ».

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi estime que la démocratie en Tunisie exige le consensus et l’unanimité, ajoutant qu’il n’est pas question officiellement d’un remaniement ministériel.

Dans une interview à la chaîne tv « Attilivsiyon alarabi » il a affirmé que son mouvement n’a de problèmes avec aucun ministre, mais avec les politiques suivies par certains ministres, critiquant ce qu’il a appelé le « principe des règlements de comptes au ministère des Affaires religieuses et la décision portant révocation de certains imams, ce qui pourrait poser des problèmes sécuritaires », ajoutant que « le mouvement ne veut pas des imams nahdhaouis mais des imams compétents ».

Rached Ghannouchi a, d’autre part, indiqué que la Tunisie ne s’achemine pas vers le rétablissement des relations diplomatiques avec la Syrie. En ce qui concerne les relations avec l’Iran, il a souligné qu’il a accepté en principe une invitation à visiter l’Iran et rencontrer Khamanei, affirmant qu’il est impossible de régler la crise syrienne sans la participation de l’Iran. « L’avenir de la région est tributaire d’un consensus entre les Arabes, les Iraniens et les Turcs », a-t-il dit.

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Dans une nouvelle charge contre Rached Ghannouchi, le porte-parole officiel du Front populaire, Hamma Hammami, a demandé au chef du mouvement Ennahdha de faire lui-même en premier, vœu de repentance, en référence à ses déclarations de Marzouki affirmant que «  la porte du repentir est ouverte devant les jihadistes tunisiens en Syrie ».

H.Hammami a ajouté dans une interview à l’hebdomadaire « Akher khabar »,  que « celui qui a encouragé les jeunes à aller à l’holocauste syrien est tenu de faire acte de contrition, et ce n’est qu’après que l’on envisagera celle des autres ».

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Evoquant le projet de loi sur la réconciliation économique, lors de son dernier passage à la radio nationale tunisienne et dans une interview donnée à la journaliste Amina Zayani présente au Studio, Rached Ghannouchi a indiqué que «ce projet nécessite un ensemble de révisions et d’amélioration, essentiellement pour le différencier de la justice transitionnelle, car nous estimons qu’il doit se poursuivre car c’est un projet constitutionnel sans qu’il interfère dans le champ d’action de la réconciliation économique. Nous avons constitué un groupe de travail, au sein de notre groupe parlementaire, qui présentera un projet de révision de cette loi devant la coordination des partis, puis devant l’ARP». Le chef du parti islamiste tunisien a aussi refusé toute réconciliation avant le jugement. «Il n’y aura pas d’abandon [ndlr : de jugement] avant la redevabilité. Ce qui est demandé maintenant, ce n’est pas de clore les dossiers, mais de les ouvrir, de juger les responsables et de redonner au peuple ses biens».

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Dans une interview du leader du front de gauche tunisien, publiée ce mardi 8 septembre 2015 sur les colonnes du quotidien de langue arabe Aker Khabar, Hamma Hammami commentait la déclaration du parti islamiste Rached Ghannouchi affirmant que «les portes de la rédemption sont ouvertes pour nos enfants». Il a ainsi répondu au leader du parti Ennahdha, qui faisait la promotion d’un possible retour en Tunisie des Daechis tunisiens de Syrie, que «qu’il se repent lui-même d’abord, je veux parler ici de l’encouragement à voyager en Syrie et nous étudierons ensuite la rédemption des autres».

Dans cette même interview, Hamma s’est prononcé contre le prolongement de l’âge de la retraite, contre la démolition des commerces sauvages bâtis sans aucune autorisation sur les trottoirs et contre l’abandon des poursuites judiciaires qu’il avait engagées contre Radhouane Masmoudi qui l’avait accusé de financement étranger pour sa campagne aux élections présidentielles qu’il avait perduie.

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