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Ahmed Ouyahia, le directeur de cabinet du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a fait une très mauvaise publicité à son pays avec ses propos fracassants sur les immigrants illégaux. Il a déclaré ceci le samedi 8 juillet 2017 sur la chaîne privée Ennahar : «Les étrangers en séjour irrégulier amènent le crime, la drogue et plusieurs autres fléaux», rapporte Jeune Afrique. Une sortie d’une violence inouïe qui rappelle le tristement célèbre discours du président américain, Donald Trump, sur les Mexicains et qui contraste surtout avec la politique de la main tendue du roi du Maroc, Mohammed VI…

«Ces gens-là sont venus de manière illégale […] On ne dit pas aux autorités «Jetez ces migrants à la mer ou au-delà des déserts», mais le séjour en Algérie doit obéir à des règles», a dit le collaborateur de Bouteflika, également à la tête du Rassemblement national démocratique (RND), deuxième formation politique du pays et allié du Front de libération nationale (FLN), du président Bouteflika.

Les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie sont montés au front hier dimanche pour descendre en flammes Ouyahia. Ces «déclarations […] dignes des discours de l’extrême-droite européenne» portent un rude coup «au discours équilibré du nouveau Premier ministre sur le sujet», a commenté Abdelmoumene Khelil, le secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH).
Même son de cloche chez Amnesty International, qui a qualifié de «choquants» et «scandaleux» les propos de Ouyahia. «De tels propos alimentent le racisme et favorisent la discrimination et le rejet de ces personnes  […]. Il est de notre responsabilité de les accueillir, conformément aux textes internationaux signés et ratifiés par l’Algérie», a indiqué l’ONG dans un communiqué.

Pourtant le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune avait fait son petit effet en promettant de mettre un terme au vide législatif en matière de droit d’asile en Algérie. Il avait même impulsé un élan compassionnel en évoquant «le devoir moral et humain qui nous impose de prêter assistance à nos frères contraints de fuir leurs terres en raison de la pauvreté et des affres de la guerre». Les propos de Ouyahia sont donc assurément une fausse note dans ce tableau. Et pire, ils alimentent la déferlante sur les réseaux sociaux contre les migrants subsahariens. On a vu dernièrement défiler des tweets haineux dont certains appelaient carrément à l’assassinat des migrants subsahariens, sous le hashtag « #لا_للافارقه_في_الجزاير » (#Non aux Africains en Algérie»). Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, avait été contraint de faire une mise au point pour stopper le torrent de haine : «l’Algérie considère ces réfugiés, venant de pays en butte à des conditions difficiles, comme étant des invités qu’il faut prendre en charge au plan médical, social et psychologique, individuellement et en groupes».

L’Algérie, qui regarde de plus en plus vers les marchés subsahariens pour tonifier une économie durement frappée par la fonte des cours du pétrole, a intérêt à clarifier au plus vite son rapport avec la partie sud du continent. On ne peut pas lorgner les juteux contrats avec les pays africains et en même temps refuser de prendre en charge une petite partie de la misère de ces nations. Rabat l’a très bien compris et joue à merveille sa partition, Alger devra en prendre de la graine…

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En marge de la visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans la ville de Sfax, le secrétaire d’État aux Domaines de l’État et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a déclaré que la situation de 4000 ha de terres agricoles, dans la région Henchir hadj Kacem, sera régularisée.

« La situation est compliquée depuis des dizaines d’années, on va arranger cela d’une manière légale », a-t-il précisé dans une déclaration rapportée ce vendredi 21 avril 2017 par Shems Fm.

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Le Maroc, qui n’a jamais été aussi prospère sur le continent africain, a les moyens d’être généreux. Le roi, Mohammed VI, ne s’en est pas privé en lançant une vaste opération de régularisation des migrants illégaux, la deuxième du genre, après celle de 2013 qui a permis d’intégrer 25 000 clandestins. Et oui, une vraie politique africaine, ce qu’a commencé à mettre en place le Maroc avec son retour en grande pompe au sein de l’Union africaine et sa demande d’adhésion à la CEDEAO, ça a aussi ses exigences ! Par ailleurs cet élan humanitaire du roi passe très bien dans sa carte de visite, dans ce continent que le souverain marocain affectionne tant, et qui le lui rend bien…

« Au 8 mars, un total de 18 281 demandes de régularisation d’étrangers en situation irrégulière ont été déposées au niveau national », a confié à l’AFP le ministre en charge de la migration, Anis Birou.
Ces documents ont été déposés dans 69 préfectures du royaume « depuis le lancement mi-décembre 2016 de la deuxième phase » de cette opération, a ajouté le ministre, cité par l’agence officielle de presse MAP.

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L’arrivée du républicain Donald Trump à la Maison Blanche donne des ailes à la droite israélienne. Hier lundi 06 février 2017, le Parlement de l’Etat hébreu a voté une loi qui donne le droit aux colons de confisquer des terres palestiniennes : But de la manoeuvre : «régulariser» une cinquantaine d’avant-postes implantés en Cisjordanie.

Par 60 voix pour et 52 contre, la Knesset a avalisé, in extremis – à la troisième et dernière lecture -, ce texte très controversé. Même le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qui n’est pourtant pas tendre avec les Palestiniens, a tout fait pour geler ce texte, conscient du tollé qu’il allait provoquer, aussi bien dans le pays qu’à l’extérieur, mais il a été pris de vitesse par la droite religieuse, qui fait feu de tout bois depuis l’élection de Trump. Le leader du Foyer juif, Naftali Bennett, a forcé la main à Netanyahou pour tenter de calmer la colère des extrémistes dans son fief, l’avant-poste d’Amona, dont le gouvernement avait ordonné l’évacuation. «Aujourd’hui (…) nous avons décrété que le développement des implantations en Judée et Samarie [le nom biblique de la Cisjordanie] est dans l’intérêt d’Israël», a clamé fièrement le député d’extrême droite Bezalel Smotrich.

Les associations anti-colonisation ont fait savoir qu’elles allaient déposer une plainte auprès de la Cour suprême pour casser le vote des parlementaires. L’opposition israélienne a également vivement condamné cette loi. Isaac Herzog, chef du parti travailliste, a parlé de «loi abjecte» qui ouvre la voie à des inculpations à l’international contre les soldats et dirigeants politiques de l’Etat hébreu. Dan Meridor, ancien responsable du Likoud, évoque un dangereux précédent, avec la première loi du genre sur des terres occupées militairement. Pour l’ONG B’Tselem, ce vote «prouve une fois de plus qu’Israël n’a aucune intention de mettre un terme à son contrôle de la population palestinienne ni au vol de terres». Même le conseiller juridique du gouvernement, Avichai Mandelblit, s’en lave les mains en déclarant qu’il ne défendra pas ce texte lequel, selon lui, transgresse la quatrième Convention de Genève encadrant les agissements de la puissance occupante.
Quant aux Palestiniens, ils ne décolèrent pas. Hossam Zomlot, un proche conseiller du président Mahmoud Abbas, a déclaré que ce texte «liquide ce qu’il restait de la solution des deux États». Saeb Erekat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine, a condamné une loi «qui légalise le vol de terres palestiniennes».

La balle est dans le camp de la Cour suprême…

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Après une première phase de régularisation des migrants en situation irrégulière qui a eu lieu durant l’année 2014 et qui a concerné près de 25.000 bénéficiaires, le Maroc a lancé, le 15 décembre 2016, la deuxième vague de régularisation des migrants en situation irrégulière installés depuis quelques années sur son territoire.
Des bureaux des étrangers chargés de recevoir les demandes de régularisation au titre de cette deuxième opération sont déjà ouverts dans plusieurs provinces et préfectures du Maroc.
Pour faciliter l’intégration des migrants dans la société marocaine, les autorités ont pris toutes les mesures permettant aux régularisés d’avoir une carte de séjour leur donnant accès à plusieurs services publics et prestations sociales (écoles, hôpitaux, formation professionnelle, etc.). Des organisations de la société civile sont aussi mises à contribution à cet effet.
Sont éligibles à cette 2ème vague de régularisation  les étrangers conjoints de ressortissants marocains, les étrangers conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc, les enfants issus des familles se trouvant dans ces deux dernières situations, les étrangers disposant de contrats de travail effectifs, les étrangers justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc ainsi que les étrangers atteints de maladies chroniques.
Exprimant la constance du Maroc à la fois en matière de promotion des droits des migrants et de solidarité sud-sud, cette opération de régularisation a été saluée par plusieurs ONG et organismes internationaux.
Fondée sur une dimension humanitaire, la politique publique du Maroc en matière de migration et de droit d’asile n’exclut pas pour autant la dimension sécuritaire à travers notamment la lutte contre les réseaux transnationaux de traite des êtres humains. Le Maroc est ainsi reconnu par plusieurs partenaires internationaux comme un acteur fiable dans la lutte contre les réseaux de migration clandestine par le biais non seulement de la mobilisation des moyens propres du royaume mais aussi à travers une coopération régionale confiante englobant, entre autres, la surveillance des frontières terrestres et la conduite d’opérations maritimes régulières.
Il est à noter enfin que, comme ce fut le cas lors de la première opération de régularisation des migrants, une commission de suivi et de recours, présidée par le Conseil National des Droits de l’Homme, sera encore une fois mise en place pour le réexamen des demandes rejetées par les commissions préfectorales et provinciales, afin d’optimiser le processus de régularisation et d’en élargir les bénéficiaires.

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D’après les chiffres communiqués par le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et des Affaires de la migration, plus de 23.000 immigrés clandestins ont été régularisés par le Maroc depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle politique migratoire, en 2013.

Le ministère fait état de 27.449 demandes enregistrées et d’un taux de 85,53% d’avis favorable.
D’après le document, ce sont les Syriens qui ont bénéficié le plus de ce geste des autorités marocaines, puis les Sénégalais, ensuite les ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) et enfin ceux de la Côte d’Ivoire.

Le communiqué signale qu’outre ces régularisations, le gouvernement marocain a également adopté un programme de retour volontaire qui a touché 21.073 migrants, notamment en provenance du Sénégal, du Nigeria, du Mali et du Cameroun. Au total, 36 pays étaient concernés par ce dispositif, indique le ministre marocain.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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