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L’indice de gouvernance des ressources naturelles relatif à l’année 2017 a été dévoilé lors d’un point de presse tenu ce mardi 11 juillet à Tunis. Établi par l’Institut de gouvernance des ressources naturelles (NRGI), l’indice classe l’industrie manière de la Tunisie en-dessous de la moyenne avec une note de 46 points sur un maximum de 100, ce qui la place au 48ème rang parmi les 89 pays figurant sur la liste. Réalisé en collaboration avec 150 experts en la matière et en se basant sur plus de 10 mille documents, cet indice qui évalue le contrôle mené par les pays sur leurs ressources naturelles a révélé l’existence de lacunes dans le contrôle de l’activité minière de la Tunisie, en montrant que peu de progrès ont été réalisé en matière de réformes depuis la Révolution de 2011. Le secteur pétrolier s’en sort globalement mieux, en partie en raison des divulgations d’information accrues de la part du gouvernement.

Il en ressort également, selon le rapport, qu’en dépit des troubles actuels pénalisant la production dans quelques régions du Sud, la performance du secteur pétrolier et gazier de la Tunisie s’en sort un peu mieux que le secteur minier et se voit attribuer une note de gouvernance de 56 points sur 100, ce qui la place au premier rang dans la région MENA et 26ème parmi les 89 évaluations réalisées par le NRGI.

Le directeur du bureau du NRGI en Tunisie, Wissem Heni, a, lors de cette rencontre, déclaré que la nouvelle Constitution a envoyé un signal fort en désignant le peuple en tant que propriétaire de toutes les ressources naturelles de la Tunisie, et il y a eu certaines initiatives importantes de la part du gouvernement pour améliorer la gouvernance globale dans les deux secteurs.

Il a en outre indiqué que l’évaluation des entreprises publiques figurant dans l’indice octroie à la CPG une note insuffisante de 35 points sur 100, et la classe au 55ème rang parmi les 74 entreprises publiques évaluées.

Wissem Heni a toutefois indiqué que les indices de gouvernance dans le secteur des mines est très faible par rapport à celui du pétrole. Quant aux phosphates, les résultats sont bons et la Tunisie pourrait encore faire mieux, surtout à travers la révision du rôle de l’Etap dans l’octroi des autorisations dans le secteur en question.

Dans la région MENA, la CPG figure au dixième rang, juste derrière l’Egyptian General Petrolieum Corporation, et au 17ème rang parmi les 22 entreprises publiques du secteur minier évaluées au niveau mondial. Elle se situe à 44 points et à 50 places derrière l’OPC (Entreprise géante marocaine des phosphates).

D’une manière plus détaillée, l’indice de gouvernance des RN dans le secteur de l’exploitation minière classe la Tunisie comme étant un des dix premiers producteurs des phosphates au monde et la CPG de Gafsa 5ème entreprise mondiale. Au total, le secteur minier obtient une note de 46 points sur 100, ce qui la place au 4ème rang sur 89 pays évalués. Ainsi, il occupe la 5ème position dans la région MENA.

S’agissant du secteur pétrolier et gazier en Tunisie, il obtient une note de 56 points sur 100, ce qui le classe comme étant le meilleur élève de la région MENA. Il occupe la 26ème place sur les 89 pays évalués. Le rapport a aussi signalé que la Tunisie, dont les réserves de gaz naturel s’élèvent au total à environ 56 milliards de mètres cubes, n’est pas un grand producteur d’hydrocarbures à l’échelle mondiale.

De son côté, Kais Mejri, ancien cadre au ministère de l’Énergie, a tenu à préciser que l’indice de gouvernance des ressources naturelles portant sur la Tunisie a des points positifs et négatifs.

Pour ce qui est des points forts, le responsable a cité le cadre réglementaire qui encadre le secteur en Tunisie et ce, contrairement à d’autres pays qui travaillent avec des contrats.

Il a reproché au ministère de l’Énergie le manque de communication et la non diffusion des données, et s’il le fait c’est à une échelle très restreinte, selon ses dires.

Kais Mejri a évoqué trois grands défis auxquels fait face le secteur pour garantir une bonne gouvernance dans le secteur, à savoir la stabilité politique et administrative, l’insuffisance des moyens et des ressources humaines et la finalisation des réformes structurelles telles que la révision du code des hydrocarbures et la préparation de l’adhésion de la Tunisie à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) d’ici 2018.

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L’association I-Watch se joint à la traque du fléau de la corruption en Tunisie en mettant en place un nouveau dispositif dénommé ‘Jesrouna’, abréviation de ‘Gestion des Ressources Naturelles. La chargée des projets à I-Watch, Manel Achour, a dévoilé les grandes lignes de cette initiative ce vendredi 12 février, sur Mosaïque Fm.

Elle a dit que son association veut proposer de nouveaux canaux pour pointer du doigt la corruption dans le domaine des ressources naturelles, surtout dans le centre et le sud de la Tunisie. Elle a affirmé que le pays est assis sur l’un des plus gros gisements de gypse de la planète, mais son exploitation est rendue impossible par de nombreux obstacles dont la corruption.

Enfin elle a déclaré qu’I-Watch oeuvre pour démontrer que la société civile est un nouveau levier pour opérer des mutations dans les consciences et changer le sort de la Tunisie.

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