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L’augmentation des rémunérations publiques risque de compromettre la confiance jusque-là établie avec les institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international (FMI). Ce cri d’alarme est lancé par l’expert comptable Walid Ben Salah, dans une entrevue accordée, mercredi 19 juillet, à l’agence TAP.
Ben Salah précise à cet effet, que ” selon les statistiques publiées par le ministère des Finances, au 30 avril 2017, les rémunérations publiques ont atteint 5.380 millions de dinars (MD). Elles seraient de l’ordre de 14.500 MD à la fin de l’année, pour un budget de 13.700 MD prévu pour cette rubrique.

Ces rémunérations représenteraient, ainsi en 2017, 15,5% du PIB, alors que le gouvernement a pris l’engagement ferme avec le FMI de ramener la masse salariale à moins de 14% du PIB, d’où l’accord conclu avec l’UGTT de ne servir que 50% de l’augmentation convenue et sous un artifice de crédit d’impôt “, a rappelé l’expert.
Et d’ajouter que ” malgré ces acrobaties, l’engagement de l’Etat ne sera pas respecté, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur la confiance jusque là établie avec les institutions financières internationales et serait probablement un prétexte pour reporter, encore une fois après la mauvaise expérience de 2016, le déblocage de la prochaine tranche du crédit du FMI prévue pour le 4ème trimestre 2017″.

L’artifice de crédit d’impôt qui consiste à ne servir que 50% des augmentations salariales prévues pour l’année 2017, conformément à la loi de finances 2017, constitue en quelque sorte une manipulation des comptes publics en vue de maintenir une masse salariale de 13.700 MD, soit 13,9% du PIB en vue de respecter la limite de 14% imposé par le FMI, a indiqué Ben Salah, ajoutant que “cet artifice a été fortement contesté par le FMI après son adoption à la dernière minute”.
Le problème est que la masse salariale, tenant compte de cette mesure, a été elle même mal estimée. C’est la raison pour laquelle on a largement dépassé les prévisions établies à fin avril 2017 et ce sera également le cas pour le reste de l’année.
Le dépassement est de l’ordre de 800 MD, ou 6% ce qui est énorme surtout pour une telle rubrique où les réalisations coïncident, habituellement, avec les prévisions, a estimé l’expert, ajoutant que l’objectif de croissance de 2,5% prévu par le budget 2017 ne sera fort probablement pas atteint compte tenu des réalisations du premier semestre.
L’effet ciseaux de ces deux paramètres serait à l’origine du non respect de l’engagement pris avec le FMI ” puisque la masse salariale serait largement au-dessus du plafond de 14% “, s’inquiète-t-il encore.

Pour sortir de cette spirale, l’expert comptable recommande d’agir sur l’origine des dérapages en procédant à “un gel des recrutements, un report des négociations et un redéploiement des effectifs dans les administrations en sous effectif et surtout dans les institutions, instances et directions de contrôle pouvant drainer des recettes supplémentaires pour l’Etat (contrôle fiscal, police fiscale, douane, contrôle économique, BCT, contrôle général des finances, contrôle budgétaire, etc) et ce, moyennant une formation adaptée rapide”.
Il s’agit en outre ” de revoir les conditions imposées par le FMI vers plus de souplesse notamment en matière d’objectifs et de délais de réalisation des réformes et surtout une délimitation des responsabilités à tous les niveaux “, a-t-il encore fait savoir.

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Les arrêtés portant adoption d’avenants modificatifs des conventions collectives signés, samedi 1er juillet 2017, par le chef du gouvernement, Youssef Chahed prévoient une augmentation des salaires et des primes des employés dans 21 secteurs à hauteur de 6%.

Sont concernés par ces augmentations convenues avec les partenaires sociaux, les secteurs soumis aux conventions collectives sectorielles, a indiqué, dimanche, à l’agence TAP une source auprès de la présidence du gouvernement.

Il s’agit notamment des secteurs du tourisme, du commerce et de la distribution du pétrole et de ses dérivés, de l’impression, la reliure et la diffusion, de l’agroalimentaire, des industries de boulangeries, des unités de nettoyage, du commerce de gros, demi-gros et détail, de la fabrication des produits de nettoyage et de l’assurance électrique et électronique.

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Les agents de l’Organisation de Défense des Consommateurs (ODC) se sont plaints, lundi, du non paiement de leurs salaires des mois de janvier 2017, février, mars, avril et mai 2017 appelant à une intervention rapide des autorités concernées.
Ils ont également indiqué, selon un communiqué, publié, lundi, par l’ODC, qu’ils passent par des conditions professionnelles difficiles.
Les agents de l’ODC ont également précisé qu’ils n’ont pas touché leurs primes de rendement des troisième et quatrième trimestre 2016 ainsi que celle du premier trimestre de l’année 2017, en plus du non paiement de leurs cotisations aux caisses sociales pour l’année 2017.
De même, l’organisation a reçu la première tranche de la prime de subvention qui s’élève à 80 mille dinars, depuis le aux 2 mai 2017, mais le bureau exécutif de l’ODC a refusé de payer les sommes dues aux agents et n’a voulu payer que les salaires de quatre mois sans tenir compte des augmentations salariales.

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Le procès verbal relatif à l’accord sur la majoration salariale de 6,87% au profit des agents et cadres du secteur des assurances au titre de l’année 2016 et 2017, a été signé mercredi 26 avril 2017  au siège de la Fédération tunisienne des sociétés des assurances.
Il a été signé par le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, le président de la Fédération tunisienne des sociétés des assurances (FTUSA), Lassâd Zarrouk, le directeur exécutif de la Fédération, Kamel Chibani, et le secrétaire général de la Fédération générale des banques et des établissements financiers, Abdel Hamid Jallali.
Lors des travaux de la commission chargée des négociations sociales pour le secteur des assurances au titre de l’année 2016 et 2017, un accord a été trouvé pour l’augmentation du salaire de base des agents du secteur des assurances au titre 2016 et 2017 de 6,87% de la masse salariale 2015. La moyenne de la majoration varie selon la catégorie (C1 à C5) entre 158 et 100 dinars par mois.
La majoration couvrira la période du 1er juin 2016 au 31 mai 2017 pour l’année 2016, et la période du 1er juin 2017 au 31 mai 2018 pour l’année 2017. Selon le PV de l’accord, l’étude de la révision des composantes de la base de la masse salariale adoptée pour déterminer le taux de la majoration débutera lors des prochaines négociations sociales.
Un accord a été trouvé également pour relever de 10 dinars la prime du transport du 1er juin 2016 au 31 mai 2017, une même augmentation pour la même prime devant être accordée du 1 juin 2017 au 31 mai 2018.
A cette occasion, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi s’est félicité du “sens de la responsabilité et du bon déroulement des négociations”, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour améliorer le climat social dans le secteur des assurances.
De son côté, Kamel Chibani, directeur exécutif de la FTSA, a précisé que l’accord profitera à environ 3500 cadres et agents travaillant dans le secteur des assurances en Tunisie.

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Le membre de l’Association des magistrats tunisiens (AMT) Anas Hmeidi a mis en garde contre le recours aux prélèvements sur les salaires des magistrats pour pénaliser les mouvements de protestation organisés récemment par le secteur.
Les magistrats s’opposeront à cette décision par tous les moyens et pourront même suspendre toute activité dans les tribunaux jusqu’à la fin de l’année judiciaire, a-t-il menacé.
Lors d’une conférence de presse mercredi à Tunis, Anis Hmeidi a estimé que cette forme de harcèlement est de nature à porter atteinte à la sécurité financière du magistrat et au principe de séparation des pouvoirs.
“Les revendications légitimes de l’AMT ont du embarrasser les autorités qui n’ont trouvé d’autre réplique que de prétendre que l’AMT ne représente pas les magistrats et qu’elle n’est pas habilitée à débattre des questions financières avec le ministère”, a-t-il lancé.

Citant l’article 9 des principes fondamentaux relatifs à l’indépendance de la magistrature inscrits dans la déclaration des Nations Unies (1985), Mohamed Beltaief, un autre membre de l’AMT, a rappelé que “les juges sont libres de constituer des associations de juges ou d’autres organisations, et de s’y affilier pour défendre leurs intérêts, promouvoir leur formation professionnelle et protéger l’indépendance de la magistrature”.
La sécurité financière et les conditions de travail dans les tribunaux sont les garants de l’indépendance de la magistrature et de ce fait ils sont au cœur des activités des associations judiciaires, a-t-il tenu à préciser.

Pour sa part, la présidente de l’AMT, Raoudha Karafi, a déploré l’absence de vision sur la réforme du secteur judiciaire et l’amélioration de la situation matérielle des magistrats. Elle a rappelé la vague de démissions dans le secteur et qu’elle impute à la détérioration du niveau de vie des professionnels.
Les magistrats avaient repris, lundi dernier, leurs protestations avec port du brassard rouge, dénonçant la dégradation e leur situation financière et des conditions de travail dans les tribunaux.
La reprise des protestations a été décidée lors du conseil national de l’AMT, réuni le 16 avril dernier.

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Selon un communiqué rendu public par l’UGTT, une réunion relative à la signature d’un nouvel accord pour l’augmentation des salaires dans le secteur bancaire et financier est prévue ce vendredi 14 avril 2017 au siège de la présidence du gouvernement.

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, sera présent à cette réunion, a ajouté la même source.

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On ne sait pas pour le moment si la sortie du candidat de la droite, François Fillon, sur RMC/BFMTV ce lundi 03 avril, va faire grossir le rang de ses détracteurs. En tout cas le moins qu’on puisse dire est que Fillon n’a pas fait dans la dentelle en déclarant qu’il n’arrive pas à économiser, alors qu’il touche un peu plus de 22.900 euros par mois et que les juges lui courent après, lui, son épouse et ses deux enfants, pour s’en être mis plein les poches, illicitement!

A la question piège de Jean-Jacques Bourdin – “Est-ce que vous arrivez à mettre de l’argent de côté ?” -, Fillon n’a pas pu trouver mieux à répondre que “Moi ? Personnellement, non”. Pourtant des sous il en gagne, comme l’atteste sa dernière déclaration de patrimoine. Il a empoché 275.000 euros l’an dernier, soit un peu plus de 22.900 euros par mois. A croire le candidat à la présidentielle, il ne fait pas partie des “35% des Français” qui parviennent à mettre de l’argent de côté. Par ailleurs le couple a brassé des centaines de milliers d’euros pendant des années avec les salaires d’assistante parlementaire et de collaboratrice à la Revue des deux mondes de Pénélope Fillon. D’ailleurs pour rappel, la justice a diligenté une enquête à ce sujet, pour emploi fictif présumé, ce qui vaut aux Fillon de lourdes charges : “détournement de fonds public”, “complicité et recel de détournement de fonds publics”, “complicité et recel d’abus de bien sociaux”…

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Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a déclaré la guerre au train de vie fastueux des parlementaires et des hauts fonctionnaires, notamment les salaires « ahurissants », qui plombent l’économie du pays. Cette affaire était au coeur du discours adressé à la nation au Parlement, le mercredi 15 mars 2017, rapporte Financial Times.

Le chef de l’Etat a dit que les rémunérations dans la fonction publique sont «une des principales menaces” du “bien-être économique et national». D’après lui, la moitié du budget de l’Etat est dévorée par le secteur public, qui ne représente pourtant que 2% de la population. Les députés, par exemple, brassent l’équivalent de 76 fois le PIB par tête du pays, d’après une enquête réalisée en 2013 par le FMI et le Parlement britannique. Cela fait des élus kényans les plus grassement payés du continent, derrière le Nigeria. Les députés des pays développés à côté passent pour des pauvres, avec un salaire qui pèse à peu près quatre fois le PIB par tête.

Le président kényan envisage d’injecter une partie des grosses économies que le trésor public fera dans la revalorisation des fonctionnaires mal payés, comme les enseignants, les gardiens de prison ou les médecins.

Le rapport explosif de la commission chargée de faire la lumière sur les salaires et rémunérations est attendu en avril 2017. Il y aura de la casse dans la fonction publique kényane, où les plus gros salaires sont 60 fois plus élevés que les plus faibles. D’après le porte-parole de la commission, il a été proposé de rogner cet énorme fossé entre les salaires en le ramenant de 60 à 20 salaires d’écart…

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Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Naceur a chargé le député Mustapha Ben Ahmed, de collecter les signatures des élus, afin de prélever une somme de leurs salaires, en faveur des régions frappées par la vague de froid.

Rappelons qu’un groupe de députés se rendront, aujourd’hui, jeudi 19 janvier 2017, à Jendouba, pour examiner les conditions dans certaines délégations.

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Le Conseil de la ville de Casablanca, piloté par le maire Abdelaziz El Omari, du PJD (Parti de la justice et du développement), va mettre au régime quelque 15.000 employés. A partir de ce mois de janvier, c’est baisse de salaire pour ce petit monde, et pas peu, puisque les rémunérations de tous ces agents relevant du Conseil de la ville et des 16 arrondissements de Casablanca vont être amputées de 30%, rapporte le quotidien Assabah ce jeudi 12 janvier.

Le maire, réduction des dépenses publiques oblige, n’y est pas allé avec le dos de cuillère en supprimant les indemnités affectées aux heures supplémentaires et aux travaux insalubres et salissants, qui permettaient aux agents d’arrondir les fins de mois. Dur dur… Mais pour la ville, c’est tout bénef avec une économie de 100 millions de dirhams.

C’est par un simple arrêté municipal que les intéressés ont appris la mauvaise nouvelle, prise en catimini par les administrateurs de la ville, par vote, lors de la dernière session ordinaire du Conseil. Même les syndicats n’y ont vu que du feu au départ et n’ont découvert le pot aux roses que dernièrement. Dès qu’ils l’ont su, la grogne est montée. L’Organisation démocratique du travail (ODT) s’est ainsi plainte auprès du wali de la Région et du ministère de l’Intérieur, les appelant à tordre le bras à la mairie pour la faire revenir sur ces coupes budgétaires. Affaire à suivre…

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Les détails de l’augmentation salariale dans les secteurs privé et public ont été présentés lors d’un point de presse organisé ce jeudi 12 janvier à la Kasabah.

Ces majorations se répartissent comme suit, rapporte Shems fm :

Dans le secteur public

Le salaire de 1118dt s’élèvera à 1152dt
Le salaire de 922dt s’élèvera à 1029dt
Le salaire de 904dt s’élèvera à 940dt
Le salaire de 728dt s’élèvera à 766dt
Le salaire de 678 dt s’élèvera à 723 dt
Le salaire de 541 dt s’élèvera à 591 dt

S’agissant du secteur privé, les négociations se poursuivent entre l’UGTT et l’UTICA pour assurer ces majorations, qui prennent en considération les amendements de la fiscalité.

Le salaire de 460 dt passera à 503 dt.
Le salaire de 500 dt sera de 540 dt
le salaire de 600 dt sera de 634 dt
le salaire de 700 dt sera de 727 dt

Il est à noter que ces majorations entrent en vigueur à partir de ce mois.

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Selon une récente enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS), le salaire net moyen mensuel d’un Algérien est de 39.200 DA (à peu près 354 dollars) en 2015, à raison de 54.700 DA dans le secteur public contre 32.100 DA dans le privé, rapporte « Tsa ».

En 2015, le salaire net moyen mensuel a ainsi évolué de 3,8% par rapport à l’année 2014 durant laquelle il était de 37.800 DA, sachant que le salaire net moyen est composé du salaire brut diminué des différentes retenues (IRG, sécurité sociale et retraite), selon la même source.

D’après la même source, ces chiffres sont issus d’une enquête annuelle sur les salaires menée par l’ONS auprès de 581 entreprises publiques et de 252 entreprises privées de 20 salariés et plus (hors administration et agriculture).

Au niveau national, le salaire de base représente en moyenne 60% et les primes et indemnités 40% de la rémunération brute totale, indique l’Office.

Dans le secteur public, la part des primes et indemnités dépasse légèrement la part du salaire de base (50,8%), et ce, en raison de l’influence des secteurs des transports et du commerce où la part des primes est nettement plus importante que celle du salaire de base (plus de 54%), précise Tsa.

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Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré, ce vendredi 11 novembre 2016, sur la radio Nationale, que « la position du parti Ennahdha concernant la polémique sur les augmentations salariales est basée sur le principe des négociations entre les différentes parties concernées ».

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Le projet de loi de finances 2017 prévoit un prélèvement automatique sur les salaires et revenus des personnes physiques au titre d’une contribution aux dépenses de l’État, rapporte le journal Assarih dans son édition de ce jeudi 29 septembre 2016.

La taxe sur la consommation de l’électricité, de l’eau, du gaz ainsi que certains produits de consommation sera également augmentée, indique la même source.

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Le ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul, a lâché hier jeudi 08 septembre 2016 devant les médias, presque dans l’indifférence générale, que 97% du budget alloué à son département est affecté au paiement des salaires des agents et cadres du ministère. Bon, la déclaration est sans doute tombée à plat parce que les Tunisiens sont en ce moment préoccupés par d’autres urgences qui se télescopent, et on les comprend : La rentrée scolaire et l’Aïd El Kbir. Certes Jalloul est le ministre le plus aimé des citoyens, d’après les sondages, mais on lui pardonnera difficilement de ne pas s’être suffisamment arrêté sur ce mal tunisien qui veut que le gros de la cagnotte de son ministère disparaisse dans les poches des employés.

Il a bousculé un ministère réputé âpre et a imposé un certain nombre de réformes impensables avant lui, et les citoyens lui en sont gré, même si, de son propre aveu, le compte n’y est pas encore, mais passer ainsi sur cette terrible affaire des rémunérations des employés de l’Education nationale, comme si c’était une broutille, c’est d’une extrême gravité. Certes il pourrait nous répondre, avec l’aplomb, la gouaille et la franchise qu’on lui connait, qu’il n’y est pour rien et que son département file du mauvais coton depuis belle lurette, mais le pays compte justement sur lui pour stopper cette anomalie. Et le dire haut et fort, le marteler aurait été une garantie sur sa détermination à prendre le taureau par les cornes. Raté.

Le budget de l’Education nationale c’est quoi précisément ? C’est un pactole de 4,525 milliards de dinars, le poste de dépense le plus important pour l’Etat, un budget d’ailleurs en hausse de 18% par rapport à 2015, où il s’était établi à 3,820 milliards de dinars. Et c’est tout à normal qu’il en soit ainsi. Quand un pays veut se donner des ambitions, il dépense sans compter dans le secteur de l’Education pour forger une élite qui sous-tend le développement. C’est ce qu’on fait tous les pays avancés, tous sans exception. Mais quand 97% du budget de l’Education sert à payer des salaires, il n’est pas possible de prétendre à ça. 3% pour constituer un parc informatique pour les écoles, pour rénover les établissements, les doter de centres et d’animateurs pour les activités extra-scolaires (musique, peinture, théâtre…), ce que justement veut faire Jalloul, c’est une bricole !

L’Education nationale, n’ayons pas peur des mots, est réduite à la mendicité, alors que le pays a les moyens de faire autrement, il a juste pris de mauvaises habitudes en mettant l’argent là où il ne faut pas. Comment interpréter le don italien de 6 millions de dinars pour lutter contre l’abandon scolaire autrement que la mendicité ? Que penser du fait que le ministre soit obligé de taper à toutes les portes pour trouver les sous afin de rénover les écoles ?

Jalloul a indiqué que 100 000 enfants désertent prématurément l’école chaque année. Ce n’est pas avec 3% qu’il arrivera à juguler ce fléau. Trop maigre pour rendre l’école suffisamment attrayante afin de capter les élèves et les empêcher de dévier. Et le ministre le sait pertinemment…

Et pourtant…

Et pourtant il s’apprête encore à grever davantage son budget en promettant d’embaucher les enseignants vacataires par vagues successives, après une formation. Certes les besoins sont criants dans les écoles, on le reconnait, il faut plus de profs, mais encore aurait-il fallu obtenir une hausse de son budget avant de faire cette annonce. Autrement le squelettique 3%, qui sert à entretenir toutes les écoles du pays, sera ponctionné pour payer les salaires de ces futurs fonctionnaires. A moins que la loi de finances complémentaire, évoquée par le chef du gouvernement, ne vienne soulager le budget de l’Education nationale et éviter qu’on taille dans les dépenses de fonctionnement.

Quoi qu’il en soit, le problème de l’avenir de l’école est posé sur la table. Et il est entier. Jalloul a beau être très talentueux, habile dans sa façon de faire avec les syndicats pour avoir des années scolaires à peu près entières, inspiré dans ses choix, il raccrochera en effleurant à peine le paquet de réformes qu’il faut faire pour freiner et inverser la baisse continuelle du niveau des élèves. Quand il aura achevé sa mission, l’école sera encore là, avec ses tares, ses problèmes, ses ratés. Il faudra une lignée de Jalloul, sur des générations, pour transformer l’Education nationale. A condition que la société toute entière accompagne le mouvement…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé, ce vendredi, de réduire de 30% le montant mensuel brut de l’indemnité d’exécution et de l’indemnité forfaitaire attribué aux membres du gouvernement.
Selon un communiqué, la primature a également décidé de réduire de 20% le quota de carburant alloué aux membres du gouvernement.
Décidé en commun accord avec l’ensemble des membres du gouvernement, le montant de la baisse des indemnités est équivalent à environ mille dinars mensuel pour chaque membre du cabinet gouvernemental.

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Les salaires des ministres et des secrétaires d’État seront révisés à la baisse. Une décision qui devrait être officiellement annoncée dans les prochains jours. C’est Youssef Chahed qui devrait faire l’annonce. La réduction est estimée à 25%. Une mesure qui est qualifiée par beaucoup d’experts de “symbolique” et “non significative”,  bien qu’elle soit appréciée par la majorité des Tunisiens dans la mesure où l’austérité doit commencer en haut. Les experts sont d’avis que cette mesure est populiste et loin des attentes des Tunisiens, qui espèrent des décisions importantes et urgentes capables de résoudre les problème épineux du chômage, des disparités régionales, de la détérioration du niveau de vie et de la cherté de la vie.

L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la remise en cause du régime spécifique de retraite dont bénéficient les ministres, les secrétaires d’État, les gouverneurs et les députés aurait un impact positif chez les Tunisiens et serait mieux appréciée que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État.
« L’annonce d’une telle mesure pourrait renforcer le capital de confiance dont Youssef Chahed a besoin », a assuré Labidi. Il a expliqué par ailleurs que le Tunisien attend aujourd’hui une bonne réforme fiscale qui élargit l’assiette et réduit la pression fiscale, principalement pour les ménages.

En outre, Labidi a indiqué que la réussite de l’action gouvernementale dépend de la capacité du nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, à générer un choc positif. « Certes, la décision de Chahed de revoir à la baisse les salaires des membres de son gouvernement s’inscrit dans cette logique mais elle n’aura d’impact que lorsqu’elle sera inscrite dans un package de mesures d’austérité », a-t-il dit.

Il a, dans le même contexte, assuré que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État est une mesure parmi d’autres qui n’aura de sens que lorsqu’elle sera accompagnée de mesures touchant le train de vie de l’État (ministres, secrétaires d’État, gouverneurs…).

De son coté, l’expert en économie et finance Ezzedine Saidane nous a fait savoir que la décision du chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, de réduire les salaires des membres de son gouvernement est purement symbolique. Il a toutefois indiqué que cette décision relative à la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État pourrait préparer l’opinion publique à une politique d’austérité, comme annoncé dans son discours prononcé lors de la passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Ezzedine Saidane a déploré par ailleurs une politique d’austérité basée sur une rationalisation publique s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

L’expert en économie Wajdi Ben Rejab a quant à lui fait remarquer que le gouvernement va se trouver devant plusieurs dossiers urgents et sera en même temps appelé à lutter contre le terrorisme, la corruption, créer de la croissance et de l’emploi, ajuster les équilibres financiers et résoudre les problèmes de l’environnement.

Ben Rejab a dans le même cadre indiqué que le gouvernement de Youssef Chahed doit honorer ses engagements durant les 100 premiers jours de son mandat, sinon ce sera considéré comme un échec.

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« Les marchés de capitaux ne jouent pas encore un rôle déterminant dans la mobilisation de l’épargne et le financement de l’économie réelle »

L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la réussite de l’action gouvernementale dépend de la capacité du nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed, à générer un choc positif. “Certes, la décision de Chahed de revoir à la baisse les salaires des membres de son gouvernement s’inscrit dans cette logique mais elle n’aura d’impact que lorsqu’elle sera inscrite dans un package de mesures d’austérité”, a-t-il dit.

Il a, dans le même contexte, assuré que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État est une mesure parmi d’autres qui n’aura de sens que lorsqu’elle sera accompagnée de mesures touchant le train de vie de l’État.

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L’expert en économie et finance Ezzedine Saidane a fait savoir dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la décision du chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, de réduire les salaires des membres de son gouvernement est purement symbolique.

Il a toutefois indiqué que cette décision relative à la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’État pourrait préparer l’opinion publique à une politique d’austérité, comme annoncé dans son discours prononcé lors de la passation de pouvoir avec l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, tout en espérant que ce ne sera pas le cas.

Ezzedine Saidane a déploré par ailleurs une politique d’austérité basée sur une rationalisation publique s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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