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Tunisie, Développement régional

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Une enveloppe de 278 millions de dinars en faveur du développement régional   a été  annoncée par Jameleddine Gharbi

Une enveloppe de 278 millions de dinars en faveur du développement régional a été annoncée par Jameleddine Gharbi, ministre du Développement régional et de la Planification, lors d’une rencontre de presse, ce vendredi, à la Kasbah. Cette enveloppe est destinée à la finalisation d’un ensemble de projets dans les régions de développement régional.

Elle servira à financer le reste du programme de développement régional qui a nécessité des investissements globaux de l’ordre de 620 millions de dinars.

Au sujet de l’investissement à Siliana, le ministre a fait savoir que seulement 15 projets sont actuellement en difficultés, et ce suite à la lenteur des procédures foncières relatives au changement de la vocation des terres agricoles, la faiblesse des garanties des investisseurs et l’absence de l’encadrement et de la coordination. Cela est dû aussi, selon le ministre, à des difficultés financières et l’absence de l’autofinancement au niveau des investissements privés.

Le ministre a cependant souligné que 157 projets ont été achevés dans cette région, tandis que 36 projets sont en cours de réalisation, 45 en phase d’appel d’offres et 51 en phase d’étude.

Et pour assurer un développement équitable entre les différentes régions, le ministre a annoncé la création des fonds régionaux d’investissement. L’objectif est d’instaurer et garantir le principe de la décentralisation. L’objectif de ces fonds qui seront gérés par un fonds gouvernant est de résoudre les problèmes financiers, rechercher les solutions et partager les risques avec les investisseurs.

Au sujet de l’emploi, le ministre a déclaré que le nombre des demandeurs d’emploi parmi les inscrits auprès de l’agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) a atteint, jusqu’à fin octobre dernier, 293 855, enregistrant ainsi un recul de 6,4% par rapport à la même période de l’année dernière, période durant laquelle, 247 997 demandeurs d’emplois se sont inscrits auprès du bureau de l’ANETI.

Les opérations de recrutement ont évolué pour atteindre 44177 opérations, fin octobre de cette année, contre 37895, durant la même période de l’année 2012, soit une hausse de 16,6%. Quant aux offres d’emploi, elles ont atteint, durant les 10 premiers mois de l’année en cours, 90 mille offres.

Le ministre a rappelé également que le taux de chômage a atteint 17,6% actuellement, contre 18,1% au cours du premier trimestre et 18,3%, durant le deuxième trimestre de l’année 2012.

Il a indiqué, en outre, qu’environ 61 mille nouveaux emplois ont été créés depuis le début de l’année en cours à aujourd’hui.

Quant à la situation économique du pays, le ministre a révélé que l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 5,5%, durant les 10 premiers mois de l’année en cours contre 3,4% durant la même période de l’année 2011, enregistrant ainsi une hausse de 0,8% par rapport au mois de septembre 2012 et une hausse de 4,8% en comparaison avec le mois de décembre de l’année 2011.

Pour leur part, les exportations ont progressé de 3,9%, durant les 10 premiers mois de l’année 2012, contre une évolution de 8,8%, durant la même période de l’année 2011, enregistrant ainsi que baisse de 5,1%.

Quant aux importations, elles ont augmenté de 13,5% contre 6,3%, durant la même période de l’année dernière. C’est la raison pour laquelle le déficit commercial s’est aggravé. Le taux de couverture a diminué, pour sa part, de 6,3 points, pour atteindre 68,8%, durant les 10 premiers mois de l’année 2012, contre 75,1% durant la même période de l’année 2011.

Le ministre a fait savoir aussi que, d’après les chiffres de l’Institut national des statistiques (INS), l’indice de production industrielle a progressé de 1,7%, durant les 8 premiers mois de l’année en cours, contre un recul de 4,4% enregistré, durant la même période de l’année 20111. Sans compter l’énergie, l’indice de production industrielle a accusé un recul de 4% durant l’année 2011.

Quant à l’indice de production dans les industries manufacturières, il a augmenté de 0,8%, durant les huit premiers mois de l’année en cours, contre un recul de 2,3% durant la même période de l’année dernière.

Le PIB a atteint, durant le troisième trimestre de l’année en cours, 3,5% aux prix constants, et ce par rapport au troisième trimestre de 2011.

Au sujet des indices sectoriels, les ventes locales des ciment ont progressé de 12,8%, durant les 9 premiers mois de l’année 2012, contre un recul de 6%, durant la même période de l’année 2011, enregistrant de ce fait un taux de croissance de 3,4%, durant les 9 premiers mois de l’année actuelle, par rapport à 2011.

Les quantités des phosphates produites, à fin septembre 2012, ont augmenté de 28% contre une diminution de 68,7% durant la même période de l’année 2011. Durant cette période, les exportations du phosphate ont augmenté de 32,9% contre un recul de 38,7%.

Enfin, les intentions d’investissement ont augmenté de 15,8% dans l’industrie et de 32,6% dans les services associés à l’industrie, durant les 10 premiers mois de l’année 2012, contre des baisses respectives de 0,7% et de 7,4%, durant la même période de l’année 2011.

Khadija

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Une enveloppe de 278 millions de dinars en faveur du développement régional vient d’être annoncée par Jamel Eddine Gharbi

Une enveloppe de 278 millions de dinars en faveur du développement régional vient d’être annoncée par Jamel Eddine Gharbi, ministre du Développement régional et de la Planification, lors d’une rencontre qui a eu lieu ce vendredi 30 novembre à la Kasbah. Cette enveloppe est consacrée à la finalisation d’un ensemble de projets dans les régions de développement régional.

Elle servira à financer le reste du programme de développement régional qui a nécessité des investissements globaux de l’ordre de 620 millions de dinars.

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Plus de 400 projets de développement régional ont été débloqués

Plus de 400 projets de développement régional ont été débloqués, depuis le début de l’année, à fin octobre dernier, par le ministère du Développement régional et de la Planification en collaboration et les différents services régionaux et les délégations spéciales ainsi qu’avec la participation de la société civile, indique une récente enquête du ministère.

Au total, les projets qui sont en difficultés ont atteint, à fin octobre 2012, le nombre de 654 avec un coût d’investissement de l’ordre de 1,4 milliard de dinars. Le nombre des projets laissés en suspens s’élève à 254. La majorité des projets dont la remise en chantier a été décidée sont en cours de réalisation et ils avaient été programmés même avant l’année 2012. Ces projets concernent plusieurs branches d’activités, à savoir l’assainissement, l’aménagement, la protection des régions contre les inondations, l’eau potable et l’habitat. Ils concernent aussi la finance, la justice, le tourisme, l’industrie, l’emploi, la formation, les télécommunications et plusieurs autres secteurs.

Les principales causes diagnostiquées à l’origine des principaux problèmes rencontrés sont principalement l’annulation de certains marchés, suite au retrait des entreprises de travaux publics pour cause d’instabilité et d’absence de main d’œuvre, alors que les appels d’offres ont été relancés, à maintes reprises, à cause de la pénurie des entreprises spécialisées dans le forage des puits, notamment. Cela est dû également à la lenteur des procédures foncières relatives au changement de la vocation des terres agricoles ainsi que celle des procédures de négociation avec le privé ainsi que celles de l’expropriation pour utilité publique.

L’enquête a évoqué aussi la complexité des procédures administratives et techniques qui se rapportent à la réalisation des marchés ou encore la faiblesse des capacités matérielles et immatérielles des directions régionales chargées de la réalisation.

Concernant les autres projets, 4890 projets avec un coût estimé à 8,3 milliards de dinars sont en cours de réalisation. Ces projets seront lancés dans plusieurs secteurs, à savoir le tourisme, la formation, l’emploi, l’enseignement supérieur, la poste, l’aménagement et plusieurs autres secteurs.

Au total, le nombre des projets programmés qui sont en cours de réalisation est d’environ 827 avec un coût estimé à 684 905 mille dinars, tandis que 728 projets (1 030 834 mille dinars) ont été achevés. Bien encore, 1389 sont en phase d’étude et 790 autres sont en phase d’appels d’offres.

Durant les 9 premiers mois de l’année 2012, 796 projets ont été achevés avec un coût estimatif de 1112 millions de dinars dont certains projets ont avaient été lancés, depuis l’année 2011.

Le secteur de l’équipement accapare la part du lion avec 19,63% de l’ensemble des projets programmés au titre de l’année 2012, suivi par l’agriculture (8,32%), l’assainissement (5,4%), les zones industrielles (5%), la santé (4%), et l’éducation (3,5%).

Au sujet des intentions d’investissement, l’enquête du ministère du Développement régional a révélé que les investissements déclarés dans le secteur industriel dans les régions de développement régional ont représenté 57% de l’ensemble des investissements déclarés, durant les 9 premiers mois de l’année 2011, contre seulement 41%, au cours de la même période de l’année en cours, enregistrant ainsi une baisse de 16%.

Les régions de Siliana (3%), du Kef (4%), de Jendouba (4%), de Tataouine 4%), de Kébili (4%) accaparent des parts très minimes et non significatives par rapport aux investissements déclarés dans toutes les régions. Les régions de Sidi Bouzid, de Tozeur et Kairouan reçoivent ensemble 31% des investissements, tandis que la région de Zaghouan attire la part la plus importante, soit 15%.

Concernant les intentions d’investissement dans les projets industriels dont le coût est supérieur à 5 millions de dinars, 44% de ces investissements sont déclarés dans les régions de développement régional, à fin septembre 2012, contre 67%, durant la même période de l’année 2011, soit une baisse de 33%.

Khadija

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Plus de 400 projets de développement régional ont été débloqués

Plus de 400 projets de développement régional ont été débloqués, depuis le début de l’année, à fin octobre dernier, par le ministère du Développement régional et de la Planification en collaboration et les différents services régionaux et les délégations spéciales ainsi qu’avec la participation de la société civile, indique une récente enquête du ministère.

Au total, les projets qui sont en difficultés ont atteint, à fin octobre 2012, le nombre de 654 avec un coût d’investissement de l’ordre de 1,4 milliard de dinars. Le nombre des projets laissés en suspens s’élève à 254. La majorité des projets dont la remise en chantier a été décidée sont en cours de réalisation et ils avaient été programmés même avant l’année 2012. Ces projets concernent plusieurs branches d’activités, à savoir l’assainissement, l’aménagement, la protection des régions contre les inondations, l’eau potable et l’habitat. Ils concernent aussi la finance, la justice, le tourisme, l’industrie, l’emploi, la formation, les télécommunications et plusieurs autres secteurs.

Les principales causes diagnostiquées à l’origine des principaux problèmes rencontrés sont principalement l’annulation de certains marchés, suite au retrait des entreprises de travaux publics pour cause d’instabilité et d’absence de main d’œuvre, alors que les appels d’offres ont été relancés, à maintes reprises, à cause de la pénurie des entreprises spécialisées dans le forage des puits, notamment. Cela est dû également à la lenteur des procédures foncières relatives au changement de la vocation des terres agricoles ainsi que celle des procédures de négociation avec le privé ainsi que celles de l’expropriation pour utilité publique.

L’enquête a évoqué aussi la complexité des procédures administratives et techniques qui se rapportent à la réalisation des marchés ou encore la faiblesse des capacités matérielles et immatérielles des directions régionales chargées de la réalisation.

Concernant les autres projets, 4890 projets avec un coût estimé à 8,3 milliards de dinars sont en cours de réalisation. Ces projets seront lancés dans plusieurs secteurs, à savoir le tourisme, la formation, l’emploi, l’enseignement supérieur, la poste, l’aménagement et plusieurs autres secteurs.

Au total, le nombre des projets programmés qui sont en cours de réalisation est d’environ 827 avec un coût estimé à 684 905 mille dinars, tandis que 728 projets (1 030 834 mille dinars) ont été achevés. Bien encore, 1389 sont en phase d’étude et 790 autres sont en phase d’appels d’offres.

Durant les 9 premiers mois de l’année 2012, 796 projets ont été achevés avec un coût estimatif de 1112 millions de dinars dont certains projets ont avaient été lancés, depuis l’année 2011.

Le secteur de l’équipement accapare la part du lion avec 19,63% de l’ensemble des projets programmés au titre de l’année 2012, suivi par l’agriculture (8,32%), l’assainissement (5,4%), les zones industrielles (5%), la santé (4%), et l’éducation (3,5%).

Au sujet des intentions d’investissement, l’enquête du ministère du Développement régional a révélé que les investissements déclarés dans le secteur industriel dans les régions de développement régional ont représenté 57% de l’ensemble des investissements déclarés, durant les 9 premiers mois de l’année 2011, contre seulement 41%, au cours de la même période de l’année en cours, enregistrant ainsi une baisse de 16%.

Les régions de Siliana (3%), du Kef (4%), de Jendouba (4%), de Tataouine 4%), de Kébili (4%) accaparent des parts très minimes et non significatives par rapport aux investissements déclarés dans toutes les régions. Les régions de Sidi Bouzid, de Tozeur et Kairouan reçoivent ensemble 31% des investissements, tandis que la région de Zaghouan attire la part la plus importante, soit 15%.

Concernant les intentions d’investissement dans les projets industriels dont le coût est supérieur à 5 millions de dinars, 44% de ces investissements sont déclarés dans les régions de développement régional, à fin septembre 2012, contre 67%, durant la même période de l’année 2011, soit une baisse de 33%.

Khadija

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Visiblement

Visiblement, l’élaboration de stratégies de développement tenant compte des spécificités des régions intérieures, demeure le souci majeur du gouvernement provisoire, visant la réalisation d’un développement durable axé sur la consolidation des assises de la croissance dans les régions fortement négligées par l’ancien régime. Des changements profonds sont, désormais, requis à travers l’amélioration des conditions de vie, le relèvement du revenu par tête d’habitant, la modernisation de l’infrastructure de base notamment entre les régions ouest et est, et l’émergence de nouveaux pôles économiques.

C’est dans ce contexte qu’un programme de consultation nationale élargie sur les conditions de développement dans les régions a été lancé depuis janvier 2012. A ce programme, ont été associées toutes les forces vives du pays, y compris les partis politiques et les représentants de la société civile. Concrètement, le programme s’articule , entre autres, autour d’un projet d’unités industrielles de 6.000 mètres carrés, déjà, en construction, de l’extension de la zone industrielle pour atteindre 20 hectares, de la régularisation des questions foncières en vue de créer deux zones industrielles à Sbeitla et Thala ainsi que de la construction d’un pôle technologique à Kasserine. Ce pôle emploiera plus de 5.000 personnes.

Parallèlement, des projets concernent le renforcement du réseau routier, des pistes agricoles et la construction d’un foyer universitaire sont en cours d’exécution en plus de la construction d’une nouvelle unité d’urgence et d’un hôpital régional à Kasserine. Environ 68 projets d’investisseurs sont prêts à être opérationnels dans le gouvernorat et devraient procurer 2.060 emplois.

Halte aux grèves !

Néanmoins l’exécution de tels projets innovants exige, en premier lieu, la sécurité, pour arrêter net la multiplication des sit-in et les problèmes sécuritaires. Le phénomène de protestation a fortement perturbé le bon déroulement de la mise en œuvre de plusieurs projets d’investissement. Les grèves sont certes légitimes ou du moins la plupart d’entre elles, mais elles font mal à l’économie nationale.

Les demandes des citoyens peuvent, par exemple, être discutées dans le cadre d’une réunion regroupant le directeur général et les représentants des travailleurs en vue de trouver des solutions appropriées.

C’est dans ce cadre que le gouvernement provisoire a estimé que la tension sociale qui règne dans les régions intérieures notamment dans le gouvernorat de Kasserine, en général, et la ville de Thala, en particulier, ne favorise pas la mise en œuvre des projets approuvés dans le budget complémentaire.

Rappelons que le mouvement de protestation déclenché par les ouvriers de chantiers à Thala a dégénéré, mardi, en actes de violence et de trouble. Le gouvernement suit de près la situation dans les régions de l’intérieur du pays et particulièrement le gouvernorat de Kasserine.

La priorité est accordée au gouvernorat de Kasserine où des investissements de l’ordre de 137 millions de dinars sont prévus pour l’année 2012. Il s’agit de financer des petits projets, de consolider l’éclairage public, et d’équiper la zone industrielle. Il s’agit aussi de renforcer l’investissement privé dans les activités liées à la production de la Halfa.

Nadia Ben Tamansourt

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Les défis de la compétitivité et de l’emploi dans le cadre de la transition démocratique en Tunisie ont fait l’objet d’une étude exposée

Les défis de la compétitivité et de l’emploi dans le cadre de la transition démocratique en Tunisie ont fait l’objet d’une étude exposée, mardi 8 mai 2012, par le ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale en coopération avec la banque européenne de l’Investissement (BEI).

L’étude, réalisée par le bureau d’études belge (Analysis for economic decisions) a été financée par la BEI à hauteur de 175 mille euros. Entamée depuis septembre 2011, l’étude est à sa phase de diagnostic et d’évaluation. L’objectif de cette phase de l’étude est de poser, dans les domaines couverts par l’étude (compétitivité, environnement des affaires, emploi et développement régional), un diagnostic de situation mettant en évidence les atouts et opportunités dont l’économie tunisienne peut tirer avantage, mais aussi les faiblesses qu’elle doit corriger et les risques contre lesquels elle doit se prémunir. « Chaque volet ouvre un certain nombre de propositions qui devraient servir comme feuille de route pour  le gouvernement tunisien », a indiqué Abdellatif Mahmoud, universitaire et chercheur tunisien, dans une déclaration à Africamanager. 

Le séminaire a été également une occasion de débusquer  des pistes de réflexion afin de fournir des éléments de réponse aux questions soulevées par les problèmes de compétitivité, d’emploi et de disparités de développement régional auxquels l’économie tunisienne est confrontée. Il s’agit ainsi de dynamiser l’environnement des affaires et de la formation afin de donner plus de chance à ceux qui ne trouvent pas encore de l’emploi.

Améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes pour qu’elles trouvent d’autres sources de compétitivité a été également privilégié par l’étude. C’est dans ce cadre que Abdellatif Mahmoud a proposé une relecture des impératifs du développement régional dans la mesure où cette approche a été principalement fondée sur un code d’incitations à l’investissement qui cherchait à créer des emplois sans considérer la qualité. « Il fallait créer de l’emploi en considération de la qualité de travail, des qualifications, de la valeur ajoutée et du contenu technologique », a-t-il insisté.

L’importance de cette rencontre, selon lui, réside dans le fait de « donner des idées assez nouvelles et développer un système de suivi », a indiqué Abdellatif Mahmoud en relevant  l’absence d’un système de suivi en Tunisie, « l’essentiel est de suivre ce qui a été déjà réalisé et ce qu’on doit réaliser », a-t-il expliqué en soulignant que le diagnostic de l’étude est très intéressant, mais ceci n’empêche pas de  passer à une étape supérieure s’articulant autour de la mise en route d’un certain nombre de propositions.
Selon Alaya Bettaieb, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale, l’étude va permettre d’identifier tous les obstacles à l’encouragement de l’emploi notamment dans les zones de développement régional. Il est indispensable, selon lui, de faire face aux défis de la création de l’emploi principalement la culture de l’entreprenariat et l’employabilité des diplômés du supérieur. Le secrétaire d’Etat a évoqué aussi certains défis sur le plan tant réglementaire que financier et infrastructurel empêchant certaines régions à accueillir des projets.

Au sujet du développement régional, le secrétaire d’Etat a indiqué que l’orientation des investissements vers les régions de l’intérieur est une conviction pour pallier les déséquilibres qui existent entre les régions côtières et celles de l’intérieur. En revanche, « Il faut se rattraper sur le plan infrastructure pour attirer davantage d’investisseurs dans les régions à travers la création des zones industrielles dans les régions, principalement à Sidi Bouzid où il n’existe aucune zone industrielle, a expliqué le secrétaire d’Etat, dans une déclaration à Africanmanager.

En effet, s’agissant des aspects démographique et de niveau de vie, l’étude a révèle l’existence d’une opposition entre, d’une part, le Grand Tunis et les régions de l’Est et, d’autre part, les régions de l’Ouest où la population est moins dense, moins urbanisée, s’accroît moins rapidement, et dont le niveau de vie est moins élevé.

Pour remédier à certaines faiblesses identifiées par le diagnostic, plusieurs propositions ont été avancées. Elles ont concerné l’amélioration de l’efficacité et l’efficience des aides publiques aux entreprises, l’élargissement des marchés accessibles aux entreprises du régime général et l’allégement de la contrainte de financement qui pèse sur le développement des PME. Il a été également proposé de renforcer les dispositifs d’appui à l’innovation, de réduire les désajustements entre l’offre et la demande d’emplois et de mobiliser le potentiel de croissance des régions de l’intérieur.

Khadija Taboubi

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Les défis de la compétitivité et de l’emploi dans le cadre de la transition démocratique en Tunisie ont fait l’objet d’une étude exposée

Les défis de la compétitivité et de l’emploi dans le cadre de la transition démocratique en Tunisie ont fait l’objet d’une étude exposée, mardi 8 mai 2012, par le ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale en coopération avec la banque européenne de l’Investissement (BEI).

L’étude, réalisée par le bureau d’études belge (Analysis for economic decisions) a été financée par la BEI à hauteur de 175 mille euros. Entamée depuis septembre 2011, l’étude est à sa phase de diagnostic et d’évaluation. L’objectif de cette phase de l’étude est de poser, dans les domaines couverts par l’étude (compétitivité, environnement des affaires, emploi et développement régional), un diagnostic de situation mettant en évidence les atouts et opportunités dont l’économie tunisienne peut tirer avantage, mais aussi les faiblesses qu’elle doit corriger et les risques contre lesquels elle doit se prémunir. « Chaque volet ouvre un certain nombre de propositions qui devraient servir comme feuille de route pour  le gouvernement tunisien », a indiqué Abdellatif Mahmoud, universitaire et chercheur tunisien, dans une déclaration à Africamanager. 

Le séminaire a été également une occasion de débusquer  des pistes de réflexion afin de fournir des éléments de réponse aux questions soulevées par les problèmes de compétitivité, d’emploi et de disparités de développement régional auxquels l’économie tunisienne est confrontée. Il s’agit ainsi de dynamiser l’environnement des affaires et de la formation afin de donner plus de chance à ceux qui ne trouvent pas encore de l’emploi.

Améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes pour qu’elles trouvent d’autres sources de compétitivité a été également privilégié par l’étude. C’est dans ce cadre que Abdellatif Mahmoud a proposé une relecture des impératifs du développement régional dans la mesure où cette approche a été principalement fondée sur un code d’incitations à l’investissement qui cherchait à créer des emplois sans considérer la qualité. « Il fallait créer de l’emploi en considération de la qualité de travail, des qualifications, de la valeur ajoutée et du contenu technologique », a-t-il insisté.

L’importance de cette rencontre, selon lui, réside dans le fait de « donner des idées assez nouvelles et développer un système de suivi », a indiqué Abdellatif Mahmoud en relevant  l’absence d’un système de suivi en Tunisie, « l’essentiel est de suivre ce qui a été déjà réalisé et ce qu’on doit réaliser », a-t-il expliqué en soulignant que le diagnostic de l’étude est très intéressant, mais ceci n’empêche pas de  passer à une étape supérieure s’articulant autour de la mise en route d’un certain nombre de propositions.
Selon Alaya Bettaieb, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Investissement et de la Coopération internationale, l’étude va permettre d’identifier tous les obstacles à l’encouragement de l’emploi notamment dans les zones de développement régional. Il est indispensable, selon lui, de faire face aux défis de la création de l’emploi principalement la culture de l’entreprenariat et l’employabilité des diplômés du supérieur. Le secrétaire d’Etat a évoqué aussi certains défis sur le plan tant réglementaire que financier et infrastructurel empêchant certaines régions à accueillir des projets.

Au sujet du développement régional, le secrétaire d’Etat a indiqué que l’orientation des investissements vers les régions de l’intérieur est une conviction pour pallier les déséquilibres qui existent entre les régions côtières et celles de l’intérieur. En revanche, « Il faut se rattraper sur le plan infrastructure pour attirer davantage d’investisseurs dans les régions à travers la création des zones industrielles dans les régions, principalement à Sidi Bouzid où il n’existe aucune zone industrielle, a expliqué le secrétaire d’Etat, dans une déclaration à Africanmanager.

En effet, s’agissant des aspects démographique et de niveau de vie, l’étude a révèle l’existence d’une opposition entre, d’une part, le Grand Tunis et les régions de l’Est et, d’autre part, les régions de l’Ouest où la population est moins dense, moins urbanisée, s’accroît moins rapidement, et dont le niveau de vie est moins élevé.

Pour remédier à certaines faiblesses identifiées par le diagnostic, plusieurs propositions ont été avancées. Elles ont concerné l’amélioration de l’efficacité et l’efficience des aides publiques aux entreprises, l’élargissement des marchés accessibles aux entreprises du régime général et l’allégement de la contrainte de financement qui pèse sur le développement des PME. Il a été également proposé de renforcer les dispositifs d’appui à l’innovation, de réduire les désajustements entre l’offre et la demande d’emplois et de mobiliser le potentiel de croissance des régions de l’intérieur.

Khadija Taboubi

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Le ministère du Développement régional a récemment rendu public   son «Livre blanc» sur le développement régional. Il s’agit d’un programme-vision qui rompt avec la politique d’assistance qu’on confondait avec développement régional. Le livre blanc est le fruit d’un travail d’équipe qui a regroupé experts et représentants de la société civile dans chaque région.

Dans ce contexte, l’ouvrage propose une nouvelle vision du développement régional, fondée sur la capacité et la responsabilité de chaque région tunisienne à définir et à bâtir son propre développement économique et social. Il met aussi l’accent sur les fortes disparités qui existent entre les régions, qui sont liées au chômage, à la pauvreté, à l’éducation, à la santé et à l’investissement.
 
La première partie de livre dresse le bilan des inégalités régionales enregistrées au cours des deux dernières décennies. Les régions intérieures sont les zones les moins industrialisées du pays et abritent relativement un nombre plus restreint d’activités à même de stimuler le processus du développement régional. Le taux de chômage des diplômés du supérieur, dépasse largement la moyenne nationale dans cette région.
 
Il montre aussi  les écarts régionaux en matière de pauvreté. Ainsi la région du Centre-Ouest (Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine) est relativement la région la plus pauvre avec un taux de 12,84%, représentant plus du triple de la moyenne nationale évaluée à 3,75%, toujours selon le rapport.

En ce qui concerne le secteur  d’investissement, le document relève que les gouvernorats du littoral Nord bénéficient des montants d’investissements privés cumulés par habitant (1992-2010) les plus élevés (9508 dinars/habitant pour Zaghouan, 8672 dinars/habitant pour Monastir, 8189dinars/habitant pour Bizerte), tandis que ceux de Sidi Bouzid, Jendouba, Gafsa et Siliana affichent des valeurs respectives de 2758 dinars/habitant, 2635 dinars/habitant, 2613 dinar/habitant et 2601 dinars/habitant.
 
Pour faire face à ces disparités, le livre blanc suggère 49 propositions, visant essentiellement à relier les zones en retard aux zones avancées afin d’exploiter les effets d’entraînement et de diffusion exercés par les agglomérations et à intégrer toutes les régions dans l’économie mondiale de manière à les inscrire dans une perspective de développement dynamique et durable.
 
Par la suite, le livre propose la création d’un «vrai  ministère du Développement régional et local qui reprendrait les attributions du ministère de l’Intérieur en matière de développement local, du ministère de l’Equipement pour ce qui a trait à l’aménagement du territoire et du ministère de la Planification concernant la planification régionale.

 Sur un autre volet, il traite le dossier de la santé, plus particulièrement l’amélioration des indicateurs de santé  qui cache des disparités régionales significatives. Ces inégalités sont perceptibles à travers l’écart observé, essentiellement entre les régions de l’intérieur et du littoral, en matière d’espérance de vie et de la mortalité infantile. L’espérance de vie est de l’ordre de 77 ans dans les gouvernorats de Tunis et de Sfax alors qu’elle ne dépasse pas 70 ans à Kasserine et Tataouine.
 
Force est de constater que des mécanismes et de nouvelles incitations ont  été mis en place par l’Etat pour impulser davantage l’investissement privé dans les zones intérieures, de même qu’il contribuera au financement des projets à travers les sociétés régionales de développement et d’investissement.

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