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Visiblement

Visiblement, l’économie tunisienne entame 2014 sous de moins mauvais auspices que les trois années ayant suivi la Révolution du 14 janvier. Les indicateurs qui dégringolaient à vue d’œil commencent à se redresser et une bouffée d’oxygène semble traverser maints compartiments de l’activité économique dont certains analystes sont allés jusqu’à dire qu’il allait droit vers la banqueroute.

De toute évidence , cette évolution n’a qu’une seule explication, et elle est logée dans l’épilogue qui a été celui du Dialogue national avec la fin de la troïka, donnant lieu à la formation d’un nouveau gouvernement , celui de Mehdi Jomaâ, et à la promulgation de la nouvelle Constitution fondatrice de la Deuxième République.

La Banque centrale de Tunisie y a vu « une détente en relation avec le progrès notable du processus transitionnel illustré, surtout, par l’adoption de la nouvelle Constitution et le vote de confiance accordé par l’Assemblée Nationale Constituante au nouveau Gouvernement », estimant que « ces développements positifs sont de nature à envoyer des messages rassurants, aux opérateurs économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et à contribuer à un regain de confiance, ainsi qu’à préparer le terrain favorable à l’amélioration du climat des affaires et à la reprise du rythme de l’activité économique et de la croissance » Rn un mot, il s’agit d’indicateurs économiques, monétaires et financiers globalement en deçà des objectifs souhaités.

D’abord, il est un taux de croissance entre 2,6% et 3% pour l’année écoulée, avec une persistance des pressions sur les équilibres financiers, sachant que les estimations actualisées du Budget Economique pour l’année 2014, font état d’un taux de croissance attendu de l’ordre de 3,8%, sur fond d’une amélioration anticipée de la demande intérieure, surtout en matière d’investissement, outre l’évolution positive de la demande extérieure.

Cette amélioration de l’activité économique devrait concerner surtout le secteur agricole qui a été affecté par les facteurs climatiques défavorables qui ont prévalu en 2013, et le secteur des services, notamment le tourisme qui a affiché de faibles résultats au cours de la même année (-0,2% pour les nuitées, 5,3% pour les entrées et 1,7% pour les recettes).

En outre, une hausse du rythme de la production dans le secteur industriel est prévue surtout dans les industries exportatrices et dans les secteurs qui ont été affectés par l’arrêt de l’activité de production et du transport, à l’instar des industries non manufacturières (-0,8% au terme du mois de septembre 2013 contre 4,6% une année auparavant), en particulier dans le secteur des mines.

En effet, les exportations industrielles ont atteint en 2013, environ 22 576,8 millions de dinars contre 21 262,7 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 6,2%. Par secteur d’activités, les exportations des Industries mécaniques et électriques (IME) ont progressé de 6,7% pour atteindre vers fin 2013, près de 10364 millions de dinars (MD) contre 9714 MD en 2012.

Idem pour les exportations du textile et de l’habillement, lesquelles ont augmenté de 6% pour s’élever à 5214 MD de dinars, en 2013, contre 4913 MD, en 2012, et celles des industries alimentaires lesquelles ont atteint 1875 millions de dinars en 2013 contre 1811 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 3,5%.

Les exportations des matériaux de construction ont également évolué de 27% pour atteindre 436 MD fin 2013 contre 343 MD une année auparavant.

Par contre, le secteur du cuir et chaussures a enregistré une baisse de 2% de ses exportations.

En ce qui concerne les investissements industriels déclarés, ces derniers ont régressé de 4,4% au cours de la période 2012-2013 pour atteindre 3472 millions de dinars contre 3631,7 millions de dinars en 2012.

Cette baisse a concerné, essentiellement, les secteurs des industries alimentaires (-41%), le textile-habillement (-25%), les industries chimiques (-66%) et les industries diverses (-16%).

Toutefois, le secteur des IME a enregistré, au cours de cette période, un accroissement des investissements déclarés, lesquels sont passés de 550 millions de dinars en 2012 à 748 MD en 2013.

Plus important encore, le dinar tunisien remonte notablement face aux principales monnaies. Depuis le début de l’année, la monnaie tunisienne s’est appréciée de 3,94% face à l’euro et de 2,75% face au billet vert.

La dernière semaine a été marquée par la stabilisation du dinar qui a clôturé à 2,173 contre l’euro et 1,601 contre le dollar. Ce mouvement baissier des principales devises contre le dinar a encouragé les principaux opérateurs à procéder à des couvertures de changes à terme et profiter ainsi d’un taux de change nettement plus avantageux que ceux de la fin d’année 2013.

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Visiblement, l’économie tunisienne entame 2014 sous de moins mauvais auspices que les trois années ayant suivi la Révolution du 14 janvier. Les indicateurs qui dégringolaient à vue d’œil commencent à se redresser et une bouffée d’oxygène semble traverser maints compartiments de l’activité économique dont certains analystes sont allés jusqu’à dire qu’il allait droit vers la banqueroute.

De toute évidence , cette évolution n’a qu’une seule explication, et elle est logée dans l’épilogue qui a été celui du Dialogue national avec la fin de la troïka, donnant lieu à la formation d’un nouveau gouvernement , celui de Mehdi Jomaâ, et à la promulgation de la nouvelle Constitution fondatrice de la Deuxième République.

La Banque centrale de Tunisie y a vu « une détente en relation avec le progrès notable du processus transitionnel illustré, surtout, par l’adoption de la nouvelle Constitution et le vote de confiance accordé par l’Assemblée Nationale Constituante au nouveau Gouvernement », estimant que « ces développements positifs sont de nature à envoyer des messages rassurants, aux opérateurs économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et à contribuer à un regain de confiance, ainsi qu’à préparer le terrain favorable à l’amélioration du climat des affaires et à la reprise du rythme de l’activité économique et de la croissance » Rn un mot, il s’agit d’indicateurs économiques, monétaires et financiers globalement en deçà des objectifs souhaités.

D’abord, il est un taux de croissance entre 2,6% et 3% pour l’année écoulée, avec une persistance des pressions sur les équilibres financiers, sachant que les estimations actualisées du Budget Economique pour l’année 2014, font état d’un taux de croissance attendu de l’ordre de 3,8%, sur fond d’une amélioration anticipée de la demande intérieure, surtout en matière d’investissement, outre l’évolution positive de la demande extérieure.

Cette amélioration de l’activité économique devrait concerner surtout le secteur agricole qui a été affecté par les facteurs climatiques défavorables qui ont prévalu en 2013, et le secteur des services, notamment le tourisme qui a affiché de faibles résultats au cours de la même année (-0,2% pour les nuitées, 5,3% pour les entrées et 1,7% pour les recettes).

En outre, une hausse du rythme de la production dans le secteur industriel est prévue surtout dans les industries exportatrices et dans les secteurs qui ont été affectés par l’arrêt de l’activité de production et du transport, à l’instar des industries non manufacturières (-0,8% au terme du mois de septembre 2013 contre 4,6% une année auparavant), en particulier dans le secteur des mines.

En effet, les exportations industrielles ont atteint en 2013, environ 22 576,8 millions de dinars contre 21 262,7 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 6,2%. Par secteur d’activités, les exportations des Industries mécaniques et électriques (IME) ont progressé de 6,7% pour atteindre vers fin 2013, près de 10364 millions de dinars (MD) contre 9714 MD en 2012.

Idem pour les exportations du textile et de l’habillement, lesquelles ont augmenté de 6% pour s’élever à 5214 MD de dinars, en 2013, contre 4913 MD, en 2012, et celles des industries alimentaires lesquelles ont atteint 1875 millions de dinars en 2013 contre 1811 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 3,5%.

Les exportations des matériaux de construction ont également évolué de 27% pour atteindre 436 MD fin 2013 contre 343 MD une année auparavant.

Par contre, le secteur du cuir et chaussures a enregistré une baisse de 2% de ses exportations.

En ce qui concerne les investissements industriels déclarés, ces derniers ont régressé de 4,4% au cours de la période 2012-2013 pour atteindre 3472 millions de dinars contre 3631,7 millions de dinars en 2012.

Cette baisse a concerné, essentiellement, les secteurs des industries alimentaires (-41%), le textile-habillement (-25%), les industries chimiques (-66%) et les industries diverses (-16%).

Toutefois, le secteur des IME a enregistré, au cours de cette période, un accroissement des investissements déclarés, lesquels sont passés de 550 millions de dinars en 2012 à 748 MD en 2013.

Plus important encore, le dinar tunisien remonte notablement face aux principales monnaies. Depuis le début de l’année, la monnaie tunisienne s’est appréciée de 3,94% face à l’euro et de 2,75% face au billet vert.

La dernière semaine a été marquée par la stabilisation du dinar qui a clôturé à 2,173 contre l’euro et 1,601 contre le dollar. Ce mouvement baissier des principales devises contre le dinar a encouragé les principaux opérateurs à procéder à des couvertures de changes à terme et profiter ainsi d’un taux de change nettement plus avantageux que ceux de la fin d’année 2013.

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Intervenant

Intervenant, samedi, à une conférence, organisée à Tunis, à l’initiative de l’Association des Tunisiens diplômés des universités allemandes, l’expert a déclaré qu’une bonne analyse de la situation économique durant cette période de transition “devrait prendre en considération les indicateurs de court terme et aussi les données sur le chômage et la croissance”.

Dans ce même ordre d’idées, il a jugé qu’à court terme, le taux d’inflation suit une tendance baissière et demeure maîtrisable et cette tendance se poursuivra encore pour les deux prochains mois, “s’il n y aura pas de dépréciation du dinar et de flambée du cours du pétrole”.

Au sujet de la dévalorisation du dinar, il a souligné la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre les autorités budgétaires pour contrôler le marché noir et éviter la spéculation. Il a appelé, dans ce même contexte, à surveiller davantage les zones frontalières pour contrôler le change.

L’expert a aussi fait état d’une tendance baissière du taux du chômage, notamment, dans la région du Nord ouest, malgré que dans certaines régions des emplois ont été anéantis en raison de l’arrêt partiel des activités de certains secteurs tels que l’agriculture et la pêche, le transport, l’alimentation, les communications et les services sociaux et culturels.

D’après lui, le chômage demeure le principal défi auquel fait face le pays après la révolution et une préoccupation qui devrait faire l’objet d’un consensus national.

Evoquant les équilibres macro-économiques, l’expert s’est montré optimiste, en disant que le gouvernement est en train de mettre en œuvre “des mesures régulatrices, strictes et pas austères en vue d’aller au budget 2014 avec un déficit soutenable”.

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Les nouvelles du front économique sont franchement mauvaises

Les nouvelles du front économique sont franchement mauvaises, voire affligeantes. Les Tunisiens sont en peine d’entrevoir le bout du tunnel alors même que le gouvernement s’obstine à dire et redire contre toute logique que la situation n’est pas aussi catastrophique qu’on le soutient, poussant l’aplomb jusqu’à affirmer qu’elle est généralement bonne et gérable. Tout va très bien, Madame la Marquise.

C’est à se demander si les gouvernants du pays sont frappés de cécité s’agissant de la chose économique, ou plutôt s’ils ne veulent pas regarder la situation en face , malgré les avertissements qui leur sont adressés et l’unanimité qui s’est faite dans tous les milieux économiques affirmant que l’économie tunisienne a pulvérisé l’essentiel de ses chances de se redresser et qu’au contraire, elle pique du nez vers le fond. Certes, la situation économique mondiale, plus particulièrement dans les pays de l’Union européenne, n’y est pas étrangère tout comme les troubles les sociaux qui, il est vrai, ont enregistré un reflux tout léger, mais ce n’est que peu de chose par rapport à cette addiction au pouvoir qui habite les partis de la troïka, singulièrement Ennahdha et leur irréversible propension à vouloir le garder. Au demeurant, on doit à la vérité de dire que, dans cette configuration , l’opposition ne fait pas figure de saint de vitrail , par le biais des pressions qu’elle exerce continûment sur le gouvernement et sur les partis au pouvoir, que ce soit au Parlement, sur les plateaux de télévision et tout simplement dans la rue. Pour autant, doit-on le leur reprocher plus que de raison, sachant que telle est leur vocation et qu’une opposition sans quête du pouvoir n’en est pas une. Mais tout le monde doit savoir que ceci a un coût économique et social exorbitant et de moins en moins supportable.

Que les uns et les autres s’instruisent des nouveaux développements de la situation économique, tels qu’exposés, vendredi dernier, par trois ministres, pour devoir réaliser à quel point cette situation est devenue si désastreuse et, ce faisant, tempérer un tant soit peu leurs ardeurs et raison garder.

D’abord, les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse deux fois plutôt qu’une, de 4,5%, début 2013, à 4%, en avril, et de 4% à un petit 3,6%, fin août, et Dieu seul sait à combien ce taux tombera, d’ici la fin de l’année. Pis, les recettes fiscales n’ont augmenté que de 4,4% alors que l’on tablait sur 11%, soit un recul de 496 millions de dinars auxquels s’ajoutent 411 millions de dinars de recettes non fiscales. Les dépenses de développement, elles, n’ont crû que de 17%, en deçà des estimations, les fonds payés n’ayant pas dépassé les 80% par rapport aux prévisions fixées à fin juin 2013. Et puis, l’endettement qui avait dépassé déjà, en 2012, la barre symbolique des 50%, devrait passer, en 2013, à 51,1%, et les perspectives ne plaident pas pour l’inverse ni pour une stabilité du taux. Les investisseurs étrangers tournent le dos à la Tunisie, faute de confiance dans le pays. Plusieurs d’entre eux ont choisi de délocaliser chez les concurrents, générant un surcroît de chômeurs. Le dinar s’est fortement déprécié, augmentant le taux d’inflation qui a grimpé, cette année, à 6,4% alors que sa moyenne durant les 15 dernières années est de 3,6%”, sans parler du déficit budgétaire qui caracole à 8 milliards de dinars.

Il n’en faudra sans doute pas davantage pour que l’agence de notation Standard & Poor’s qui avait dégradé la note souveraine de la Tunisie, et dans la foulée, celles de maintes banques tunisiennes, ait de la suite dans les idées, elle qui a averti d’une nouvelle dégradation si la situation politique restait en l’état et si les incertitudes persistaient. La voilà servie avec une constitution toujours en souffrance, une assemblée nationale constituante paralysée, des politiciens qui s’étripent à longueur de journée, un gouvernement qui ne veut pas entendre parler de démission, une situation sécuritaire fragile et par endroits hors de contrôle, une vague de terrorisme qui dévaste Jebel Chambi et qui menace de toucher les villes et enfin un Dialogue national qui se bouche tous les horizons.

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari, a, dans une récente interview au journal Le Monde, pris sur lui de dire tout le mal qu’il pense des politiciens : « le système politique actuel est déconnecté de la réalité tunisienne. Il vit dans une espèce de bulle qui fait que chacun, à sa manière, participe au délitement général. J’insiste : ce qui bloque l’économique aujourd’hui, c’est le politique. Nous avons les moyens de relancer l’économie mais le politique est devenu un facteur de blocage. Pouvoir et opposition sont responsables de la situation ». Chedly Ayari a sentencieusement tout dit, mais personne ne l’a écouté ni entendu. Le pire est-il encore devant nous ?

Mohamed Lahmar

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La reprise de l'économie tunisienne devrait se consolider à partir de 2014, en supposant que les élections marqueront la fin de la période 

“La reprise de l’économie tunisienne devrait se consolider à partir de 2014, en supposant que les élections marqueront la fin de la période de transition (prévue pour fin 2013), mais aussi qu’il y ait une reprise au sein de l’UE et en Libye, pouvant contribuer à augmenter la croissance du PIB tunisien à environ 5%”, prévoit la Banque mondiale, dans un récent rapport sur la Tunisie.

Elle estime que “l’absence d’un calendrier/processus politique clair ainsi que l’aggravation des tensions politiques et des problèmes de sécurité liés aux mouvements de salafistes radicaux, ont exacerbé l’incertitude politique”. “Le climat politique pourrait devenir de nouveau plus instable lors de la préparation des élections prévues pour fin 2013.

La reprise des IDE est encourageante mais les récentes dégradations par les agences internationales de notation reflètent les perspectives incertaines pour le secteur privé et pourraient décourager les investissements domestiques et étrangers”, a-t-elle averti.

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L’économie tunisienne a pu sortir

L’économie tunisienne a pu sortir, en 2012, de la situation de récession qu’elle avait connue un an plus tôt et amorcer une reprise économique progressive ayant concerné la plupart des secteurs d’activité, notamment l’agriculture et les services, en particulier le tourisme et le transport aérien avec un accroissement des recettes touristique et du nombre de passagers de 30% et 32%, respectivement, ainsi que le secteur des industries non manufacturières dont l’indice de la production minière a connu une progression de 11,2% à fin octobre 2012, et à un degré moindre pour l’énergie. Tel est le tableau dressé par le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie, lors de sa réunion mensuelle, mercredi, 30 janvier. En revanche, les industries manufacturières orientées vers l’exportation ont enregistré une baisse de cet indice de 1,1% pour les industries mécaniques et électriques et de 3,6% pour le textile et habillement.

Au niveau des équilibres financiers, le Conseil a constaté qu’un ensemble d’évolutions négatives enregistrées au cours de l’année dernière imputables tant de l’évolution défavorable de la conjoncture internationale qu’au climat intérieur des affaires a contribué à exacerber les pressions sur le balance des paiements courants, la hausse du niveau général des prix et l’aggravation du déficit du Budget de l’Etat.

Concernant les paiements extérieurs, les exportations ont subi l’effet du repli de la demande extérieure provenant des pays partenaires européens qui ont connu une récession l’année dernière, alors que les importations ont augmenté, surtout pour l’énergie, les biens d’équipement et les biens de consommation, à un rythme plus rapide. Ces évolutions ont entraîné un élargissement du déficit commercial de 35% en 2012, contribuant à l’aggravation du déficit de la balance des paiements courants qui a atteint 8,1% du PIB contre 7,3% une année auparavant. Le financement de ce déficit a été assuré grâce à l’accroissement des flux d’investissements directs étrangers (+85,4%), d’une part, et à la mobilisation accrue des crédits extérieurs à moyen et long termes, d’autre part, ce qui a favorisé la consolidation des avoirs nets en devises pour atteindre 12.576 MDT ou l’équivalent de 119 jours d’importation au terme de l’année 2012 contre 10.582 MDT et 113 jours à fin 2011.

Pour ce qui est de l’évolution des prix, le taux d’inflation a atteint 5,9% en termes de glissement annuel et 5,6% en moyenne au terme de l’année 2012 contre 3,5% enregistré en 2011. Cette hausse a concerné tous les groupes de produit,surtout les produits alimentaires dont les prix ont augmenté de 8,4% à la fin de l’année précédente.

Sur le plan monétaire, le besoin des banques en liquidités s’est progressivement atténué au cours du dernier trimestre de l’année, ce qui a entrainé une baisse de l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire. Il en est résulté, avec la décision de la Banque centrale de relever son taux d’intérêt directeur à fin août 2012, une hausse du taux d’intérêt moyen sur le marché monétaire passant de 3,16% en janvier 2012 à 3,98% en décembre de la même année. Au début de l’année en cours, l’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire a été ramenée à 3.663 MDT en janvier (contre 4.786 MDT le mois précédent), en rapport avec la rationalisation du refinancement, d’une part, et l’amélioration de la liquidité bancaire suite surtout à la hausse sensible des dépenses de l’Etat, d’autre part. Aussi, le taux d’intérêt moyen sur ce marché a-t-il augmenté pour atteindre 4,25% au cours du même mois.

Concernant l’activité du secteur bancaire, elle a été marquée par la hausse de l’encours des dépôts en 2012 à un rythme plus rapide que celui enregistré l’année précédente (10,8% contre 5,1%) concernant, surtout, les certificats de dépôts et les dépôts à vue. Par contre, les concours à l’économie ont connu une décélération de leur rythme de progression (8,7% contre 13,4% en 2011) notamment pour les crédits à moyen terme en relation avec le ralentissement des investissements privés.

A la lumière de ces évolutions, et tout en observant les signes de reprise de l’activité économique à un rythme encourageant dans certains secteurs, d’une part, et la persistance des pressions sur les équilibres financiers intérieurs et extérieurs, d’autre part, le Conseil insiste sur la nécessité d’en combattre les sources et recommande plus de vigilance et de mettre en œuvre les mesures indispensables au maintien de ces équilibres à des niveaux soutenables, conditions nécessaires à la relance de l’investissement, de la croissance et de l’emploi, ainsi qu’au rétablissement de la stabilité économique et financière, et décide de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque centrale.

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En dépit du coût croissant et des effets du Printemps arabe en termes de croissance

En dépit du coût croissant et des effets du Printemps arabe en termes de croissance, d’investissement aussi bien national qu’étranger et d’emploi, les pays du Maghreb ne baissent les bras et s’échinent à trouver des convergences pour prendre le cap de l’intégration et pourquoi pas de l’union économique.

C’est dans ce contexte qu’un débat s’est tenu, ce jeudi, à Tunis, à l’occasion d’une journée organisée par la Chambre tuniso-britannique autour du thème « le développement en Afrique du Nord ».

Y ont pris part le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, des banquiers, nombre d’experts de cabinets internationaux ainsi que des investisseurs.

Chedli Ayari, gouverneur de la BCT, qui avait dépeint une situation réaliste de l’économie tunisienne, un an après la révolution, a indiqué «Il y a un aspect positif dans les perspectives de la Tunisie pour 2012 », malgré l’aggravation du déficit budgétaire qui serait aux alentours de 7% et même plus contre 5.4% actuellement et une inflation qui passera à 7%.

Le gouverneur s’st dit « enthousiaste » pour la période à venir. Les efforts devront se multiplier surtout avec un gouvernement qui aimerait réaliser un taux de croissance de 4%. Dans ce contexte, il a appelé les intervenants à faire de leur mieux en vue de réunir les ingrédients d’une croissance soutenu et qui soit, selon lui, fondée sur des bases saines.

Un défi qui pourrait être relevé pour peu que les investisseurs mettent la main à la pâte et affichent de sérieuses dispositions à financer le développement en Tunisie. « Il est temps pour nos investisseurs de se mettre au travail. Le gouvernement, pour sa part, devrait s’engager du mieux qu’il pourra à assurer les conditions de sécurité qui aillent avec ».

La politique de proximité, une nécessité pour réformer le secteur bancaire

Partant de constat, II faut avoir les yeux braqués sur l’avenir. C’est pour cette raison que le gouverneur de la BCT a recommandé d’engager sans plus tarder la réforme du secteur bancaire. D’après lui, « une politique de proximité devrait être mise en place en concertation avec la communauté bancaire pour relever ce défi », signalant que « la politique est l’affaire de l’Etat. Nous devrons travailler pour que le climat d’affaires soit favorable ».

Un avis partagé par Ahmed El Karam, vice-président d’Amen Bank qui fait ressortir, de prime abord, quelques constats, à savoir, « la nécessité de mettre en place un agenda politique qui fixe la date des prochaines élections et celle de l’achèvements de l’élaboration de la Constitution». Et d’ajouter :« c’est un préalable indispensable pour que les anticipations des acteurs économiques puissent se faire sur le moyen et long terme ».

D’après lui, la situation est certes difficile mais demeure gérable nécessitant des actions rapides et vigoureuses pour rétablir la confiance des milieux d’affaires. Selon une enquête menée récemment par le cabinet « AMC Ernst and Young » et dont les résultats seront annoncés prochainement, le moral des entreprises interrogées est moins bon aujourd’hui qu’il y a une année. Ceci est dû à deux raisons liées principalement à l’opacité de l’agenda politique et à la question sécuritaire qui reste encore incertaine. D’ailleurs, 70% des entreprises questionnées prévoient que la relance serait au rendez-vous sur une période allant de 2 à 5 ans.

Ensuite, « la levée de l’interdiction de voyager dont sont frappés les hommes d’affaires demeure l’une des conditions primordiales pour relancer l’activité économique en Tunisie ». D’après Ahmed El Karam, « les hommes d’affaires doivent pouvoir être autorisés à circuler librement ». Certes, ceux qui avaient collaboré avec le régime déchu doivent rendre des comptes, mais les hommes d’affaires doivent disposer des moyens et de la latitude d’accomplir leurs missions et mener les activités qui sont les leurs, et ce faisant, ne doivent pas être empêchés de voyager, a-t-il ajouté.

Ahmed El Karam reste quand même optimiste affirmant que « nous pouvons relancer l’économie sans pourtant tomber dans les travers d’une conjoncture en dents de scie et souvent incertaine »

Wiem Thebti

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L'amélioration récente des indicateurs économiques de la Tunisie

L’amélioration récente des indicateurs économiques de la Tunisie, notamment, le taux de croissance, les investissements extérieurs, le tourisme et l’agriculture, est un signal positif qui pourrait être encore amélioré à travers la poursuite du processus de réformes, a déclaré Jawad Talat, directeur exécutif et représentant de la Tunisie à la Banque Mondiale (BM).

Ila a mis l’accent sur la nécessité de réformer le système bancaire, secteur clé de développement et d’investissement, et de consolider davantage les PME et de promouvoir le secteur touristique, a-t-il précisé.

Au demeurant, il exprimé la volonté de son institution de soutenir la Tunisie en vue de garantir la réussite des programmes et objectifs escomptés.

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Après  la visite effectuée durant le mois de mai dernier

Après la visite effectuée durant le mois de mai dernier, du grand économiste américain Paul Romer, c’est en réponse à l’invitation du Gouvernement tunisien que le Professeur américain Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie 2001, se rend en Tunisie du 21 au 25 juin 2012.

Parmi ses interventions, une conférence est prévue à la date de son départ le 25 Juin de 9h à 12h à l’institut des hautes Etudes Commerciale de Carthage.

La présidence du Gouvernement a indiqué que «la visite du Pr. Stiglitz, entre dans le cadre de l’ouverture du Gouvernement aux compétences nationales et internationales intéressées par les questions du développement durable et des économies en transition».

Nous rappelons que mandaté par l’ONU pour sauver le monde de la crise financière Joseph Stiglitz, occupant le poste de président de la commission d’experts sur la réforme du système monétaire et financier international, a invité le monde à se tourner vers la finance islamique. Pour réagir face à la crise financière ressentie en 2007.

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Récemment

Récemment, le gouvernement de Jebali a publié un ensemble d’ indicateurs économiques : hausse de 30.2% des investissements étrangers, au cours du premier trimestre 2012, atteignant le montant de 440,6 MDT contre 338,5 MDT, un an auparavant , une amélioration de 41.9% de l’investissement déclaré dans l’industrie au terme des trois premiers mois de l’année 2012 par rapport à 2011 contre un repli de 0.6% des prix des produits alimentaires entre Février et Mars 2012.

Des indicateurs qui ont constitué, matière à polémique dans les milieux économiques et financiers. Salah Dhibi, expert en économie, estime qu’il est primordial de faire la lumière sur quelques indicateurs du programme économique et social du gouvernement tel qu’il a été présenté par la loi de finances complémentaire pour l’exercice 2012 : des investissements dircts qui s’élèvent à 2 616 MD et des projets en cours qui s’élèvent à 523.6 MD. « Compte tenu de ces paramètres, force est de constater que ce qui a été annoncé par le gouvernement est cohérent et va dans le sens des objectifs escomptés », présice t-il dans une déclaration à Africanmanager.

Cela dit, et compte tenu des informations communiquées par la Banque Centrale de Tunisie (B.C.T) qui a publié, au début du mois d’avril de l’année en cours, et les résultats préliminaires enregistrés au cours du premier trimestre reflétant la conjoncture économique et financière nationale, on remarque que ces chiffres affichent des signes de ralentissement de l’activité économique, dont en particulier, la baisse du rythme de la consommation de l’électricité haute et moyenne tensions qui reflète le niveau de l’activité industrielle, ainsi que la décélération du rythme de croissance des exportations, au cours du premier trimestre de l’année en cours.

La balance générale des paiements a dégagé un déficit de 377 MD, au cours du premier trimestre de 2012, enregistrant une baisse d’environ 57% en comparaison avec la même période de l’année 2011.

En outre, le déficit des paiements courants s’est sensiblement creusé pour atteindre 1.624 MD, soit 2.3% du PIB contre 1.5% une année auparavant, et ce en relation avec l’élargissement du déficit commercial de 1.066 MD.

Concernant le taux d’inflation, cet indicateur a connu une baisse pour se situer à 5.4%, au terme du mois de mars 2012, contre 5.7%, au cours de mois de février de la même année. Ainsi, le taux d’inflation moyen s’est stabilisé au niveau enregistré le mois de mars, soit 5.4%.

Selon les chiffres publiés par l’Institut national des statistiques (INS), le Produit intérieur brut (PIB) tunisien aux prix de marché a été négatif de 2.2% fin 2011. Cet agrégat est passé de (3.7%) le premier trimestre, à (2.1%) le deuxième trimestre, à (1.5%) le troisième trimestre, et à (1.4%) le quatrième trimestre.

« Il est permis à cet égard d’être pessimiste et de constater les difficultés par lesquelles passe l’économie tunisienne, et toute relance reste tributaire des mesures urgentes qui seront prises par le gouvernement ».

Quant à la croissance de 3.5% par rapport au P.I.B, Salah Dhibi souligne que l’on doit se demander si cette croissance est évaluée par rapport à l’exercice 2011 ou par rapport à d’autres exercices. « Si c’est par rapport à 2011 qui a été une année médiocre du point de vue économique, il est évident que 2012 serait meilleure et ce taux pourrait être atteint. Par contre, si cette croissance est déterminée par rapport à 2010, je crois savoir que les économistes sont sceptiques à cet égard », explique t-il.

Selon les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), le PIB de la Tunisie qui a été négatif en 2011 devra grimper à +2.2%, fin 2012 et à 3.5% en 2013.

Sur un autre plan et évaluant la conjoncture actuelle que vit la Tunisie, notre interviewé indique qu’il s’agit d’une conjoncture difficile. D’après lui, la reprise économique reste dépendante de beaucoup de facteurs parmi lesquelles il cite la restauration de la confiance des investisseurs locaux et étrangers, seuls capables de relancer l’investissement privé et la résorption du chomage, mais encore la sécurité et la stabilité politico-sociale, ma stabilité politique du voisin libyen et la reprise économique dans les pays européennes, principaux partenaires économiques de la Tunisie.

Wiem Theti

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La Tunisie a décidé de revoir à la baisse sa prévision de croissance économique pendant cette année à 3.5 %t

La Tunisie a décidé de revoir à la baisse sa prévision de croissance économique pendant cette année à 3.5 %t, en contrepartie d’une prévision précédente de 4,5% «en raison de la baisses de l’investissement étranger et la baisse du secteur du tourisme, a annoncé Slim Besbes ce mardi, rapporte l’agence de presse Reuters.

Le gouvernement tunisien de Hammadi Jbali avait affirmé, en décembre dernier, que la croissance de l’économie sera 4.5 pour cent en 2012, mais des grèves et des Sit-in ont nettement impacté l’investissement étranger, forçant le gouvernement à revoir sa prévision.

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C’est un sombre tableau que l’agence internationale Reuters a dressé de l’économie tunisienne et de la situation sécuritaire dans le pays. Les indicateurs ont du mal à redécoller et le nouveau gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahdha peine à redresser la situation. ...

C’est un sombre tableau que l’agence internationale Reuters a dressé de l’économie tunisienne et de la situation sécuritaire dans le pays. Les indicateurs ont du mal à redécoller et le nouveau gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahdha peine à redresser la situation. Dans cet article, l’agence commence par rappeler que, en mai dernier, une agence de relations publiques engagée par le gouvernement tunisien a placé une publicité dans certains des principaux journaux du monde entier et des revues économiques. «Investir dans la démocratie», affiche le slogan. L’idée derrière les annonces était d’attirer les investissements étrangers et de relancer l’économie en mettant à profit le facteur de bien-être attaché à la Tunisie après avoir évincé son chef autocratique, déclenchant une série de révoltes dans le monde arabe. C’était une bonne idée, mais jusqu’ici, cela n’a pas marché, constate Reuters. Treize mois après la révolution, l’économie continue de toucher le fond. L’investissement s’est ralenti, le tourisme – un pilier de l’économie – est en baisse, le chômage est en hausse et l’objectif du gouvernement de 4,5 pour cent de croissance économique cette année semble trop optimiste. Le problème, affirment les hommes d’affaires et les responsables gouvernementaux, est que les Tunisiens, jouissant d’une liberté retrouvée pour réclamer des conditions de vie meilleures, ont mis l’économie à genoux par des grèves quasi quotidiennes et des sit-ins. «Atteindre un taux de croissance de 4,5 pour cent pour l’année en cours est de plus en plus difficile au fil des jours, les sit-ins causant d’énormes pertes économiques”, a déclaré Samir Dilou, le porte-parole du nouveau gouvernement, dirigé par les islamistes.

Avec un produit intérieur brut semblable à celui de la République Dominicaine, la Tunisie n’est pas un acteur économique mondial. Mais cela pourrait être un indicateur de la manière dont l’économie fonctionne dans d’autres pays plus grands émergeant du «Printemps arabe”, en particulier l’Egypte.

Jusqu’à présent, les nouveaux dirigeants tunisiens soutiennent que le ralentissement est un accident de parcours, temporaire. Les investisseurs et les visiteurs ont été effrayés par l’instabilité consécutive à la révolution et seront de retour une fois qu’ils auront réalisé les choses sont sur la bonne voie, ajoutent-ils.

Ces retombées positives est de plus en plus difficiles à maintenir, d’autant que, selon les données économiques pour l’année dernière, la situation est pire qu’on ne le pensait.

Le gouvernement avait, au départ, prévu que la croissance du PIB passerait de 3 pour cent, qui était son taux une année avant la Révolution à environ 1 pour cent en 2011. Plus tard, ce taux fut révisé à la baisse pour osciller entre 0,2 pour cent et une croissance nulle.

La semaine dernière, le ministre du Développement régional et de la planification, Jamel Gharbi a déclaré que l’économie avait en fait régressé de 1,8 pour cent. Cela ne soutient pas la comparaison avec des économies comparables, celle du Maroc ayant progressé d’environ 4,5 pour cent, l’année dernière, et celle de l’Algérie d’environ 3 pour cent.

Le taux de chômage de la Tunisie – l’un des plus grands griefs de la Révolution – a augmenté de 18 pour cent contre 13 pour cent il y a un an, et est beaucoup plus élevé chez les jeunes.

«La Révolution a réalisé quelques gains, notamment pour ce qui concerne la liberté d’expression, mais le ralentissement se poursuit”, constate un économiste tunisien.

«La structure de l’économie est toujours la même dans tous les secteurs … rien n’a changé et le gouvernement est incapable de faire face à la hausse des prix et au chômage. C’est un indicateur très sérieux.”

Il y a eu davantage de mauvaises nouvelles s’agissant du tourisme, principale source de devises pour la Tunisie et un secteur qui emploie environ 400.000 personnes dans un pays de 10 millions d’habitants. Le nombre de touristes étrangers, en 2011, a régressé d’environ 2 millions pour se situer à 4.4 million, selon une source du ministère du Tourisme. Les recettes du tourisme ont chuté à 2,1 milliards de dinars (1,4 milliards de dollars) l’année dernière, contre 3,2 milliards DT.

Selon l’Union Tunisienne de l’Industrie et du Commerce (UTICA), 170 entreprises étrangères ont fermé de façon permanente depuis la Révolution. C’est une part minime en comparaison au nombre total des entreprises étrangères opérant dans le pays – il y avait 3135 en 2010, selon l’agence de promotion des investissements – mais l’organisation patronale a estimé que de nombreuses entreprises pourraient suivre.

Le nouveau gouvernement s’emploie à répondre à la situation. Il a obtenu la promesse de recevoir des milliards de dollars en prêts et aides de la part de gouvernements étrangers et d’institutions internationales. Le gouvernement a dévoilé un programme d’investissement public ciblant les régions les plus pauvres du pays et où le mécontentement est le plus vif. Le ministre de l’Emploi Abdel-Wahab Maatar a indiqué que 250 000 emplois seraient créés cette année dans les secteurs public et privé.

Les troubles sont en train d’entraver les plans de développement du gouvernement. «Nous avons maintenant environ 260 projets qui sont prêts, qui procureront environ 30 000 emplois», a déclaré le chef du Gouvernement, Hamadi Jebali. «Mais ils sont actuellement au point mort à cause de la situation sécuritaire et des sit-in».

Son gouvernement est engagé dans une course contre la montre. Il doit mettre un bémol aux manifestations et aux grèves avant la saison touristique de cette année, sous peine d’avoir sur les bras une deuxième année consécutive d’annulations coûteuses, conclut Reuters

Source : Reuters

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Au risque d’être accusés par le parti au pouvoir Ennahdha dans son dernier assaut contre la citadelle de l’information qu’elle voudrait mettre au pas

Au risque d’être accusés par le parti au pouvoir Ennahdha dans son dernier assaut contre la citadelle de l’information qu’elle voudrait mettre au pas, nous continuons à relater les informations sur le réel économique tunisien.

Les informations publiées récemment sur la situation économique du pays sont en effet des plus préoccupantes. Non seulement les objectifs de croissance et d’emploi ne pourront pas être réalisés à court terme par le nouveau gouvernement provisoire [Le Chef du gouvernement n’aime pas ce mot et a même essayé de le rayer du vocabulaire journalistique], mais l’avenir économique même semble désormais  sérieusement hypothéqué. Des risquent existent, en effet, désormais, selon les économistes, d’implosion de pans entiers de l’économie tunisienne, de perte des grands équilibres et surtout l’équilibre extérieur, point fort de la Tunisie. En moins d’un an, selon l’un des spécialistes tunisiens que nous avons rencontré, «les acquis de plus de 30 ans d’ajustement sont partis en fumée». Décryptage :

          Implosion de pans entiers de l’économie.

Premier secteur concerné, celui des phosphates et dérivés. Dans une récente communication, le PDG Kais Dali évalue le manque à gagner, en termes de bénéfices pour 2011, à 800 millions de Dinars. Ce chiffre est l’équivalent du coût d’une autoroute reliant Tunis à Kairouan. La production de la CPG (Compagnie de Phosphate de Gafsa) en 2011, n’aura été que de 30 % celle de 2010 et celle du Groupe Chimique de Tunisie n’a pas dépassé les 45 % de la production de 2010. Quant aux exportations de phosphates, elles n’ont représenté que 45 % de celles de 2010 en volume et 65 % en valeur. Pire encore, l’impossibilité de satisfaire ses clients traditionnels et notamment l’Inde, a fait perdre à la CPG la confiance des marchés pour 3 ans et lui a fait même supporter des pénalités financières.

Quant au secteur touristique, il ne risque pas, de l’avis de tous ceux qui s’y connaissent, de reprendre de sitôt. Il devra même s’accommoder, à moyen terme, de niveaux d’activité de 30 à 35 % de moins, le temps que l’infrastructure de ce secteur s’adapte à la nouvelle clientèle visée par les nouvelles autorités en place.

Autre secteur sinistré, celui des investissements directs étrangers (IDE). Après le départ de Yazaki d’Om Laarayes, des informations circulent sur les risques qui pèseraient du côté d’autres groupes comme Benetton, Leoni (1000 emplois étaient prévus à Sidi Bouzid) qui emploie près de 17 mille personnes et même British Gas, le plus gros IDE de l’histoire de la Tunisie.

          Risques majeurs sur les équilibres.

L’impact de ces secteurs sur les équilibres globaux de la Tunisie et particulièrement sur les équilibres extérieur, est jugé «catastrophique» par plus d’un économiste tunisien. Pour 2011, les évaluations les plus récentes pointent une croissance nulle sinon négative. Le déficit courant atteindra les 7,5 %. Un record historique pour la Tunisie. Le déficit budgétaire devrait avoisiner les 5 % (en fait de 7 % si l’on tient compte de l’augmentation réelle des prix des produits de base), compte tenu du report de 1,4 milliard DT de recettes fiscales de 2010 à 2011. La dette extérieure et la dette publique augmenteraient de 5 à 6 points entre 2010 et 2011.

Les données de 2012 ne seraient pas meilleures. Le déficit budgétaire serait de 6 % et le déficit courant  d’autant, si les secteurs du tourisme et des phosphates ne reprenaient pas. A la fin 2012, la dette tunisienne aura augmenté de 10 points en deux ans (2010-2012), le chômage aura atteint 20 % et le revenu moyen du Tunisien aura baissé de 20 à 25 %, compte toujours tenu de l’augmentation réelle des prix.

          Risques sur le secteur bancaire.

Les retombées de ces évolutions sur le secteur bancaire commencent déjà à apparaître, comme l’atteste l’absence de liquidité dont souffre actuellement le marché interbancaire tunisien. La baisse des réserves  en devises, de 13 milliards DT à fin 2010 à 10,2 milliards actuellement (sans tenir compte du crédit de 972,2 MDT que devra rembourser la Tunisie en avril prochain), l’impossibilité de compter sur une amélioration de recouvrement des crédits particulièrement dans le secteur touristique, la nécessité de classer les crédits rééchelonnés en 2011, les problèmes de gestion des entreprises confisquées qui entraînera sans nul doute une augmentation des actifs accrochés du secteur bancaire, remettant ainsi à plat les efforts de plusieurs années en baisses enregistrées de ce ratio pendant les années 2005 à 2010 de 25 % à 12 %. Les banques tunisiennes redeviendraient ainsi plus strictes en matière d’octroi de crédits et d’autres secteurs pourraient en souffrir. Les agences de rating ne seraient d’ailleurs pas insensibles à cette inflexion.

          Une année 2012, plus difficile.

La mauvaise conjoncture internationale (particulièrement en Europe) et l’instabilité de toute la région ne permettent pas d’envisager une reprise de la croissance. L’objectif de 4,5 % sur lequel s’est basé le budget et même celui des 4 % déclaré à mi-voix par le nouveau Chef de gouvernement, semble ainsi être déjà hors de portée. Ce n’est pas de l’éco-pessimisme, c’est juste du réalisme. Plus réalistes, d’autres sources évoquent un taux de croissance de 2,5 % seulement pour 2012 et cela rejoint les prévisions de la Banque Mondiale. Le déficit budgétaire sera alors de plus de 6 %, la dette augmenterait davantage et la situation des paiements courants ne serait pas meilleure.

La Tunisie, faut-il le rappeler, devra rembourser les 650 MUD. Si, à Dieu ne plaise [pour être dans le ton du langage déjà en vogue comme la barbe], le rating de la Tunisie vient à être baissé, le pays perdra alors son «Investment Grade» et derrière, toute possibilité d’accès à des financements extérieurs à des taux raisonnables. Faut-il rappeler encore que le spread (écart de crédit ou la somme du risque de défaut et de la prime de liquidité) appliqué à la Tunisie, est déjà en constante augmentation depuis le début 2011. Et ceux qui croient toujours à des soutiens financiers massifs de la part de «pays amis » et particulièrement des pays du Golfe sous forme de crédit à 0%, risquent d’être déçus (le proverbe tunisien dit que ما فماش قطوس يصطاد لربي  ou «Chat qui gratte, gratte pour lui» en proverbe russe), car le coût politique de ces soutiens serait inacceptable pour la Tunisie de la Révolution.

          Les responsabilités pour la redevabilité.

La responsabilité de cette situation est collective entre gouvernements provisoires successifs, partis politiques et même la presse, qui n’ont pas su ou eu le courage de combattre les revendications, les sit-in et les grèves qui n’en finissent pas toujours et n’ont pas toujours réussi à remettre le pays au travail.
Les inquisitions dont ont été l’objet les hommes d’affaires et les banquiers de la part de la Commission de la Corruption et de la part de la justice révolutionnaire, parfois pour des affaires futiles, n’ont rien arrangé. Investissement et financement des projets en pâtissent.

Il importe, à notre sens, d’arrêter au plus vite l’inquisition et de limiter les procès à ceux qui ont réellement détourné des fonds et porté réellement atteinte aux finances publics par des procès équitables et dans le souci d’une justice dont les prochaines générations pourront être fières. La sortie de crise exige la mise en place d’un nouveau programme d’ajustement, économique et social, à l’élaboration duquel devront participer toutes les forces du pays. Elle exige déjà un effort de réconciliation nationale capable de remettre la Tunisie au travail pour dépasser les effets pervers, de 2011 cette année (économiquement et financièrement s’entend) à oublier et bien entamer cette année 2012 qui reste quand même porteuse d’espoirs dont le plus important est celui de la réconciliation nationale !

Khaled Boumiza

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La BCT (Banque Centrale de Tunisie) vient enfin de tirer la sonnette d’alarme sur la situation économique du pays. Et bien que le communiqué du 16 novembre soit intervenu après dix mois durant lesquels de précédents communiqués mensuels où le ton était plutôt mitigé, avec certains communiqués parlant même d’amorce de reprise, on ne peut que saluer la position courageuse de cette grande institution républicaine, «gardien du temple». On ne peut aussi que soutenir son indépendance, celle de la politique monétaire qui ne doit être entachée d’aucune connivence avec la politique, pas celle qu’a comprise, candidement, le futur premier ministre sur les ondes d’Express FM, et soutenir son intégrité et sa souveraineté.

Au-delà des querelles de personnes et des régimes qu’a connues la Tunisie, la question qui se pose aujourd’hui est double. D’abord, que faire maintenant ? Ensuite, comment la Tunisie a-t-elle pu survivre, durant ces onze derniers mois, et que serait-elle devenue sans les acquis hérités de 2010, en   particulier sans les 13 milliards DT de réserves en devises et les 1,4 milliards DT de recettes fiscales reportées de 2010 sur 2011 ou de dépenses budgétaires de 2011 anticipées en 2010 ?

Et si la deuxième question appartient déjà à l’histoire et mérite, sans auto-flagellation, profonde  méditation, la réponse à la première question sera certainement apportée par le prochain gouvernement de Hamadi Jbali et sera pareillement inscrite dans le budget de l’Etat 2012 et la  loi de Finances du même exercice  dont on ne sait toujours que peu de choses, à moins d’un mois de la fin de 2011.

Toujours est-il, pour répondre quand même à la seconde question, que la Tunisie a joui, au cours de la dernière décennie, d’une forte stabilité macroéconomique, en dépit de ce qu’on peut lire dans le volumineux rapport de la Commission d’Abdelfattah Amor au sujet duquel il y a beaucoup à dire. Personne ne peut en effet nier que le problème de la Tunisie, au cours des deux dernières décennies, était davantage un problème de répartition des richesses et de la croissance qu’un problème de croissance simple ou de stabilité macroéconomique.

Durant les cinq dernières années, et tout en s’en tenant à des données, vérifiables à tout instant, on peut relever les principales évolutions suivantes : Les ressources en devises, qui étaient en 2004 de 3550 millions DT, ont culminé  à 13003 MDT en 2010. La dette extérieure qui était en 2004 à 55 % du PIB, n’était plus qu’à 38 % l’année dernière. Les actifs accrochés des banques qui se situaient en 2004  à hauteur de 24,5 % des encours des crédits, n’en étaient plus qu’à 12,1 % de ces encours.

Depuis le début de l’année 2011, la situation économique de la Tunisie ne cesse de se dégrader. D’un matelas de devises couvrant 147 jours d’importation, le pays en est revenu à 112 jours, et cette chute continuera, selon les spécialistes, au moins jusqu’à mai et même juin 2012 et peut-être plus si le secteur touristique ne reprend pas. En 11 mois, la Tunisie a puisé dans ses réserves et consommé 2500 millions DT en devises. Elle s’est endettée de plus de 2000 MDT. Cela veut dire plus de 4500 MDT en ponction sur ses disponibilités en devises. Force est donc de se poser la question de savoir ce  que serait-elle devenue sans les réserves en devises accumulées à fin 2010 ?

Dans le même ordre d’idées, et d’après le communiqué du 16 novembre 2011, le déficit courant aurait atteint 5,7 % du PIB, fin octobre 2011. La Tunisie terminerait vraisemblablement l’année 2011, selon des économistes avertis, à plus de 7 %, soit le niveau le plus élevé jamais atteint durant les 25 dernières années. La dette extérieure passerait de 38% à 43 % du PIB au moins, fin 2011. Que serait alors devenue la Tunisie sans les efforts déployés pour la maîtrise la dette et ramener son taux de 55 % en 2004 à 38 % à fin 2010 ? Que seraient devenues les banques tunisiennes sans les efforts d’assainissement poursuivis sans relâche, et qui ont pu ramener le taux des actifs accrochés de près de 25 % en 2004, à 12 % en 2010. Une partie de ces actifs a certes été transférée, après provisionnement, aux sociétés de recouvrement. Mais ne s’agit-il pas là d’une pratique mondiale alors que la Tunisie n’a pas eu recours, comme l’ont fait d’autres pays, aux «Bad Banks » ou carrément au «rate off».

Enfin, que serait devenu le budget 2011 et quel aurait été le déficit, si ce n’étaient les recettes fiscales de 1050 MDT au titre de 2010, reportées sur 2011, dont plus de 700 MDT au titre de bénéfices de la BCT des deux années 2008 et 2009 et d’une prise en charge anticipée des dépenses de 2011 de près de 300 MDT dont le plus grande partie a bénéficié à la société Tunisie Autoroutes qui a pu ainsi continuer la réalisation de son programme ? Sans ce report, d’un montant total de 1400 MDT, le déficit budgétaire de 2011 aurait été de 8 % contre un excédent budgétaire en 2010. Force est ainsi de conclure que ces acquis ont permis à la Tunisie de VIVRE SANS TRAVAILLER en 2011.

Force est aussi de constater, encore une fois loin de toute auto-flagellation politiquement politicienne, que ce ne sont pas là les acquis du régime déchu, loin s’en faut. Ben Ali et ses familles étaient trop occupés à piller le pays pour se soucier de la stabilité macroéconomique du pays. Ils étaient trop aspirés à affiner, chaque jour plus, leur système de corruption et de mainmise sur les richesses du pays, pour se soucier de l’avenir économique des citoyens. Ces acquis, ce sont ceux du peuple tunisien, qui a su se surpasser, maîtriser ses dépenses, se serrer la ceinture et s’en tenir à l’essentiel. Des acquis réalisés par une élite de cadres, intègres, imbus du sens du patriotisme, des cadres qui se sont ingéniés, face au système mafieux et corrompu, à préserver l’essentiel, parfois au risque de mettre en péril tout leur avenir, à préserver l’essentiel pour que le pays puisse rebondir à temps, éviter un endettement excessif et massif à même d’accabler les générations futures, développer une infrastructure digne d’un pays émergent, assainir en profondeur les finances publiques et l’actif des banques. Et ce ne sont là que quelques exemples de ce qu’ont quand même pu réaliser ces cadres qui ont assuré et assurent, depuis un an, la survie de l’économie tunisienne.

L’heure est certes actuellement, en Tunisie, à la Révolution, à la justice révolutionnaire, aux avocats inquisiteurs, aux juges d’instruction, aux fiches anthropométriques et aux tribunaux de la Révolution. Viendra cependant le temps où le peuple demandera aussi qu’on rende hommage à ces cadres qui ont su préserver les chances d’un nouveau rebond économique à leur pays, redisons-le, parfois au risque de compromettre toute leur carrière, pour que soient préservés les intérêts de leur pays.

Grâce à la Révolution et à ces acquis réalisés par des cadres de la Nation, la Tunisie peut espérer quand même et malgré la situation presque catastrophique de son économie,  rebondir et faire aboutir la réussite de sa Révolution. Pourvu que le prochain gouvernement se mette en place, mette de côté les calculs politiques et se mette à l’œuvre pour mobiliser toutes les énergies, non pour de possibles élections municipales qui nécessiteraient d’autres ponctions financières et une œuvre sociale socialisante qui mettrait encore plus à mal son économie !

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C’est maintenant chose faite. La Tunisie de l’après Ben Ali a démocratiquement élu sa Constituante. Ce n’est  là en principe que le premier pas et qu’il devrait y avoir une seconde élection, législative et présidentielle. D’ici là et même si Béji Caïed Essebssi assure qu’il n’y aura pas de vide politique, l’urgence restera de former le premier gouvernement d’union nationale ou plus exactement le premier gouvernement de la cohabitation entre les différents partis politiques qui composent  la Constituante. Ce sera là, à notre humble avis, le second test de la démocratie tunisienne.

L’agence de notation Fitch le sait qui souligne que «l’élection et la formation d’un large consensus à propos de la nouvelle constitution sont des facteurs importants pour la révision de la notation de la Tunisie » et Fitch Rating n’était pas la seule à abaisser la note souveraine de la Tunisie. Standard & Poors et Moodys sont dans ce cas et n’en penseraient pas moins.

Tout le monde sait cependant que la vraie et seule réussite de cette Révolution tunisienne sera la remise sur pied de l’économie tunisienne et la remontée de sa croissance, seul levier possible pour créer de l’emploi et réduire le chômage.
«La croissance économique nationale a subi un violent coup d’arrêt au premier trimestre, à -3,3% en glissement annuel, après s’être établie sur un rythme de croisière à 3% l’an durant les quatre trimestres de 2010. Le freinage de l’économie nationale a touché tout le système productif non agricole avec une contraction de l’activité aussi bien dans les branches industrielles que dans les services. Le secteur minier et extractif aura été le plus touché avec des conséquences sur les branches chimiques et de raffinage en aval, tandis que parmi les services, l’hôtellerie et restauration ainsi que le transport auront subi les plus forts replis », indique une dernière note de l’Observatoire de la conjoncture économique (OCE).

«Le climat conjoncturel s’est relativement éclairci», dit encore cette note, confirmée par l’annonce d’un redressement de 1,5 % de la croissance au cours du troisième trimestre 2011. L’OCE précise cependant que «l’économie nationale devra croître à un rythme moyen de 3,3% par trimestre durant la seconde moitié de l’année afin d’éviter une récession qui serait la première depuis 1986».

Une question se pose donc. Qui, parmi tous les partis en place en Tunisie, a la recette miracle pour redresser la croissance et toute l’économie de la nouvelle Tunisie ?

Premier élément de réponse. Peu, très peu de partis présents à la Constituante ont présenté de véritables programmes économiques. Pour ceux qui l’ont fait, «aucun d’entre eux n’est chiffré à ce stade. Or il est facile d’annoncer des réformes si l’on n’est pas obligé d’expliquer en même temps comment on compte les financer et quel impact concret elles auront sur la richesse nationale à court et à moyen terme», affirmait à juste titre, vendredi, l’économiste Elyes Jouini dans une interview à l’agence TAP.

Jusqu’à présent, en effet, ce sont des promesses, rien que des promesses, parfois aussi farfelues que ceux qui les ont annoncées aux électeurs, comme une croissance de 7 %, le pain à 100 millimes, le revenu de 10 mille DT par habitant, les 500 mille postes d’emploi ou encore les 5000 DT à ceux qui se marient. «Les Tunisiens ne sont pas naïfs au point de croire que le problème du chômage peut être résolu en un claquement de doigts », ajoutait l’économiste qui développera par la suite l’importance de la fiscalité. Même si on reste de simples néophytes en la matière, nous pensons que la fiscalité est un élément clé de toute politique économique.

Aucun parti ne s’est pour l’instant prononcé sur la question de l’accord de partenariat avec l’Union européenne, une région qui reçoit  80 % des exportations tunisiennes. Rares sont les  partis en place qui se sont prononcés sur le modèle économique à suivre par la nouvelle Tunisie. Aucun n’a osé se prononcer sur la question des confiscations et de l’avenir des entreprises confisquées. Très peu ont osé parler de réconciliation nationale, pourtant élément essentiel pour tranquilliser toutes les parties de la scène économique et permettre à la nouvelle Tunisie d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.  Restera aussi à ce que ceux qui tiendront le pouvoir et ceux à qui ils délègueront ce pouvoir, notamment le gouvernement qui sera mis en place, qu’ils soient en face d’une politique économique claire et aux actions précises, mais aussi et surtout qu’ils soient nantis des pouvoirs nécessaires pour agir et faire redémarrer la machine économique tunisienne. Des décisions économiques, stratégiques, doivent être rapidement prises par la nouvelle Constituante et appliquées, comme un remède urgent, par le nouveau gouvernement qu’elle nommera pour l’économie tunisienne. L’indécision d’une nouvelle transition sera trop chère à payer.

Khaled Boumiza

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