AccueilChiffreTunisie-Economie. Une reprise, toute petite, mais rassurante !

Tunisie-Economie. Une reprise, toute petite, mais rassurante !

Visiblement, l’économie tunisienne entame 2014 sous de moins mauvais auspices que les trois années ayant suivi la Révolution du 14 janvier. Les indicateurs qui dégringolaient à vue d’œil commencent à se redresser et une bouffée d’oxygène semble traverser maints compartiments de l’activité économique dont certains analystes sont allés jusqu’à dire qu’il allait droit vers la banqueroute.

De toute évidence , cette évolution n’a qu’une seule explication, et elle est logée dans l’épilogue qui a été celui du Dialogue national avec la fin de la troïka, donnant lieu à la formation d’un nouveau gouvernement , celui de Mehdi Jomaâ, et à la promulgation de la nouvelle Constitution fondatrice de la Deuxième République.

La Banque centrale de Tunisie y a vu « une détente en relation avec le progrès notable du processus transitionnel illustré, surtout, par l’adoption de la nouvelle Constitution et le vote de confiance accordé par l’Assemblée Nationale Constituante au nouveau Gouvernement », estimant que « ces développements positifs sont de nature à envoyer des messages rassurants, aux opérateurs économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et à contribuer à un regain de confiance, ainsi qu’à préparer le terrain favorable à l’amélioration du climat des affaires et à la reprise du rythme de l’activité économique et de la croissance » Rn un mot, il s’agit d’indicateurs économiques, monétaires et financiers globalement en deçà des objectifs souhaités.

D’abord, il est un taux de croissance entre 2,6% et 3% pour l’année écoulée, avec une persistance des pressions sur les équilibres financiers, sachant que les estimations actualisées du Budget Economique pour l’année 2014, font état d’un taux de croissance attendu de l’ordre de 3,8%, sur fond d’une amélioration anticipée de la demande intérieure, surtout en matière d’investissement, outre l’évolution positive de la demande extérieure.

Cette amélioration de l’activité économique devrait concerner surtout le secteur agricole qui a été affecté par les facteurs climatiques défavorables qui ont prévalu en 2013, et le secteur des services, notamment le tourisme qui a affiché de faibles résultats au cours de la même année (-0,2% pour les nuitées, 5,3% pour les entrées et 1,7% pour les recettes).

En outre, une hausse du rythme de la production dans le secteur industriel est prévue surtout dans les industries exportatrices et dans les secteurs qui ont été affectés par l’arrêt de l’activité de production et du transport, à l’instar des industries non manufacturières (-0,8% au terme du mois de septembre 2013 contre 4,6% une année auparavant), en particulier dans le secteur des mines.

En effet, les exportations industrielles ont atteint en 2013, environ 22 576,8 millions de dinars contre 21 262,7 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 6,2%. Par secteur d’activités, les exportations des Industries mécaniques et électriques (IME) ont progressé de 6,7% pour atteindre vers fin 2013, près de 10364 millions de dinars (MD) contre 9714 MD en 2012.

Idem pour les exportations du textile et de l’habillement, lesquelles ont augmenté de 6% pour s’élever à 5214 MD de dinars, en 2013, contre 4913 MD, en 2012, et celles des industries alimentaires lesquelles ont atteint 1875 millions de dinars en 2013 contre 1811 millions de dinars en 2012, enregistrant ainsi une hausse de 3,5%.

Les exportations des matériaux de construction ont également évolué de 27% pour atteindre 436 MD fin 2013 contre 343 MD une année auparavant.

Par contre, le secteur du cuir et chaussures a enregistré une baisse de 2% de ses exportations.

En ce qui concerne les investissements industriels déclarés, ces derniers ont régressé de 4,4% au cours de la période 2012-2013 pour atteindre 3472 millions de dinars contre 3631,7 millions de dinars en 2012.

Cette baisse a concerné, essentiellement, les secteurs des industries alimentaires (-41%), le textile-habillement (-25%), les industries chimiques (-66%) et les industries diverses (-16%).

Toutefois, le secteur des IME a enregistré, au cours de cette période, un accroissement des investissements déclarés, lesquels sont passés de 550 millions de dinars en 2012 à 748 MD en 2013.

Plus important encore, le dinar tunisien remonte notablement face aux principales monnaies. Depuis le début de l’année, la monnaie tunisienne s’est appréciée de 3,94% face à l’euro et de 2,75% face au billet vert.

La dernière semaine a été marquée par la stabilisation du dinar qui a clôturé à 2,173 contre l’euro et 1,601 contre le dollar. Ce mouvement baissier des principales devises contre le dinar a encouragé les principaux opérateurs à procéder à des couvertures de changes à terme et profiter ainsi d’un taux de change nettement plus avantageux que ceux de la fin d’année 2013.

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