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Mis à part Tozeur peut-être, pour des raisons liées surtout à l’infrastructure locale, les professionnels du tourisme disent du bien sur le secteur et en attendent davantage cette année. Le ministre du Tourisme, René Trabelsi bouge beaucoup pour atteindre son objectif de 9 millions de visiteurs en 2019 et fourmille d’idées pour un avenir encore meilleur. Certes les hôteliers tunisiens ont des progrès à faire pour être au niveau de l’appétit grandissant des touristes pour le soleil, les plages et le patrimoine culturel tunisiens, mais ça marche pour eux pour le moment. Et tous ces constats sont les mêmes que ceux d’Oxford Business Group (OBG)…

La Tunisie a connu un pic touristique au cours du premier mois de l’année, le Ministère du Tourisme annonçant une augmentation de 25,1% du nombre d’arrivées en janvier, avec 474 145 visiteurs enregistrés.

Cette hausse est principalement le fait de visiteurs étrangers : les 387 652 visiteurs étrangers ont représenté une hausse de 31% en glissement annuel, tandis que l’augmentation des arrivées de visiteurs tunisiens résidant à l’étranger, au nombre de 86 493, a été plus modeste, s’élevant à 3,7%.

Ces chiffres s’inscrivent dans la lignée des bons résultats de 2018, où la Tunisie avait enregistré 8,3 millions d’arrivées étrangères, dépassant la prévision de 8 millions de touristes émise en début d’année, et maintenant la dynamique enclenchée en 2017, où le nombre d’arrivées avait grimpé de 23% pour atteindre 7 millions.

Selon les prévisions officielles, le secteur devrait encore une fois battre des records en 2019, avec 9 millions d’arrivées attendues, et des recettes qui devraient dépasser les 1,36 milliard de dollars enregistrés en 2018. Une croissance prometteuse devrait se poursuivre en provenance des marchés russe et algérien, comme européen.

Cette expansion va dans le sens des objectifs fixés par la stratégie de développement touristique tunisienne Vision 3+1, qui vise à moderniser le secteur en allongeant la durée de la saison touristique, en attirant des visiteurs en provenance de plus nombreux pays et en améliorant la qualité des services et des produits.

Tourisme et perspectives économiques plus générales

L’impact économique des résultats du secteur du tourisme l’an dernier a également été noté par le FMI.

Le secteur contribue au PIB à hauteur de 8% et fournit plus de 400 000 emplois directs, la plupart dans le cadre de contrats saisonniers, selon des données officielles.

Dans un communiqué publié le 9 avril, le FMI citait le secteur touristique comme l’un des principaux contributeurs à la croissance de 2,6% du PIB enregistrée l’an dernier. Le FMI prévoit une croissance économique en hausse légèrement plus importante pour cette année encore, avec une prévision de 2,7%.

L’institution internationale a toutefois mis en garde contre les défis qui pourraient peser sur le secteur touristique, notamment le regain potentiel des tensions régionales, qui pourraient avoir des répercussions négatives sur la perception de la destination par les visiteurs, ainsi qu’un ralentissement de la croissance parmi les partenaires commerciaux de la Tunisie au sein de l’UE, qui pourrait réduire les revenus disponibles en provenance de ces pays.

Une hausse des coûts qui se répercute sur les profits

En effet, si le nombre d’arrivées enregistre une hausse, le secteur touristique tunisien reste sous pression, affichant des dépenses accrues pour les professionnels du secteur mais des dépenses par visiteur évoluant à la baisse.

Les entreprises du secteur hôtelier utilisant des équipements et des technologies importés ont vu leurs dépenses augmenter en raison de la dépréciation du dinar, se voyant ainsi encouragés à acheter des produits de moindre qualité afin de respecter leurs budgets, selon Boumiza Foued, gérant de l’entreprise Biens d’Équipements Hôteliers (BEH).

« Pour des raisons de budget, les entreprises ont dû réduire leurs dépenses d’investissement d’environ 30%, » a déclaré M. Foued à OBG.

Walid Kaffel, directeur général de l’entreprise de location de véhicules Budget Tunisie, a abondé dans le même sens, notant que l’inflation avait rendu le renouvellement du parc automobile plus onéreux. « Les prix des voitures ont doublé ces dix dernières années, » a-t-il expliqué à OBG.

M. Kaffel a lui aussi souligné le fait que si le nombre de visiteurs étrangers avait augmenté, les dépenses par visiteur étaient en baisse. « Il y a une augmentation en volume mais pas en valeur, » a-t-il déclaré. «Les touristes dépensent bien moins en Tunisie que dans les pays voisins tel que le Maroc, qui enregistre pourtant un nombre de visiteurs du même ordre. »

Ces dépenses par visiteur plus basses pourraient être le reflet des prix plus bas pratiqués sur le marché tunisien, qui dopent l’attractivité du pays en tant que destination touristique, tout comme la dépréciation du dinar, qui fait de la Tunisie une destination plus abordable pour de nombreux étrangers.

O.B.G.

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Environ 7 mille visiteurs du monde entier dont d’importantes personnalités politiques, culturelles et religieuses sont attendus au pèlerinage annuel d’El Ghriba à Djerba les 22 et 23 mai 2019, a annoncé mardi, le ministre du Tourisme et de l’artisanat, René Trabelsi.
Dans une déclaration aux médias en marge d’une conférence de presse sur le festival Helma, tenue au siège du département du Tourisme à Tunis, le ministre a indiqué que des personnalités venant de Russie, des Etats-Unis, d’Angleterre, des Pays bas, de Belgique, d’Italie et d’autres pays ainsi que des Tunisiens qui n’ont pas visité le pays depuis longtemps et de grands hommes d’affaires assisteront cette année au pèlerinage d’El Ghriba.
Trabelsi a souligné que le pèlerinage d’El Ghriba coïncidera cette année avec le mois de ramadan et ça sera donc une occasion pour faire valoir le vivre ensemble et la cohabitation pacifique entre les religions en Tunisie.

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Environ 20% des touristes français visitent la Tunisie pour profiter des services des centres de thalassothérapie et de bien-être, a souligné René Trabelsi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, exprimant la volonté de développer le tourisme médical et de bien-être “afin de renforcer le rôle de la Tunisie en tant que deuxième destination mondiale de thalassothérapie“.

Trabelsi a indiqué, lors de sa participation au forum économique Tuniso-français tenu le 15 février à Paris, que la Tunisie est devenue au cours de ces dernières années une destination d’excellence de tourisme médical et de balnéothérapie, surtout pour les pays de proximité et les pays européens, rappelant que la France occupe la première place à l’échelle internationale dans ce domaine.

Alliant la technologie la plus avancée aux hautes performances des compétences professionnelles, la Tunisie compte 60 centres de thalasso et spa et 40 stations thermales et d’hydrothérapie, a-t-il dit.

Le ministre a insisté à cet effet sur l’impératif de promouvoir et de faire connaitre le savoir-faire tunisien et la qualité des services dans ce domaine dans les foires et les événements spécialisés organisés à l’échelle internationale.

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En 2018, le secteur du tourisme dans le gouvernorat de Sfax a connu une augmentation notable du nombre des visiteurs, estimé à 147 mille et 287 mille nuitées enregistrées par rapport à la même période de 2017, selon des statistiques dévoilées par le quotidien Achourouk dans son édition du mardi 29 janvier 2019.

D’après la même source, 17 cliniques haut standing renforcent le secteur du tourisme de santé dans la région en question.

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La zone touristique de Djerba-Zarzis a enregistré, au cours de l’année 2018, une nette amélioration des indicateurs touristiques, apprend l’agence TAP auprès du commissaire régional au tourisme, Hichem Mahouachi.
Le nombre de touristes a atteint 1 million 87 mille 941 visiteurs, en augmentation de 44,1%, par rapport à 2017. Le secteur a réalisé 7 millions de nuitées, 45,5 % de plus que l’année précédente.
La saison touristique 2018 s’est caractérisée par le retour des marchés européens et l’ouverture sur de nouveaux marchés émetteurs.
Les touristes français y étaient en tête, avec 237 mille visiteurs (+67%), suivis des Russes, avec 183 mille personnes (+34%). Le marché belge a marqué son retour en enregistrant une croissance du nombre de visiteurs de l’ordre de 616%.
Les perspectives sont prometteuses pour la prochaine saison touristique où l’on prévoit des chiffres supérieurs à ceux de 2010, année de référence. Ce qui nécessitera un surcroit d’efforts pour faire réussir la saison à tous les niveaux.

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La Tunisie s’attend à battre un nouveau record d’affluence touristique en 2019. Déjà, les réservations pour l’année précédente étaient exceptionnelles et ont atteint 100% chez beaucoup d’hôteliers. Selon les projections du département du tourisme, 9 millions de touristes devraient séjourner dans le pays pour cette année.

Lors de l’inauguration du forum annuel des représentants du Tourisme tunisien qui se tient les 9 et 10 janvier, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, René Trabelsi, a fait savoir que la stratégie de son département pour atteindre cet objectif table sur de nombreux axes dont notamment la diversification de l’offre, l’organisation de rencontres avec les représentants de plusieurs grandes compagnies aériennes étrangères désirant introduire la Tunisie parmi leurs clients, etc.

Trabelsi a, sur un autre volet, rappelé que la Tunisie avait accueilli 8.299.137 touristes en 2018, dont 2.726.000 Algériens. En effet, il a souligné l’importance de booster le tourisme saharien et de multiplier les efforts entre tous les intervenants du secteur dans l’objectif d’améliorer ce produit. Il a, en outre, évoqué l’importance de garantir la stabilité sécuritaire et politique afin de confirmer la reprise dans le secteur du tourisme .

La manne de 2018

On rappelle que 2018 a été une année référence pour le tourisme tunisien. D’ailleurs, les dernières statistiques relèvent que les recettes ont dépassé 4 milliards de dinars. En comparaison avec 2017, les revenus ont enregistré une croissance spectaculaire de 44,5%, soit une hausse de 1,26 milliard de dinars. L’an dernier, 8,3 millions de touristes ont visité la Tunisie, soit une hausse de 17,7% par rapport à 2017. Ce sont les touristes maghrébins, 4,3 millions, soit 11% de plus que 2017, qui ont fait exploser le nombre de touristes dans le pays au cours de l’année 2018.

Il convient de signaler que la promotion de la destination tunisienne auprès des pays étrangers demeure l’une des préoccupations majeures des décideurs et des acteurs économiques tunisiens. Un enjeu de taille pour un pays qui est en train de se reconstruire et d’entamer la relance dans tous les secteurs, à l’instar du tourisme, après une crise économique et sociale suffocante. Une lourde responsabilité qui incombe aussi aux professionnels du métier.

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La Tunisie a fait le plein de touristes, et de recettes, en 2018; plus de 8 millions de visiteurs, des chiffres confirmés ce jeudi 3 janvier 2019, sur Express FM, par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, René Trabelsi. Mais ce brillant bilan n’est pas celui de ce dernier, c’est celui de Selma Elloumi Rekik, qui a quitté en octobre 2018 le ministère pour se mettre au service du chef de l’Etat. Trabelsi entend donc jouer sa propre partition, écrire sa propre histoire, et le temps presse car une bonne partie de l’année 2019 sera bouffée par les élections. Le patron du département du Tourisme a un objectif, 9 millions de visiteurs l’an prochain, et une stratégie pour y arriver.

Trabelsi a reconnu la chute du nombre des touristes en provenance des marchés traditionnels, tels que la France, l’Allemagne et la Belgique, et le ministre a sa petite idée pour les relancer. Il va mettre le paquet sur le tourisme saharien afin de densifier le flux touristique durant la basse saison.
Il est également question de diversifier les niches du tourisme en développant le tourisme culturel et sportif ainsi que le tourisme d’affaires, en misant sur les spécificités de chaque région.
La production artisanale et l’exportation seront aussi un des nouveaux leviers.

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Le président de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), Khaled Fakhfakh, a affirmé ce mercredi sur Mosaïque fm que l’année touristique 2018 est un succès à tous les niveaux et que les chiffres enregistrés n’ont pas été réalisés depuis 2010.

Fakhfakh a souligné que 8 millions de touristes ont visité la Tunisie en 2018, générant l’équivalent en devises de 4 milliards de dinars.

Il a ajouté, en revanche, que le nombre de touristes européens s’élève à 2,5 millions contre 4 millions en 2010.

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La région de Tataouine a enregistré, entre le 1er janvier et le 31 octobre 2018, une augmentation du nombre de touristes de 43%, par rapport à la même période de l’année précédente, passant de 8865 à 12443 visiteurs. Les nuitées ont cru de 45,3%, passant de 12767 à 18546.

Le tourisme local est en tête du tableau, suivi du marché émetteur français qui réalise une hausse de 102 % du nombre de visiteurs et de 113% des nuitées, durant les 10 premiers mois 2018.

La capacité d’hébergement dans les hôtels de la région ne dépasse pas, néanmoins, 514 lits, en l’absence de gros investissements, fait remarquer Walid Rahali, Commissaire régional au tourisme, dans une déclaration à l’agence TAP.

Une conférence s’est tenue, au cours de la semaine écoulée, dans la délégation de Smar (gouvernorat de Tataouine), pour promouvoir les avantages et les encouragements accordés dans ce secteur, avec la participation de Swisscontact en Tunisie (organisation de coopération internationale) qui a présenté une communication sur le tourisme alternatif.

La commune de Tataouine, qui a été proclamée ville touristique, a reçu une subvention, du Fonds de protection des zones touristiques, de 50 mille dinars dédiée à la propreté et à l’embellissement de la ville.

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Pas de doute, les touristes sont bien de retour. Plus de six millions de visiteurs ont séjourné en Tunisie en 2018, c’est plus qu’en 2014, avant que la dynamique ne soit stoppée net par les attaques terroristes de 2015 (au Bardo et à Sousse). Mais pour autant est-ce que les recettes suivent la courbe de la fréquentation touristique ? Pas du tout, à en croire l’AFP.

Le tourisme a rapporté plus en euros sur un an, +28% ; du 1er janvier au 20 septembre, 1 milliard d’euros ont été comptabilisés, pour 6,2 millions de touristes, d’après le gouvernement tunisien. Cela fait un paquet de visiteurs plus gros que durant toute l’année 2014 (6,07 millions), mais ça fait aussi moins des deux tiers des revenus de cette année-là (1,59 milliard d’euros).

Ça repart en nombre de visiteurs, mais en “cash flow”, on est loin du compte“, confie un haut responsable de la STB, l’un des ténors de la place, justement plombé par le volume de la dette des hôteliers.
L’ardoise des hôteliers à la STB est montée à 1,7 milliard de dinars. Au total ces derniers doivent 4,4 milliards de dinars (1,4 milliard d’euros) aux banques du pays. Conséquence immédiate de cette dette colossale : les hôtels endettés n’ont plus accès aux prêts pour se refaire une beauté.

Un tiers de l’offre touristique n’est pas viable économiquement, il faut épurer le secteur“, a indiqué la même source, qui a ajouté que le revenu moyen par chambre est trois fois plus bas en Tunisie qu’au Maroc.

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Au total 592 mille touristes français ont visité la Tunisie jusqu’au 20 septembre 2018, enregistrant “une croissance de 37% du marché français entre janvier et le 20 septembre 2018“, a déclaré à l’agence Tap, mardi après-midi, le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Néji Ben Othmane, lors de la 40ème édition du salon du tourisme “Iftm Top Resa“, qui se tient du 25 au 28 septembre à Paris.
Et le responsable de préciser que le total des touristes ayant séjourné en Tunisie au cours de la période précitée s’est élevé à plus de 6 millions de touristes, soit une croissance de 17 % par rapport à la même période de l’année 2017, selon Néji Ben Othmane.
Le DG de l’ONTT a ajouté que les marchés européens ont enregistré une croissance de 46%, dont une évolution de 60% sur le marché allemand et 100% au niveau du marché belge.
Ben Othmane souligne que “les recettes touristiques ont enregistré une évolution de 48% de janvier jusqu’au 10 septembre, soit l’équivalent de 2818,5 millions de dinars et l’équivalent de 925 millions d’euros, ce qui représente une croissance de 28% par rapport à la même période de l’année écoulée“.

Quant aux objectifs pour la prochaine saison touristique sur le marché français, le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien déclare que “l’ONTT mise sur 800 à 900 mille touristes français“.
Pour le directeur général de l’ONTT pour la France, Sami Gharbi, “2018 est l’une des meilleures depuis ces dernières années“. Il annonce “une progression du tourisme d’affaires et des longs séjours des séniors qui consolideront davantage les résultats à la fin de l’année“.
Pour ce faire, une nouvelle campagne de communication basée sur l’affichage urbain en Ile-de-France et les villes de départ a démarré en septembre et se poursuivra jusqu’au mois de novembre, et reprendra au début de janvier 2019.
L’ONTT à Paris a dressé un stand de 104 mètres carrés pour permettre à presque 200 professionnels du tourisme tunisien, qui participent à la 40ème édition du salon “Iftm Top Resa”, de conclure des affaires et de se positionner davantage sur le marché français.

Iftm Top Resa“, qui est en à sa 40ème édition, est un rendez-vous annuel des professionnels internationaux du tourisme. Ce salon BtoB réunit 32 480 professionnels de différents secteurs qui viennent à la rencontre des 1680 marques exposantes dont, offices de tourisme, compagnies aériennes, groupes hôteliers, entreprises technologiques et start-ups.

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Une consécration pour Tunis, et qui explique la passion retrouvée des touristes : Le français Le Petit Futé l’a classé parmi les 10 destinations du continent africain qui valent le détour. La capitale du pays du jasmin, à la 5ème position, se paye même le luxe de damer le pion à Marrakech, au Maroc. C’est pas rien ! Viennent ensuite Mindelo (Cap-Vert), Maputo (Mozambique), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Dakar ferme le Top 10 (Sénégal).

La capitale de la Tunisie brille grâce ses “grandes artères” et ses “belles bâtisses s’inspirant de l’architecture haussmannienne. Sa labyrinthique médina, quant à elle, est un sublime exemple des constructions arabes du VIIe siècle. C’est ce mélange des genres couplé à une vie culturelle trépidante qui fait tout le charme de la capitale tunisienne“, lit-on sur le site.

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Les Algériens se bousculent au portillon, pour se prélasser sous le soleil et sur les plages tunisiens, et c’est très bien, bon pour les hôteliers et agences de voyages tunisiens, bon pour le secteur touristique et l’économie locale en général. Cette ruée fait aussi le bonheur des voyagistes algériens, à tel point que le Président du Syndicat National des Agences de Voyages Algériennes (SNAV), Saïd Boukhelifa, a fait le déplacement à Tunis pour, entre autres, éteindre l’incendie de la campagne de dénigrement contre la destination tunisienne, une cabale fomentée, de l’aveu même de Boukhelifa, par certains médias et réseaux sociaux algériens. Mais le responsable l’a soutenu mordicus, devant la presse samedi 11 août 2018 dans notre capitale : “La Tunisie restera la destination la plus attractive et phare pour les Algériens pour les vingt ans à venir“… Et la suite après ces 20 ans ? Et bien on verra. Faut-il pour autant graver ces paroles sur le marbre ? Difficile à dire, car les flux de touristes dépendent de tellement de choses très aléatoires : La sécurité, la conjoncture économique et même le climat. Mais l’essentiel, pour l’instant, est la bonne volonté manifestée par la partie algérienne pour ne pas courroucer le voisin tunisien.

Boukhelifa est allé jusqu’à faire endosser à des opérateurs algériens l’entière responsabilité des quiproquos et la navrante campagne qui les ont suivis en Algérie. Il a déclaré que les opérateurs algériens se sont enhardis à faire des réservations pour des familles algériennes de façon inconsidérée, sans même prendre le temps d’avoir la confirmation de la part des deux hôtels tunisiens (Djerba et Sousse). Il brandit des sanctions contre ces agents indélicats, tout en qualifiant cette affaire de “tempête dans un verre d’eau“, et il a raison. Au regard de la grande masse des visiteurs algériens, 1,2808 million jusqu’au 20 juillet dernier, selon le président de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), Jabeur Ben Attouch, en hausse de 17, 7%, ces incidents sont une broutille. Il n’y a vraiment pas de quoi gâcher la fête, des deux cotés, avec un flux de touristes algériens estimé par Boukhelifa à 2,2 millions d’ici fin 2018…

Et le reste ?

Le reste, et bien ce sont des sujets dont personne ne parle, ou très peu, et pourtant ! Le reste ce sont les échanges commerciaux entre les deux pays, très déséquilibrés, en faveur de l’Algérie, alors que la Tunisie se coltine un énorme déficit commercial, -749,6 Millions de dinars, lesquels viennent s’ajouter aux autres tourments infligés par la Chine, l’Italie, la Turquie et la Russie. Mais si la Tunisie a conversé avec la Turquie, qui a donné son accord de principe pour soulager son partenaire, rien entre l’Algérie et la Tunisie, aucune discussion pour tenter d’inverser la tendance. En tout cas on n’a eu vent d’aucun pourparler dans ce sens. Le problème reste donc entier, comme l’est aussi le dossier de l’UMA (Union du Maghreb Arabe), qui a plus que jamais des allures de voeu pieux, de chimère, tant elle se dérobe face à toutes les initiatives depuis des décennies. Pourtant elle pourrait être la solution, au déficit commercial de la Tunisie par exemple, en ouvrant grand les frontières et les marchés, ceux de l’Algérie et des autres. Mais voilà, cette affaire ne passionne pas. Même l’actuel secrétaire général de l’UMA, le Tunisien Taïeb Baccouche, éreinté par les efforts pour réveiller l’Union de son coma profond, a fini par se lasser et a maintenant des envies de tout larguer, pour jeter son dévolu, pourquoi pas, sur le fauteuil du palais de Carthage. En tout cas il ne dément pas formellement ceux qui lui en prêtent l’intention, et on le comprend !

C’est la débandade partout autour de l’UMA, sauve-qui-peut est l’expression la plus appropriée. Le Maroc a été le premier à filer… vers la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), une organisation solide, sans doute parmi les plus structurées et les plus prospères du continent, et qui pourrait régler beaucoup de problèmes de Rabat, même si ce dernier n’a pas attendu le fameux sésame pour exister économiquement en Afrique de l’Ouest. Les petites affaires du Maroc marchent tellement qu’elles ont donné des idées à la Tunisie, qui elle aussi frappe à la porte de la CEDEAO, après avoir décroché son ticket pour le COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe) ; et demain la ZLECA (Zone de Libre-Echange Continentale Africaine) pour laquelle Tunis a déjà apposé sa signature. La Mauritanie, autre membre de cette UMA qui n’existe finalement que sur le papier, lorgne également la communauté ouest-africaine, qu’elle avait pourtant sèchement plaquée en 2000. Même l’Algérie, que les recettes de son pétrole ne nourrissent plus, daigne enfin regarder du côté de l’Afrique subsaharienne. Quant à la Libye, elle a d’autres chats à fouetter, avec une partition de fait du pays (deux banques centrales, deux gouvernements, deux Parlements), un avenir politique plus bouché que jamais et une insécurité sur laquelle se fracassent toutes les tentatives de la communauté internationale pour pacifier le pays. Bref, pendant que les chancelleries maghrébines regardent ailleurs avec des yeux de Chimène, il n’y a plus personne pour s’occuper de l’UMA.

Si le tourisme pouvait tout solutionner, la France, championne du monde toutes catégories avec ses 89 millions de visiteurs cette année, n’aurait pas les soucis qu’elle a en ce moment : Déficit commercial (elle exporte beaucoup, notamment dans l’aéronautique, l’automobile, l’industrie pharmaceutique et celle du luxe, mais pas suffisamment), chômage (8,9% aux dernières nouvelles, trop élevé pour la 7e puissance économique mondiale et par rapport à ses voisins), etc. Et que dire alors de la Tunisie…

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Les réservations des touristes français pour passer l’été en Tunisie ont augmenté de plus de 200 % par rapport à l’année dernière“, a déclaré à l’agence TAP, mercredi 30 mai 2018, le président du Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto), René-Marc Chikli, à Paris.
Les touristes français reprennent confiance en la destination Tunisie. Presque 650 mille touristes y passeront leurs vacances cet été. Cela s’explique par le fait qu’il “ n’y a pas eu d’événements particuliers “, d’après le président du Seto, tout en indiquant que ” les Français ont redoublé leur confiance vis-à-vis de la destination, en partie et pas en totalité “. ” Il y aura encore beaucoup de chemin à faire pour convaincre les Français de partir en Tunisie et atteindre les chiffres enregistrés en 2010 “, selon Chikli.

Le président du Seto a ajouté que ” la destination a retrouvé des couleurs grâce aux efforts qui ont été faits au niveau de la communication depuis trois ans “.
Autre élément fort, les destinations concurrentes de la Tunisie ont profité de sa crise pour augmenter leurs prix, en revanche, elles n’ont pas forcément le même niveau de qualité, c’est ce qui explique le retour naturel des Français vers la Tunisie, explique le président du Seto.
Aujourd’hui, l’ensemble des ingrédients pour un vrai redémarrage est prêt et disponible, il n’y a pas de raison pour ne pas faire de bons résultats pour l’arrière saison et de ne pas retrouver en 2019 le même niveau de 2010 “, note Chikli tout en appelant les acteurs du tourisme tunisien à développer d’autres produits que le balnéaire pour capter davantage les Français, à maintenir le niveau de qualité au niveau des services et de l’infrastructure et à réadapter la capacité du transport aérien.

Pour le directeur de l’Office du tourisme tunisien (ONTT) à Paris, Sami Gharbi, les touristes français ont repris confiance en la destination ” parce qu’elle est incontournable pour plusieurs raisons : le bon rapport qualité/prix, la proximité géographique et culturelle, la langue, la diversité des produits touristiques, la bonne desserte aérienne et l’amélioration de l’aspect sécuritaire “.
Sami Gharbi a déclare à l’agence TAP que ” des mesures sont prises pour bien accueillir les touristes français et réussir la saison, notamment assurer la qualité de l’accueil et des services sur place, avec un suivi quotidien de la part des inspecteurs du tourisme et offrir un large choix de découvertes “.
Le directeur de l’ONTT Paris indique que ” la programmation aérienne de la Tunisie à partir de la France pour l’été 2018 dégage une tendance positive de l’ordre de 9 % par rapport à 2017 pour répondre à la demande croissante des TO “.

De son côté, la rédactrice en chef de “L’Echo Touristique”, Linda Lainé, a déclaré à l’agence TAP que “ la Tunisie bénéficie d’un regain de succès auprès des Français, parce que le climat sécuritaire est apaisé depuis trois années “. ” Il y a également une affection historique des Français à l’égard de la destination. Cela est vrai du point de vue des voyageurs et des professionnels. La Tunisie fait partie des destinations plébiscitées depuis toujours parce qu’elle offre des séjours balnéaires à des prix très compétitifs “, souligne Lainé.
Et d’ajouter : ” Les derniers chiffres publiés indiquent que 578 mille Français se sont rendus en Tunisie en 2017, soit une croissance de 46 %, contre 1,4 million de Français en 2010. Donc, la destination n’a pas encore rattrapé les performances des années passées “.
La Tunisie doit miser sur la qualité, diversifier les produits, entretenir un climat sécuritaire stable et continuer à développer des relations pérennes et durables avec les tours opérateurs et les agences de voyage “, recommande la rédactrice en chef de l’Echo Touristique, tout en estimant ” qu’il y a aujourd’hui des signes très encourageants avec le retour des tours opérateurs en Tunisie, tels que Fram, TUI, Go Voyage qui vient de publier une brochure de 44 pages pour atteindre l’objectif de 30 mille clients cette année “.

Le PDG d’Authentique voyages, Hakim Tounsi, confirme la reprise. Toutefois, il estime que les tarifs, notamment hors saison, sont très bas. ” Les entreprises de distribution de voyages qui ont bâti leurs business-modèles sur les ventes dégriffées ont prospéré, profitant de la crise, et ont imposé un niveau de prix très bas pour tout le marché conduisant même les distributeurs classiques à ne plus parler que de ventes dégriffées pour ne pas dire bradées “, selon Hakim Tounsi. Il “ espère que cette reprise de la demande vers la Tunisie va mettre un frein à cette situation qui n’arrange les affaires que du distributeur qui se fait payer par un pourcentage sur le chiffre d’affaires et ne se soucie pas forcément du prix de revient du produit vendu “.

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Entre 5 mille et 6 mille visiteurs sont attendus au pèlerinage d’El Ghriba, prévu, à Djerba, les 2 et 3 mai 2018, annonce Perez Trabelsi, président de l’Association de la synagogue d’El Ghriba. En plus des pays émetteurs habituels, des visiteurs provenant de nouveaux pays, tels que la Russie et l’Italie, sont intéressés cette année par cet événement, précise-t-il.

Tous les moyens logistiques et matériels ont été mobilisés, pour garantir la réussite des festivités qui démarrent, le 28 avril.

Des personnalités religieuses de Russie et d’Italie, des diplomates et des ministres du gouvernement tunisien seront présents à cet événement qui constitue, selon Pérès, un important indicateur pour la réussite de la prochaine saison touristique, en Tunisie.

Le président de l’Association de la synagogue d’El Ghriba adresse à tous les visiteurs de l’île un message rassurant sur le climat de sérénité qui y règne et l’engagement du ministère de l’Intérieur à assurer les bonnes conditions de déroulement des festivités. Celles-ci auront lieu à quelques jours des élections municipales du 6 mai 2018.

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Le tourisme on en parle beaucoup en ce moment, notamment de ses chiffres, que certains s’empressent de comparer aux années fastes, notamment 2010, une année référence. Mais à en croire Rym Ben Fadhel Belajouza, secrétaire générale de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), on va trop vite en besogne. “Le nombre de nuitées globales passées dans les hôtels, jusqu’au 31 mars 2018 (T1), a enregistré une hausse de 21% par rapport à 2017, mais nous n’avons pas atteint les réalisations de 2010, soit une baisse de 38%“, a-t-elle indiqué. Ce qui a le mérite de calmer tout le monde, à commencer par les autorités.

Il s’agit de près de 2 millions 720 mille nuitées au premier trimestre 2018, répartis entre 1 million 655 mille nuitées pour les non résidents et 1 million 064 mille nuitées pour les résidents“, a-t-elle précisé dans une déclaration, accordée vendredi 20 avril 2018 à la presse.

La saison touristique, pour cette année, s’annonce bonne, notamment avec le retour de la sécurité et serait relativement bonne par rapport aux années 2015, 2016 et 2017,

En contrepartie, en dépit de la levée des restrictions de voyages vers la Tunisie décidée par la Grande Bretagne et la Belgique, une baisse des nuitées passées a été relevée au niveau de ces deux marchés. Le marché britannique a compté, au 31 mars, 46 mille nuitées, soit moins de 90% par rapport à 2010 et le marché belge n’a réalisé que 58 mille nuitées.

Cette baisse est expliquée par le non retour de certains opérateurs sur les destinations de Sousse et Djerba et le manque de lignes aériennes entre l’Angleterre et Tunis“.

Nous restons otage du transport aérien, notamment sur le marché britannique, en attendant la restructuration du transporteur national TUNISAIR, pour répondre à la demande du marché européen”, a-t-elle conclu. Il y a donc du boulot, et beaucoup de marge avant de crier victoire sur les toits…

Quelques bonnes nouvelles, tout de même

Près de 60 hôtels tunisiens participeront au Salon de la création artisanale (du 26 avril au 5 mai 2018), et offriront aux touristes locaux des tarifs préférentiels pour leur hébergement dans des hôtels du pays“, a indiqué Mehdi Allani, vice-président de la FTH.

Intervenant lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Tunis, Allani a appelé les Tunisiens à réserver d’avance dans les hôtels pour avoir la disponibilité des chambres et bénéficier des tarifs préférentiels.

La secrétaire générale a indiqué qu’il y a une reprise cette année du marché européen, dont les consommateurs ont la tradition de faire des réservations d’avance, alors que les Tunisiens n’ont pas cette habitude. Dans ce cas, le client tunisien peut voir sa demande non satisfaite, notamment à des prix favorables. Au 31 mars 2018, près d’un million de nuitées ont été assurées par des Tunisiens dans les hôtels, représentant 40% des nuitées touristiques totales, et ce contre 986 mille nuitées pour le marché européen.

ll s’agit d’une hausse de 2,6% enregistrée au niveau du marché local par rapport à 2017 et de 40% en comparaison avec de 2010 (année de référence)”, a-t-elle dit.
S’agissant des recettes provenant du marché tunisien, Belajouza a souligné l’absence des statistiques sur les recettes du marché tunisien, ce qui est dommage“.

Mouna Ben Halima, chargée de la communication à la FTH a, pour sa part, appelé à la révision des normes de classification hôtelière, datant de 2005 et qui ne prennent pas en compte le volet des prestations de services dans les hôtels, dont la qualité est très critiquée tant par des étrangers que des Tunisiens. Elle a souligné également la nécessité de consulter les sites de notation en ligne et de partage d’expériences pour le choix des hôtels.

La participation de la FTH, avec un stand de 238 m2, au Salon de l’artisanat, vise à rapprocher les métiers de l’Artisanat et de l’hôtellerie, faire connaitre les artisans aux hôteliers, à valoriser l’artisanat tunisien dans les hôtels et à lutter contre la contrefaçon, laquelle contribue à la dégradation de l’image du produit touristique et asphyxie le secteur de l’artisanat.

Elle propose aussi aux 130 mille visiteurs du salon le tourisme alternatif, à travers l’exposition d’un nouveau produit touristique les maisons d’hôtes.

La FTH financera également, les trois premiers prix des concours organisés à l’occasion de ce salon, à hauteur de 10 mille dinars. Il s’agit de deux concours sur le thème ” création d’article de souvenirs“, dont l’un est destiné aux designers et l’autre aux artisans professionnels. Le 3ème concours concerne le thème de “l’art de la table”, a indiqué Dorra Miled, présidente de la commission formation à la FTH.

TAP

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Un sondage révèle un nombre record de répondants chinois – plus de 60% – qui prévoient de voyager en profondeur en 2018, c’est-à-dire des voyages vers des destinations non-conventionnelles comme le Japon ou l’Australie. «Pour la toute première fois, l’Afrique s’est hissée à la première place en tant que première destination de voyage en profondeur que les voyageurs chinois espèrent visiter en 2018, détrônant le Japon et l’Australie toujours aussi populaires. Parmi les destinations en Afrique, les Chinois sont les plus intéressés par le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud, la Namibie, Madagascar et la Tanzanie, selon les statistiques du site Web de Travelzoo, rapportées par le site « eturbonews» .

Selon les mêmes sources, «les détenteurs d’un passeport chinois bénéficient d’un accès sans visa pour visiter le Maroc depuis juin 2016 et la Tunisie depuis février 2017, et d’un visa à l’arrivée pour entrer en Tanzanie et en Égypte. Au cours des six mois qui ont suivi l’assouplissement des conditions d’obtention des visas, le Maroc a enregistré une croissance de 378% des arrivées et 240% en Tunisie, ce qui a placé le Maroc au premier rang et la Tunisie en troisième position»

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Les flux de touristes russes vers la Tunisie ont enregistré un gonflement spectaculaire, notamment au cours de ces deux dernières années. Selon des statistiques dévoilées par le ministère du Tourisme en 2017, les différents hôtels et agences de voyages tunisiens ont enregistré plus de 400 mille réservations de touristes russes, relevant que notre pays a gagné la confiance des tour-opérateurs russes qui ont décidé de consolider leurs activités en Tunisie.

La saison touristique au cours de cette période a été marquée par un grand succès en ce qui concerne le marché russe, et les chiffres le confirment : le nombre de visiteurs russes a évolué en comparaison avec 2016.

Dans une déclaration faite à l’agence de presse russe «Tass», la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi, a affirmé qu’il est prévu d’accueillir, en Tunisie, de 550 à 600 mille touristes russes, à la fin de cette année, soit 6% de plus par rapport à l’année écoulée. Elle a ajouté que la Tunisie a toutes les ressources pour réaliser cet objectif, ajoutant que pour le gouvernement, la sécurité des touristes est une priorité.

Elloumi a encore réaffirmé que notre pays dispose de tous les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif. Et de préciser, lors de sa récente visite de travail à Moscou, que le département du Tourisme a développé toute une stratégie digitale pour séduire les vacanciers russes.

Selon des experts tunisiens, l’industrie touristique tunisienne a réagi en cherchant à profiter des troubles dans les pays concurrents de la région, en cassant les prix et en ciblant de nouveaux marchés, en particulier celui de la Russie. L’Egypte et la Turquie ont toujours été des destinations prisées par les touristes russes, mais la querelle diplomatique entre Moscou et Ankara a fortement nui à l’industrie turque.

En 2015, la Russie avait décrété des sanctions contre la Turquie, notamment l’interdiction des forfaits russes suite à la destruction d’un avion de chasse russe sur la frontière syrienne en novembre.

La Russie avait également interdit, en 2015, les vols vers l’Egypte après qu’une bombe posée par un terroriste de Daech a pulvérisé un avion de ligne Metrojet transportant des touristes russes en octobre, peu après son décollage d’un aéroport égyptien, tuant les 224 passagers et membres d’équipage.

Suite à ces multiples incidents inattendus, les professionnels tunisiens du secteur ont pris l’initiative afin de conquérir les touristes russes. Ils ont mené des efforts louables à travers la promotion de la destination tunisienne, dont l’objectif principal est de sauver le secteur. De même l’amélioration de la situation sécuritaire dans toute la République a porté ses fruits, avec le retour de plusieurs autres marchés, qui avaient boudé la Tunisie notamment après les attentats du Bardo et de Sousse.

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Le secteur du tourisme en Tunisie est sur de bons rails pour atteindre des sommets 2018. Le fait est que les indicateurs commencent à passer au vert sans pour autant renouer avec les performances de 2010, une année référence qui a vu 6,9 millions de touristes étrangers débarquer en Tunisie. Les professionnels du secteur sont très optimistes et espèrent que ce sera chose faite en 2018, pour autant que l’élan actuel garde son cap, notamment en matière de sécurité où la Tunisie est créditée de progrès significatifs, mais pas encore assez consistants pour autoriser un retour massif.

Cet optimisme est confirmé par les statistiques. De récents chiffres dévoilés par le ministère du Tourisme relèvent que les entrées touristiques ont atteint 662 mille 680 visiteurs, du 1er janvier jusqu’au 20 février 2018, soit une hausse de 19% par rapport à la même période de 2017. Les recettes touristiques jusqu’à cette date se sont élevées à 245 millions de dinars (MD), en progression de 16%. En contre partie, les nuitées touristiques ont régressé de 6%, à 706 mille nuitées, à fin janvier 2018, par rapport à la même période de 2017.

On rappelle que la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi, a récemment confié à l’agence de presse Reuters que la Tunisie prévoit d’accueillir 8 millions de touristes cette année, signalant que les taux de réservation pour les touristes européens et d’autres nationalités sont très importants.

Elloumi a relevé que les chiffres du secteur enregistrés en 2017 étaient déjà en hausse de 23% par rapport à l’année précédente, soit 7 millions. Elle a, encore, précisé que la reprise touristique sera bel et bien confirmée en dépit des attentats terroristes qui ont été perpétrés à Sousse et au musée du Bardo en 2015.

Après deux années stériles, il y a des signes selon lesquels l’industrie du tourisme reprend enfin vie. Le gouvernement tunisien a pris une série de mesures pour soutenir le secteur dans sa crise. Une batterie de «mesures exceptionnelles» ont été mises en place après l’attaque à Sousse et du Bardo, notamment un soutien financier aux établissements touristiques, une réduction des impôts et l’assouplissement des conditions d’octroi des visas. Des dispositifs de sécurité supplémentaires ont été déployés autour des sites touristiques, les ports tunisiens, les aéroports…

La Tunisie est désormais mûre pour développer à moyen terme une offre touristique plus diversifiée, qui pourrait attirer davantage de visiteurs. Il est temps d’innover, de sortir des sentiers trop battus, de se dégager de sa zone de confort, l’avenir économique du pays et le succès de la Révolution en dépendent, du moins en partie !

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Le tourisme international au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a montré des signes clairs de redressement en 2017 avec des taux de croissance de 5 % et de 13 %, respectivement. C’est dans ce contexte que les ministres du tourisme, les autorités espagnoles et le secteur privé se sont réunis pour débattre des perspectives d’avenir du tourisme lors de la Table ronde ministérielle sur le développement du tourisme dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au salon international du tourisme de Madrid (18 janvier, FITUR Madrid).

La rencontre, organisée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et Casa Árabe, consortium public relevant du Ministère espagnol des affaires étrangères, était axée sur les tendances actuelles et les perspectives à court terme de la région. Elle a permis de débattre des politiques et des stratégies pour consolider le relèvement et pour accroître la contribution du tourisme à un développement socioéconomique partagé et durable.

Lors de l’ouverture de la rencontre, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord possède un fort potentiel touristique. Elle a prouvé, une fois de plus, sa résilience et la reprise de la demande va se poursuivre à mesure que la confiance des consommateurs progresse. Il y a de nombreuses raisons d’être optimiste et vous me voyez aujourd’hui confiant dans l’avenir de la région. D’après les prévisions de l’OMT, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord devrait recevoir 195 millions de touristes internationaux d’ici 2030. ». D’après le dernier numéro du Baromètre OMT du tourisme mondial, les arrivées internationales ont augmenté, en 2017, de 5 % au Moyen-Orient et de 13 % en Afrique du Nord.

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