Des affrontements ont eu éclaté vendredi dans le détroit d’Ormuz entre l’Iran et les Etats-Unis, nouveaux accrocs au cessez-le-feu au moment où Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités.
L’armée américaine a annoncé vendredi avoir « neutralisé », en leur tirant dessus, deux navires battant pavillon iranien qui tentaient de rejoindre un port iranien dans le golfe d’Oman, « en violation du blocus américain en cours » depuis le 13 avril.
De son côté, l’agence iranienne Fars a affirmé que des « affrontements sporadiques » se déroulaient entre les forces armées de la République islamique et la marine américaine dans le détroit d’Ormuz.
« Après une période d’échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu », a ensuite rapporté l’agence Tasnim, citant une source militaire.
Peu auparavant, le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après de précédents échanges de frappes entre les belligérants dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a par ailleurs averti que l’Iran ne devait pas contrôler le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les hydrocarbures dont le blocage par Téhéran depuis le début de la guerre a ébranlé l’économie mondiale, et où quelque 1.500 navires et 20.000 membres d’équipage sont dans les limbes.
Un mois après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, Rubio a dit attendre « dans la journée » une réponse des Iraniens à une proposition pour une paix durable, au-delà de la trêve. « J’espère sincèrement que ce sera une offre sérieuse », a-t-il déclaré à des journalistes lors d’une visite à Rome.
« Nous suivons nos propres processus, et nous ne faisons pas attention à ces échéances », a répondu le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’Etat, en précisant que l’Iran étudiait toujours la proposition.
Rubio a aussi sommé les Européens de venir en aide aux Etats-Unis pour sécuriser le passage dans le détroit, alors que ces derniers ont jusqu’ici refusé de s’engager tant qu’un accord américano-iranien n’est pas conclu.








