AccueilLa UNEOù vont les dons du Covid-19 et comment?

Où vont les dons du Covid-19 et comment?

Depuis l’aggravation de la crise du Covid19, ces  dernières semaines, des flux d’aides apportées par de nombreux  pays n’ont de cesse de parvenir à la Tunisie, notamment sous forme de dons d’oxygène en provenance de pays voisins et d’Europe.

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Moult interrogations  n’ont pas tardé à être soulevées sur les itinéraires tracés pour ces dons et s’ils sont vraiment dispatchés et distribués équitablement entre les hôpitaux qui en ont vraiment besoin.

Des question ainsi que d’autres auxquelles a répondu, ce jeudi,  le professeur  Mustapha Ferjani, Général de division Médecin, Directeur Général de la Santé Militaire sur les ondes de la chaîne internationale de Radio Tunis (RTCI), .

« Les aides ont commencé à être expédiées le 12 juillet avec l’arrivée de 500 mille doses de vaccin venues des Emirats arabes unis et de bien d’autres pays frères et amis qui ont délivré des équipements, du matériel médical  et des médicaments. Mais, l’urgence s’est exprimée  surtout au niveau de l’oxygène dont la consommation et l’utilisation  ont explosé avec le nombre de patients hospitalisés car le nouveau variant, baptisé Delta, donne lieu à des  formes et mutations qui nécessitent de l’oxygène même chez des jeunes patients.

De ce fait, la consommation de l’oxygène a été multipliée par huit. Cependant, bien que la production habituelle de l’oxygène en Tunisie ait été  généralement en  excédent, le pays produisant cent mille litres pour une consommation de 30 mille litres. Malheureusement, aujourd’hui, le besoin dépasse la production et même l’importation, a noté le  général, étant souligné, par ailleurs, que la Tunisie a reçu beaucoup de dons de plusieurs pays à l’instar du Maroc, de  la Mauritanie, de l’Egypte, de Qatar, de l’Arabie Saoudite, du Koweït , des Emirats Arabes Unies, de la Turquie, de France, de la Suisse, de l’Italie, de l’Espagne, des Etats Unis d’Amérique…

Les aides gérées par la voie diplomatique

« Ces pays ont choisi la voie diplomatique pour gérer l’acheminement de leurs aides  avec comme vis-à-vis  la présidence de la République et le ministère des Affaires étrangères, auxquels sont signalés ces dons  et les dates de leur  l’arrivée, par voie aérienne, maritimes et terrestre…. Parfois on connaît la nature et la composition de ces dons notamment pour les vaccins qui nécessitent le respect de la chaîne de froid  avec une certaine traçabilité. On doit être présent avec des camions frigorifiques qui préservent le vaccin même à des températures -80  ; on est équipé d’un système de conditionnement qui assure le respect de la chaîne de froid pendant plusieurs heures », a expliqué  le général Ferjani.

La deuxième spécificité logistique concerne l’arrivée des conteneurs ; ce qu’on appelle ISO dans le langage de l’oxygène et dont la capacité peut aller jusqu’à 20 mille litres. Pour les faire vider, il faut mettre en place  un équipement technique  afin que le contenu soit transbordé dans des  camions citernes dédiés.

« Une commission conjointe entre le ministère de la Santé et celui de la Défense (Santé militaire) a été mise en place  pour le suivi du  reste des aides. »

Concertation bien huilée entre les ministères de la Défense et de la Santé

En ce qui concerne la réception de ces dons, le général Ferjani a précisé  que l’équipe est composée de membres civils et militaires. Et pour ce qui est des dons d’oxygène, il y a des sociétés spécialisées dans la livraison d’oxygène  qui se chargent de remplir les citernes des différents hôpitaux.

L’Armée nationale a mis en œuvre ces moyens logistiques terrestres et aériens pour pouvoir gérer ces dons, étant noté qu’un grand avion est capable de transporter jusqu’à 7 tonnes alors que les aéronefs de moindre capacité transportent les concentrateurs d’oxygène qui pèsent environ 10 kg l’unité.

Le  général médecin a souligné le rôle important du cadre médical dans la gestion du stock et l’économie d’oxygène, sans oublier l’importance des ingénieurs biomédicaux et des techniciens à faire fonctionner les générateurs d’oxygène à Sidi Bouzid, Sfax, Siliana et Tataouine.

En outre,  il  a indiqué qu’il existe une stratégie pour équiper les grands CHU  de générateurs d’oxygène pour éviter que l’hôpital soit dépendant du ravitaillement par les camions. « En fait, l’Armée tunisienne a mobilisé  tous les moyens à sa disposition: camions avec chauffeurs de poids lourds dans les trois grandes zones de la Tunisie et qui se déplacent entre les gouvernorats pour ravitailler tous les hôpitaux», a-t-il expliqué.

« Nous travaillons en coordination avec les directions régionales de la santé qui expriment leurs besoins au niveau des hôpitaux régionaux et locaux au ministère de la Santé. Tout est pris en compte que ce soit les équipements de protection, les médicaments et les matériels  lourds, en présence du  personnel soignant surtout qu’il y a des équipements sophistiqués qui nécessitent la présence d’un médecin spécialiste en réanimation pour qu’ils soient utilisés à bon escient », a-t-il ajouté.

La réception de ces dons suit un cheminement logistique bien approprié dès l’arrivée de l’avion où sont présents  la Douane, la police, des représentants du ministère de la santé publique et militaire pour faire le tri selon une liste préparée à l’avance, a conclu le général Ferjani.

1 COMMENTAIRE

  1. nous voulons un tableau statistique qui montre bien la nature des dons, son orogine et sa destination (hôpital, clinique, ….). une colonne mentionnant les besoins et le déficit. C’est simple comme information.

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