AccueilCulturePalmarès complet des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Palmarès complet des Journées Théâtrales de Carthage 2021

Le palmarès des compétitions officielle et parallèle de la 22ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC), a été dévoilé, dimanche soir, au cours d’une cérémonie officielle organisée au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture.

Des personnalités arabes et africaines du monde du théâtre ont pris part à la cérémonie finale des JTC, tenues du 04 au 12 décembre. Présentée par deux comédiennes, la Tunisienne Jamila Chihi et la Congolaise Oliva Ouedrago, la soirée a été ponctuée de tableaux chorégraphiques et de la musique.

La clôture a eu lieu en présence de la ministre des Affaires Culturelles, Hayet Ketat Guermazi et son homologue égyptienne, la ministre de la Culture, Ines Abdeldayem, dont le pays est à l’honneur aux JTC. L’actrice Samiha Ayoub était à l’honneur en cette édition qui coïncide avec la célébration de l’année de la culture tuniso-égyptienne, 2021-2022.

PALMARES OFFICIEL

La Tunisie a remporté le grand prix des JTC, le Tanit d’or, décerné à «La Dernière» de Wafa Taboubi. Cette pièce a eu le prix de la meilleure œuvre, une distinction dotée de 25 mille dinars.

Wafa Taboubi a exprimé sa joie de cette consécration qu’elle « offre à toute l’équipe de la pièce et à tous ceux qui ont cru en leur talent et leur projet».

« La Dernière » (90’) est produite par Art Distribution et la Mythe Production avec le soutien du Cinéma Rio et le ministère des Affaires Culturelles. Au casting, Mariem Ben Hmida et Oussama Kachkar. Le duo interprète le rôle de deux personnes dans un espace fermé qui vivent continuellement en conflit, en raison des sentiments de peur, d’isolement et de doute qui les rangent. Cette pièce de trois actes aborde la question des violences faites aux femmes, en partant de la relation homme- femme en milieu professionnel, puis homme-mère et homme-femme.

Pour rappel, deux autres pièces tunisiennes étaient dans la course, « Conférence des oiseaux » de Naoufel Azara et « Cauchemar d’Einstein » d’Anouar Chaafi.

«I Medea », œuvre koweitienne réunissant un casting de divers pays, s’est largement distinguée. Cette pièce mise en scène et écrite par le Koweitien Sulayman Al-Bassam a été triplement primée. Cet artiste-auteur est lauréat du prix du meilleur texte alors que le Français Eric Souyer est lauréat du prix de la meilleure scénographie, remis au Tunisien Oussema Jemaï qui l’a reçu à sa place.

La comédienne syrienne Hala Omrane a remporté le Prix de la meilleure interprétation féminine. «Le théâtre tunisien qui m’a beaucoup appris, comme tant d’autres hommes et femmes de théâtre », a-t-elle déclaré en recevant le prix qui lui a été remis des mains de la comédienne Mouna Noureddine.

« Le théâtre est un espace de liberté et de rêve » pour cette Syrienne qui s’est félicité de son expérience enrichissante en compagnie du metteur en scène et auteur Sulayman Al-Bassam.

L’Algérie a raflé deux prix pour la même pièce, « GPS » de Mohamed Cherchel. Ce dernier est lauréat du prix de la meilleure mise en scène alors que son compatriote l’acteur Mohamed Haoues a eu le prix de la meilleure interprétation masculine.

Suite à l’absence des délégations marocaines et syriennes, une sélection de 12 ouvres uniquement était en lice dans la compétition officielle.

L’Afrique noire est le grand absent du palmarès de cette édition 2021 des JTC. Sur les trois œuvres en compétition venues du Continent, aucun prix n’a été attribué. Pour rappel, l’Afrique noire était représentée par De A à Z d’Aminata Yacine Sane (Sénégal), Les Cartes de l’Afrique de Rouguiatou Camara (Guinée) et Immortels de Philippe Vincent (Burkina Faso).

Le tunisien Moez Mrabet présidait le jury composé également de Hisham Zineddine (Liban), Kangani Alem (Togo), Lakhdhar Mansouri (Algérie), Sameh Mahrane (Egypte) et Nizar Saïdi (Tunisie). Le président du jury a émis son souhait de voir « des œuvres de qualités dans la compétition officielle du festival qui réunit des œuvres internationales. »

Il a lancé un appel afin que «les comités de sélection des œuvres théâtrales dans la compétition officielle ne retiennent que les spectacles de qualité, en se basant sur des choix qui coïncident avec le niveau cette compétition et offrent une égalité des chances entres les œuvres nominées». Mrabet est revenu sur la vocation de ce festival « d’envergure internationale, proposant des spectacles dans plusieurs langues », dit-il.

La stratégie de communication du festival est également mise à l’épreuve. Le jury a souligné l’importance de travailler davantage sur ce volet, en adoptant « une stratégie avancée qui aiderait le plus grand nombre de troupes théâtrales étrangères, notamment celle du Continent africain à participer».

Le président du jury a fait le bilan des rencontres quotidiennes, autour des œuvres en compétition, qui « ont eu lieu en toute transparence et objectivité».

« La valeur artistique, le sens de créativité, l’aspect novateur et l’harmonie des divers éléments artistiques des œuvres participantes » ont été au top des priorités du jury. Ce dernier s’est référé à « des critères bien précis dans l’évaluation des œuvres nominées », en se basant sur « la vocation du festival et sa place importante aux niveaux régional et international ».

LAUREATS DE LA COMPETITION PARALLELE

L’Irakien Ahmad Hassan Moussa et les Tunisiens Mohamed el Ouni et Hatem Derbel sont les lauréats du Prix spécial Salah al-Kassab de la création théâtrale arabe.

Mémoire de Sabah Bouzouita et Slim Sanhaji a eu le Prix Nejiba Hamrouni pour la liberté d’expression du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Dans la même compétition, une Mention spéciale a été attribuée à « La Robe » de Hamadi Louhaibi.

Initié par le SNJT, le Prix Nejiba Hamrouni a été baptisé à la mémoire de la journaliste disparue et son combat pour la liberté d’expression.

Les établissements pénitentiaires ont décerné plusieurs prix à leurs résidents distingués qui se sont produits dans le cadre des JTC sous l’encadrement de quatre professionnels du Théâtre tunisien. Le premier prix a été attribué, ex aequo, à la pièce « Trois graines » du Centre de rééducation de Sidi El Hani (Imed Khalfallah) et « Zanzana » du Centre pénitentiaire de Borj Erroumi (Mohamed Barkati)

Le deuxième prix est revenu à « Ghorba » du Centre de détention des femmes de Sousse (Nejib Zeguem), alors que le troisième prix a été attribué à la pièce « Les pseudo-intellos » du Centre pénitentiaire de l’Avenue (Aïdi Ben Fraj). Une Mention spéciale a été reçu par la pièce « Maraya » du Centre pénitentiaire de Kébili (Jalel Abid).

LES HOMMAGES

Deux grandes icones du 4e art en région arabe ont été à l’honneur, l’Irakienne Awatef Naïm, dramaturge, actrice et critique de théâtre, et le Tunisien Noureddine Ouerghi, poète et auteur de théâtre et de cinéma.

Awatef Naïm a exprimé sa fierté de voir deux femmes aux devants de l’action culturelle dans le Monde arabe tout en adressant ses remerciements pour la Tunisie et sa reconnaissance envers son pays, l’Irak.

Pour sa part Noureddine Ouerghi a récité un poème dans lequel il exprime son amour pour le théâtre, sa patrie et ses racines au Nord ouest du pays. « Il faut placer la culture au coeur des débats, la culture est l’affaire de tous, un engagement de tous les instants » a-t-il déclaré.

Les JTC qui fêtent cette année leur 38ème anniversaire sont organisées par l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA), sous l’égide du ministère des Affaires Culturelles.

Cette 22ème édition dirigée par Nissaf Ben Hafsia était initialement programmée pour l’année 2020. En raison de la crise sanitaire et les restrictions dues au Covid-19, le festival n’avait pas eu lieu.

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