Des sources bien informées ont confirmé à Africanmanager ar , lundi, qu’une réunion se tient ce jour au siège du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en présence de représentants du ministère de l’Agriculture, de la Chambre syndicale nationale des abattoirs de volaille et des transformateurs de viande ainsi que de l’Association professionnelle commune des produits avicoles et cunicoles ( volailles et lapins) de lapin, et ce pour discuter du coût de la production d’œufs et des marges bénéficiaires.
Les mêmes sources ont expliqué que les éleveurs demandent une augmentation des marges bénéficiaires à proportion de l’augmentation du coût de production, comme c’est le cas dans le reste des filières, notant que les prix actuels ne couvrent pas les dépenses des avioculteurs.
Les professionnels réclament des marges bénéficiaires comprises entre 10 et 15 %, sachant que la marge bénéficiaire aux prix actuels ne dépasse pas 1 %.
La fédération générale de l’aviculture avait confirmé plus tôt dans la journée une pénurie d’œufs, suggérant la possibilité de recourir à l’importation, d’autant plus que les stocks du mois de Ramadan ne sont pas disponibles et que les éleveurs ont vite fait de vendre leurs volailles.
Un prétexte pour augmenter les prix, selon l’OTIC
Dans le même contexte, le responsable de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur « OTIC » Lotfi Riahi, a déclaré à Africanmanager.ar que le processus d’importation des œufs n’est pas du tout un problème, affirmant t que la Tunisie dispose des stocks suffisants, que ce soit pour couvrir les besoins quotidiens des consommateurs ou pendant le mois de Ramadan.
Il a estimé que le sujet de l’importation des œufs « n’est qu’une tentative des professionnels du secteur d’exercer des pressions sur le gouvernement afin de le forcer d’augmenter les marges bénéficiaires ».
Il n’a pas exclu non plus « la possibilité d’avoir recours à emballer les œufs afin d’augmenter les prix, précisant dans ce cas que le prix grimpera à 1600 millimes les quatre œufs ».
Aussi a-t-il appelé le gouvernement à œuvrer à la restructuration des prix de divers articles de consommation de base de manière à empêcher les spéculateurs et les monopoleurs de contrôler l’offre et de manipuler les prix.
Il convient de noter que le ministère du Commerce a décidé, le 25 octobre dernier, de fixer des prix et des marges bénéficiaires maximums lors de la distribution des œufs destinés à la consommation comme suit :
Marge bénéficiaire en gros : 5 millimes/œuf
Marge bénéficiaire en détail : 10 millimes/œuf.
Prix maximum de vente au public : 980 millimes pour quatre œufs dans tous les cas.
Le ministère a, par ailleurs, appelé toutes les personnes concernées à se conformer à l’obligation d’approvisionner le marché par des circuits de distribution organisés et à appliquer les prix et marges spécifiés, tout en respectant les conditions légales de facturation et ses données obligatoires, et de produire les factures à la première demande à chaque processus de contrôle dans les magasins de vente, de stockage et des moyens de transport.
Notons que quiconque ne se conformant pas aux prix et marges fixés préalablement par l’administration s’expose aux peines maximales prévues par les lois en vigueur, selon un précédent communiqué du ministère.








