Le jeudi 30 décembre 2021, les 6 838 871 actions de nominal cinq dinars chacune, qui composent le capital social actuel de la société « Smart Tunisie » étaient négociables sur la cote de la Bourse de Tunis.
Entre le 9 et le 17 février 2022, Abdelwaheb Essafi faisait l’acquisition de 6.000 actions de Smart Tunisie, pour le montant de 154.891,930 DT. Le 9 février 2022 aussi, Mahmoud Bouden rachetait sur la bourse de Tunis 1000 actions de la même Smart, et déboursera 25.396,200 DT. Et ce n’étaient pas les seules opérations d’acquisition des deux chefs de familles actionnaires majoritaires (Famille Essafi est actionnaire majoritaire à 30,9 %, et la famille Bouden est le 2ème actionnaire majoritaire à 24 %) de Smart Tunisie, introduite en bourse, juste à la fin de l’année 2021.
En effet, entre le 3 janvier 2021 et le 4 février 2022, les Essafi avaient déjà réalisé 10 opérations d’acquisition de 37.063 actions pour le montant de 974.273,581 DT. Durant la même période, la famille Bouden faisait l’acquisition de 49.526 actions pour 1.438.785,843 DT.
Pour les deux réunis, le total des acquisitions se monte à 93.589 actions pour 2.593.347,554 DT. Ces opérations d’acquisition ne représentaient certes pas 1,4 % du total des actions négociables, même si les deux actionnaires majoritaires avaient, pour ce faire, dépensé presque 1,5 MDT en quelques jours. L’opération n’en appelait pas moins des explications.
On pourrait, en effet, penser que les deux amis tenteraient de faire remonter le cours de l’action de leur entreprise. Il est plus juste de dire que les deux propriétaires seraient soucieux de la valeur de l’action Smart pour les boursicoteurs tunisiens et auraient déjà entamé le contrat de liquidité, signé lors de l’introduction en bourse. Ce qui est certain, c’est que le CMF suit ces ventes d’actions de près, et ne serait pas contre ce que font les deux principaux actionnaires.
Chez l’intermédiaire en bourse qui a coaché l’introduction, on minimise d’abord le nombre d’actions rachetées par rapport au capital. On nous assure aussi qu’il s’agissait de petits épargnants qui étaient soucieux de réaliser un bénéfice rapide, en profitant de l’euphorie d’achat du début d’introduction. Chez Tunisie Valeurs, on nous indique même que les propriétaires ont racheté, et continueraient à le faire, suivant leur conseil.








