Les Bissau-guinéens ont commencé à voter dimanche pour élire leur nouveau président, avec l’espoir de lever un blocage où s’est empêtrée depuis des années une classe politique réputée corrompue et incapable de répondre aux besoins élémentaires d’une population parmi les plus pauvres au monde.
Les bureaux de vote doivent rester ouverts jusqu’à 17H00 (GMT et locales). Les premières tendances sont attendues en début de semaine. La date du 29 décembre a été retenue pour un second tour hautement probable.
Si la campagne s’est déroulée pratiquement sans heurts, une certaine inquiétude de lendemains difficiles habite les près de 700.000 électeurs appelés aux urnes pour départager les 12 candidats, tous des hommes.
Cette ancienne colonie portugaise d’Afrique de l’Ouest, abonnée aux coups d’Etat depuis son indépendance en 1974, a vécu ces quatre dernières années au rythme des querelles entre le président José Mario Vaz et la principale formation du pays, l’historique Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC).
Vaz, élu en 2014 sous l’étiquette du PAIGC avant d’en être exclu, avait provoqué l’étincelle en limogeant en août 2015 son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef de cette même formation. Sous sa présidence, les Premiers ministres se sont succédé les uns après les autres, sous le regard inquiet des pays d’Afrique de l’Ouest, qui ont multiplié les efforts de médiation.








