AccueilLa UNEQuelle rossée pour l'architecte de la «meilleure constitution de la planète»! (Vidéo)

Quelle rossée pour l’architecte de la «meilleure constitution de la planète»! (Vidéo)

Il est possible d’oublier beaucoup des mensonges du chef du parti islamiste tunisien, et beaucoup de ce qu’a fait en Tunisie ce parti qui s’acharne toujours à déstabiliser le mode sociétal de la Tunisie. On n’oubliera cependant pas ces 20 secondes du discours de l’un des artisans juristes de « la plus belle des constitutions », devant l’Assemblée Constituante de 2012, avec une suffisance, une vanité sans limite, avec dédain et arrogance.

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« C’est un message que nous envoyons à notre peuple, en lui disant que si vous refusez notre travail, dans une année, nous resterons assis sur vos cœurs. Nous prendrons une autre année pour faire une nouvelle constitution. Et si vous la refusez, ce sera Bis repetita », (« (رسالة) نبعث بها إلى شعبنا، أن نقول لهم : إذا رفضتم عملنا بعد سنة، سنظلّ ماكثين على قلوبكم، وسنأخذ سنة أخرى، ونُعدّ دستورا آخر. وإن رفضتموه، سنُعيد الكرّة. ») disait alors ostentatoirement Habib Khedher, à qui la toile tunisienne donnera par la suite un tas d’autres surnoms moins avouables.

L’impertinence, la présomption, le mépris, l’outrecuidance, la morgue et la roguerie des paroles de cet avocat islamiste natif d’El Hamma, jusque-là chef de cabinet de Rached Ghannouchi, résonnait alors comme une sentence de prison à perpétuité dans un modèle de vie autre que celui des cinquante dernières années de la Tunisie. 

Notons et attirons l’attention sur le fait que la vidéo, tourne actuellement telle qu’elle est sur les réseaux sociaux, et pourrait avoir été sortie du contexte général de l’intervention de Khedher à ce moment là. Notre recherche sur le Net de la totalité de l’intervention montre que Khedher avait précisé ce jour-là, que ce sera là le mauvais message à envoyer à la population, et qu’il ne voudrait pas. Plusieurs années après, il s’avère pourtant que c’était là l’essence du message parvenu à la population et retenue par elle, un message par la suite confirmé par les comportements, politique, économique et social d’Ennahdha au pouvoir.

Six ans après, l’armée et la police s’avèreront « non garanties », comme le regrettait alors son chef Rached Ghannouchi dans une célèbre vidéo fuitée. C’est en effet, lourdement soutenu par ces deux corps armés que l’actuel chef de l’Etat, pourtant appuyé par Ennahdha qui avait fait appel à voter pour lui en 2019, avait fini par renverser la table de cette caste et secte religieuse, dans une tentative de l’éloigner de la scène politique tunisienne.

Et c’est aussi, cette même Constitution, mortaisée  de brèches comme un gruyère, qui sera utilisée par Kais Saïed, pour fermer les portes de l’ARP à Ennahdha et son gourou, et l’obliger à faire sit-in inutile dans son char de voiture, collé à son téléphone à la recherche d’un hypothétique soutien international, dans l’espoir de pouvoir entrer dans son bureau, où des documents, peut-être même des preuves, pourraient être saisies contre lui et son parti.

Pourtant à plusieurs reprises depuis 2012, la colère populaire avait brûlé et saccagé plusieurs de ses bureaux, comme à Sidi Bouzid en juillet 2012, à Ben Guerdane en 2013, et Moknine en septembre 2020. Fort des pouvoirs de l’Etat qu’il détenait entre les mains, comme dans le temps où Ali Larayedh présidait le gouvernement (2014) ou commandait le ministère de l’Intérieur (2013), le parti islamiste tunisien faisait le dos rond, sans arrêter sa politique du « Tamkine », qui est chez les frères musulmans la démarche lente et civile pour l’accès au pouvoir, avant d’imposer le diktat islamique. Aveuglé par le confort des privilèges du pouvoir, le parti islamiste tunisien n’a point fait attention et n’a pas calculé tous ces avertissements, et continuait à mener son chemin vers le pouvoir complet, écrasant tout ce qui se mettait en travers de son chemin. Sa cupidité en temps de pandémie et de crise financière ont fait le lit de sa perte ! 

Et pour ceux qui ne comprendraient pas que des Tunisiens, accablés par le Covid-19 et par la crise économique qui alourdit leur pays de dettes et les pousse à quémander les vaccins, puissent sortir protester sous le soleil de plomb de juillet, et défier le couvre-feu de ce 25 juillet, pour chanter et danser en scandant des louages à Kais Saïed. Le chef de l’Etat, et désormais détenteur de fait de tous les pouvoirs, tiendra-t-il ses promesses [ar] ?   

1 COMMENTAIRE

  1. Je me souvient une fois ,je suis tombé par hasard sur une page du journal officiel, pour lire
    un texte très détaillé sur les avantages de toutes sortes , que ZABA comptait recevoir et en jouir à sa retraite .Il était encore debout et redouté, mais cela ne pas empêché d’en rire
    et d’avoir et d’entrevoir sa fin. Pour lui , par le fait de publier cela sur le journal officiel, tout lui était acquis. Le pays s’enlise de jour en jour et les tarés qui constituent, la caste qui a l’illusion de nous diriger (sauf quelques uns), s’adonne encore, à d’interminable palabres .BOURGUIBA
    en politicien de génie ,savait que la politique est affaire sérieuse pour être laissée aux mains de n’importe qui. Un maitre mot à retenir de sa philosophie: l’ ACTION.

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