La hausse des prix des denrées alimentaires en République du Congo perdure malgré les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la vie chère.
En octobre 2022, Brazzaville avait procédé à l’exonération des frais de douanes sur les produits importés avant de publier en décembre de la même année un arrêté portant _ »blocage des prix des produits de première nécessité ». Des mesures saluées par la société civile mais sur le marché c’est une tout autre réalité qui se profile.
« Quand les agents de la direction du commerce arrivent, ils donnent leurs prix. Mais quand ils ont le dos tourné les prix changent. La moutarde qui était à 750 F CFA est désormais à 1500 F CFA » a déclaré une commerçante.
« Les gens du commerce devraient faire un suivi. Pendant qu’on payait encore la douane, le sac coutait 9500 F CFA maintenant qu’on est passé à l’exonération on est passé à 14000 F CFA._L’Etat Congolais est souverain quand il a donné les prix, les gens doivent exécuter. » a expliqué une ménagère.
Malgré son potentiel agricole, le pays dépend largement des importations dont les coûts atteignent près de 700 milliards de Francs CFA l’année. Pour éviter la faillite face à ce bouclier tarifaire, importateurs et grossistes demandent plus de manœuvres.
« Il y a un problème de stock des commerçants qui n’ont pas pu vendre leurs stocks qu’ils avaient achetés avant l’exonération. Nous sommes convaincus que d’après les explications qu’on nous a donné par les agents du ministère et quelques commerçant, d’ici février je crois qu’il y aura un peu plus d’impact. Il faut qu’ils affichent les prix et quand les prix ne reflètent pas par rapport à ce qu’ils vendent, c’est une grande faute et nous aussi on demande aux consommateurs de veiller à cela s’ils constatent cela ils doivent réagir ou bien ils s’adressent aux agents du commerce pour que ces commerçants véreux soient arrêtés » a indiqué le président de l’association des droits des consommateurs.
Le Congo a enregistré en 2022 l’un de ses taux d’inflation le plus élevé depuis le début des années 2000 soit 12,9 pourcents. Mais le gouvernement congolais se veut rassurant grâce à son plan de résilience en phase d’exécution.








