La police brésilienne a libéré mardi près de 600 personnes arrêtées pendant l’assaut de bâtiments officiels à Brasilia et s’apprête à lancer des poursuites contre ceux qui ont organisé et financé l’insurrection ayant semé le chaos dans la capitale.
Des quelque 1.500 partisans de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro interpellés après les incidents de dimanche, 527 suspects ont été transférés vers une prison locale, ont annoncé les autorités.
Ces bolsonaristes refusent de reconnaître l’élection du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, investi le 1er janvier.
L’invasion du Palais présidentiel, du Congrès et de la Cour suprême à Brasilia, qui a rappelé l’assaut du Capitole à Washington il y a deux ans, a causé des dégâts matériels considérables, notamment à des oeuvres d’art d’une valeur inestimable.
Mardi, le ministre de la Justice Flavio Dino a indiqué qu’environ 50 nouveaux mandats d’arrêts seraient délivrés prochainement.
« Certains viseront des personnes qui ont pris part au saccage des lieux de pouvoir et n’ont pas été arrêtées en flagrant délit. D’autres viseront des personnes qui ne se trouvaient pas à Brasilia (…), mais sont soupçonnées d’être impliquées dans l’organisation ou le financement » des émeutes, a expliqué le ministre lors d’un entretien à la chaîne Globonews.








