Cela fait près d’une semaine que l’armée sénégalaise a lancé une opération militaire en Casamance, dans le sud du pays. Depuis dimanche 13 mars, cette opération vise selon l’état-major à démanteler les bases MFDC de la faction du chef rebelle Salif Sadio. Peu d’informations filtrent sur le déroulement de l’opération militaire. Les récents combats ont provoqué des déplacements de populations dans la zone frontalière.
Quelque 6 350 déplacés et réfugiés ont été enregistrés au total dans la zone du Foni Kansala, au sud de la Gambie. Ce sont les premiers chiffres annoncés par l’Agence nationale de gestion des crises à Banjul depuis le début de l’opération militaire.
Parmi eux, une majorité – 4508 personnes – sont des déplacés internes, donc des ressortissants gambiens. « 61% des ménages sont dirigés par des femmes », ajoute l’agence officielle, qui indique que « ces personnes ne peuvent plus rester dans leurs maisons à cause de la proximité des combats et des implications globales des affrontements en cours ».








