Le bras de fer continue entre le vice-président Riek Machar et le président Salva Kiir. Sans répondre aux accusations répétées de son opposant ces derniers jours, Salva Kiir a joué la carte de l’apaisement lundi. Il reconnaît, dans une déclaration à la presse, les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’accord, mais fustige ceux qui pensent qu’un texte aussi « ambitieux », dit-il, « puisse être mis en œuvre du jour au lendemain ».
Riek Machar accuse Salva Kiir d’avoir initié une série d’attaques contre les bases de l’opposition. Le président rappelle, lui, le besoin « d’un dialogue soutenu ». Il ne mentionne pas les combats de ces derniers jours, même s’il évoque des « incidents de parcours ». Le président urge les Sud-Soudanais à « ne pas paniquer », car dit-il, « la mise en œuvre de l’accord est sur la bonne voie ».
Insistant sur l’importance du travail de la Commission Vérité et Réconciliation, le président Salva Kiir a affirmé son intention de faire toute la lumière sur les atrocités commises pendant la guerre civile. Il a enfin intimé l’ordre à la Sécurité Nationale de « déclassifier toutes les informations en sa possession concernant la genèse du conflit ».








