La mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan a fait état jeudi d’« actes de génocide » à El-Fasher, ville du Soudan théâtre de nombreuses exactions après sa chute aux mains des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en octobre dernier. Dans un rapport intitulé « Caractéristiques du génocide à El-Fasher », la mission a établi que « l’intention génocidaire est la seule conclusion raisonnable que l’on puisse tirer des agissements systématiques des FSR » dans cette ville du Darfour, région de l’ouest du Soudan déjà ensanglantée dans les années 2000.
Pour le président de cette mission d’enquête, l’ampleur, la coordination et le soutien apporté par les hauts responsables paramilitaires à cette opération, démontrent que les crimes commis à El-Fasher n’étaient pas des exactions de guerre isolées, qu’il y avait un aspect systématique, coordonné, planifié, et affirme donc qu’il y a eu une « intention génocidaire ».
Le bilan humain de cette attaque n’est toujours pas connu : le Haut-Commissariat des droits humains a récemment estimé à 6 000 le nombre de morts en 3 jours, ajoutant que le bilan réel était sans doute bien plus lourd, rappelle RFI.








