Depuis un peu plus d’un an, et le début de la guerre entre armée régulière du général Abdel Fattah al-Burhane et les Forces de soutien rapide du général Hemmedti, El Fasher, la plus grande ville du Darfour demeurait aux mains de l’armée régulière. Mais les forces du général Hemmedti assiègent la cité depuis plusieurs semaines et des tirs à l’arme lourde sont signalés. Les Nations unies sont plus inquiètes que jamais et ses craintes sont toujours plus vives. Les FSR rasent des villages, et l’armée réplique en bombardant des zones où habitent des civils.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se dit « très inquiet ». Son adjoint aux Affaires humanitaires s’alarme lui aussi sur le réseau social X : Martin Griffiths parle d’une intensification en cours des combats autour d’El Fasher. Mais c’est son envoyée au Soudan qui est la plus précise. La Camerounaise Clémentine Nkweta-Salami détaille des « tirs à l’arme lourde. Des attaques dans des zones densément peuplées dans le centre et les alentours d’El Fasher ». Elles font « de nombreuses victimes », dit la responsable onusienne. « Des civils blessés sont transportés d’urgence à l’hôpital d’El Fasher » tandis que d’autres « qui tentent de fuir sont pris au piège dans d’intenses combats ».
Citée par RFI, Clémentine Nkweta-Salami appelle « toutes les parties à épargner la ville » où habitent entre 800 000 et deux millions de personnes – les sources divergent car El Fasher a accueilli ces derniers mois de nombreux déplacés internes fuyant les combats et les exactions à caractère ethnique qui meurtrissent l’ensemble des provinces du Darfour.
Soudan: L’ONU s’alarme de l’intensification des combats à El Fasher
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