Des centaines de kilomètres de voiries et de routes, des hausses budgétaires de 55 % pour la santé, de 49 % pour la justice, 30 milliards de francs CFA supplémentaires pour le subventionnement du gaz domestique : le budget 2024 ne manque pas de promesses grâce à un État qui fonctionne mieux, selon Tahir Hamid Nguilin, le ministre des Finances. « Depuis 2019, les recettes propres hors pétrole ont triplé pratiquement, et nous sommes aidés en cela par les différentes mesures de lutte contre la fraude, la contrebande, l’évasion fiscale, mais aussi la relance importante de l’activité, l’accroissement de la TVA. C’est un budget réaliste », assure-t-il à RFI.
Le gouvernement défend un budget réaliste et des progrès pour les populations, mais les membres du Conseil national de transition (CNT) issus de l’opposition, comme Théophile Bongoro, le suspectent de démagogie, et promettent de vifs débats avant adoption : « Nous sommes à la veille d’une élection, et quiconque serait à la place du gouvernement tenterait de séduire l’électorat qui l’attend. Nous pensons que ça ne peut pas se limiter à cet effet d’annonce et que ce serait un couteau à double tranchant parce qu’en le promettant – [ce budget] doit s’exécuter en 2024 et le calendrier électoral global n’étant pas encore connu -, si on va à la moitié de l’année et que rien n’est fait, la population ne va pas être contente. »
Pour les élections, une enveloppe de 18 milliards de francs CFA est prévue sur les 160 milliards nécessaires. Les autorités espèrent donc un fort soutien des bailleurs internationaux.
Tchad : Un budget 2024 record
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