Les réactions sont vives au lendemain du report des élections législatives et régionales qui étaient prévues le 20 avril au Togo. Une annonce de la présidence tombée à quelques heures seulement de l’ouverture de la campagne. Il s’agit d’un « léger réaménagement du calendrier » électoral, selon la présidence, le temps que l’Assemblée nationale mène des consultations autour de la nouvelle Constitution. Ce texte, voté par les députés il y a une dizaine de jours alors que leur mandat a expiré fin décembre, est rejeté par l’opposition.
Réunions et concertations se sont succédé ce jeudi 4 avril dans les partis politiques et la société civile togolaise. L’ANC de Jean-Pierre Fabre, trois autres partis politiques et le front citoyen Togo-Debout ont discuté une bonne partie de la journée. À l’issue, dans une déclaration commune, ils ont dénoncé le coup de force constitutionnel et le report des élections.
Les électeurs ayant été convoqués par un décret, il n’est pas possible, poursuit la déclaration, de suspendre la campagne et reporter les élections par un simple communiqué. Les signataires de la déclaration demandent aussi à leurs candidats de poursuivre la campagne et prévoient d’organiser, dans les prochains jours, des manifestations.
Plusieurs candidats regrettent l’effet de surprise de l’annonce de mercredi. Ils rappellent que des frais ont déjà été engagés et que des militants sont déployés sur le terrain.
La Dynamique pour la majorité du peuple, composé de sept partis, dénonce, elle aussi, dans un autre communiqué, cette réforme et demande le retrait pur et simple du texte. Quant aux organisations de la société civile avec 21 personnalités, dans leur déclaration, elles s’adressent directement au chef de l’État et lui demandent de ne rien changer à la Constitution actuelle.
Togo : Nouveau report des élections législatives et régionales
- Publicité-








