AccueilChiffreTourisme : La Tunisie écartée du classement 2013 sur la compétitivité touristique.

Tourisme : La Tunisie écartée du classement 2013 sur la compétitivité touristique.

En dépit de tous ses atouts réels et potentiels, la compétitivité du tourisme tunisien ne cesse de dégringoler. Le rapport 2013 du Forum Economique Mondial (FEM) sur la « L’indice de compétitivité voyage et tourisme », qui a fait une comparaison entre les années 2013 et 2011 », a écarté la Tunisie ainsi que la Libye de son classement, suite à « l’absence des données » sur ces deux pays. Une mauvaise nouvelle qui tombe au moment où la Tunisie veut rassurer afin de faire revenir ses touristes et propulser en gamme un secteur assurant environ 7% du PIB. D’ailleurs, pour l’année 2013, la Tunisie table sur 430 000 touristes allemands, soit une évolution de 9% par rapport aux années précédentes.

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Le rapport a révélé, en outre, que l’Algérie a été classée au bas de la liste, occupant la 132ème place sur les 140 pays classés après sa 113ème position sur 139 pays étudiés, en 2011, alors que l’Egypte est citée comme un pays où la situation de crise politique perdure depuis plus de deux ans.

Dans une déclaration à Africanmanager, Anouar Boukhari, commissaire régional du tourisme à Tabarka, a expliqué que ce classement n’a aucune influence sur le tourisme tunisien. Et d’ajouter qu’il est impossible d’avoir des chiffres significatifs tant que la Tunisie se trouve dans une période postrévolutionnaire, d’où l’absence de la Tunisie dans ce classement.

Il a expliqué, en outre, que l’année 2011 ne peut pas être sujette à comparaison et que tous les chiffres se sont comparés à l’aune de l’année 2010.

Il a précisé qu’en 2011, la Tunisie n’été pas fixée sur des marchés bien déterminés contrairement à l’année 2012 où le secteur du tourisme a travaillé en vrac.

Pour donner à César ce qui lui appartient, force est de constater que le secteur du tourisme en Tunisie continue de payer cher la facture de la Révolution, bien qu’il n’ait jamais fait sa propre Révolution. Les principaux indices du secteur clignotent au rouge. D’après les dernières statistiques de l’ONTT, les entrées touristiques en Tunisie ont baissé de 20,4%, entre 2013 et 2010 (du 1er janvier au 20 février), à 439 708 touristes. Cette régression a touché plusieurs marchés émetteurs, surtout ceux d’Europe et du Maghreb. On ne manquera pas de relever que la situation dans le tourisme s’est aggravée encore après l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis, en septembre 2012, et plus récemment, l’assassinat de l’opposant Chokri Belaid, le 6 février 2013. Ces deux facteurs ont un impact fortement négatif sur le secteur. D’ores et déjà, le ministère français des Affaires étrangères a classé le sud de la Tunisie, berceau du « printemps arabe » dans la zone rouge, ce qui signifie, entre autres, que la Tunisie est une zone déconseillée pour les touristes souhaitant se rendre dans ce pays pour les vacances de l’été.

Le fait est que « l’instabilité politique et l’inefficacité gouvernementale sont parmi les principales causes de la mauvaise performance du secteur, affirme le rapport du FEM en précisant que ces deux déterminantes peuvent souvent entraîner des taux de criminalité élevés et un retard de croissance du développement économique. Mais il n’y a pas que la sécurité qui détermine le succès du tourisme.

Le rapport définit quatre autres facteurs qui défavorisent des pays par rapport à d’autres, dont principalement « l’affinité pour le voyage et tourisme » qui comprend « l’orientation client », « l’ouverture aux visiteurs étrangers » et la « participation » d’acteurs locaux. Deux autres éléments sont cités. Il s’agit des « politiques publiques », notamment en matière de « barrières à l’entrée » (visas), de « libéralisation du secteur » et de « coopération public/privé », et la « compétitivité des prix » qui comprend les « offres abordables », « niveau d’imposition » et « pouvoir d’achat/taux de change ». La politique environnementale et le développement durable (législation, « innovations du secteur privé », et « conservation de la nature ») est aussi prise en compte dans la notation de la qualité du tourisme dans les pays étudiés.

Khadija Taboubi

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