AccueilLa UNETourisme: Les Russes reviennent.... sans suffire, seuls, à la tâche!

Tourisme: Les Russes reviennent…. sans suffire, seuls, à la tâche!

Selon toute vraisemblance, la saison touristique, cette année,  ne sera pas celle que les professionnels du secteur appellent de leurs vœux. Les marchés traditionnels sont aux abonnés absents et avec une économie durement touchée par la pandémie, la Tunisie compte sur les Russes et les Européens de l’Est pour sauver son industrie touristique dont les employés craignent plus le dénuement que la Covid-19.

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Une situation que résume un maître-nageur cité dans un reportage réalisé par l’AFP et relayé par le tabloïd londonien The Daily Mail, où , résigné, il déclaré que « le  besoin de travailler est plus fort que la peur d’être contaminé », en jetant un coup d’œil à une plage à moitié vide de la station méditerranéenne de Sousse, où les Russes font leur retour. Il n’en est pas moins soulagé de reprendre le travail après huit mois d’inactivité. Mais « normalement, la plage aurait été pleine à cette heure-ci », soupire-t-il.

La Tunisie  a rouvert ses frontières aux voyagistes fin avril, mais a ensuite décrété un nouveau confinement  partiel d’une semaine début mai en raison d’un pic de cas de coronavirus.

Jusqu’à 10 vols par semaine, principalement en provenance de Russie et d’Europe de l’Est, ont atterri le mois dernier à Enfidha, un aéroport desservant les villes touristiques de Tunisie. Mais les recettes sont en baisse de plus de 60 % par rapport à 2019, avant l’arrivée de la pandémie. Les hôtels sont autorisés à fonctionner à 50 % de leur capacité, mais ils peinent à atteindre ce niveau.

« Il n’y a pas beaucoup de bénéfices avec seulement 30 pour cent d’occupation des hôtels », déplore un responsable  du Mouradi Palace, un établissement haut de gamme situé à Sousse. L’hôtel emploie normalement au moins 260 personnes, mais cette année, pas plus de 120 travaillent.

Des touristes impavides !

L’Europe de l’Est est également venue à la rescousse après les attentats djihadistes de 2015 au musée du Bardo  et à Sousse qui ont fait 60 morts, tous des touristes sauf un, mettant à genoux le secteur crucial de l’économie tunisienne.

Alors que les visiteurs de la plupart des pays occidentaux sont dissuadés de voyager par leurs gouvernements, ceux de Russie, de République tchèque et de Pologne ne semblent pas avoir de semblables scrupules.

« Il n’y a pas tant de pays que celui-ci où nous pouvons aller », a déclaré Andrej Radiokove, fraîchement arrivé de Moscou. « La Turquie a fermé ses frontières – c’est pourquoi nous avons choisi la Tunisie ».

Comme la plupart des autres membres de son groupe de touristes, il n’a pas été vacciné. « Nous avons eu Covid il y a deux mois, donc nous n’avons pas peur », a-t-il dit.

Seuls environ deux pour cent de la population tunisienne ont été vaccinés jusqu’à présent. La pandémie a fait plus de 12 000 victimes dans ce pays de 12 millions d’habitants. Mais le lourd bilan local ne semble pas avoir découragé les amateurs de soleil.

« Les clients d’Europe de l’Est sont moins que réticents, moins préoccupés par la pandémie », a déclaré Zied Maghrebi, directeur marketing de l’hôtel Movenpick voisin. « Nous nous sommes rabattus sur ces clients car ils n’ont pas peur de voyager ». 

Une économie malmenée

Un étudiant en droit bulgare de 22 ans, a expliqué qu’il avait choisi la Tunisie parce que « les restrictions ici ne sont pas aussi draconiennes » que dans d’autres pays. « On peut se promener, aller au restaurant ou prendre un café si on veut », a-t-il dit.

Contrairement aux autres touristes qui doivent s’auto-isoler à leurs frais pendant cinq à sept jours dans des hôtels assignés par le gouvernement, les membres des groupes de touristes n’ont besoin que d’un test PCR négatif.

Les excursions, cependant, sont limitées aux circuits organisés par des agences de voyage qui se conforment aux protocoles sanitaires, a déclaré le commissaire au tourisme de Sousse, Taoufik Gaied.

Il garde l’espoir d’un million de touristes en 2021, ce qui ne représente encore qu’une fraction des neuf millions qui sont venus il y a deux ans.

Dix ans après sa révolution de 2011, les difficultés économiques de la Tunisie ont été aggravées par la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement.

Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie du pays connaîtra une croissance de 3,8 % cette année, ne rattrapant que très peu le terrain perdu par une contraction sans précédent de 8,9 % en 2020.

1 COMMENTAIRE

  1. si les touristes des pays de l’est viennent en Tunisie parce que les autres destinations sont fermées pour eux et que les conditions d’entrée en Tunisie sont très légères et les offres sont alléchantes les touristes de l’Union Européenne notre clientèle traditionnelle ne peuvent pas venir en Tunisie en grand nombre comme en 2019 parce que leurs gouvernants exigent des conditions sévères de sortie et de retour avec l’installation du passeport vaccinal au mois de juillet les dissuadent de partir dans des pays comme la Tunisie ou le virus circule à une vitesse inquiétante et que la campagne de vaccination est très lente et la situation économique et sociale est difficile dans les pays de l’Union il n’a que les libyens et les tunisiens résidents dans l’Union avec des conditions très allégés d’entrée viennent en grand nombre comme l’été dernier et les algériens tant que les frontières terrestres fermées ils ne peuvent pas venir espérons que les autorités algériennes ouvrent leurs frontières terrestres avant juillet pour dynamiser notre secteur touristique qui sont un secours lorsque les touristes européens font défaut .

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