Les Etats-Unis entendent « dicter » jusqu’à nouvel ordre les décisions des autorités du Venezuela, en gardant en particulier le contrôle de la commercialisation du pétrole vénézuélien pour une durée « indéterminée », a fait savoir l’administration Trump mercredi.
« Nous restons en étroite coordination avec les autorités par intérim et les Etats-Unis vont continuer à dicter leurs décisions », a dit mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.
« Nous disposons évidemment d’un effet de levier maximal », a-t-elle ajouté.
Cette mise au point sans appel intervient après que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a affirmé mardi qu' »aucun agent extérieur ne gouvernait » le pays.
Selon le Wall Street Journal, l’arrivée au pouvoir de cette femme de 56 ans était le scénario favori de la CIA en cas de chute du président Nicolas Maduro.
Le président Donald Trump a de son côté d’ores et déjà exclu que Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, prenne les commandes du pays.
Le secrétaire d’Etat Marco Rubio s’est lui défendu de toute « improvisation » de la part des autorités américaines après l’opération militaire menée au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro, aujourd’hui détenu aux Etats-Unis.
« Ce n’est pas de l’improvisation », a martelé le chef de la diplomatie devant la presse au Capitole, affirmant que Washington avait un plan en trois étapes pour le Venezuela.
« La première étape est la stabilisation du pays », la deuxième, nommée « rétablissement », consiste à « s’assurer que les entreprises américaines, occidentales, et autres aient accès au marché vénézuélien de manière juste », tandis que la troisième serait « bien sûr, de transition », a-t-il ajouté, sans détailler le processus dans ce dernier cas.








