Un groupe armé en Tunisie qui a fait allégeance à l’État Islamique (EI) a tweeté un avertissement le mois dernier à l’adresse des touristes britanniques et occidentaux leur intimant de ne pas se rendre en Tunisie pour les vacances d’été, révèle le journal britannique « The Telegraph » sous la plume de son spécialiste du Moyen-Orient Richard Spencer.
Le groupe précisait que l’avertissement était destiné aux pays participant à la coalition contre l’EI Isil en Irak et la Syrie.
« Pour les chrétiens qui planifient des vacances d’été en Tunisie, nous ne pouvons pas vous accepter dans notre pays alors que vos avions continuent de tuer nos frères musulmans en Irak et Sham (sic), » disait-il. Sham est le mot habituellement traduit par « le Levant ».
« Mais si vous insistez pour venir, alors méfiez-vous car nous prévoyons pour vous quelque chose qui vous fera oublier l’attaque du Bardo. »

La référence à la coalition est significative dans la mesure où un témoin de la fusillade de Sousse a déclaré que le terroriste, Seifeddine Rezgui, lui a ordonné de lui « laisser la voie libre», alors qu’il était à la recherche de « britanniques, français ». La Grande-Bretagne et la France ont tous deux rejoint la coalition contre l’EI.
Le compte Twitter proférant cette menace appartenait à un groupe appelé Ajnad al-Khilafa (Soldats du Califat), qui a fait son apparition début avril et revendiqué la responsabilité de plusieurs attentats terroristes en Tunisie.
Il s’est d’abord baptisé Ajnad al-Khilafa de Kairouan, s’affichant lui-même comme le bras médiatique de Ansar al-Sharia en Tunisie, un groupement de coordination des islamistes radicaux. Kairouan est la ville la plus sainte en Tunisie ainsi que l’endroit où Rezgui avait poursuivi ses études.








