Au moins 19 personnes ont été tuées dont 17 touristes et 22 autres blessées, ce mercredi, dans l’attaque perpétrée par un groupe de terroristes contre le complexe du Parlement qui comprend le musée du Bardo, a indiqué le ministère de l’intérieur.
Selon les premiers éléments disponibles, deux hommes qui portaient des uniformes militaires ont ouvert le feu sur un bus touristique devant le musée du Bardo situé à quelques mètres du siège de l’ARP avant de tenter de s’infiltrer dans l’enceinte de l’assemblée, puis de prendre en otage un groupe de touristes.
Quelques heures après, les forces de sécurité ont réussi à maîtriser la situation et les deux éléments ont été liquidés alors que les blessés ont été transportés à l’hôpital Charles Nicole. Pas moins de 6 cadavres de touristes ont été trouvés à l’intérieur du musée de Bardo après la fin des opérations de libération des otages, d’après nos sources.
Mercredi noir
Mercredi noir pour les Tunisiens. Car, il s’agit de la première opération terroriste visant des touristes depuis l’attentat de Djerba en 2002. Cette saison, à l’époque, avait connu une chute considérable : baisse de nombres de touristes et encore un recul des prix des hôtels.
Dur jour pour l’économie tunisienne, mais également pour ce secteur vital où les efforts se poursuivent pour le remettre sur les rails.
L’attaque d’aujourd’hui, au delà sa signification sécuritaire, vient de remettre en cause les promesses données par cette nouvelle ministre qui a essayé à maintes reprises de rassurer les opérateurs en affirmant que les choses sont sous contrôle.
Mais voilà que ce retour en arrière se justifie par la ressemblance de deux sites touristiques que sont Djerba et le musée de Bardo. Du coup, le spectre d’une nouvelle saison touristique catastrophique se dessine à l’horizon.
Les professionnels vivement préoccupés
Le crime odieux d’aujourd’hui a poussé le département du tourisme à mettre en place une cellule de crise pour mieux suivre la situation. Ladite cellule est composée de responsables du ministère et de professionnels du secteur.
Le premier responsable de la FTH, Radhouen Ben Salah nous a assuré qu’un intérêt particulier est accordé actuellement aux victimes. « Pour l’instant, on est concentré sur le suivi de la situation des blessés et on n’a pas d’autres choses à dire », a dit Ben Salah.
Interrogé sur les répercussions de ce crime, il a indiqué qu’il est trot tôt de parler de cette question.
Wiem Thebti








