Globalement, les élections législatives qui se sont déroulées, ce dimanche 26 octobre en Tunisie, n’ont pas donné lieu à des dépassements de nature à entacher la régularité et la transparence du scrutin, comme l’ont constaté et souligné les centaines d’observateurs internationaux.
La directrice du réseau européen d’observation des élections dans le monde arabe, Violette Dagher, a déclaré que le démarrage du vote dans les centres ou se trouvent des observateurs du réseau était, globalement, convenable et n’a enregistré aucun dépassement notable
Dix-sept observateurs du réseau sont répartis dans sept circonscriptions électorales à Bizerte, Nabeul-1, Tunis-1 et 2, l’Ariana, Ben Arous et la Manouba.
Les observateurs ont consigné dans leurs rapports préliminaires des remarques générales qui ne concernent pas des irrégularités pouvant être prises en compte par l’ISIE, a-t-elle affirmé.
Le réseau devra rendre public trois rapports successifs sur le déroulement du vote et élaborer, dans trois mois, un rapport détaillé sur les différentes étapes des élections législatives qui s’étalent de la période pré- électorale jusqu’à la proclamation des résultats du scrutin.
Pour leur part, des journalistes étrangers (arabes et européens) ont qualifié « d’exceptionnel », le climat général dans lequel se sont déroulées les élections législatives.
Ces journalistes qui se sont présentés, dès les premières heures du matin, au Palais des Congrès à Tunis pour assurer la couverture des législatives 2014, ont indiqué dans des déclarations à l’agence TAP, qu’ils sont « satisfaits des conditions de travail au sein du centre des médias relevant de l’ISIE ».
Ils étaient presque unanimes à souligner que « la Tunisie a acquis de l’expertise en matière d’organisation des échéances électorales ».
Le directeur de la chaine « Al Ghad Al-Arabi » basée à Londres, Seifeddine Chahine, a déclaré que « la Tunisie se situe aujourd’hui dans une zone en dehors de la région arabe pour ce qui est de sa capacité à organiser de tels évènements ».
D’après ses dires, « le pays a atteint un niveau développé en matière du savoir et de maitrise des nouvelles technologies ».
Le journaliste à la chaîne algérienne privée « Chourouk News » Hamza Bakai, estime, pour sa part, que la Tunisie a acquis de sa première expérience (élections 2011) une expertise qui l’habilite à offrir toutes les conditions appropriées pour que ces élections se déroulent dans un climat de liberté et de démocratie.
Pour Baysen Taraf de la chaine « Al Mayadine » au Liban, les journalistes sont bien accueillis en Tunisie et ceci témoigne, selon elle, « de la conscience des autorités tunisiennes du rôle des médias dans l’information des citoyens et leur sensibilisation à la nécessité de participer aux élections et aussi dans la transmission de la véritable image de la Tunisie ».
Camille Lafrance, journaliste à Radio France Internationale (RFI) a constaté, selon ses dires « une ferme volonté auprès des organisateurs des élections à offrir toutes les conditions favorables au succès de cette échéance, que ce soit sur le plan de l’information ou celui de la logistique ».
Elle a, toutefois, évoqué certaines difficultés qu’elle a rencontrées, en tant que journaliste étrangère, durant sa couverture des élections.
La journaliste Stéphanie Verger du journal « Le Point » a qualifié de « propice » le climat dans lequel travaillent les journalistes.
Elle a indiqué qu’elle n’a rencontré aucune difficulté lors de la visite des bureaux de votes, rappelant qu’elle était en Tunisie depuis le démarrage de la campagne électorale et qu’elle a trouvé tout appui de la part de l’ISIE pour faire son travail.
Un journaliste à la Télévision suisse a déclaré à l’agence TAP que de par son expérience dans la couverture des élections dans les pays de démocraties émergentes (Pakistan, Afghanistan…), il estime que la Tunisie est classée parmi les premiers pays qui ont réussi à organiser leurs élections.
« Ceci habilite le pays à parachever son processus démocratique », estime le journaliste.
Autre témoignage celui du chef de la mission internationale des observateurs du centre Carter Abdelkrim Lariani qui a souligné l’absence d’infractions et de dépassements pouvant influer le bon déroulement de l’opération électorale en Tunisie.
Lors d’un point de presse tenu au bureau de vote à l’école primaire du Lac 1, Lariani a ajouté que l’opération électorale dans la majorité des bureaux de vote se déroule de façon organisée, indiquant que les centres de vote ont été ouverts dans le calme.
L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) ne mérite que l’appui, a souligné Lariani, ajoutant que le centre Carter soutient les efforts de l’instance dans sa mission qu’il qualifie « d’historique » et qui concerne tant le peuple tunisien que toutes les nations arabes.
A noter que la mission internationale du centre Carter est composée de 65 observateurs répartis sur les différents bureaux de vote dans toutes les régions du pays.
La mission est associée aussi à l’observation du dépouillement et de la collecte des résultats des élections législatives de 2014.








