AccueilLa UNETunisie-FMI: Que faudra-t-il attendre de la visite de Jihad Azour?

Tunisie-FMI: Que faudra-t-il attendre de la visite de Jihad Azour?

Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international, Jihad Azour,  sera , cette semaine, en Tunisie  pour une visite  qui marquera très vraisemblablement  les actes préparatoires du lancement des négociations officielles entre la Tunisie et le FMI.

Le responsable du Fonds  devrait rencontrer le président  de la République, Kais Saied et la cheffe du gouvernement Najla Bouden.

Cette visite représente une indication positive qui  signifie que les consultations ont atteint des stades avancés et que les négociations officielles avec la Tunisie vont bientôt commencer, sachant que la ministre des Finances, Sihem Namsia, avait annoncé au début de ce mois que le gouvernement a achevé les pourparlers techniques  avec le Fonds monétaire international et que les deux parties engageront, dans les prochaines semaines, des consultations qui déboucheront sur le lancement de négociations formelles entre eux dans l’espoir de parvenir à un accord financier.

La Tunisie cherche à emprunter 4 milliards de dollars au Fonds monétaire international pour financer le budget de l’Etat.

Selon les déclarations du responsable du FMI, le programme de réformes présenté par la Tunisie est principalement basé sur le maintien de la stabilité économique tout en œuvrant à la réduction du fardeau sur l’économie dû à la hausse des salaires et à la réforme des entreprises publiques  pour  développer encore plus la croissance et créer des postes d’emploi.

Il, également, affirmé que la Tunisie fait partie des pays qui ont été fortement touchés par la pandémie de Covid-19, notant que le gouvernement tunisien a élaboré un plan stratégique pour résoudre les problèmes et les déséquilibres qui accablent  l’économie pour faire bouger la dynamique économique et créer des emplois  ainsi que  pour  rendre le secteur public plus flexible et plus compatible avec les besoins du pays à l’avenir.

Ces réformes nécessitent des efforts, des partenariats et un dialogue pour parvenir à un consensus, et surtout  dégager  assez de marge afin d’aider  la Tunisie, d’une part, à atténuer les effets  et les répercussions de la guerre en Ukraine et donner à l’économie tunisienne la capacité de se relancer, d’autre part..

L’économie tunisienne en chiffres

Le montant  total de la dette publique de la Tunisie a atteint 85,5% du PIB, après avoir enregistré une augmentation de 16% l’année dernière par rapport aux résultats enregistrés en 2020.

Selon un document publié par le ministère des Finances, le montant total de la dette publique tunisienne au cours de l’année écoulée s’est élevé à 107,8 milliards de dinars (37,172 milliards de dollars), contre 93 milliards de dinars (32,068 milliards de dollars) au cours de l’année 2020.

Pour ce qui est du volume total de la dette extérieure de la Tunisie au cours de l’année écoulée, il s’est élevé à 67,7 milliards de dinars (23,344 milliards de dollars), soit 62,8% du volume total de la dette publique du pays, et il est composé à 100% de dettes à moyen et long termes.

Ce document a également montré que les dettes issues des emprunts obtenus par la Tunisie en devises (dollars et euros) représentaient 64,5% de la dette totale du pays en 2021, contre 69,6% en 2020 et 72,3% en 2019.

La Banque mondiale prévoyait, au cours du mois d’avril 2022,  une croissance de l’économie tunisienne au cours de l’année 2022 estimée à 3 %.

Ces chiffres  sont donnés  en référence aux  prévisions du gouvernement selon lesquelles le taux de croissance, au cours des années 2023 et 2024, atteindra 2,5 %, un taux  qui  devrait s’élever à  3 % au cours des années 2025 et 2026.

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