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Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par M. Alex Segura-Ubiergo a visité Brazzaville du 6 au 14 novembre pour poursuivre les discussions sur un arrangement financier possible soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC). Le programme envisagé et qui serait appuyé par la FEC vise à aider la République du Congo à rétablir la stabilité macroéconomique et à réaliser une croissance plus élevée et plus inclusive. En particulier, le programme cherche à rétablir la viabilité de la dette et prévoit un large éventail de réformes visant à améliorer la gouvernance, à réduire la corruption, et à accroître la transparence et l’efficacité de la gestion des ressources publiques, en particulier dans le secteur pétrolier. Une bonne exécution du programme contribuerait aussi à la stabilité extérieure de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et soutiendrait les efforts collectifs des autres pays membres et des institutions régionales de l’union monétaire.

À l’issue de la visite des services du FMI, M. Segura-Ubiergo a publié la déclaration suivante:

« L’activité économique se stabilise, mais cela reflète des tendances divergentes dans les secteurs pétroliers et non-pétrolier. Alors que la croissance du secteur pétrolier est vigoureuse, le secteur non-pétrolier souffre d’une profonde récession, et sa reprise serait probablement plus lente que prévu. En conséquence, la croissance globale ne dépasserait probablement pas 1% en 2018, soit 1 point de pourcentage de moins que les prévisions antérieures. La croissance pourrait se redresser davantage et atteindre 3% en 2019, portée par une hausse de la production pétrolière et une reprise de la croissance de l’économie non-pétrolière.

« L’inflation devrait rester inférieure à 2%, et la forte expansion des exportations pétrolières devrait permettre de dégager un excédent de la balance des transactions courantes pour la première fois depuis 2014. Les conditions financières restent très tendues, et les créances en souffrance sont en hausse.

« L’assainissement des finances publiques s’est poursuivi, mais l’effort dans ce domaine ne permettrait pas d’atteindre les objectifs prévus pour 2018. Le déficit primaire hors pétrole devrait baisser seulement de 35,7 % du PIB hors pétrole en 2017 à 31,5 % en 2018, un ajustement ne représentant que la moitié de l’effort attendu.

« Bien que les autorités aient pu restreindre les dépenses, les recettes non-pétrolières baisseraient de 6% du PIB hors pétrole par rapport à 2017, et seraient environ 20% en deçà de l’objectif fixé pour 2018. Par ailleurs, grâce à une hausse considérable des recettes pétrolières, le solde budgétaire global deviendrait excédentaire en 2018.

« Face à la contreperformance des recettes non-pétrolières en 2018, plusieurs défis administratifs et institutionnels devraient-être urgemment adressés. Pour 2019, la mission a recommandé d’ajuster le projet de la loi des finances, afin d’incorporer l’impact du ralentissement de l’activité économique sur les recettes non pétrolières, ainsi que de réduire les dépenses non prioritaires. Des réformes seraient nécessaires pour réduire les subventions aux carburants et accroître l’efficacité des établissements publiques et autres institutions décentralisées de l’état qui continuent de dégager des déficits opérationnels. Par ailleurs, il est important de protéger les dépenses sociales essentielles en faveur des groupes les plus vulnérables de la population.

« Des progrès considérables ont été accomplis dans la mise en œuvre du programme de réformes structurelles des autorités y compris la publication d’une étude diagnostic sur la gouvernance, l’introduction d’une obligation juridique exigeant la publication des états financiers audités annuels de la SNPC et la publication en ligne des accords de partage de production dans le secteur pétrolier. Des efforts supplémentaires pourraient améliorer les projets de lois sur la Haute Autorité pour lutte contre la corruption et sur le régime de déclaration du patrimoine, ainsi qu’accroître la transparence de la gestion et de la comptabilisation des recettes pétrolières.

« L’équipe du FMI poursuivra les discussions avec les autorités sur les étapes nécessaires pour que la demande de la République du Congo pour un arrangement financier pour trois ans au titre de la FEC puisse être examinée par le conseil d’administration. Ces étapes consisteraient à réviser le projet de la loi des finances 2019, de mettre en œuvre des réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence, ainsi que d’obtenir les assurances de financement explicites des créanciers officiels extérieurs, y compris un allégement de la dette, nécessaires pour rétablir la soutenabilité de la dette.

« La mission tient à remercier les autorités congolaises de leurs entretiens productifs et de leur chaleureuse hospitalité ».

[1] La mission a rencontré Son Excellence le Premier Ministre, M. Clément Mouamba, le ministre des Finances et du Budget, M. Calixte Nganongo, le ministre d’État pour l’Économie, M. Gilbert Ondongo, la ministre du Plan, de la Statistique, et de l’Intégration régionale, Mme Ingrid Olga Ebouka, le directeur national adjoint de la BEAC, d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement.

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La Tunisie est l’un des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) qui ont réussi à accroître leurs recettes fiscales, mais en absence de réformes abouties en matière de subventions, ces gains ont été en partie contrebalancés par la hausse de ces dernières, à cause de la hausse des prix du pétrole, selon un article publié, mardi 13 novembre 2018, sur le site du Fonds Monétaire International (FMI).

Anastasia Guscina et Boaz Nandwa, les deux auteurs de l’article intitulé “Comment les pays peuvent réduire leur dette et préserver la croissance”, estiment qu’avec le resserrement des conditions financières mondiales, il est devenu plus urgent de réduire les déficits budgétaires et la dette des pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale.

L’accumulation de la dette ces dernières années, plus de 50 % du PIB dans près de la moitié des pays de la région, doit être résolue de toute urgence“, indiquent encore les auteurs, ajoutant que malgré le déficit élevé d’infrastructures, les dépenses dans ce secteur ont été particulièrement touchées dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP, comme Djibouti et la Mauritanie.
Pour les deux experts, si les pays ne réagissent pas rapidement, ils seront contraints d’allouer une part croissante de leur budget au paiement d’intérêts et au remboursement de leur dette plutôt qu’aux investissements vitaux dans le capital physique et humain, favorables à la croissance.
Pour que la politique budgétaire puisse amorcer un cercle vertueux de croissance et d’équité, les réformes budgétaires doivent être soigneusement conçues pour protéger les pauvres“, soulignent encore les experts, rappelant que lorsque les pays réduisent leurs dépenses ou relèvent leurs impôts, “ils peuvent nuire aux groupes les plus vulnérables de la société“.

Les pays ayant réussi à réduire leurs déficits tout en préservant les investissements publics ont enregistré une croissance plus forte et sont parvenus à répartir les revenus de façon plus équitable“, estiment les auteurs.
Et d’expliquer que les gouvernements qui ont entrepris la réforme des subventions et des salaires de la fonction publique en privilégiant les dépenses sociales (éducation, soins de santé, dispositifs de protection sociale) “ont enregistré une croissance plus forte à long terme et une plus grande égalité de revenus“.
Au cours des trois dernières années, la plupart des pays de la région MOANAP, du Caucase et d’Asie centrale (CAC) ont réduit leurs déficits en adoptant une série de mesures pour comprimer leurs dépenses et accroître leurs recettes, mais ces réformes n’ont pas toujours été propices à la croissance, selon les auteurs.

Selon le FMI, les gouvernements doivent tâcher de répartir la charge fiscale plus équitablement, notamment, en relevant les impôts sur le patrimoine (biens fonciers, héritage, plus-values, dividendes et intérêts) et en remplaçant progressivement les droits de timbre et autres frais, plus régressifs et coûteux, par un impôt sur le revenu des personnes physiques.
Sur le plan des dépenses, les dirigeants doivent en améliorer la qualité et prendre en compte la hausse probable du coût du service de la dette dans le budget.
En parallèle, il est indispensable d’accroître, ou du moins de préserver, les dépenses dans le capital physique et humain. Il faudra par conséquent s’employer à réduire la masse salariale dans des pays tels que la Tunisie, l’Algérie et le Koweït.

TAP

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Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la hausse ses prévisions relatives à l’inflation en Tunisie pour l’exercice 2018, à 8,1% contre 7,8% prévu dans son rapport sur les perspectives économiques – octobre 2018 – et 7,5 pour l’exercice 2019.
Dans le récent rapport (novembre 2018), “perspectives de l’économie régionale dans la région du Moyen Orient et l’Asie Centrale“, le FMI prévoit une baisse de la croissance pour toute l’année 2018, à 2,4% contre 2,6% dans ses prévisions du mois d’octobre et 2,9% pour 2019.
La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a évalué, quant à elle, dans son rapport paru le 8 novembre 2018 la moyenne de l’inflation pour toute l’année 2018 à 7,5% contre 5,3 en 2017.
Le taux d’inflation sera baissé progressivement pour atteindre 6,7% en 2019 et 6% en 2020, estime la BCT.
Pour sa part, l’Institut National de la Statistique (INS) avait indiqué, en octobre 2018, que le taux d’inflation s’est stabilisé à 7,4%, après le repli enregistré entre le mois de septembre et août. L’Institut prévoit un taux de croissance de 2,8% au cours du deuxième trimestre de 2018.
Le gouvernement tunisien œuvrera pour maitriser l’inflation et la hausse des prix conformément aux objectifs déclarés dans le projet de loi de finances pour 2019, a annoncé, lundi, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de la plénière consacrée au vote de confiance des nouveaux membres du gouvernement.

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Après la validation de sa nouvelle équipe par les députés hier, Youssef Chahed doit dès ce mardi retourner au charbon. Et à en croire le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, le chef du gouvernement a du plain sur la planche. Il a déclaré, ce matin sur Express FM, que «l’économie tunisienne recèle des atouts très prometteurs, grâce surtout à ses ressources humaines et ses diplômés. Cela dit, le PIB demeure faible et il faudra doter la politique économique d’axes clairs».

Parmi ces axes il y a la sauvegarde de la stabilité économique, laquelle passera par la maitrise du déficit du budgétaire, un déficit qui impacte négativement l’inflation et la confiance des investisseurs.
Par ailleurs Azour a souligné le niveau de la dette, trop élevé selon lui, donc il y a des efforts à faire pour préserver la compétitivité de la Tunisie, ragaillardir la confiance des investisseurs et adopter une politique monétaire taillée pour contenir l’inflation et maintenir les réserves en devises à un niveau convenable.
Enfin la Tunisie devra poursuivre les réformes structurelles, notamment celle qui cible la fonte de la masse salariale dans le secteur public, tout cela en dynamisant le secteur privé et en rognant ses coûts.

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Les travaux du Sommet bancaire Maghrébin ont démarré ce mercredi 7 novembre 2018, à Tunis en la présence du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi ainsi que les dirigeants de plus de 100 banques et cinq sociétés monétiques.

Ouvrant les travaux du sommet, le gouverneur de la BCT a déclaré que la seule chose qui marche au niveau maghrébin est le commerce parallèle, appelant ainsi à multiplier les efforts et travailler pour minimiser l’impact de ce phénomène qui prend de l’ampleur à grande vitesse. “Il faut travailler davantage sur ce créneau (…) il y a beaucoup de fonds et nous devons en profiter“, a-t-il assuré.

Dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre, Marouane El Abassi a démenti la mise en place d’une nouvelle devise pour faire face au marché parallèle. L’idéal, selon ses dires, est de donner les moyens aux gens qui travaillent sur le marché parallèle d’intégrer l’économie formelle. “Le problème du marché parallèle s’est propagé rapidement peut-être parce qu’on n’a pas trouvé les moyens permettant à ceux qui travaillent sur le marché parallèle de travailler dans le formel“, a-t-il expliqué.

Interrogé sur la proposition de transférer les fonds gelés de la Libye en Tunisie ou dans un pays maghrébin, le gouverneur de la BCT a tenu à préciser qu’il s’agit là d’une proposition positive, expliquant toutefois que les fonds sont gelés depuis 2011 suite à une décision des Nations Unies, ce qui rend difficile le processus de déblocage de ces fonds. Il a par ailleurs assuré que si le problème du gel est résolu, la Tunisie aura de grandes chances de recouvrer cet argent.

Il a tenu par ailleurs à préciser que l’intégration bancaire maghrébine est très faible et que selon des études réalisées par des institutions internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale (BM), le Maghreb perd de 1 à 2 points de croissance par an suite à l’absence d’intégration régionale. “Cela fait des années qu’on parle d’intégration mais rien n’a été fait jusqu’à ce jour et les pays maghrébins se classent parmi les nations ayant les plus faibles taux d’intégration bancaire dans le monde, et le trafic dans ce domaine n’a pas dépassé les 5%, voire même 3% selon d’autres études“, a encore martelé El Abassi.

Le gouverneur de la BCT a dévoilé qu’une circulaire va être envoyée aux banques tunisiennes pour faciliter le travail du jeune Tunisien voulant investir et faire des affaires au Maghreb. Le projet est en phase d’élaboration et il s’agit de doter le jeune Tunisien de tous les moyens pour qu’il puisse travailler et investir sans difficultés dans les 5 pays du Maghreb. Il a par ailleurs expliqué que cela ne concerne que les jeunes intégrés dans le projet Start’up Act dont les textes d’application ont été approuvés. De manière plus précise, les banques tunisiennes seront appelées à aider le jeune et lui éviter le problème de la devise et de transfert d’argent, et faire des transactions avec des entreprises maghrébines.

Sur le dinar maghrébin unifié, Marouane El Abassi a indiqué que cela reste toujours un rêve et qu’il faut avant tout donner les capacités et encourager l’intégration économique maghrébine, booster les échanges entre les pays du Maghreb et encourager l’investissement entre les régions, et c’est à partir de ce moment qu’on pourra parler du dinar maghrébin unifié.

Walid Belghith, ingénieur ENSIIE, a indiqué que les groupes bancaires sont amenés à renforcer leur présence sur le web, notamment sur les médias et réseaux sociaux pour s’adapter aux besoins de leurs clients et ce, en optimisant leur mode de gestion, et en véhiculant des valeurs telles que la réactivité, la disponibilité et la transparence.

Il a en outre indiqué que de nouveaux enjeux s’imposent dans la relation client, à savoir les nouvelles technologies qui obligent les groupes bancaires à renforcer leur présence sur le Web.

Quant à lui, Mohamed Safouane Ben Aissa, Docteur en Économie et Directeur Advisory chez KPMG Tunisie, a expliqué que l’intégration économique maghrébine demeure faible et que l’ouverture progressive à la liberté de circulation tarde à se réaliser. D’autre part, la coopération maghrébine en matière de sécurité a bien fonctionné. Par ailleurs, les réseaux autoroutiers maghrébins sont en train de se consolider afin de compléter l’axe central de l’autoroute trans-maghrébine, à l’horizon 2020. Cette perspective ainsi que les niveaux record des déplacements touristiques entre ces pays marquent une progression des flux financiers et de la mobilité intra-maghrébine. Plusieurs arguments plaident pour la promotion du secteur bancaire maghrébin.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre 2018 dans le cadre des consultations relatives à la dixième revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. A l’issue des discussions, Mme Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités Maliennes sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la dixième revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour décembre 2018. »

« La croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5 %. L’inflation est projetée à environ 1.9 %, en dessous du plafond régional. »

« La mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La plupart des critères quantitatifs de performance à fin juin 2018 ont été atteints. La moins-value importante au niveau des recettes intérieures a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire. Le niveau attendu des recettes à fin Décembre 2018 est inférieur à l’objectif du Gouvernement de 1 pourcent du PIB. En plus de la mise en œuvre de mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévu de resserrer significativement les dépenses d’investissement moins prioritaires financées sur ressources intérieures et les dépenses courantes, hors salaire, afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018. Plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre, en particulier celle sur l’amélioration de la gouvernance où l’objectif de transmission des déclarations de patrimoine par les hauts fonctionnaires a été largement rempli. Cependant, la formule de fixation des prix pétroliers n’a pas été constamment mise en œuvre et la réforme relative au relèvement du seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales a été retardée. »

« Le budget préliminaire de 2019 est en ligne avec le respect du critère de convergence de l’UEMOA limitant le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Atteindre cet objectif va nécessiter plus d’efforts de recouvrement des recettes dans un contexte de prix pétroliers toujours élevés et une situation sécuritaire difficile. »

« Pour le moyen terme, les autorités doivent accroître leurs efforts afin de créer de l’espace pour les dépenses en infrastructures et sociales. Cela nécessitera une mise en œuvre inébranlable des réformes sur l’amélioration de l’administration fiscale, l’amélioration de l’efficacité de la taxation du secteur minier et des recettes sur les produits pétroliers, ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques, en particulier l’augmentation de l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la gestion de la dette. »

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Le Fonds Monétaire International (FMI) pourrait être moins flexible concernant le déblocage des tranches du prêt accordé à la Tunisie, prévues pour 2019, en raison des dernières augmentations des salaires décidées dans le secteur public, et celles prévues pour la fonction publique, a estimé l’expert comptable Walid Ben Salah.

Dans une interview accordée à l’agence TAP, il a rappelé que le FMI n’a cessé de demander le gel des salaires dans la fonction publique, depuis la signature, en mai 2016, de l’accord relatif au prêt de 2,8 milliards de dollars accordé à la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC). Le pays a déjà bénéficié de 5 tranches d’une valeur globale de 1,4 milliard de dollars.
Il aurait fallu parler franchement avec le Fonds monétaire international de la situation économique et sociale difficile du pays, marquée par la détérioration du pouvoir d’achat, la montée de l’inflation et la faiblesse de la croissance, pour bénéficier d’une meilleure flexibilité, concernant la question des salaires“.

L’expert comptable a par ailleurs jugé précipité l’engagement pris par le gouvernement auprès du FMI, de geler la masse salariale, au demeurant l’une des plus élevées au monde, et de ne pas augmenter les salaires, d’autant plus que le gouvernement a signé un accord avec l’UGTT, le 22 octobre 2018, pour augmenter les salaires dans le secteur public.
Cette contradiction est de nature à saper la crédibilité du gouvernement et reflète une absence de vision concernant les réformes qui doivent être engagées, ce qui contraint le gouvernement à opter, à chaque fois, pour des mesures artificielles, à l’instar du mécanisme du crédit d’impôt, retenu pour réduire la masse salariale. Lequel mécanisme n’est pas à même de solutionner un problème structurel et non comptable“.
Néanmoins, les augmentations salariales qui concernent le secteur public (établissements et entreprises publics) sont compréhensibles, vu la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens“.

Ben Salah a affirmé que les dernières augmentations dans le secteur public, en attendant celles de la fonction publique, sont justifiées, étant donné que l’année 2018 s’est caractérisée par une amplification des taxes et impôts, dont la hausse des impôts indirects et les retenues sur salaires. En même temps, le taux d’inflation a atteint des niveaux record (7,4% à fin septembre 2018), y compris dans le secteur de l’énergie et les taux d’intérêt ont augmenté.
Il s’agit d’autant de facteurs qui ont sensiblement impacté le pouvoir d’achat des citoyens et particulièrement des salariés.

Le PLF 2019 n’a pas intégré les dernières augmentations

En ce qui concerne l’impact des augmentations salariales dans le secteur public et celles prévues dans la fonction publique, sur les équilibres budgétaires, Ben Salah a précisé que la masse salariale inscrite dans le projet de budget de l’Etat 2019 est estimée à 16,5 milliards de dinars, soit 14,1% du PIB.
Cette masse représente plus de 40% du total du budget, compte non tenu des récentes augmentations dans le secteur public (entreprises et établissements publics) et des augmentations prévues dans la fonction publique (ministères et administrations).
Il a indiqué que le gouvernement pourrait avoir recours une nouvelle fois à des solutions provisoires, dont la réduction d’autres budgets tels que celui du développement, pour préserver les équilibres globaux.
“Les dernières augmentations salariales dans le secteur public, qui concernent les établissements et entreprises publics, augmenteront les déficits de ces derniers, surtout qu’elles ont été décidées après la fixation de leurs budgets, d’où la nécessité de leur révision“.

Amplification du déficit des entreprises et établissements publics

Pour l’expert comptable, le déficit enregistré dans les entreprises et établissements publics va rendre plus difficile leur situation financière. Ainsi, il y aura recours au budget de l’Etat pour les aider de nouveau, ou à l’endettement ou encore à l’augmentation de leurs ressources propres, par l’augmentation de certaines tarifs ( électricité, gaz, hydrocarbures, billets de Tunisair et du transport public…).
L’exercice 2019 en sera grevé, étant donné que les augmentations salariales seront débloquées en janvier 2019, avec un effet rétroactif, à compter de mai 2018. D’ailleurs, le projet du budget 2019, comporte des transferts financiers programmés au profit des entreprises et établissements publics d’une valeur de 1 672 Millions de dinars (MD), dont 958 MD, au titre des salaires. Cette somme sera revue à la hausse, compte tenu de dernières augmentations salariales“.
Il a indiqué que le recours aux recrutements anarchiques dans la fonction publique et dans le secteur public au cours des années 2011, 2012 et 2013, pour assurer la paix et la stabilité sociales, n’a pas donné de résultats, étant donné la persistance de la problématique du chômage (plus de 15%).
Et de constater que les mouvements de protestation, les sit-in et le blocage de la production pour revendiquer des droits sociaux se poursuivent encore.

L’expert comptable a réitéré son appel à “une redistribution des agents et fonctionnaires au sein de l’appareil de l’Etat, pour renforcer les structures de contrôle, telles que le contrôle fiscal et économique, la cour des comptes et les structures de contrôle public et de recouvrement, sur la base de programmes de formation et de mise à niveau adéquats, tout en veillant à la numérisation de l’administration“.
Ces mesures, a-t-il dit, permettront à l’Etat, de mobiliser de dizaines des millions de dinars et d’assurer le recouvrement des dettes classées, sans recourir à de nouveaux recrutements ou augmenter la masse salariale.

TAP

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La croissance économique en Algérie devrait se maintenir à 2,5% en 2018 contre 1,4% en 2017, prévoit le Fonds monétaire international dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Bali et rapporté par l’agence APS.

Le prêteur en dernier ressort a légèrement ajusté à la baisse sa prévision pour cette année à 2,5% contre 3% anticipé dans son rapport d’avril, maintenant inchangée sa projection pour 2019 à 2,7%. Le FMI a, cependant, abaissé ses prévisions pour l’inflation à 6,5% en 2018 contre une projection précédente de 7,4%.

La prévision pour l’inflation en 2019 se situe autour de 6,7% en baisse également par rapport au 7,6% projeté en avril.

Le déficit du compte courant représentera cette année -9% du Pib contre au -9,3% prévu en avril et devrait se réduire davantage en 2019 à -7,9% du Pib.

En 2017, le déficit du compte courant s’est établi à -13,2% du Pib.

Le taux de chômage devrait rester stable en 2018 à 11,6% contre 11,7% en 2017 et progresser légèrement à 12,3% en 2019, selon les mêmes prévisions.

Dans ses conclusions sur l’évaluation de l’économie algérienne, rendues publiques en juin, le FMI avait soutenu que l’Algérie disposait d’une fenêtre d’opportunités pour “atteindre le double objectif de stabilisation macro-économique et de promotion d’une croissance durable”.

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On a rarement vu ça dans toute l’histoire de l’humanité : Une inflation qui monte à 233,3%. C’était le cas au Venezuela en septembre dernier, à en croire un rapport publié lundi 09 octobre 2018 par le Parlement, la seule institution du pays pilotée par l’opposition. Calculée sur un an, la hausse des prix s’établit à 342 161%, rapporte l’AFP.
L’inflation annuelle, de septembre 2017 à septembre 2018, se situe à 342.161%, un chiffre vraiment accablant“, a déclaré le député Juan Andrés Mejia devant la presse.
D’après le rapport des élus, en septembre 2018 les prix ont bondi en avant de 233,3%. “C’est le chiffre le plus important depuis le début de l’année et cela accentue bien évidemment l’hyperinflation que nous subissons actuellement“, a ajouté Mejia.

En août, toujours d’après la même source, l’inflation a excédé le seuil des 200%, tandis que l’évolution des prix sur un an s’établissait à 200.005%. “Cela nous donne une projection de 1.030.281% d’inflation à la fin de l’année“, a précisé le député. Ce niveau d’inflation cadre avec les prévisions du Fonds monétaire international, selon lequel l’hyperinflation au Venezuela pourrait aller au-delà de 1 000 000% d’ici fin 2018.

En août, le chef de l’Etat, Nicolas Maduro, un socialiste, a décidé de tenter un électrochoc face à la crise économique, en montant le salaire minimum, plus de 30 de fois le niveau actuel ; au menu également une dévaluation de 96% du bolivar et une élévation de la TVA et du carburant, dont le pays est pourtant un gros producteur. Mais rien n’y a fait, l’inflation bat toujours des records mondiaux, elle grimpe de 4% chaque jour, d’après le rapport parlementaire.
La hausse du coût de la vie en une seule journée au Venezuela écrase le taux recensé en Colombie voisine durant les 12 derniers mois (3,23%).
Pour ne pas en rajouter à l’affolement et à la sinistrose générale (pénurie de denrées alimentaires, de médicaments et de tous les biens de consommation courante), la Banque Centrale a cessé depuis février 2016 de publier des données sur l’évolution de l’économie.

D’après les experts, le Venezuela doit ses déboires à une émission débridée de monnaie, pour un pays plongé dans la récession depuis 2014 à cause de la fonte des prix du pétrole et de la production de brut. A noter que le budget national est alimenté à 96% par les recettes du pétrole.

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Le Fonds monétaire international a rendu public ce lundi 8 octobre son rapport sur la 4ème revue au terme de laquelle il a donné son feu vert au déboursement de la 4ème tranche de son prêt à la Tunisie.

Il a souligné que la reprise s’est poursuivie comme prévu par la troisième revue, nonobstant les préoccupations sociopolitiques élevées et une nouvelle hausse des prix du pétrole. La croissance s’est accélérée pour atteindre 2,8% au cours du deuxième trimestre, tirée par l’agriculture et le tourisme, l’inflation a décéléré à 7,5% en août, et le déficit du compte courant pour le premier semestre s’est amélioré de un pour cent du PIB.

Cependant, l’investissement demeure, le chômage est élevé, en particulier parmi les jeunes et les femmes, et le pouvoir d’achat des Tunisiens s’érode. Le déficit budgétaire à la fin du mois de juillet a été inférieur aux prévisions, en raison du paquet fiscal de 2018 et de l’amélioration de la collecte des impôts. Les autorités ont satisfait à tous les critères de performance quantitatifs et mis en œuvre deux des trois repères structurels prévus pour le quatrième examen, notamment les enchères concurrentielles en devises de la banque centrale.

En 2018, la croissance devrait atteindre au moins 2,6%, l’inflation serait contenue à une moyenne de 7,8%, les déficits, externe et fiscal, se sont améliorés pour la première fois depuis 2014, et les réserves en devises internationales ont progressé à 3,4 mois d’importations.

La poursuite des politiques et des réformes soutenues par la 4ème Revue sera essentielle pour protéger la reprise en cours et affermir la stabilisation dans un contexte difficile tant au niveau national qu’externe. Il s’agit des réformes des subventions énergétiques, des contrôles stricts des recrutements et des salaires dans le secteur public, de la réforme des retraites, du resserrement monétaire pour contenir l’inflation et le refinancement élevé de la banque centrale, et de la mise en œuvre résolue des enchères de devises concurrentielles.

Au titre des risques, le FMI évoque des dérapages dans la mise en œuvre des politiques et des réformes en raison de la persistance des tensions sociopolitiques élevées et de la détérioration de la sécurité qui restent, dit-il, les principaux risques. Les risques externes proviennent notamment de la persistance de prix du pétrole élevés, de la montée des tensions commerciales, de la baisse de confiance vis-à-vis marchés émergents et des conditions de financement globales plus strictes. Ceux-ci pourraient peser sur comptes extérieurs et budgétaires et compromettre les prochaines émissions d’obligations souveraines.

 

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La DG du FMI pointe le danger Trump pour l'économie mondiale

Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a pris le pouls de l’économie mondiale et évoquera le sujet à la réunion annuelle de Bali. Mais avant ce rendez-vous, elle a tenu à ce que tout le sache que la croissance mondiale se situe à un niveau qu’elle pourra difficilement dépasser à cause du président américain, Donald Trump…

Il y a des signes que la croissance mondiale a atteint un plateau. Celle-ci est devenue moins synchronisée avec moins de pays participant à cette expansion“, a déclaré Lagarde à Washington lundi 1er octobre 2018, rapporte Atlantico. Elle prédit la hausse du PIB mondial à 3,9%, au mieux, en 2018 et 2019. La patronne du FMI parle de perspectives “moins favorables” à cause des “taxes douanières“, remises au goût du jour par la guerre commerciale sans merci qui oppose en ce moment les Etats-Unis et la Chine. “Les enjeux sont importants, parce que la fracturation des chaînes globales de valeurs pourrait avoir un effet dévastateur sur bien des pays, économies développées comprises“, a-t-elle ajouté. Puis, plus sombre encore, elle déclare : “l’histoire nous montre que, alors qu’il est tentant de naviguer seul, les pays doivent résister au chant des sirènes de l’auto-suffisance – parce que comme nous le disent les légendes grecques, cela mène au naufrage.

Rappelons que c’est Trump qui a ouvert les hostilités en imposant des taxes à l’importation de 200 milliards sur les marchandises chinoises, attaque à laquelle Pékin a répondu énergiquement. L’espoir pour l’économie mondiale est maintenant du côté du nouvel accord de commerce nord-américain (ALENA), et la relance des pourparlers avec le Japon et l’Union européenne très prochainement. “Wait and see“…

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Où Chalghoum trouvera les 9 Milliards DT et à qui les donnera-t-il ?

Le chiffre de 9,307 Milliards DT, équivalents à 2,7 Milliards d’euros, en service de la dette (Principal et intérêts) a fait le tour du monde. L’information a quelque part choqué, au vu des réserves en devises qui fondent chaque jour un peu plus et de la crise, économique et financière, que traverse la Tunisie.

Il s’agirait, selon nos informations, de dettes contractées en 2012 et 2013, dont le 1er crédit américain, la 1ère garantie US qui s’en est suivie, la 1ère tranche du crédit du FMI et une partie du crédit qatari notamment.

Remarque importante, ce chiffre de 9,3 Milliards DT ne représente pas que la dette extérieure. Le montant se décompose en fait en 3 Milliards DT en principal et 6,3 Milliards DT en intérêts. Ce même chiffre des 9,3 Milliards DT, c’est aussi uniquement 6,4 Milliards DT en dette extérieure et le reste en dettes locales contractées sur la place financière locale sous forme de BTA, BTC et autres.

Le chiffre de 9 Milliards DT choque certes, mais il n’est pas nouveau et ne fera certainement pas référence dans l’avenir. En effet, embourbée dans une baisse de ses recettes du fait des difficultés que connaissait le tourisme et les difficultés que connait toujours le secteur des phosphates et la croissance démesurée de la masse salariale par rapport à la croissance, la Tunisie de l’après révolution n’avait plus d’autre choix que de s’endetter.

Force est cependant de constater qu’elle s’endette, mais reste solvable, dans la mesure où elle a toujours payé ses dettes en temps et en heure. En 2017, la Tunisie a ainsi payé un peu plus de 7,3 Milliards DT en service de la dette. En 2018, la Tunisie devrait payer l’équivalent de 7,841 Milliards DT en service de la dette et 9,3 Milliards DT en 2019.

«La Tunisie respectera ses engagements». Ridha Chalghoum, ministre tunisien des Finances, l’a encore confirmé lors de la journée consacrée au projet de loi de finances 2019. Il a même assuré qu’il le fera, tout en restant dans un déficit budgétaire de 3,9 %. «Le seul moyen de faire baisser l’endettement, c’est de payer plus qu’on n’en contracte», affirmait encore le ministre des Finances.

Ce qui a rendu ce remboursement possible selon les experts, c’est d’abord la croissance. Elle est petite et n’a pas encore pu créer la richesse et les emplois, mais elle a permis de stabiliser la situation économique et financière. Une situation qui permet à la Tunisie de rembourser ses dettes sans pouvoir encore se délecter des fruits de cette croissance. Un proverbe bien connu disait «Qui paie ses dettes s’enrichit». Sur une radio privée, Ridha Chalghoum annonce que le taux d’endettement baissera en 2019 ! Un autre proverbe turc dirait «Argent emprunté s’en va riant, revient pleurant». Les Milliards des années 2012 et 2013 qui ont été dépensés, partout sauf dans l’investissement et la création d’emplois, sauf peut-être le fictif, sont désormais exigibles en période de crise, financière et de liquidité.

Mais ce qui aide encore le ministre tunisien des Finances à rester optimiste et à rembourser en temps et en heure, c’est que les recettes de l’Etat ont suivi. En effet, à la lecture du document détaillant le résultat de l’exécution du budget de l’Etat 2018 jusqu’à fin juillet, on constate que le total des ressources propres de l’Etat a augmenté de 20,7%, atteignant déjà presque les 14 Milliards DT en 7 mois, contre seulement 13 Milliards en juillet 2017 et 13,6 Milliards en juin 2018. Dans ces recettes, où les rentrées fiscales ont augmenté de 14,5 % dont 1,712 Milliard DT en fiscalité indirecte (+65 % en Droits de Douane, +22 % en TVA et +16,1 % en Droit de Consommation) et 1,492 Milliard DT en impôts sur les sociétés qui étaient en hausse de 6,5%.

Force est ainsi de constater que la Tunisie de 2018 arrive à trouver le ressort nécessaire, pas encore pour rebondir, mais au moins pour rester sur pied. Elle arrive encore à trouver de quoi payer ses dettes pour ne pas entrer sur la liste noire des bailleurs de fonds, payer ses retraites et ses salaires. Elle vivra encore à l’étroit, mais honorera ses engagements. Entretemps, 600 MDT ont été aussi distribués aux familles nécessiteuses, comme l’exige aussi le FMI.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, vient encore d’apporter la preuve qu’il sait tailler dans le vif, sans états d’âme, du moins c’est ce qu’il laisse paraitre dans son discours musclé suite au grand nettoyage dans le secteur de l’énergie et des mines. C’est même plus qu’un coup de balai puisque c’est tout un ministère qui a été rayé des tablettes, pour être fusionné avec le département de l’Industrie (on ne sait pas comment Slim Feriani va se dépatouiller avec toute cette charge !). Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, s’en est ému, publiquement, mais c’est à peu près le seul responsable, le personnel politique commente ça avec tiédeur, en essayant de voir le bénéfice, politique, qu’il peut en tirer… en tirant sur Chahed. Quant aux citoyens, bringuebalés par mille problèmes (l’inflation ; les dépenses de la rentrée scolaire ; la hausse des prix du carburant laquelle, on le sait maintenant, s’inscrit dans la durée, etc.), ils évoquent, entre deux collations, ces têtes décapitées comme un fait divers, un de plus et dont on sait par avance qu’il ne changera en rien leur quotidien, et encore moins celui du pays. Et tout ce beau monde regarde ça comme une affaire qui ne le concerne guère, comme un dossier trop compliqué, aux embranchements complexes et où il est impossible, pour le moment, d’identifier le vrai et le faux malgré le grand déballage des acteurs de cette affaire. Reste les problèmes du pays, et de Chahed. Eux ils sont bien là, palpables.

Les experts le savent, les discours du FMI ont tendance à prendre une forte coloration politique, ou diplomatique si vous voulez, pour justement ne pas achever la bête que l’institution est en train de sauver. Parce qu’elle sait que ses communiqués sont épiés par les autres bailleurs et que le moindre signe de démobilisation de sa part peut enclencher une spirale infernale qui pourrait briser la confiance, et faire déguerpir les autres soutiens de la Tunisie. Alors le FMI fait gaffe à ce qu’il dit, et verse volontiers dans la technique de la dissertation de philosophie : Thèse, Antithèse, Synthèse. De ce point de vue sa dernière note sur l’économie tunisienne est très parlante. Certes il y a le lot habituel d’encouragements, pour ne pas plomber le moral des élèves (les autorités), il y a aussi des remarques objectives sur les progrès accomplis et les bonnes résolutions et orientations prises pour les prochaines années. Mais il y a également des recommandations sur ce qui reste à faire, et il y a un sacré paquet. Tout est là, sous nos yeux, pas besoin de lire entre les lignes pour mesurer les difficultés qui attendent Chahed, et surtout le travail qu’il faudra abattre pour toucher la quatrième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, une bouffée d’air dont les caisses du pays ont cruellement besoin.

Les gros pépins, dès ce mois

Certes le FMI s’est félicité des efforts faits pour les dépenses sociales, pour justement acheter la paix sociale sans laquelle tout l’édifice pourrait s’effondrer (c’est pas dit texto dans le communiqué, mais l’argument avait déjà été exposé). Mais l’institution souligne également la nécessité de continuer à réduire sensiblement le déficit
budgétaire. Or c’est justement le contraire que demande l’UGTT au gouvernement, et a même menacé samedi 1er septembre 2018 de paralyser le secteur public par une grève générale si Chahed ne montre pas plus de célérité dans les négociations sur les augmentations de salaire. Et que dire de l’année scolaire, déjà prise en otage par le Syndicat de l’enseignement secondaire, pour les mêmes raisons, des sous, malgré les assurances du secrétaire général de l’UGTT.

De l’argent, qu’il n’a pas, c’est ce que tout le monde demande à Chahed. Or on sait que le projet de la Loi de Finances 2019 n’édicte pas de nouvelles taxes, aussi bien pour les entreprises – l’UTICA et la CONECT veillent au grain – que pour les citoyens. Cela tombe bien, ces derniers en ont soupé avec un endettement auprès des banques qui atteint des sommets, pour les besoins de la consommation. Mais si personne ne paye plus, comment le chef du gouvernement se dégagera des marges de manoeuvre pour sortir les billets que tout le monde lui demande ? Ce ne sont pas les recettes du tourisme, même à leur plus haut niveau depuis des années, qui vont tirer Chahed d’affaire ; et encore moins les revenus du phosphate, qui sont tout ce qu’il y a de plus aléatoire.

C’est pas un bon chef de gouvernement qu’il faut à la Tunisie pour la prochaine période, c’est un magicien, un illusionniste, un alchimiste des calmants économiques, mais aussi un sacré puncheur politique pour survivre face aux coups qui pleuvent de partout. Chahed se défend pas mal en ce moment, mais combien de temps tiendra-t-il encore ? Pourra-t-il passer entre les gouttes jusqu’au scrutin de 2019 ? Si les attaques depuis son propre camp se sont un peu calmées, c’est parce qu’à part Chahed et Néji Jalloul, tous les autres ténors du parti se feraient écraser aux prochaines élections. Alors on ménage un peu le chef du gouvernement, sauf quelques tirs sporadiques, juste pour montrer que les anti-Chahed ne tournent pas dans le sens du vent de la popularité du locataire de la Kasbah. Reste à savoir si Chahed, qui en a bavé avec les siens, aura envie d’être cet homme providentiel capable de sauver Nidaa Tounes d’une déroute certaine en 2019. “Qu’on me donne l’envie, l’envie d’avoir envie“, disait le chanteur français Johnny Hallyday. C’est toute la problématique avec Chahed. A moins qu’il ait un tout autre dessein : Faire cavalier seul en montant sa propre formation politique… ou larguer les amarres pour des lendemains plus paisibles et surtout plus juteux dans un de ces organismes internationaux qu’il connait bien et qui le recevraient avec les égards dus à son rang d’ex-chef de gouvernement.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Björn Rother, s’est rendue en Tunisie du 15 au 31 août pour discuter des plans d’action des autorités dans le cadre de la quatrième revue du programme de réformes économiques de la Tunisie soutenu par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC).

À l’issue de la mission, M. Rother a rendu publique la déclaration suivante :

« Les autorités tunisiennes et l’équipe du FMI sont parvenues à un accord sur les politiques nécessaires pour achever la quatrième revue dans le cadre du programme MEDC.

Les autorités tunisiennes ont souligné leur intention de continuer à agir de manière décisive pour contenir le déficit budgétaire, ce qui permettrait au Conseil d’administration du FMI d’examiner la quatrième revue à la fin du mois de septembre. L’achèvement de la revue permettrait l’accès à 177 millions de DTS (environ 257 millions de dollars), ce qui porterait le total des décaissements au titre du MEDC à environ 1,5 milliard de dollars.Certains signaux encourageants indiquent que la reprise économique est en bonne voie.

L’économie tunisienne a connu une croissance de 2,6% (en glissement annuel) au premier semestre de cette année, avec une bonne performance des secteurs de l’agriculture, du tourisme et des services. Le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis le début de l’année est le plus élevé depuis 2010. L’engagement des autorités à réduire les déséquilibres budgétaires porte également ses fruits. L’exécution du budget sur les six premiers mois de 2018 est conforme avec l’objectif de réduire significativement le déficit cette année. Contenir les déficits contribuera à réduire la dette publique élevée de la Tunisie qui pèse sur l’économie et les générations futures.

Bien qu’en croissance, l’économie reste trop dépendante de la consommation et des importations. L’investissement a encore été faible cette année. Le chômage chez les jeunes et les femmes, particulièrement les diplômés, reste très élevé. Des réformes économiques supplémentaires, notamment pour renforcer la gouvernance, et l’intensification de la lutte contre la corruption, sont nécessaires pour surmonter les réticences des investisseurs et rétablir la confiance. Ces efforts contribueront à libérer le potentiel du secteur privé et à générer plus d’opportunités et d’emplois pour tous les Tunisiens.

Les déséquilibres économiques de longue date continuent de poser des risques importants pour l’économie tunisienne. L’inflation a récemment connu une légère baisse, mais à 7,5 pour cent, elle reste considérablement plus élevée que les années précédentes. La monnaie et le crédit ont continué à augmenter rapidement et le dinar s’est davantage déprécié, ce qui créera probablement de nouvelles pressions inflationnistes dans les mois à venir. En outre, l’amélioration attendue du déficit de la balance courante prend plus de temps que prévu : les importations sont encore trop élevées par rapport aux exportations et aux autres flux d’entrées de devises. Les réserves de change sont donc encore inférieures aux niveaux généralement observés dans les économies émergentes.

En outre, l’environnement extérieur de la Tunisie est confronté à de nouveaux défis. Les prix du pétrole sont nettement plus élevés que ce qui était prévu en début d’année et les marchés financiers internationaux sont devenus plus volatils. Les primes de risque pour un large éventail de marchés émergents ont augmenté.

Rester sur la voie de la réduction du déficit budgétaire cette année et l’année prochaine est essentiel pour stabiliser la dette et réduire la demande excessive d’importations, étant donné l’augmentation importante des prix internationaux du pétrole. Il sera particulièrement important de poursuivre les réformes des subventions (actuellement peu ciblées) de l’énergie, de gérer soigneusement la masse salariale publique ainsi que de redresser, sur des bases viables, la situation des caisses de sécurité sociale pour les secteurs public et privé. Ces mesures aideront à contenir les dépenses qui profitent de manière démesurée aux plus nantis. Elles mettront également davantage de ressources à la disposition des investissements publics, ce qui stimulera la croissance et l’emploi, au profit des jeunes et des chômeurs. L’équipe du FMI se félicite de l’intention du gouvernement d’accroître davantage les dépenses sociales, considérant qu’elles restent essentielles pour protéger les pauvres et les personnes vulnérables au cours de la période à venir.

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a raison de rester vigilante, vu que la récente baisse de l’inflation pourrait être temporaire. Si l’inflation devait reprendre au cours des prochains mois, des hausses supplémentaires des taux d’intérêt seraient nécessaires pour ancrer les anticipations d’inflation et maintenir la stabilité économique.

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Les relations entre le FMI et la Tunisie traverseraient des zones de turbulence, à en croire Reuters. L’objet du litige ? Le décaissement de la prochaine tranche du prêt, 250 millions sur un accord global de 2,8 milliards de dollars, paraphé en 2016 et qui s’étale sur 4 ans (la Tunisie a déjà grillé 1,14 milliard de dollars). Tunis a grand besoin de ce pactole et demande à ce qu’il soit versé à la date convenue. Mais voilà, ça coince, semble-t-il, du côté de l’institution internationale, à cause de quelques engagements que le gouvernement tunisien n’aurait pas tenus, d’après l’agence de presse britannique. Car, rappelons-le, cette aide est conditionnée, notamment par le rythme des réformes promises par l’exécutif tunisien…

Les pourparlers buteraient sur la façon de faire une économie de 1 milliard de dinars de plus (364,51 millions de dollars) en 2018, mais la facture énergétique, colossale, est passée par là et a bousillé les plans du chef du gouvernement, Youssef Chahed.
D’après Reuters, le FMI demande encore d’autres tours de vis : Diminuer le déficit budgétaire et faire monter davantage les prix du carburant et de l’électricité pour répercuter la hausse des tarifs du pétrole, laquelle fait de gros dégâts sur des finances publiques déjà mal en point.
L’équipe du FMI doit quitter vendredi. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochaines semaines, le fonds pourrait difficilement pondre une nouvelle proposition de prêt d’ici sa prochaine réunion du conseil d’administration fin septembre, a confié une source proche des négociations”, lit-on.

La Tunisie pourrait être contrainte de céder des euro-obligations d’une valeur de 1 milliard de dollars pour résorber une partie de son déficit si elle n’apporte pas la preuve que les correctifs demandés par le FMI ont été apportés.
L’institution juge insuffisantes les trois hausses des prix du carburant cette année et veut carrément des augmentations mensuelles et des factures d’électricité plus salées, d’après une source au fait de ces dossiers. Mais “si le gouvernement faisait cela, il déclencherait des manifestations”, a ajouté la source. Bref, un vrai casse-tête pour le chef du gouvernement, déjà secoué par un contexte politique local délétère…

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Le 28 août 2018, c’est le lendemain du second «anniversaire» du gouvernement de Youssef Chahed, désigné à sa tête un certain 27 août 2016. A sa manière, son propre parti lui a souhaité «Bon anniversaire » par un communiqué signé par son pire ennemi, Hafedh Caïed Essebssi.

La photo n’est pas récente. Elle date, selon nos estimations, de l’année dernière. Depuis, les sourires de circonstances ne sont plus de mise entre les deux hommes qui sont désormais à couteaux tirés, s’étripant à coups de communiqués et de déclarations. Tel un phénix de la révolution, la crise politique renaissait ainsi de ses cendres, à peine éteintes par la poussée vers la porte du gouvernement Habib Essid.

Dans son communiqué du 28 de ce mois, Nidaa Tounes appelle le chef de l’Etat et père du signataire, à convoquer d’urgence tous les partis politiques et organisations nationales signataires de Carthage 2, «en vue d’un accord sur une issue à la crise politique actuelle et la mise en œuvre sans plus tarder des réformes convenues dans le Document de Carthage 2». Un appel manifeste aussi à renverser le gouvernement du même Youssef Chahed, lorsque le communiqué précise son «attachement à tous les points du Document de Carthage 2 et surtout le point 64 qui revendique un changement total du gouvernement». Nidaa Tounes ne s’en cache donc pas : il demande le départ du chef du gouvernement.

Ce faisant, le second parti au pouvoir lançait un appel public à déstabiliser le plus important organe de l’Exécutif. Un appel sans détour à faire entrer le pays dans une nouvelle ère d’instabilité politique. Entre le vote de confiance de l’ARP, contre lui, le 30 juillet 2018, et la nomination de Youssef Chahed, la Tunisie avait alors vécu 30 jours de tractations et de réunions dans tous les sens et plongé le pays dans l’attentisme paralysant de toute l’administration. Mais l’instabilité née de la mésentente entre le chef de l’Etat et le chef du gouvernement remonte au mois de mai 2016, lorsque les premières fuites relatives au départ de Habib Essid deviennent publiques, menacé d’être «traîné dans la boue» s’il ne démissionnait pas. Ce sont ainsi 3 mois d’instabilité politique et d’attentisme économique, dans une conjoncture sociale qui n’avait rien à envier à celle que vit le gouvernement de Youssef Chahed.

Le communiqué de Nidaa Tounes attise ainsi le brasier des supputations et des campagnes médiatiques contre le gouvernement en place. Cela, alors que le FMI est encore à Tunis pour sa 3ème Revue économique et financière qui décidera du sort de la nouvelle tranche de son prêt. Un communiqué qui intervient à quelques semaines de la fin des arbitrages sur le budget et la loi de finances 2018, à quelques semaines aussi d’un nouvel exercice social qui fera de la prochaine rentrée scolaire une chaude rentrée et à enfin quelques jours de la fin de négociations sociales qui devraient se terminer, théoriquement et à défaut d’accrochage avec le FMI, en queue de poisson le 15 septembre prochain.

Une fois réunis, pour peu que le chef de l’Etat réponde positivement à l’appel de son fils, les signataires de l’accord de Carthage pousseront de nouveau dans le caniveau de l’instabilité politique avec ses candidats qui fusent et fuitent de partout. Et avec aussi ses tractations et son jeu d’échecs, avec force pions, reine, roi et chevaux, pour se partager les postes d’un nouveau gouvernement. Une période d’instabilité qui mettra en péril le budget, la valeur de la monnaie locale, toute la politique économique et monétaire et même les fameuses réformes dont dépendent tous les équilibres financiers du pays. Et bonjour les dégâts !

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Le conseiller économique, directeur du département des études du Fonds Monétaire International (FMI) Maurice Obsfeld a appelé les gouvernements des pays ayant vu leurs marges de manœuvre se rétrécir concernant leurs budgets publics, à mettre en œuvre des politiques monétaires et financières publiques rigoureuses, outre l’impulsion de la coopération internationale pour faire face aux déséquilibres mondiaux.
Dans son article intitulé “Nécessité de coopérer pour faire face aux déséquilibres mondiaux” publié par le FMI sur son site électronique, le conseiller économique a insisté sur la volonté des gouvernements de réduire le déficit budgétaire et d’encourager les ménages à l’épargne dans les pays où les comptes courants extérieurs sont au-dessous du niveau requis. Obsfeld a écrit que “les réformes encourageant l’investissement et l’épargne peuvent favoriser, à travers l’effacement des obstacles de l’entrée au marché ou la solidification de la sécurité sociale, le retour à l’équilibre extérieur dans les pays ayant des taux d’intérêt excessifs”.
L’amélioration de la productivité et des compétences de la main d’oeuvre figure parmi les solutions les plus adéquates dans les pays qui enregistrent de forts déficits extérieurs, a-t-il assuré.

Le représentant du FMI a considéré “que les conflits excessifs restent inchangés généralement, d’autant plus qu’ils se propagent dans les économies les plus avancées et attisent avec le temps les tensions commerciales entre les pays“.
Il a constaté sur la base de l’évaluation des soldes des comptes courants pour les 30 plus fortes économies dans le monde que les excédents et les déficits des soldes courants des pays ne présentent pas de problèmes en eux-mêmes mais peuvent être appropriés et utiles.
A titre d’exemple, les jeunes économies devraient s’appuyer sur les ressources extérieures en important plus qu’en exportant et recourir à l’emprunt pour couvrir le déficit.
En revanche, les pays riches où le phénomène du vieillissement de la population nécessite d’économiser afin d’assurer la retraite des employés peuvent conserver les excédents et prêter aux pays déficitaires.

Obsfeld a attiré l’attention sur le fait que les soldes des comptes courants peuvent toutefois devenir excessifs, soit plus importants que ne le préconisent les principes fondamentaux de l’économie et les politiques économiques adéquates, ajoutant que les déséquilibres externes excessifs, déficits ou excédents présentent des risques pour les pays et pour l’économie mondiale.
Cette situation, a-t-il dit, peut fermer les portes d’emprunt face aux ménages excessivement endettés, et les économies qui ont tendance à trop emprunter de l’extérieur vu les forts déficits dans leur compte courant pourraient encourir un arrêt soudain des flux de capitaux, ce qui pourrait provoquer une instabilité tant au niveau national que mondial.
L’expert a fait observer que les comptes courants sont restés inchangés au cours des cinq dernières années à un niveau de 3,25% du PIB mondial, sachant que les analyses du FMI montrent que près de 40% à 50% de ces comptes mondiaux sont excessifs et concentrés dans les économies les plus avancées.

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C’est officiel, le management du FMI a autorisé la mission du FMI à se rendre en Tunisie, pour une nouvelle Revue économique, du 15 au 31 aout 2018. Cette nouvelle mission, aura pour but d’entamer les discussions relatives à la quatrième revue du programme appuyé́ par le mécanisme élargi de crédit.. Selon des responsables de haut niveau contactés par African Manager, cette revue sera probablement couronnée de succès puisque les cinq critères quantitatives sont pour la deuxième fois consécutives sont satisfaits. Le seul casse-tête, toujours selon nos sources est la facture énergétique. Le succès de cette revue devrait en principe et sauf complications, permettra le décaissement de la cinquième tranche du programme après la tenue du CA qui se tiendra probablement le 28 septembre 2018

 

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C’est un tableau peu confortant que le Fonds monétaire international a dressé sur les perspectives de l’économie algérienne dans son analyse qui s’étale sur une période de 5 années, jusqu’en 2023, rapporte elmoudjahid.

Le FMI qui ne partage pas la vision des autorités algériennes sur bien des plans, notamment en ce qui concerne les subventions et la politique de financement, n’a pas innové en la matière puisque la majorité de ses analyses sur notre pays se ressemblent. Cette fois-ci, les critiques de l’institution de Bretton Woods ciblent la manière dont l’Algérie a opéré souverainement pour faire face à la crise financière. Des perspectives loin d’être rassurantes, car selon le FMI la croissance devrait très fortement ralentir dès 2020, ce qui accroîtra le taux du chômage, indique la même source.

Les mises en garde du FMI sont justifiées par une persistance des déficits budgétaires et externes, comme conséquences qui vont écarter progressivement toutes les marges de manœuvre dont dispose encore l’Algérie, cela en ramenant les réserves de change à moins de 5 mois d’importation dès 2022 et à 12 milliards de dollars, soit 3 mois d’importation en 2023. Aussi, dans le cas où «le très ambitieux assainissement des finances publiques annoncé pour 2019 et au-delà ne se déroule pas comme prévu, les déséquilibres pourraient rapidement devenir non-soutenables car les politiques actuelles affaiblissent la résilience de l’économie au lieu de la renforcer».

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Le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au FMI, Jihad Azour, a indiqué, lors de son passage, ce vendredi 20 juillet 2018 sur Express Fm, qu’en ce qui concerne la situation difficile que traverse le pays, l’importance, aujourd’hui, pour la Tunisie est d’œuvrer à préserver sa stabilité financière, à réduire l’inflation, à procéder et à poursuivre les réformes structurelles, et à activer et à élargir le volume de programmes sociaux. « La Tunisie, est aujourd’hui, sur la voie d’une politique économique et de réformes auxquelles elle s’est engagée, appelant ainsi le gouvernement tunisien à utiliser tous les instruments et les politiques dont il dispose.

Azour est actuellement en visite officielle en Tunisie. Il s’entretiendra cet après-midi avec des jeunes du domaine des technologies afin de déterminer les obstacles du secteur.

Selon lui, avec la mutation de l’économie mondiale vers l’économie du savoir et le développement des technologies, il y a un rôle important à jouer par la Tunisie.

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