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Le chef de mission du FMI (Fond Monétaire International) pour la Tunisie vient tout juste d’obtenir de la Direction du FMI, le feu de vert de la mission de revue du programme.

La nouvelle mission du FMI en Tunisie, a ainsi obtenu le feu vert, ce qui est généralement considéré comme un bon signe pour le reste de la revue et même pour son issue

Les discussions techniques devraient ainsi commencer en Tunisie où elles se dérouleront du 29 Novembre au 13 décembre. La nouvelle mission du FMI, intervient cette année en pleine discussion de la loi de finance 2018 qui devrait porter certaines des réformes requises par les bailleurs de fonds de la Tunisie.

Ces discussions, qui devraient se terminer par un accord sur le déblocage de la 3ème tranche de la facilité de crédit étalé sur 4 ans, interviendront après la dernière notation mitigée de Fitch Rating.

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Les chiffres du taux de croissance viennent de tomber. Ils sont plutôt bons, en tout cas rassurants dans la mesure où ils s’inscrivent sur une courbe ascendante, à de très petites encablures du taux de 2,3% prévu par la Banque centrale de Tunisie, validé par la Banque mondiale. Et si cette progression est maintenue à la cadence qui est actuellement la sienne, il sera très probablement dans l’ordre des choses que les 2,3% seront dépassés.

C’est que la plupart des indicateurs sont au vert qu’il se soit agi des industries manufacturières, des services marchands ou, il est vrai, dans une moindre mesure, des services non marchands. Il s’y joint naturellement les performances de la production agricole avec de bonnes récoltes, notamment celles de l’huile d’olive et des dattes et plus encore du phosphate, alors que la saison touristique est sortie du marasme dans lequel elle était embourbée pour signer une reprise, en divers points annonciatrice d’une vraie envolée.

Evolution du PIB trimestriel durant la période 2016-2017 (%)

Tous indicateurs confondus, on est en présence d’un socle significatif qui rejaillira certainement sur l’année 2018, au terme d’un cycle où l’économie tunisienne n’avait fait qu’aligner les travers allant jusqu’à la récession. Comparativement, l’année 2017 peut prendre rang de millésime sur lequel il va impérativement falloir capitaliser.

En effet, le taux de croissance du PIB s’est établi à 2,1% au troisième trimestre 2017 comparé à la période correspondante de l’année dernière, selon les premiers résultats rendus publics par l’Institut national de la statistique (INS). Rapporté au 2ème trimestre de l’année en cours, la progression de ce taux est de 0,7%.

La valeur ajoutée des industries manufacturières ont enregistré, durant le 3ème trimestre de l’année en cours, une croissance positive dans la plupart du secteur : 3,4% pour l’agroalimentaire, 5,1% pour les industries chimiques, 2,8% pour les industries mécaniques et électriques, 3,2 pour les matériaux de construction, céramique et verre, et autant pour le textile, habillement et chaussures. Ce faisant, le secteur des industries manufacturières affiche une croissance de 2,8% par rapport au 3ème trimestre 2016 et 2.0% comparée au précédent trimestre.

De même, les services marchands ont enregistré, au 3ème trimestre 2017, une croissance positive, en ce sens que leur valeur ajoutée a progressé de 4.0% par rapport à la période correspondante de 2016. Une hausse imputable à celle de la valeur ajoutée de tous les secteurs les composant, tels que ceux des services de transport (+6,4%), des services de l’hôtellerie, de la restauration et des cafés (+7,6%) outre les services financiers et les communications, 7,3% et 2,4% respectivement.

Quant au secteur des services non marchands (ceux de l’Administration essentiellement), il a conservé une légère croissance positive de 0,2% par rapport à ce qu’elle était au 3ème trimestre 2016.

Au regard de tous ces chiffres, c’est par bien des côtés une nouvelle trajectoire qui se met en place. Et elle devra être vigoureusement soutenue sans coup férir, c’est-à-dire par moins de troubles sociaux, davantage d’efforts et de travail, une stabilité politique et fiscale qui draine les investissements qu’ils soient domestiques et étrangers, et surtout une véritable propension à aller de l’avant associant tous les acteurs économiques, sociaux et politiques.

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“Le FMI exerce une pression sur la BCT afin de faire baisser la valeur du dinar. La raison évoquée par le FMI est que la dévaluation du dinar va d’un côté améliorer la compétitivité des exportateurs et donc augmenter les exportations et de l’autre côté va augmenter le prix des importations et donc réduire leur volume”, c’est ce qu’a été indiqué dans la dernière note de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE). Ainsi, en baissant drastiquement la valeur du dinar, le FMI espère réduire le déficit commercial à moyen terme.

D’autre part, la BCT décompose l’évolution des échanges commerciaux selon trois effets : l’effet de la variation du taux de change (effet change), l’effet de la variation des prix (exemple : prix du pétrole) et l’effet de la variation des volumes d’échanges. Comme le montre la figure, la variation du dinar à la baisse (effet change) a eu un impact négatif sur l’évolution des échanges commerciaux de l’ordre de 1,1 Milliards en 2016 et de 1 Milliards uniquement sur le premier semestre de 2017. Cela veut dire que l’effet négatif de l’augmentation de la valeur des importations due à la baisse du dinar surpasse l’effet positif de l’augmentation de la valeur des exportations due à cette baisse. En d’autres termes, au lieu de réduire le déficit commercial comme attendu par le FMI, la baisse de la valeur du dinar a au contraire augmenté ce déficit commercial, souligne l’OTE.

Ainsi, la Tunisie est entrée dans un cercle vicieux où plus le dinar baisse et plus le déficit commercial se creuse dû à cette baisse et plus le FMI exige une dévaluation du dinar, d’autant plus grande que le déficit commercial se creuse. Est-ce la raison pour laquelle la BCT a décidé d’agir sur le volume des importations.

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Un concours des jeunes arabes innovants âgés entre 18 et 35 ans sera organisé dans le cadre de la campagne sur l’innovation des jeunes arabes lancée par le FMI (Fonds Monétaire International) et le FMA (Fonds monétaire arabe).
Les jeunes devront présenter à cette occasion leurs travaux et échanger leurs expériences à travers une vidéo de 2 minutes.
Ce concours cible des jeunes innovateurs arabes issus de la Tunisie, Algérie, Bahreïn, Iles Comores, Djibouti, Egypte, Irak, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Mauritanie, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Somalie, Sudan, Syrie, Emirats Arabes Unis, Yemen et la Cisjordanie et la Bande de Gaza.

Le FMI a appelé les participants utilisateurs de caméras ou de Smartphone à présenter des vidéos sur leurs initiatives innovantes (innovations, projets, organisations, initiatives, projets et logiciels électroniques) qui ont eu un impact social dans les domaines de création d’opportunités de travail, de l’autonomisation de la femme et des jeunes, du développement de l’éducation, de l’échange des connaissances, du développement de la transparence et de la lutte contre la corruption.

Trois jeunes seront sélectionnés et gagneront un voyage au Maroc pour présenter leurs travaux au cours d’un congrès régional qui se tiendra les 29 et 30 janvier 2018. La clôture de cette manifestation aura lieu, le 30 novembre 2017, et les résultats seront prononcés le 22 décembre 2017.

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Chedly Ayari Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, en sa qualité de Gouverneur pour la Tunisie au Fonds Monétaire International (FMI), a participé aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale qui se sont tenues à Washington du 13 au 15 octobre 2017. Outre la réunion plénière des Assemblées Annuelles tenue le 13 octobre 2017, le Gouverneur a pris part à la réunion à huis clos organisée par Mme Christine Lagarde pour les Ministres des Finances et les Gouverneurs de la région MOAN. Les discussions y ont permis de faire le bilan sur le programme des réformes engagées par les pays de la région et d’explorer les pistes sur lesquelles le FMI peut appuyer leurs efforts engagés pour booster la croissance inclusive.

Ayari a aussi pris part au débat organisé par Jihad Azour, Directeur du Département MOAC en l’honneur des Gouverneurs des banques centrales des pays qui relèvent du Département Moyen-Orient et Asie Centrale. Cette occasion a permis de déterminer les nouveaux domaines où le FMI pourrait fournir aux banques centrales de la région des conseils, des travaux analytiques et une aide au développement des capacités.

Au cours de cette mission, le Gouverneur de la BCT a eu aussi des échanges fructueux avec les premiers responsables du FMI portant sur l’état des lieux de la coopération financière dans le cadre du « Mécanisme Elargi du Crédit » et a insisté sur la nécessité de poursuivre la coopération avec le Fonds selon le calendrier convenu ce qui permettra de renforcer la stabilité politique, économique et sociale dans le pays durant la période restante du programme.

Le Gouverneur s’est également réuni avec les hauts responsables du Trésor Américain. Au cours de ces réunions, les discussions ont porté sur l’aide américaine à la Tunisie durant la prochaine période et particulièrement l’assistance technique accordée par l’Office de l’Assistance Technique du Trésor américain à la Banque Centrale de Tunisie dans le domaine de la Stabilité Financière et le développement des Systèmes de Paiement.

En marge des assemblées, Chedli Ayari s’est entretenu avec les hauts responsables des banques internationales ainsi que certains de ses homologues Gouverneurs de banques centrales afin de renforcer la coopération technique et financière avec ces différentes institutions. Au terme de sa mission, le Gouverneur a pris part à la Conférence « US-MENA Private Sector Dialogue (PSD) » sur le thème « Combating Terrorism and Enhancing Relations with Correspondent Banks » organisée conjointement par la Federal Reserve (FED) et l’Union des Banques Arabes (UBA) à New York.

Durant son intervention, Monsieur le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité du renforcement de la coopération régionale entre les banques centrales et les cellules d’analyses financières dans leur guerre contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ayari a aussi lancé un appel à la communauté internationale et aux pays développés engagés dans cette guerre à soutenir les capacités des pays de la région dans ce domaine particulièrement par une assistance technique et financière conséquente.

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“La Tunisie doit entreprendre des réformes structurées à même d’améliorer ses capacités et de contribuer à la création d’emplois”, a souligné le directeur de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA) au Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour.
Présentant, vendredi, les perspectives de la croissance économique dans la zone précitée, en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale (BM), il a indiqué que “l’un des objectifs essentiels du programme de réformes établi par la Tunisie est la préservation de la stabilité, cette dernière constituant un facteur fondamental pour garantir la prospérité du pays”.
Il a déclaré, lors d’une conférence de presse retransmise en ligne, que le gouvernement tunisien s’est engagé à poursuivre ces réformes en dépit de la baisse de la croissance dans le pays”.
L’exécution de réformes, a-t-il dit, est “l’un des seuls moyens de traiter les principales problématiques de la Tunisie, à savoir l’endettement et le déficit budgétaire”.
Il estime que la maîtrise de la dette permettra d’améliorer la situation économique et de préserver les ressources financières qui serviront à protéger les catégories sociales les plus précarisées, à améliorer le climat des affaires et développer le secteur privé”.

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La croissance en Tunisie devrait progresser modestement de 2,3% en 2017, sous l’effet de la reprise dans les secteurs de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière. A moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 3,5%, en 2019, dans un contexte d’amélioration du climat des affaires, favorisé par des réformes structurelles et le renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité“, selon les projections établies par la Banque Mondiale (BM), dans son rapport sur ” Le suivi de la situation économique (octobre 2017)”, publié hier mercredi, sur son site web.
Passant en revue les problèmes de l’économie tunisienne, à savoir la faible croissance, la forte augmentation des dépenses publiques, le maintien des déficits budgétaires et courants à des niveaux élevés, le taux élevé de chômage, la BM a estimé que le gouvernement d’union nationale a trouvé des difficultés pour entreprendre les réformes nécessaires.

En 2016, a rappelé la BM, “le taux de croissance économique a été de 1%, après s’être établi à 1,1% en 2015, soit une croissance anémique pour un pays à revenu intermédiaire. Elle était principalement, tirée par le secteur des services (4%), tandis que la production industrielle s’est contractée de 6,6% et les industries non manufacturières (à l’instar du phosphate et du pétrole) ont reculé de 1,9%, les industries extractives affichant une croissance inférieure aux niveaux historiques en raison des mouvements sociaux dans les régions minières“.

En ce qui concerne la croissance au premier semestre 2017, elle s’est établie à 1,8%, résultant principalement, du secteur agricole et de celui des services, qui ont progressé de 3,8% chacun, tandis que les industries non manufacturières ont enregistré un repli de 2,6%.

Le son de cloche du FMI, pour les voisins aussi

Le Fonds Monétaire International (FMI) a estimé que la croissance économique en Tunisie s’établira à 2,3% à fin 2017, rejoignant en cela les projections faites par la Banque mondiale.
Dans son dernier rapport, “Perspectives et politiques économiques mondiales”, publié le 10 Octobre courant, sur son site web officiel, le FMI prévoit un taux de croissance de 3% en 2018, pour la Tunisie ainsi qu’une légère amélioration au niveau du solde extérieur du pays, lequel passera de -8,7% en 2017 à -8,4% en 2018, alors que le solde était de l’ordre de -9% en 2016.
Même constat pour le chômage, dont le taux devrait atteindre 13% en 2017, et 12% en 2018, contre 14% en 2016.
Par ailleurs, le Fonds s’attend à une stabilisation au niveau de l’inflation, d’ici 2018, avec un taux de 4,5% en 2017 et de 4,4% en 2018.

Il est à noter que le FMI prévoit une croissance économique au Maroc de l’ordre de 4,8% en 2017 et de 3%, en 2018. En ce qui concerne l’Egypte, la croissance serait à hauteur de 4,1%, en 2017, et de 4,5%, en 2018.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, a présenté, à Washington, lors d’une rencontre avec le directeur exécutif de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Mark Green, les réformes annoncées en Tunisie pour améliorer le climat des affaires et les mesures incitatives pour attirer les investissements étrangers, notamment les investissements américains.
Selon un communiqué, publié, par le ministère, Laadhari s’est entretenu, également, avec l’adjoint du ministre au commerce américain, Steward Johnson.
L’accent a été mis sur la nécessité de programmer les prochains événements de la Commission économique mixte et d’œuvrer pour activer les négociations relatives à la convention cadre du commerce et de l’investissement, pour les négociations commerciales et d’investissement. Laadhari s’est également entretenu avec M. Amr Bakara, représentant de l’Algérie, de l’Afghanistan, du Ghana, de l’Iran, du Maroc et de la Tunisie à la Banque mondiale (BM). L’entretien a porté sur l’évolution de la situation économique dans le pays et les réformes profondes qu’elle nécessite, outre le soutien des partenaires de la Tunisie.
Le ministre a également rencontré le membre de la commission des crédits au Congrès américain, Robert Sirjer. L’entrevue a, notamment, permis de passer en revue la coopération financière et économique entre la Tunisie et les Etats unis d’Amérique et les moyens de la développer et de la diversifier dans l’intérêt commun.
Ces rencontres se sont tenues dans le cadre de la participation du ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, aux réunions annuelles de la BM et du FMI qui se tient du 11 au 15 octobre courant à Washington.

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Du 4 au 6 octobre courant, une mission du FMI séjournait à Tunis. Parmi les points évoqués avec le gouvernement tunisien figure «améliorer la gouvernance et la surveillance des entreprises publiques déficitaires et moderniser la fonction publique demeurent des réformes structurelles cruciales pour réduire les risques budgétaires et rendre l’ensemble de l’économie plus compétitive». C’est dire, et c’est peu de le dire dans la mesure où la Tunisie n’aurait pas dû attendre le FMI pour le faire, l’importance de ce sujet pour un gouvernement dont la tâche initiale est de remettre de l’ordre dans l’économie du pays.

  • Que dit le rapport du gouvernement ?

Selon un rapport gouvernemental en date du 15 mai 2017, les entreprises publiques (EP) en Tunisie étaient au nombre de 104 en 2014, travaillant dans 21 secteurs de production et de services. Elles dégageaient, en 2010, des bénéfices d’un total d’un peu plus de 1,176 Milliard DT. Six années plus tard, en 2015, elles affichaient un déficit de presque 1,1 Milliard DT. A la fin de la même année, et on suppose que cela a beaucoup augmenté depuis, le cumul des pertes des EP, de 2012 à 2015, a dépassé les 2,5 Milliards DT.

Les causes, ledit rapport les a identifiées. D’abord des problèmes au niveau de la gouvernance, ce qui ne semblait pas être le cas avant. Manque de vision stratégique claire ensuite, alors ce ne semblait pas être le cas avant. Faible productivité, ce qui n’était pas le cas avant, puisqu’elles dégageaient des bénéfices. 41 EP ont enregistré une perte de 1,881 Milliard DT, depuis leur création et jusqu’à 2010. Ces pertes ont ensuite augmenté de 214,9 % entre 2010 et 2015. Les fonds propres de 29 de ces EP sont négatifs (-2.730 MDT contre 447,8 DT en capital).

  • Qui a payé les 5,8 Milliards DT ?

Les EP, c’est aussi des troubles et mouvements sociaux, grâce désormais à un droit de grève protégé par la Constitution et non balisé par aucune condition. Les EP, c’est encore des actifs non valorisés, des coûts de production élevés, des problèmes de pièces de rechange et des problèmes de maintenance de la flotte. C’est aussi des procédures complexes de gestion des transactions publiques, grâce notamment à la peur d’être accusés de «Fassed» qui serre les tripes des dirigeants de ces entreprises. Problèmes aussi au niveau de la structure de l’entreprise. Ajoutez-y les fortes dépenses, notamment salariales, par rapport à la faible production et le peu de productivité. Entre 2012 et 2015, ces EP ont servi un cumul de salaires de 16,4 Milliards DT, pour un résultat hautement déficitaire.

La masse salariale des EP était de 2,580 Milliards DT en 2010. Cinq ans plus tard, c’est 3,713 Milliards DT. Une hausse de 43,9 %. Les salaires des employés des EP ont augmenté de 50 % entre 2010 et 2013.

Pour faire face, soutenir l’insoutenable et verser de l’eau dans le désert, l’Etat ne dispose que du seul moyen de la prime d’exploitation, puisée dans le budget de l’Etat. 5,851 Milliards DT ont ainsi été injectés dans les caisses des EP, en hausse de 124,3 % par rapport à 2010.

  • L’Etat veut que les privés financent les EP !

Dans son document, le gouvernement de Youssef Chahed propose une panoplie de mesures pour une restructuration, sociale, financière et de gouvernance, des EP. A aucun moment ledit document n’a parlé de plan social, de licenciement ou quelque autre mesure du genre. Il évoque par contre une meilleure stratégie de l’Etat actionnaire, la création d’une agence pour la gestion des participations de l’Etat, une gouvernance qui sépare la gestion du contrôle et la nomination de gestionnaires sur appel à manifestation d’intérêt et choix sur dossier. Mais aussi un cadre RSE, un cadre législatif qui permet d’attirer les compétences à l’instar du secteur privé, la présentation de Business plans et la mise en place d’une ligne de financement qui permette l’équilibre financier à l’horizon 2018, ce qui est trop court à notre sens.

Plus important, le gouvernement Chahed évoque aussi, dans ce document, un certain nombre de mesures financières, l’argent étant le nerf de la guerre. Il propose d’abord la création de ce qu’il appelle un «Fonds de restitution» de 1.000 MDT. Ce fond, toujours selon le gouvernement Chahed, devra être financé en partenariat avec le secteur privé, qui devra y injecter 500 MDT. Le reste sera injecté par la CDC (Caisse des dépôts et consignation), ou autres, comme les Sicar. Le secteur privé pourra ainsi participer dans le capital des EP qui bénéficieront du Fonds de restitution, à hauteur de 49 %. Il sera donc actionnaire d’entreprises qui resteront entre les mains de l’Etat, après accord de la Carep (Commission de privatisation). Les EP seront ainsi partiellement privatisées. C’est en gros ce que propose Youssef Chahed. Reste à savoir si l’UGTT, qui a déjà levé son véto contre toute restructuration des EP sans son avis, accepte cela !

 

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Une délégation tunisienne composée du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari devrait se rendre à partir de ce mardi 10 octobre 2017 aux États Unis pour participer aux assemblées générales d’automne de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) qui auront lieu du 11 au 15 octobre courant.

La délégation tunisienne rencontrera des responsables de la BM et un nombre de hauts responsables au FMI. Une source du ministère de la Coopération internationale nous a confié que les discussions avec la Banque Mondiale et le FMI devraient porter sur les grandes réformes engagées par la Tunisie.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que les assemblées de l’automne de la BM et du FMI se caractérisent par la tenue du conseil des gouverneurs du groupe de la BM et du FMI auxquels prennent part les gouverneurs des banques centrales, les ministres des finances et du développement, de hauts responsables du secteur privé et des académiciens de plusieurs pays du monde en vue de discuter les questions d’intérêt général, la lutte contre la pauvreté, le développement économique et l’efficience des aides.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, s’est réuni hier vendredi 06 octobre 2017 avec des experts du Fonds monétaire international (FMI), rapporte Shems FM. Les discussions ont porté sur les prochaines réformes gouvernementales, notamment les stratégies économiques.

Laadhari s’est réjoui du fait que le FMI soit à l’écoute des difficultés économiques de la Tunisie, tout en insistant sur le rôle de l’institution internationale dans les pas accomplis par l’expérience démocratique du pays.
Rother Bjorn, le chef de la délégation du FMI, a rétorqué que le Fonds accompagne toutes les réformes pouvant propulser le développement économique et la sauvegarde de l’équilibre financier…

A noter qu’une équipe du FMI, avec à sa tête Björn Rother, est sur le sol tunisien depuis le 04 octobre 2017 pour éplucher les perspectives économiques du pays et les recettes que les autorités comptent appliquer pour entrevoir le bout du tunnel. Cette visite fait partie du dispositif de réformes économiques mis en place par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC). Le séjour de la délégation du FMI a pris fin hier…

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L’expert financier et économique Hatem Zaâra a déclaré, lors de son passage ce vendredi sur Express Fm, que le dernier communiqué rendu public par la Banque centrale de Tunisie (BCT) semble avoir mis le holà quant à la réalité des difficultés, de plus en plus inquiétantes, par lesquelles passe le pays.
Il a par ailleurs souligné le niveau précaire des réserves en devises dans le sens où le souci majeur du gouvernement est de s’assurer un matelas de couverture de 90 jours d’importation, d’ici la fin de l’année en cours, alors que des doutes planent sur le paiement de la troisième tranche du crédit par le Fonds monétaire international (FMI) en même temps qu’un niveau d’endettement extérieur record atteignant plus de 60% du PIB.

Il convient de rappeler à ce propos que le Conseil d’administration de la BCT a noté la persistance des pressions sur l’équilibre du secteur extérieur, suite au creusement du déficit courant pour atteindre 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de 2017 (contre 5,8% une année auparavant), en raison de l’élargissement du déficit de la balance commerciale qui a dépassé 10 milliards de dinars.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Samir Jahjah, a séjourné à Bangui du 22 septembre au 03 octobre 2017 pour mener des discussions dans le cadre de la troisième revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). M. Roger Nord, Directeur adjoint du Département Afrique au FMI s’est joint à l’équipe du 22 au 26 septembre 2017. Les discussions se poursuivront lors des prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale le 13–15 octobre prochain. Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante:

« Les performances économiques de la République centrafricaine (RCA) restent bonnes en dépit de la détérioration de l’environnement sécuritaire. La croissance économique devrait s’établir à 4 % en 2017, soutenue par une bonne performance des secteurs forestier et minier et ce, en dépit d’une résurgence de la violence qui a affecté la production agricole. L’inflation est projetée à 3,8 % à la fin de l’année et elle devrait baisser progressivement à moyen terme.

« La restauration de la paix, le redéploiement de l’Etat et la mise en œuvre, avec détermination, des réformes constitueront l’ensemble des axes essentiels pour parvenir à une reprise économique soutenue et supérieure à la projection actuelle de 4 % sur le moyen terme. La mise en œuvre du programme économique, la réconciliation et l’avancement des réformes de la sécurité se renforceront mutuellement pour créer un environnement propice à l’investissement, la croissance et l’emploi.

« La mission a félicité les autorités pour les progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été atteints à l’exception de celui relatif à la mobilisation des recettes qui reste inférieure à l’objectif. Des progrès ont été accomplis en vue de renforcer la transparence, la redevabilité et la gestion de la trésorerie. En conséquence, les salaires et les pensions font objet d’un paiement régulier et les dépenses des secteurs sociaux ainsi que celles relatives aux infrastructures sont en augmentation.

« La mission encourage les autorités à intensifier les efforts de mobilisation de recettes, en particulier les recettes douanières, tout en réduisant la parafiscalité excessive qui entrave le développement du secteur privé. Ces efforts permettront de créer des marges budgétaires pour accroître les dépenses sociales et les investissements en infrastructures, essentiels pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance.

« La mission salue la décision du gouvernement d’accélérer l’apurement de la dette commerciale et sociale afin de consolider la cohésion sociale et la paix. Un audit indépendant qui sera finalisé en octobre sera indispensable pour orienter le processus d’apurement d’arriérés. Compte tenu du montant significatif des arriérés sociaux à apurer, il sera important que les autorités définissent un calendrier d’apurement et des procédures appropriées pour garantir la transparence et assurer le paiement aux bénéficiaires.

« L’équipe du FMI a été reçue par le Président Touadéra et le Premier Ministre Sarandji. Elle a également rencontré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Moloua, le Ministre des Finances, M. Dondra, le Ministre de la Défense nationale, Mme Koyara, le Directeur national de la Banque des États d’Afrique Central (BEAC), M. Chaibou et d’autres hauts responsables de la MINUSCA et des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse, de leur collaboration et des discussions constructives. »

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  • La mission du FMI et les autorités sont arrivées à un accord au niveau des services sur la deuxième revue du programme appuyé par les accords FEC et MEDC, sous réserve de son approbation par la direction du FMI et du Conseil d’administration.
  • En dépit de la chute des prix du cacao, de solides performances économiques se sont poursuivies en 2017 et demeurent bonnes à moyen terme.
  • Il est estimé que le déficit budgétaire devrait baisser à 3,75% du PIB en 2018 et converger vers la norme du déficit régional de l’UEMOA de 3% du PIB en 2019.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Dan Ghura a visité Abidjan du 19 septembre au 3 octobre 2017 pour tenir les discussions sur la deuxième revue du programme économique et financier triennal soutenu par le FMI grâce à des accords conclus dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et du Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC).

À la fin de la visite, M. Ghura a rendu publique la déclaration ci-après :

« Les discussions de la deuxième revue du programme appuyé par les accords FEC et MEDC ont permis aux autorités et à la mission des services du FMI de conclure un accord au niveau des services sous réserve de son approbation par la direction du FMI et du Conseil d’administration. L’examen par le Conseil d’administration pourrait intervenir en décembre 2017.

« Les performances réalisées dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont été fortes au cours du premier semestre de 2017. Tous les critères de performance et les repères indicatifs pour fin juin 2017 ont été atteints. Tous les repères structurels ont également été mis en œuvre, y compris trois mesures sur la politique et l’administration fiscales. Les politiques solides mises en œuvre par les autorités dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont contribué à assurer la confiance du marché financier permettant l’émission réussie d’un Eurobond en juin.

« En dépit de la chute des prix du cacao, de solides performances économiques se sont poursuivies en 2017 et demeurent bonnes à moyen terme. L’inflation devrait rester modérée en dessous de la norme de 3% de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Le déficit budgétaire devrait se situer à 4,5% du PIB en 2017, en ligne avec les objectifs du programme, avec un faible manque à gagner sur les recettes, compensé notamment par une baisse des investissements publics.

« La mission du FMI et les autorités ivoiriennes se sont entendues sur des mesures de politiques budgétaires en 2018 en vue d’atteindre les principaux objectifs du programme. Ces mesures devraient permettre au déficit budgétaire de baisser à 3,75% du PIB en 2018 et converger vers la norme du déficit régional de l’UEMOA de 3% du PIB en 2019.

« La mission du FMI et les autorités se sont également accordées sur la nécessité de préserver la viabilité de la dette, tout en créant l’espace nécessaire pour financer le Programme National de Développement (2016-2020). Ces mesures visent une meilleure mobilisation des ressources internes, en rationalisant les exonérations fiscales et en renforçant l’évaluation et la sélection des nouveaux projets d’investissement. La mission a noté les progrès réalisés en matière de gestion des finances publiques, y compris le suivi rapproché de la dette des entreprises publiques. « La mission du FMI et les autorités ont convenu de la nécessité d’accélérer les réformes structurelles indispensables au maintien de la croissance induite par le secteur privé, ce qui stimulerait la croissance économique et renforcerait le rôle économique régional de la Côte d’Ivoire. Elle a félicité les autorités ivoiriennes pour les mesures prises dans le secteur de l’énergie. Ces mesures visent à assurer la viabilité du secteur à moyen terme. La mission a noté avec satisfaction les progrès accomplis dans le secteur bancaire notamment la recapitalisation d’une banque publique.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités pour leur chaleureuse hospitalité et les échanges constructifs lors de la mission. » La mission du FMI a été reçue en audience par Son Excellence Monsieur le Président de la République  de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara ; M. Amadou Gon Coulibaly, Premier Ministre, Ministre du Budget et du Portefeuille  de l’Etat ; M. Adama Koné, Ministre de l’Economie et des Finances ; M. Amadou Koné, Ministre des transports ; M. Thierry Tanoh ; Ministre du Pétrole, de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables; M. Issa Coulibaly, Ministre de la Fonction Publique ; M. Moussa Sanago, Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat  et  elle a rencontré d’autres hauts responsables publics y compris à la Direction de la BCEAO.

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Un nouvel accord en discussion au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au programme national de développement économique et social.

Il conviendra de mettre en place des réformes visant à augmenter l’espace budgétaire parallèlement à la hausse de l’investissement.

Il sera également utile de mettre en place des réformes visant à améliorer la gouvernance, accroître le rôle économique des femmes, œuvrer en faveur de l’égalité des sexes et protéger les pauvres.

M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), a publié la déclaration ci-après aujourd’hui à Ouagadougou à l’issue de sa visite au Burkina Faso :

« Je tiens à remercier le Président Kaboré, le Premier Ministre, Kaba Thiéba, le Ministre de l’économie, des finances et du développement, Coulibaly Sori, ainsi que d’autres hauts responsables pour des échanges de vues productifs et pour leur chaleureuse hospitalité pendant mon séjour à Ouagadougou. Je tiens aussi à remercier toutes les autres autorités que j’ai rencontrées, y compris le Mogho Naba et des représentants du secteur privé. »

« Lors de mes entretiens, j’ai exprimé ma compassion et mes regrets face à l’attaque d’un restaurant le 13 août à Ouagadougou qui a fait 18 morts et un grand nombre de blessés et j’ai présenté mes condoléances aux autorités Burkinabés pour le décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée nationale. »

« J’ai noté que le Burkina Faso et le FMI entretiennent depuis longtemps une excellente relation et que le FMI souhaite que cette relation persiste dans la période à venir. »

« J’ai félicité les autorités d’avoir réussi à préserver la stabilité macroéconomique pendant la difficile transition politique de 2014 à 2016. J’ai salué leur détermination à accélérer le développement dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) 2016-20. J’ai réaffirmé que le FMI souhaitait soutenir les efforts qu’elles déploient pour réaliser une croissance plus rapide, durable et inclusive. Un nouvel accord en discussions au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) viendrait en appui au PNDES et aura pour objectif de concilier l’augmentation de l’investissement et le maintien de la stabilité macroéconomique, y compris la viabilité de la dette. »

« J’ai souligné qu’il conviendra d’opérer des réformes qui augmentent l’espace budgétaire, parallèlement à la hausse de l’investissement. Il est nécessaire d’accroître les recettes et de freiner la croissance des dépenses courantes pour éviter de recourir à des emprunts excessifs, en particulier sur un marché régional déjà tendu. Un renforcement des procédures de sélection et d’exécution des projets accroîtrait également l’efficience de l’investissement. »

« J’ai souligné que pour accélérer la croissance, il conviendra aussi d’opérer des réformes en complément de l’augmentation de l’investissement, notamment améliorer la gouvernance, accroître le rôle des femmes dans l’économie et œuvrer en faveur de l’égalité des sexes, et protéger les pauvres. De récents travaux du FMI soulignent qu’il est utile de compléter les réformes macroéconomiques par des mesures concrètes qui protègent les pauvres et permettent une plus grande inclusion et confèrent aux femmes l’opportunité de participer de manière lucrative à l’activité économique. »

« Enfin, je tiens de nouveau à affirmer que le FMI reste un partenaire privilégié du Burkina Faso, et je me réjouis de poursuivre ce partenariat. »

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Madame Corinne Deléchat, a séjourné à Yaoundé du 22 au 29 août 2017 pour examiner l’évolution récente de l’économie camerounaise, ainsi que le budget 2018 et le cadre budgétaire à moyen terme.

Le 26 juin 2017, le Conseil d’administration du FMI a approuvé en faveur du Cameroun un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 483 millions de DTS (environ 666 millions de dollars), soit 175 % de la quote-part du Cameroun au FMI, à l’appui des réformes économiques et financières du pays (voir communiqué de presse 17/248).

Le programme appuiera le plan de réforme des autorités camerounaises, qui vise à reconstituer les amortisseurs budgétaires et extérieurs, ainsi qu’à jeter les bases d’une croissance durable et tirée par le secteur privé. Il contribuera aussi à l’effort déployé collectivement pour rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision prise par le Conseil d’administration a permis de décaisser 124,2 millions de DTS (environ 171,3 millions de dollars) début juillet. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

À l’issue de la visite, Madame Deléchat a publié la déclaration ci-après :

« La croissance économique pour 2016 a été révisée à la baisse, de 4,7 % à 4,5 %, en raison de la diminution de l’activité dans le secteur pétrolier. Selon les projections des services du FMI, la croissance en 2017 devrait continuer de ralentir pour s’établir légèrement en deçà de la projection initiale de 4 %, principalement à cause de la baisse continue de la production pétrolière et des retards dans la mise en activité du nouveau gisement de gaz naturel. La croissance non pétrolière a profité de la vigueur de la production industrielle, grâce à l’amélioration de l’offre d’énergie, et de la bonne tenue du secteur primaire, même si d’autres indicateurs, tels que le crédit au secteur privé et les recettes fiscales, font état d’un affaiblissement de l’activité. L’inflation reste faible, à 0,6 % fin juin (en glissement annuel). La balance commerciale continue de s’améliorer : les exportations de cacao, de bois et d’aluminium ont progressé, tandis que les importations ont quelque peu diminué.

« Les perspectives économiques pour 2018 sont positives, bien qu’elles soient exposées à des risques de dégradation. La croissance devrait rebondir à 4,2 % environ, en raison de la mise en production de la nouvelle plate-forme offshore de gaz naturel. À moyen terme, la croissance devrait continuer de s’accélérer  progressivement, à 5–5 ½ %, à mesure que de grands projets d’infrastructures sont achevés, notamment des usines hydroélectriques, le port en eau profonde et des routes. La construction liée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 devrait aussi contribuer à l’activité, quoique seulement de manière temporaire. Parmi les risques externes et internes figurent une nouvelle série de baisses des prix des produits de base, notamment du pétrole, du cacao et du café, une résurgence des problèmes de sécurité et de nouveaux retards dans la mise en exploitation de grands projets d’infrastructures.

« Sous réserve de confirmation lors de la première revue du programme en octobre, les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont restés conformes aux objectifs quantitatifs fixés pour fin juin. En outre, le gouvernement a mis en œuvre des mesures structurelles importantes dans le cadre du programme, notamment la publication régulière de la structure des prix des produits pétroliers et un renforcement de la coopération entre les administrations des douanes et des impôts.

« Cependant, la mise en œuvre du budget au deuxième semestre de 2017 pourrait souffrir d’une nouvelle baisse de la production et des recettes pétrolières, ainsi que des impôts sur le commerce qui y sont liés. Les recettes non pétrolières pourraient aussi subir les effets d’un affaiblissement de l’activité. Comme la liquidité du système bancaire est tendue, un décaissement en temps opportun de l’aide budgétaire extérieure prévue sera essentiel pour assurer un financement adéquat du budget. Néanmoins, les services du FMI sont d’avis qu’il est possible d’atteindre les objectifs budgétaires du programme fixés pour le deuxième semestre de 2017, à condition que l’exécution du budget demeure prudente, qu’un effort supplémentaire soit déployé sur le plan du recouvrement des impôts et que des mesures contingentes soient définies au cas où les recettes seraient inférieures aux prévisions.

« La préparation du budget 2018 progresse bien et conformément au calendrier. Les autorités ont révisé à la baisse leurs projections des recettes afin de tenir compte de la diminution de la contribution

du secteur pétrolier. La mission a engagé vivement les autorités à réviser leurs plans de dépenses en conséquence et à chercher à accroître les recettes fiscales non pétrolières en élargissant l’assiette de l’impôt.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Yaoundé en octobre pour mener les entretiens relatifs à la première revue de l’accord au titre de la FEC en faveur du Cameroun.

« L’équipe a rencontré le Ministre, Secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Ministre, Secrétaire général des services du Premier Ministre, Séraphin Fouda, le Ministre des finances, Alamine Ousmane Mey, le Ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires et des représentants de la communauté diplomatique, des partenaires au développement et du secteur privé.

« L’équipe tient à remercier les autorités camerounaises de leur hospitalité chaleureuse, de leur excellente coopération et de leur dialogue constructif et franc ».

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C’est qui le coupable ? On a longtemps cherché celui, celle ou ceux qui sont derrière la fonte vertigineuse du dinar, face au dollar et à l’euro principalement. Certains ont vite regardé en direction de la banque centrale de Tunisie (BCT), le parfait candidat en quelque sorte. Puis les regards ont pointé vers le Fonds Monétaire International (FMI), responsable, aux yeux de certains (il n’y a pas que le Front populaire dans ce camp !), de tous les malheurs du monde. Puis, faut d’avoir quelque chose de tangible à se mettre sous la dent, on a sauté à bras raccourci sur l’ex-ministre des Finances, Lamia Zribi, qui a eu le malheur de déclarer que la dévaluation du dinar était inéluctable. Des propos qui ont sans doute accéléré son éjection du gouvernement. Pour une partie de l’opinion publique, Zribi était donc la coupable idéale, puisqu’il fallait bien un bouc émissaire, comme toujours dans ce genre de cataclysme. Mais pour l’Observatoire Tunisien de l’Economie (OTE), ça ne fait aucun doute : C’est bien le FMI qui est responsable de cette descente aux enfers du dinar. Il le dit clairement dans son rapport publié le 25 août 2017.

D’abord le constat, sans appel : Le dinar tunisien s’est érode de 49% en 4 ans face au dollar ; ce dernier, en août 2017, pesait 2,47 dinars, c’est tout simplement le seuil le plus bas jamais atteint par la monnaie nationale face à la devise américaine. Une plongée angoissante à bien des égards.

Maintenant venons en aux causes. L’OTE affirme “qu’à travers ses modèles mathématiques, le FMI exerce une pression constante sur la Banque Centrale Tunisienne (BCT) pour qu’elle laisse chuter le dinar tunisien“. Pour l’observatoire c’est la recette habituelle de l’institution de Bretton Woods, et qui est d’ailleurs clairement libellée sur les accords de prêt avec les pays dans le trou tels que la Tunisie. Mais seulement personne ne crie sur les toits cette potion amère qu’il faut boire en même temps que les emprunts. La dépréciation de la monnaie est le passage obligé pour voir la couleur des billets du FMI. Le Nigeria, l’Egypte et beaucoup d’autres pays ont dû subir le traitement de choc. Il n’ y a pas de raison que la Tunisie passe entre les gouttes.

L’OTE dévoile que “l’institution financière effectue des revues régulières qui donnent lieu à des estimations, notamment concernant la valeur ‘réelle’ du dinar telle que souhaitée par le FMI. A travers des modélisations complexes, ce dernier estime ce que devrait être la valeur idéale du dinar dans le futur afin d’atteindre un équilibre macroéconomique (balance courante).

Le FMI ne lâche pas d’une semelle la BCT!

L’Observatoire a indiqué “qu’après avril 2012 et l’abandon de la fixation de la valeur du dinar via un panier de devises, le FMI continue à exercer une pression constante sur la Tunisie, et plus particulièrement sur la BCT, pour que cette dernière cesse d’intervenir sur le marché des changes pour défendre la valeur du dinar“.

A chaque fois que le FMI fait une descente en Tunisie, révèle l’OTE, il tire la même conclusion : le dinar est trop fort, 10% de plus que sa valeur réelle. “Cette estimation a servi à mettre la pression sur la BCT pour qu’elle laisse la valeur du dinar chuter. Comme le montre la figure ci- dessous, quand le dinar atteint la valeur souhaitée par le FMI, ce dernier réalise une nouvelle modélisation qui estime que le dinar doit à nouveau baisser de 10%, et ainsi de suite” indique l’OTE.

Mais pour le cas de la Tunisie, le FMI n’a pas voulu en venir au remède de cheval administré à l’Egypte, une dévaluation d’environ 50% de la livre face au dollar américain, brutalement (en Novembre 2016). Pour la Tunisie, on y est allé en douceur. Mais in fine le plat servi est le même. L’OTE démontre que le dinar tunisien a quand même fini par perdre près de 50% de sa valeur entre le début du décaissement du premier prêt (juin 2013) et la dernière mission du FMI datant de juillet 2017. A cette date, le FMI estimait que la monnaie tunisienne était surévaluée de 16,7%, ce qui suggère par conséquent un taux de change de 1 USD pour 2,87 TND. A 2,47 dinars le mois dernier, le dollar a encore de la marge pour atteindre le seuil normal, aux yeux du bailleur de la Tunisie. Peut-on encore faire quelque chose pour enrayer cette érosion de la monnaie locale ? On pose la question au ou à la ministre des Finances qui va s’installer après l’Aïd…

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Giorgia Albertin a séjourné à Conakry du 31 juillet à l’afin d’entamer les négociations d’un nouveau programme qui pourrait être soutenu par le FMI à travers la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

À la fin des discussions, Mme Albertin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités guinéennes et la mission du FMI ont fait des progrès notables dans les discussions des politiques économiques et des réformes qui pourraient être appuyées par un nouvel accord avec le FMI et qui soutiendraient le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) de la Guinée pour la période 2016–20. Le plan vise à générer une croissance plus élevée et partagée et réduire davantage la pauvreté ».

« Le programme de politiques économiques et des réformes des autorités guinéennes viserait à renforcer la résilience macroéconomique, accroître davantage les investissements en infrastructure pour générer une croissance plus élevée et diversifier l’économie tout en préservant la viabilité de la dette, renforcer les programmes sociaux permettant de réduire la pauvreté et favoriser l’inclusion, améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de soutenir le développement du secteur privé ».

« L’économie guinéenne a rebondi de l’impact négatif de l’épidémie d’Ebola et la croissance réelle est attendue à 6,7% en 2017 soutenue par une activité dynamique dans le secteur minier et de la construction et une bonne production agricole. L’inflation moyenne resterait modérée à 8,5 % en 2017 ».

« Les exportations de bauxite et d’or s’accroitraient davantage en 2017 et les importations resteraient soutenues suite aux projets d’augmentation de capacité de production dans le secteur minier et les investissements en infrastructures ».

« Les efforts de mobilisation des recettes et de maîtrise des dépenses courantes et une plus-value des recettes minières ont permis d’atteindre un excèdent budgétaire de base de 0.9 pour cent du PIB à fin juin 2017 ».

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Mamady Youla, la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Économie et des Finances, Mme Malado Kaba, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Lounceny Nabé, le Ministre du Budget, M. Mohamed Doumbouya, le Ministre du Plan et de la Coopération et de la Planification, Mme Kanny Diallo et d’autres membres du gouvernement, les ministres conseillers du Président de la République et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission a également rencontré les partenaires internationaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions très constructives et productives ».

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La récente embellie de la conjoncture en Chine se paiera au prix fort d’une aggravation des risques financiers et d’un endettement accru, une « trajectoire dangereuse », estime le FMI, dans un rapport publié mardi.

Selon les données rapportées par le site Lesechos, le Fonds monétaire international y exhorte Pékin à accélérer le rééquilibrage de son économie vers un modèle de croissance « plus durable ».

A grand renfort de projets d’infrastructures, de boom immobilier et d’embardée du crédit, le PIB chinois a connu un sursaut inattendu, grimpant de 6,9% au premier comme au deuxième trimestre, après +6,7% en 2016.

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Le Congo Brazzaville a dissimulé une partie de sa dette et le FMI l’a confirmée. De source bien informée, la dette congolaise s’établit à 120% du PIB et non pas à 77% comme avancé, au mois de mars par Brazzaville, rapporte Le Journal De Brazza .

« Le Congo a eu de nombreux excédents, d’énormes excédents budgétaires. Il n’y a pas de raison que l’endettement ait atteint ce niveau. Il y a quelque chose qui ne va pays » a expliqué Mathias Dzon.

Selon lui, c’est donc une très mauvaise politique. Il faut la revoir, ajoute-t-il dans ses propos. Pour Mathias Dzon, il faut abandonner cette mauvaise politique qui a généré la dette.

Il a fait comprendre aussi que, seul un programme d’ajustement avec le FMI peut sauver ce pays Pays pétrolier, le Congo qui a atteint le point d’achèvement de l’initiative [i« Pays pauvres très endettés (PPTE) »], en 2010. « Du coup, sa dette a été ramenée à un niveau soutenable, soit 20% de son PIB » poursuit-il.

En somme, ces derniers mois, cette dette est passée à 120% du Produit intérieur brut (PIB). Il est bon d’indiquer que « le chiffre ne manque pas de surprendre, notamment l’opposition, d’autant plus que le pays a enregistré d’importants excédents budgétaires entre 2003 et 2014 ».

Pour l’opposant congolais et ancien ministre des Finances, Mathias Dzon, les autorités doivent revoir leur politique budgétaire. Il est d’avis que c’est une nécessité fondamentale. En conséquence, l’opposant Congolais invite les autorités de ce pays à tirer les conséquences de leurs erreurs.

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