Tunisie : Le gouvernement irait seul dans les réformes, faute de consensus,...

Tunisie : Le gouvernement irait seul dans les réformes, faute de consensus, selon Ben Gharbia

par -

Si l’UGTT dispose d’un programme politique, qu’elle le dévoile et gouverne le pays… elle est tenue de présenter des solutions réalistes, car le report des négociations et leur obstruction sont une perte de temps qui précipitera le pays dans une grave crise », a déclaré mardi le ministre des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme Mehdi Ben Gharbia.

S’exprimant sur Mosaïque fm, il a ajouté que le principal problème tient aux finances publiques qui phagocytent les ressources de l’Etat, affirmant la nécessité impérieuse de trouver séance tenante une solution à la question des entreprises publiques.

« L’Organisation ouvrière est dans son rôle lorsqu’elle défend les droits de ses adhérents dans la cadre des cadres juridiques autorisés, et le nôtre consiste à défendre l’Etat et ses équilibres financiers…nous préferons en découdre avec l’UGTT au sujet des augmentations salariales plutôt qu’être dans l’incapacité de payer les traitements des fonctionnaires », a-t-il dit.

Le ministre a souligné que les dettes ont obligé les gouvernements successifs à augmenter les impôts, ce qui s’est reflété sur les prix et entraîné la hausse du coût de la vie. Il a estimé que la masse salariale en Tunisie est la plus forte au monde alors que les caisses sociales sont en proie à une crise asphyxiante avec des dettes totalisant 6,500 milliards de dinars. « Nous inclinons à lancer les réformes à l’enseigne du consensus, sinon nous serons dans l’obligation d’y aller seuls, même en l’absence d’un accord, et ce pour éviter que le pays ne coule », a-t-il prévenu.

Ben Gharbia a indiqué que « faute de réformes, nous courrons le risque d’une rupture avec les institutions financières internationales, et ce faisant, nous ne trouverons à plus de quoi financer le budget de l’Etat », soulignant la nécessité d’arriver à un accord sur ces points avant trois mois, et estimant que tout dialogue n’incluant pas un calendrier clair pour la mise en œuvre des réformes est une pure perte de temps.

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire