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Tunisie : Sahbani, n’est pas mon gendre et l’interdiction de voyage sera levée, dit Dillou

L’affaire des blessés de la Révolution et les familles de martyrs ne cesse de défrayer les chroniques, surtout avec les derniers événements où des personnes prétendent avoir été maltraités et même agressés au sein du ministère des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle lors d’un sit-in observé le mardi 27 mars 2012.Une action qui avait beaucoup ému le grand public et ce, malgré la décision prise par le ministère de tutelle d’envoyer à l’étranger 17 blessés de la révolution pour soins.

Une raison qui a obligé, Samir Dilou, le ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle et porte-parole du Gouvernement, à organiser un point de presse afin de défendre la position de son ministère, fortement critiqué par les différentes composantes de la société civile et les associations, à l’instar de l’association tunisienne de lutte contre la torture et dont la présidente a fermement condamné l’intervention policière au sit-in des blessés de la révolution

Dilou se défend et promet soins et transport gratuits à l’étranger.

A ce propos, Samir Dilou n’a pas cessé d’affirmer qu’il s’agit de mensonges à vocation politique pour semer le chaos. «J’ai lu plusieurs journaux et je suis vraiment étonné, car les informations publiées ne reflètent pas la réalité de la manifestation. Aucune intervention musclée n’a été enregistrée» affirme le ministre Dilou. Et le ministre de la justice transitionnelle d’ajouter que, «nous avons discuté avec les blessés de la révolution. Personnellement j’étais en voyage et je suis rentré rapidement pour les écouter, leur expliquer que les procédures sont en cours, et j’ai leur ai promis d’accélérer les travaux d’investigations sur les dossiers des blessés et martyrs de la révolution». Il a ajouté que son département concentrera ses efforts sur le réglement des questions relatives à la gratuité du transport, la gratuité des soins et le voyage des blessés à l’étranger. Il a insisté sur le fait que les dédommagements ne bénéficient qu’à ceux qui sont morts pour la bonne cause. Il a par ailleurs, fait remarquer que l’Etat du Qatar et la Turquie ont proposé à la Tunisie de prendre en charge le coût des soins d’un certain nombre de blessés de la révolution, que ce soit dans des cliniques qataries ou dans des cliniques d’autres pays étrangers. Le porte-parole du gouvernement a, également, indiqué que l’Allemagne avait, à son tour, avancé une proposition similaire, à condition d’envoyer une commission médicale pour s’assurer des cas qui nécessitent le voyage à l’étranger.

A part les fictifs, ils recevront tous les indemnisations.

Traitant du dossier de l’indemnisation des blessés de la révolution, il a précisé que plusieurs personnes ayant bénéficié du versement de la première tranche des indemnités, étaient des blessés fictifs. Le ministère, a-t-il ajouté, poursuivra le versement de la deuxième tranche des indemnités allouées aux blessés sur la base du principe de la continuité de l’Etat et de la responsabilité étatique.

Il a, en outre, dit que le traitement du dossier des martyrs et des blessés de la révolution pose des problèmes à caractère juridique, et qu’il s’est effectué dès le départ sur une base politique et non juridique. Le ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle a indiqué que le département n’a pas encore reçu la liste définitive des blessés et martyrs de la révolution, précisant que trois listes ont été établies à cet effet par le ministère de l’Intérieur, par le Haut comité des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la commission nationale d’investigation sur les abus enregistrés durant la révolution.

Levée, dans 15 jours, de l’interdiction de voyager sur les 465 hommes d’affaires.

Pour la listes des hommes d’affaires interdits de voyage, le ministre des droits de l’homme et de la justice transitionnelle a annoncé que les efforts se multiplient actuellement pour la mise en place d’un processus relatif à la levée de l’interdiction de voyager contre les hommes d’affaire, et ce dans deux semaines au plus tard. Cette affaire sera traitée dans le cadre du respect strict de la loi et de la transparence, a-t-il indiqué, relevant que cette procédure d’interdiction a beaucoup nui à l’économie du pays.

Sur un autre plan, Dilou a démenti les rumeurs qui circulent ces derniers jours à propos de liens de parentés supposés entre lui et le nouveau Gouverneur Nahdhaoui de Zaghouan. « Ces pratiques nous rappellent celles du régime déchu. Je n’ai jamais nommé personne et je ne suis pas disposé à embaucher un membre de ma famille. Il s’agit de mensonges, je suis prêt à confronter tout ceux qui prétendent la nomination de mon gendre».

A propos de la justice transitionnelle et de la loi qui serait actuellement en préparation sur le sujet de la réconciliation nationale, le ministre Samir Dilou a évoqué un consensus national qui s’est dégagé entre le gouvernement, l’opposition et la société civile, pour qu’une instance indépendante prenne en charge ce dossier. Dilou a aussi annoncé la tenue, le 14 avril prochain, d’une conférence nationale qui sera présidée par les trois présidences et l’adoption prochaine d’une législation devant régir la justice transitionnelle ».

Nadia Ben Tamansourt

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