Dans des déclarations mardi 17 octobre à Radio Express FM, le fiscaliste Mohamed Salah Ayari a estimé que le projet de loi de finances pour 2024 est équilibré, stipulant à la fois des avantages, des exonérations, certaines aides ainsi que des dispositions de lutte contre l’évasion fiscale, prenant ainsi en considération certains points avancés au cours de sa discussion par le Conseil national de la fiscalité.
Le taux de croissance prévu pour 2024, soit 2,1% est ambitieux, en raison des circonstances mais accessible, à condition de réussir la saison touristique prochaine et la saison agricole dont le rendement, cette année 2023, a été « catastrophique », a-t-il dit, exprimant, néanmoins, sa crainte que le prix de référence du pétrole retenu, soit 81 dollars le baril, ne cadre pas avec l’éventualité d’une hausse plus importante dans ce domaine, au vu de l’instabilité du contexte international et de la baisse de la production par les membre d’OPEP+. 90 dollars aurait été plus indiqué, a-t-il affirmé.
Il a enregistré avec satisfaction la création d’une ligne de crédit de 20 millions dinars en faveur de l’autonomisation économique des couches vulnérables, évoquant des dispositions stipulées dans le cadre du PLP 2024 en vue de maîtriser les prix du sucre et du café en donnant à l’Office tunisien du commerce de suspendre l’application de la TVA sur l’importation de ces deux produits, à l’instar de ce qui a été fait auparavant pour le sucre et le riz.
Mohamed Salah Ayari n’a pas écarté l’inclusion d’une amnistie fiscale dan le cadre du PLF 2024 , lors de sa discussion par l’ARP.
Il a mentionné également les baisses des taxes sur certains articles à caractère agricole, propres à contribuer à la baisse du coût de production en agriculture, parallèlement à la mobilisation de nouvelles ressources financières au profit du fonds de promotion de l’huile d’olive tunisienne pour valoriser son conditionnement en bouteilles, en majorant la taxe sur l’exportation de l’huile d’olive en vrac, de 1% actuellement à 2%.








