AccueilMondeVance au Pakistan pour des pourparlers avec l'Iran 

Vance au Pakistan pour des pourparlers avec l’Iran 

Le président Donald Trump charge le membre de son entourage qui semble avoir été le plus réticent à défendre le conflit avec l’Iran de trouver une solution à la guerre qui a débuté il y a six semaines et de contrer la menace stupéfiante du président américain d’anéantir « toute la civilisation iranienne ».

Le vice-président JD Vance, qui s’est longtemps montré sceptique à l’égard des interventions militaires étrangères et s’est exprimé ouvertement sur la perspective d’envoyer des troupes dans des conflits sans fin, part CE vendredi pour mener des pourparlers de médiation avec l’Iran dans la capitale pakistanaise, Islamabad, a rapporté l’Associated Press.

Cette situation survient alors qu’un cessez-le-feu fragile et temporaire semble au bord de l’effondrement. Le fossé entre les revendications publiques de l’Iran et celles des États-Unis et de son allié israélien paraît infranchissable. Aux États-Unis, où Vance pourrait solliciter l’investiture des électeurs dans deux ans pour devenir son prochain président, la pression politique et économique s’accroît pour y mettre fin.

Vance est accompagné de l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et du gendre de Trump, Jared Kushner, qui ont participé à trois séries de pourparlers indirects avec des négociateurs iraniens visant à apaiser les inquiétudes américaines concernant les programmes d’armement nucléaire et balistique de Téhéran et son soutien aux groupes armés supplétifs au Moyen-Orient, avant que Trump et Israël ne lancent la guerre contre l’Iran le 28 février.

L’arrivée de Vance pour les négociations marque un rare moment d’engagement de haut niveau entre le gouvernement américain et le gouvernement iranien. Les deux camps devront surmonter de nombreuses difficultés pour progresser.

Presque immédiatement après l’annonce d’un cessez-le-feu temporaire par la Maison Blanche et l’Iran mardi soir, les deux parties se sont retrouvées en désaccord sur les termes de la trêve.

L’Iran a insisté sur le fait que la fin de la guerre israélienne au Liban faisait partie intégrante du cessez-le-feu. Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Donald Trump ont affirmé que la trêve ne concernait pas le Liban et que les opérations israéliennes s’y poursuivaient.

Les États-Unis, de leur côté, ont exigé que l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz. La République iranienne avait fermé cette voie maritime essentielle en réponse à l’intensification des attaques israéliennes contre Hezbollah au Liban.

Jeudi soir, Trump a déclaré que l’Iran « faisait un très mauvais travail » en autorisant le passage des pétroliers, écrivant sur les réseaux sociaux : « Ce n’est pas l’accord que nous avons ! »

La porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a déclaré que Vance, Witkoff, Kushner et le secrétaire d’État Marco Rubio « ont toujours collaboré à ces discussions » et que Trump était optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord durable pendant le cessez-le-feu de deux semaines. « Le président Trump a prouvé qu’il pouvait conclure de bons accords au nom des États-Unis et du peuple américain, et il n’acceptera que celui qui privilégie l’Amérique », a affirmé Kelly.

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