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Moncef Marzouki, Tunisie

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Le président de la République provisoire de la Tunisie

Le président de la République provisoire de la Tunisie, Moncef Marzouki, est-il l’authentique représentant des Tunisiens à l’étranger ? En tout cas, sa façon de s’habiller lui a valu le titre guère enviable de chef d’Etat arabe le moins élégant de tous ses pairs présents au sommet de Doha.

Non seulement parce qu’il ne porte pas de cravate, ce qui n’est pas nouveau chez lui, mais aussi parce que son accoutrement pèche par une bigarrure qui n’a pas échappé aux journalistes qui ont couvert ces assises et qui l’ont choisi comme la personnalité la moins bien habillée de tout ce conclave, selon le journal Al Qods Al Arabi.

Plus particulièrement, ils ont relevé que ses chemises ne sont nullement assorties avec ses costumes, ce qui n’est pas rare non plus chez notre président qui affectionne le burnous lequel lui va comme un gant.

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 Moncef Marzouki a assuré dans un entretien à l'AFP que son pays n'était pas menacé par un islamisme extrémiste

Moncef Marzouki a assuré dans un entretien à l’AFP que son pays n’était pas menacé par un islamisme extrémiste, soulignant par ailleurs que le pouvoir n’était pas tenu par les seuls islamistes d’Ennahda mais partagé avec des partis de centre-gauche.

Le président provisoire de la République, qui se rend en France du 17 au 19 juillet, a souligné que cette visite visait à « effacer » des tensions, la France ayant eu une attitude équivoque lors de la révolution de janvier 2011i.

Avec l’arrivée à la présidence de François Hollande, « l’atmosphère psychologique est nettement meilleure », a-t-il dit.

Concernant le danger d’un islamisme extrémiste en Tunisie, il a jugé que le salafisme était « une nuisance, mais ce n’est pas une force de nuisance capable de mettre en danger la république ».

« L’affirmation que la Tunisie est gouvernée par des islamistes est une aberration. La Tunisie est gouvernée par une coalition (…) où les partenaires laïques ont autant de poids que le partenaire islamiste », a-t-il assuré.

« Ennahda, ce sont des gens que nous avons d’une certaine façon convertis, entre guillemets, à la démocratie dans les années 1980 et 1990 », a-t-il expliqué, y voyant un équivalent d’un « parti chrétien-démocrate en Europe ».

Marzouki a martelé ne pas avoir « vendu (son) âme au diable », saluant une « expérience unique dans le monde arabe » pour « éviter la confrontation idéologique ».

Il a souligné qu’Ennahda s’était ré-engagé au respect des droits de l’Homme, de la femme et des libertés après la crise politique provoquée fin juin par l’extradition, sur ordre du chef du gouvernement, l’islamiste Hamadi Jebali, sans l’aval de la présidence, de l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

« Cette coalition a failli exploser justement parce qu’il y a eu manquement à l’un des accords principaux: on ne touche pas aux droits de l’Homme », a-t-il dit, affirmant avoir mis sa « démission en jeu ».

« J’ai reçu toutes sortes de garanties de la part d’Ennahda et du Premier ministre », a encore assuré Marzouki.

Enfin, sur le plan institutionnel, le président s’est dit sûr qu’un compromis sur la future Constitution serait trouvé pour que des élections aient lieu au printemps 2013, alors que Ennahda insiste sur un parlementarisme pur et que ses alliés veulent un régime mixte.

« Ennahda fonctionne dans le consensus (…) j’imagine que la sagesse politique leur commandera de négocier un régime qui sera semi-parlementaire, semi-présidentiel », a-t-il dit.

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Le président provisoire de la République et fondateur du parti Congrès pour la République (CPR)

Le président provisoire de la République et fondateur du parti Congrès pour la République (CPR), Moncef Marzouki, a créé l’événement au congrès du mouvement islamiste Ennahdha, en s’abstenant d’y assister.

Expliquant cette absence, Moncef Ben Salem, ministre nahdhaoui  de l’Agriculture,  affirmé, sur les ondes de ShemsFm, que  Moncef Marzouki a  pris sur lui  de s’en tenir à l’engagement de n’assister à aucun congrès de quelque parti politique que ce soit, mettant ainsi en œuvre a contrario  une nouvelle  application  du principe de la « clause de la nation la plus favorisée », une disposition garantissant à des pays tiers des avantages commerciaux égaux à ceux dont bénéficie la nation la plus favorisée, et visant à assurer la non-discrimination entre les États en matière de politique commerciale.

Le ministre Ben Salem  a  indiqué que Moncef Marzouki, en sa qualité de démissionnaire de son poste de leader du CPR, préfère rester à l’écart des activités des différents partis politiques. 

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Selon des sources proches du mouvement Ennahdha citées par Al Jarida

Selon des sources proches du mouvement Ennahdha citées par Al Jarida, un courant majoritaire au sein du parti islamiste pousse vers le limogeage de Moncef Marzouki , président de la République provisoire

Il ressort d’une série de consultations et de réunions une nette intention d’écarter Moncef Marzouki devenu « un danger pour la stabilité du pays », surtout après la « prolifération de ses décisions puériles et improvisées qui ne tiennent pas compte des intérêts du pays ».

La dernière en date de ces décisions est le refus de Marzouki de signer deux projets de lois relatifs à des institutions financières internationales, refus qu’un expert économique cité par Al Jarida , a jugé comme relevant du « terrorisme économique  susceptible d’entraver complètement l’économie du pays ».

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Selon un communiqué publié sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République ce mercredi 27 juin

Selon un communiqué publié sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République ce mercredi 27 juin, le président de la République provisoire, Moncef Marzouki a refusé de signer deux projets de lois relatifs à l’amendement de la convention de création du Fonds Monétaire International (FMI) et à l’augmentation de la contribution de la République tunisienne au Fonds (258.7 millions de dinars de droits de tirage spéciaux).

Le président de la République s’est appuyé sur l’article 11 de la loi d’organisation provisoire des pouvoirs publics, et a demandé le report de la signature pour examen du projet de loi élaboré par un groupe d’élus à l’Assemblée nationale constituante, au sujet de l’audit de la dette tunisienne contractée auprès des institutions internationales et des pays étrangers.

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Le même président provisoire

Le même président provisoire, Moncef Marzouki qui voulait reprendre l’indépendance de la Banque Centrale tunisienne, a prêché mercredi dans un séminaire organisé à Tunis, la stricte séparation entre les structures de contrôle, financier et administratif, et les trois pouvoirs en Tunisie. Pour celui qui voulait renvoyer le Gouverneur de la BCT jaloux de l’indépendance de l’institut d’émission, il faut créer un haut comité du contrôle économique et financier qui soit indépendant !!

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Il y a quelques jours

Il y a quelques jours, le président provisoire tunisien Moncef Marzouki, entrait fièrement dans son bureau de la salle Hannibal à la Présidence de la république tunisienne. On voyait, chez «Essaraha Raha» [qu’on ne retrouve d’ailleurs plus sur le site d’Hannibal TV] un majordome entre, lui remet quelques dossiers prioritaires, ceux dont il avait quelques minutes auparavant, dit qu’il lisait au commencement de chaque jour d’un travail pénible.

L’animateur Samir Wafi demande au Président de lire à haute voix. Il tint à rester discret sur le contenu de ces rapports sur l’état général du pays, écrits par les différents services de sécurité, connus et moins connus. Un à un Marzouki passe alors en revue les noms de plusieurs gouvernorats de la Tunisie. Une à une défilaient les remarques de ses services de sécurité, avec un seul mot que répétait le Président provisoire : R.A.S !!!

Quelques jours à peine après ces fameux rapports des services de sécurité, ministère de l’intérieur et de la défense compris, éclataient les violences dans différentes régions de la même Tunisie dont parlaient ces rapports !!!

Cela, on s’en doute même si on l’oublie dans le tourment des douloureux évènements que vit la Tunisie du gouvernement de la troïka (Ennahdha, CPR et Ettakattol) appelle quelques remarques et met à la lumière plusieurs hypothèses :

– Marzouki ne lisait pas les vrais rapports.

Tous les Tunisiens, ou presque, ayant vécu les nuits de braise et de violences qu’étaient celles du lundi et du mardi, se demandent maintenant si Marzouki parlait bien de la même Tunisie qu’avaient vécu les juges dont les tribunaux ont été incendiés, les policiers dont les postes ont été détruits et les citoyens qui étaient obligés de se terrer à 21 heures du soir chez eux ?

On se demande aussi, si Marzouki lisait bien des rapports d’honorables instances de sécurité comme le ministère de l’intérieur et le ministère de la Défense, ou est-ce qu’il était simplement dans sa campagne électorale qui lui imposerait de faire croire que «tout va très bien Madame la Marquise» et de mentir aussi délibérément au peuple dont il espère les voix pour les prochaines présidentielles ?

– Marzouki lisait bien de vrai rapport, mais avec un autre contenu.

Comme tous les Tunisiens, qui reviennent maintenant comme nous sur cette fameuse publicité préélectorale de Moncef Marzouki, nous nous demandons aussi, si ce n’était pas bel et bien de vrais rapports, mais que le président provisoire avait préféré en cacher le vrai contenu et ne dire au peuple que ce qu’il voulait entendre ou ce que le Président de la république voulait qu’il entende de celui à qui il fait confiance ?

On se demanderait alors quelles sont les raisons de ce mensonge politique ? Sont-ce uniquement de simples raisons électoralistes qui auraient poussé le Président à cacher la vérité à son peuple ? Aurait-il oublié que «la corde du mensonge est courte» comme le dit un proverbe tunisien ? Marzouki avait bien dit connaître des choses que ne connait pas la presse. Que seraient alors ces vérités que le Président de la république voulait cacher ?

– Marzouki lisait de vrais rapports où il n’y avait rien d’alarmant !

Ne restera alors que cette hypothèse, par ailleurs très dangereuse, que Moncef Marzouki disait bien la vérité en affirmant que tout allait bien dans toutes les régions de la Tunisie, d’après les rapports qu’il lisait en Boustrophédon. Hypothèse, très dangereuse, car elle signifierait deux choses.

La première est que tous les services de sécurité étaient HS, hors réseau, déconnectés de la réalité d’un pays qu’ils disaient surveiller. Avec toute leur puissance, humaine et matérielle, ces services de sécurité, de renseignement et d’intelligence, n’auraient pas ainsi pu prévoir ce qui allait se passer et donc anticiper, ce qui devrait être l’essence même de tout service de renseignement. Et donc, n’est-il pas impropre de compter sur tous ces réseaux pour gouverner un pays encore en forte effervescence ?

La seconde est que tous ces services, de sécurité et de renseignement, du ministère de l’intérieur avec ses deux composantes de police et de garde nationale, du ministère de la Défense dernier bastion de l’Etat et dernier rempart contre tout danger, savaient des choses qu’ils ne mettaient pas dans les rapports, remis chaque jour au Commandant supérieur des forces armées de la Tunisie. On se demanderait alors, plus inquiets que jamais, POURQUOI ?

Qui répondra à toutes ces questions ? Marzouki lui-même ? Ali Larayedh ministre de l’Intérieur ? Abdelkrim Zbidi ministère de la Défense ? Ou aucun ?!!

Khaled Boumiza

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Un gros coup de Pub pour un personnage public depuis longtemps en campagne

Un gros coup de Pub pour un personnage public depuis longtemps en campagne électorale, cette émission d’Hannibal TV sur le président provisoire tunisien Moncef Marzouki. Déjà au pinacle des sondages d’opinion qui le donnent meilleur détenteur de la confiance des Tunisiens, Moncef Marzouki se voit gratifier de plus d’une heure où on ne parle que de lui, où on ne montre que lui et où on ne fait l’apologie, que de ce qu’il fait, ce qu’il pense, de sa vision du présent et de l’avenir, encore fragile, sous valium nahdhaoui et pas encore sous perfusion économique. Une Tunisie, fortement influençable !

Cette longue interview, non conventionnelle de Marzouki, appelle plus d’une remarque, sur les messages, parfois même subliminaux qu’elle transmet ou qu’elle dégage. Loin d’être une émission aux questions improvisées et aux réponses spontanées, comme tient pourtant à le faire remarquer l’animateur, l’émission était bien compartimentée entre messages politiques, économiques, sociaux et de relations internationales. Voici, en désordre, les principales remarques qu’on pourrait faire et qui démontrent que cette communication dégage un fort relent électoraliste.

 

– Un Président dynamique, en face d’un Chef de gouvernement malade à réplétion.

Dès les premières minutes de l’émission, on voit débouler un président, marchant à pas rapides et décidés, qui respire le dynamisme, laissant loin derrière lui le groupe de son équipe qui le poursuivait avec peine. Un président, en campagne, qui rejoint d’un pas ferme son bureau où l’attendent les dossiers qu’il commence par lire et se met au travail de bonne heure.

Cette image est à mettre en opposition avec celles où il parle de Hammadi Jbali, comme d’un homme fatigué, diabétique, hypertendu (souffre de l’hypertension artérielle) et qui risquerait un jour de «nous mourir entre les bras». Presqu’à chaque fois où il parle de Jbali, comme au Qatar, il évoque un Jbali fatigué et malade. C’est même lui qui révèlera en premier, sa maladie et ses séjours en hôpital.

Lorsqu’on met face à face ces deux images, l’une vue et l’autre suggérée, dans le cadre d’une campagne électorale avant terme, on comprend bien que le seul choix, subliminal, laissé aux Tunisiens, prochains électeurs, est entre un homme qui respire la bonne forme, en face d’un homme toujours malade, les pieds presque dans la tombe !

– Tout va très bien Madame la Marquise !

Tout au long des plus de 90 minutes que durent les images des interviews de Moncef Marzouki, le président provisoire qui s’accroche à sa chaise, refuse de démissionner comme il l’avait promis et se moque de ceux qui l’appellent provisoire et souhaiteraient qu’il «foute le camp » [selon sa propre expression dans le programme TV], n’a cessé de dire aux Tunisiens moyens que «tout est pour le mieux », même si ce n’est pas dans le meilleur des mondes.

C’est ainsi que lui va bien, que le gouvernement va bien, que la troïka va bien, que la situation politique va bien, que l’économie s’améliore. «Les investisseurs font la queue à nos portes et la situation économique s’améliore, les IDE vont de mieux en mieux. Le problème est du côté des Médias. J’ai une image très claire de ce qui se passe et je sais ce que les médias ne savent pas», dit Marzouki aux désespérés prêts à s’accrocher au moindre fil d’araignée. Marzouki nous lit aussi, très sommairement ce qu’il dit être des rapports sur l’état sécuritaire des régions. A l’entendre, tout va bien dans toutes les régions où la presse rapporte des grève, des Sit-in, de la casse, des accrochages. Il n’y a rien de tout cela, selon Marzouki et le pays est calme, finissant par lancer comme un slogan publicitaire bas de gamme : «Le palais de Carthage, l’endroit où se créé l’espoir et où on ne donne pas d’ordres» ! Marzouki en profite même pour répondre indirectement à Maya Jribi, que «tout ceux qui disent qu’ils peuvent changer les choses en 6 mois, sont des menteurs qui trompent les citoyens».

Toujours dans sa logique électorale, Marzouki oublie de dire, lorsqu’il affirme que «tout va très bien Madame la Marquise», que c’est grâce au travail du gouvernement. Là, c’est uniquement lui et la Présidence qu’il met en valeur, non Jbali ou Ben Jaafar qu’il ne citera pas une seule fois durant plus d’une heure.

 

– Somnifère pour la concurrence.

D’abord, cette interview ne cible, ni la classe politique, ni l’opposition et encore moins le reste de l’intelligencia tunisienne. Son contenu et ses messages sont exclusivement orientées vers la grande masse de la population tunisienne, celle qui s’émeut à regarder «Al Moussamah Karim» et les émissions populeusement similaires de Hannibal, celle qui adore se regarder déballer étaler son linge sale en public et se reconnaitre dans ceux qui le font. Sachant très bien que les gouvernants regardaient aussi l’émission et pourraient en retirer les mêmes conclusions que tous les intelligents de la Tunisie, Moncef Marzouki leur sert le somnifère de l’obédience pour la politique du gouvernement dès la 25ème minute de l’émission. «Je soutiens le gouvernement et le Chef du gouvernement » dira-t-il une première fois, avant d’y revenir et de répéter pratiquement, comme une excuse publique, la même phrase mot par mot. Il n’oubliera pas au passage, de désavouer ses conseillers en traitant même leurs déclarations de «adolescence politique».

Il double la dose, de somnifère politique, en défendant que « on ne peut pas faire le bilan d’un gouvernement qui n’a que 5 mois » et que «ceux qui demandent la chose et son contraire, les mesures urgentes et les réformes structurelles, font un faux raisonnement». Tout cela, on s’en doute bien, est orienté vers le gouvernement pour le tranquilliser sur son obédience totale et pour qu’il puisse continuer, calmement et sans mettre le reste de ses confrères à la troïka, en colère, avec le risque même de voter une motion de censure contre lui pour dépassement de ses prérogatives ou pour avoir enfreint les accords de coalition, comme lorsqu’il parle de manière complètement discordante, même avec la voix ou la plume de ses Conseillers. L’avenir politique de Marzouki est en danger, du fait même de la situation d’un Palais sans pouvoirs. S’il l’accepte, il sera, à terme, politiquement enterré. S’il bouge trop, il devra marcher sur une corde raide et faire attention à se mettre en évidence, sans trop éveiller la méfiance !

– Massage au Salafistes : Cool… Nous agirons «en toute justice, pas en toute fermeté».

Toujours en campagne électorale, en perspective des prochaines présidentielles, Marzouki a aussi tenu, à travers «Essaraha Raha» un important message au Salafiste, seule menace réelle pour la Tunisie. Il évite ainsi de les diaboliser, pour qu’il puisse rester en odeur de sainteté avec eux et qu’ils n’en fassent pas un ennemi à abattre. «C’est juste des perturbateurs qui ne représentent aucun danger», dit-il d’eux. Et d’ajouter, en guise de demande de trêve, tout en paraphrasant la célèbre phrase de l’ancien Président tunisien, que «nous agirons en toute justice, pas en toute fermeté». Et lorsqu’on sait que les salafistes de l’affaire Soliman ont été libérés, que les Salafistes de Bir Ali Ben Khalifa font l’objet d’un Sit-in de leurs camarades à Sfax et que beaucoup d’autres, arrêtés dans le cadre d’évènements survenus en Tunisie, ont été libérés avant même de passer en justice, on comprend bien l’avenir que leur réservera la justice de Moncef Marzouki.

– Il noue sa propre toile, autour de l’UGTT.

Il ne fait aucun doute que l’image de Moncef Marzouki, dont les services de communication ont certainement visionné toute l’émission avant diffusion et peut-être même participé au montage, rencontrant de façon «fortuite», un membre influent de la centrale syndicale UGTT, est l’un des moments forts de l’émission.

Adnane Hajji est incontestablement, l’homme fort de tout le bassin minier tunisien. Tout passe par cet homme, les grèves comme les trêves, la «guerre» comme la paix dans cette région qui a été une des plus importantes articulations de la Révolution et qui restera un coefficient important dans l’avenir de la Révolution et partant de la Tunisie de l’après Révolution.

Marzouki ne l’a pas reçu à Carthage. Il ne l’a pas reçu dans sa maison. Il l’a reçu chez des amis, loin des regards officiels. Il nous semble aussi, très improbable que les hôtes de Marzouki à Kssibet Medyouni, ne l’aient pas avertit de cette visite. On ne connait pas l’objet de cette visite, loin des quartiers généraux de l’un et de l’autre, mais nous croyons que la diffusion de cette image recèle un important message. D’abord celui de Hajji à ses ennemis, ensuite celui de Marzouki à ses concurrents politiques. Pour Marzouki, nous croyons que cela cadre aussi, dans sa campagne électorale, d’autant qu’il annonce même une prochaine visite dans le fief de Hajji.

– Immanquablement, Moncef Marzouki a réussi là où Ennahdha a lamentablement échoué. Excentrique, imprudent, un sens aigu du bagou et de la réplique, ne prenant jamais au sérieux le vide de ses prérogatives, présent sur les lieux où ses concurrents sont absents et tirant profit des bévues de la concurrence, Moncef Marzouki a fini par attirer sur lui les lumières et à atterrir même sous les feux de la rampe, comme celles de Julian Assange de Wikileaks.

 

Mieux, il soigne sa communication, choisit ses interlocuteurs journalistes et peaufine son image de président accessible [Il ouvre grandes ouvertes les portes, comme le dit uniquement peut-être, d’un palais qui avait l’image d’un très luxueux bunker et celles de son refuge à Sousse, au milieu d’un quartier somme toute populaire et avec des meubles de Monsieur-tout-le monde], non conformiste [Des costumes à 200 DT comme le dit, qui parle de sa mère, montre ses amis et son neveu, refuse d’exposer sa famille et déjeune chez ses modestes amis], alerte et dynamique [Faisant de la marche à pas rapide avec un commentateur qui le met en exergue et qui se déplace beaucoup dans les régions], la tenue décontractée, un brin délaissé même [Sans cravate et des chaussettes bleus qui attirent l’attention, bien qu’elles soient de mauvais goût à en croire les commentaires sur les réseaux sociaux].

Mais aussi un président qui contrôle tout et donc qui a de l’autorité [Faites un Zoom sur son geste lorsqu’il arrête l’interview ou lorsqu’il ne fait entrer le journaliste qu’au moment où s’allume le voyant vert sur la porte de son bureau], qui ne se préoccupe pas de l’argent [la Tunisie s’en rendra compte lorsque je ferais déclaration de mes biens dit-il en refusant pudiquement de parler de son salaire de Chef d’état] et qui se préoccupe tellement de son peuple qu’il ne dort que très peu [Je dormais mieux en prison disait-il], évitant de blasphémer le symbole bourguibien, mis en évidence depuis la Révolution pour suicider l’image de Ben Ali [Il habite dans une autre aile du palais et refuse de dormir dans le lit de Bourguiba ou de prendre son bureau]. Tout cela, était loin d’être fortuit, mais bien étudié et monté.

Hannibal TV, chaîne populiste avec certains de ses programmes connus et suivis, avait même pris soin de faire un teasing sur les colonnes de certains journaux. Résultat, un audimat de 56.7% des tunisiens, contre 13.3% pour la Watanya 1, éclipsant royalement Rached Ghannouchi.

L’interview de Marzouki, s’inscrit ainsi, sans aucun doute, dans le cadre, illégal, d’une campagne électorale prématurée. Elle vise en premier lieu, son dauphin dans tous les sondages d’opinion sur la confiance de la population dans ses dirigeants, qu’est Hammadi Jbali dont il creuse, calmement, par à-coup, tantôt en le défiant et tantôt en essayant d’endormir sa méfiance, la tombe politique.

A suivre donc !

Khaled Boumiza

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Pour le 5ème mois d’affilée

Pour le 5ème mois d’affilée, Moncef Marzouki perd du terrain mais demeure toujours en tête, avec une cote de confiance 73%. La prestation du Gouvernement satisfait 53% des Tunisiens, sa gestion du pays en satisfait 46%. 43% des Tunisiens sont satisfaits de la situation sécuritaire du pays. La prestation de l’opposition en satisfait 26%. 59% des Tunisiens satisfaits de la prestation des médias. 38% ne savent pas pour qui voter, et Marzouki recueille 16% d’intentions de vote. Ce sont là les faits saillants de la cinquième vague du baromètre politique réalisé par l’institut 3C Etudes a réalisé, du 21 au 26 avril.

Le président de la République, Moncef Marzouki , qui perd 5 points, conserve , toutefois, le premier rang en termes de la confiance des Tunisiens âgés de 18 ans et plus. 73% continuent à lui accorder leur confiance.

Dans sa foulée, et avec un taux de 63% d’avis favorables, le président d’Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar se place en 2ème position et distance le chef du Gouvernement, Hamadi Jbali de 2 points, qui se retrouve en 3ème position. En un mois, ceux-ci ont perdu respectivement 3 et 5 points.

A une dizaine de points, on retrouve la seconde paire inséparable depuis trois éditions du baromètre post-élections. Le Premier ministre sortant, partant tel un météorite, avait failli ravir la première place à Marzouki en janvier, avec un taux de confiance de 84%, ne se faisant distancer que de quatre petits points. Aujourd’hui, Béji Caïed Essebsi n’aligne plus que 56% d’opinions favorables. Position assez confortable, au demeurant, lui permettant de continuant à être le leader incontesté de l’opposition. Une confiance qui s’érode de 9 points toutefois par rapport au mois d’avril, tout comme le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi qui perd exactement 9 points pour atteindre un score de 52% après avoir gagné en compagnie de BCE 5 points, le mois précédent.

Nouvel arrivant dans le baromètre, Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur, recueille la confiance de 47% des Tunisiens. Ce taux de confiance est faible par rapport à ses pairs de la Troïka.

Quant aux autres membres de l’opposition, Maya Jribi, secrétaire générale du Parti Républicain, parti fondé par la fusion de plusieurs partis centristes et libéraux dont le PDP et Afek, ne perd qu’un point et enregistre 37% d’avis favorables. Ahmed Néjib Chebbi perd, quant à lui, 5 points et atteint son taux le plus bas, depuis le lancement du baromètre avec un score de 29%.

Puis vient le leader du Parti communiste des ouvriers de Tunisie, Hamma Hammami qui enregistre un taux de confiance de 25% en cédant 2 points le dernier mois.

Enfin, Ahmed Brahim, principale figure du Pôle démocratique moderniste, recueille 20% d’avis favorables. En perdant 5 points par rapport au mois précédant, il atteint le plus faible taux de confiance depuis janvier2012.

De façon moins individuelle, et fort probablement suite aux évènements du 9 avril, il est constaté une baisse généralisée de l’ensemble des figures concerné par baromètreet de manière très brutale, pour certains. Cela semble traduire un rejet de l’ensemble de la classe politique sans exception, qu’une grande part des Tunisiens, probablement la « majorité silencieuse » renvoie dos à dos en la jugeant incapable de trouver des solutions correspondant à leurs attentes notamment en termes de sécurité.

Pour ce qui est du gouvernement et sa façon de diriger le pays, 53% des Tunisiens affirment être satisfaits de sa prestation. Bien qu’il dépasse les 50%, ce taux est en baisse continue depuis le mois de février 2012 où il s’élevait à 66%. Parallèlement, 40% des Tunisiens se déclarent insatisfaits par la prestation du Gouvernement. Cette insatisfaction a pratiquement doublé par rapport au mois de février.

Concernant la façon de diriger le pays par le Gouvernement, seuls 46% des Tunisiens déclarent en être satisfaits, marquant au passage un glissement de 3 points. En parallèle, 47% déclarent leur insatisfaction par rapport à cette gestion.

Une nouvelle question a été ajoutée dans le baromètre politique, ce mois-ci, et va de pair avec l’entrée d’Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur. 43% des Tunisiens âgés de 18 ans et plus, déclarent être satisfaits de la situation sécuritaire contre 54% qui ne le sont pas.

Pour la prestation de l’opposition, la satisfaction oscille, depuis le mois de février entre 22% et 29%. 26% des Tunisiens déclarent être satisfaits par la prestation de l’opposition, au mois de mai 2012. D’un autre coté, le niveau d’insatisfaction atteint 56%, le taux le plus élevé enregistré depuis février 2012.

Pour leur part, les médias jouissent de la confiance de 59% des Tunisiens. C’est le meilleur taux de satisfaction enregistré de tous les indicateurs mesurés dans le cadre de cette édition du baromètre. Confiance qui cède toutefois deux points par rapport à son plus haut enregistré il y a un mois. En parallèle, 35% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation des médias.

Concernant les intentions de vote, 38% des Tunisiens ne savent pas pour qui voter. Ce taux est en forte progression depuis janvier 2012.

Moncef Marzouki, bénéficie de 16 % d’intentions de vote, en baisse toutefois par rapport au mois d’avril où son score était de 20%, encore en dégradation par rapport à janvier 2012 où il jouissait d’un très confortable 34%. Il conserve malgré tout une avance confortable face à son plus proche poursuivant Béji Caïd Essebsi qui est crédité de 8,1% d’intentions favorables contre 9,4% en avril. Indétrônable numéro 2, il faut rappeler qu’il était quand même à 18% au mois de janvier. Mustapha Ben Jaâfar baisse d’un point et récolte 5,4% d’intentions de vote et Hamadi Jebali garde pratiquement le même score puisqu’il ne baisse que de 0,4 points et s’attire les faveurs de 4,6% des Tunisiens. Curieusement, les intentions de vote pour Rached Ghannouchi se bonifient légèrement, de 0,6% par rapport au mois précédent pour atteindre un modeste 3% et Ali Laârayedh obtient le modeste score de 1,8%, alors qu’il n’enregistrait que 0,2% en avril et les mois précédents. Ahmed Néjib Chebbi ne glisse que de 0,3 points pour se retrouver avec un score de 1,7%. Tout cela profite à Kamel Morjane placé en embuscade, profitant probablement de la clôture des poursuites à son encontre, pour se glisser dans la liste des dix, avec 1,1% d’intentions de vote, juste devant Maya Jribi dont le score s’améliore de 0,3 points pour se situer à 1%. Finalement, c’est Hamma Hammami qui ferme la marche et qui fait les frais de ce turbulent mois d’avril puisqu’il perd pratiquement la moitié de son score d’avril pour se retrouver à 0,8% d’intentions de vote.

Quant à ceux qui ne se reconnaissent dans aucun candidat de la vie politique actuelle, ils s’élèvent à 7,8% alors qu’ils étaient 5,7% au mois d’avril, ce qui souligne une perte de confiance enregistrée inexorablement de mois en mois, depuis janvier 2012.

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L’état d’urgence sera-t-il maintenu ou

L’état d’urgence sera-t-il maintenu ou, au contraire, abandonné, après le 30 mars ? C’est la question qui se pose à quelques jours de la fin de la période de prolongation au 30 mars 2012,de l’état d’urgence, aux termes d’un décret pris par le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, le 31 décembre 2011.

Cependant et entre temps,  la loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, a transféré cette  prérogative relative à l’état d’urgence à l’Assemblée constituante, laquelle, et jusqu’à présent, ne semble pas avoir effleuré le sujet. Le silence des Constituants peut-il être interprété comme une annulation implicite de l’état d’urgence ? 

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Les interviews de Moncef Marzouki réservent toujours des surprises et on y apprend toujours plein d’informations. C’est ainsi le président

Les interviews de Moncef Marzouki réservent toujours des surprises et on y apprend toujours plein d’informations. C’est ainsi le président tunisien provisoire ne possèderait qu’une maison qui n’est pas terminée depuis 20 ans et que sa famille compterait  quatre diplômés chômeurs.

Marzouki ne semble pourtant pas encore disposé à publier l’état de sa fortune, comme il l’a dit à la chaîne TV libanaise, indiquant que cela ne pourra être vérifié qu’après la fin de son mandat. Le peuple voudrait pourtant tout savoir, pour lui, comme pour le chef du gouvernement et tous les ministres dont on n’a toujours rien vu des déclarations de fortune. Toute chose non publique pourrait bien être modifiée ou simplement détruite.

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Citant une source sécuritaire responsable

Citant une source sécuritaire responsable, Radio Shems FM rapporte que le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, a effectué, mardi matin, une visite impromptue à Hammam Bourguiba , dans la délégation d’Ain Drahem pour s’enquérir des dégâts occasionnés par la vague de froid , au cours des dernières semaines.

Moncef Marzouki devait se rendre dans différentes zones sinistrées, de même que dans les zones frontalières des gouvernorats de Kasserine et du Kef , à la suite de la tentative de nombreuses familles de martyrs de gagner le territoire algérien en signe de protestation contre le report du procès des martyrs de Kasserine et du Kef.

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Près de deux mois après son élection

Près de deux mois après son élection, les défis auxquels fait face  le nouveau président  tunisien, Moncef Marzouki sont redoutables. Plus d’un an après la révolution, la sécurité, du pays, les problèmes sociaux et surtout économiques sont immenses.

Dans une interview avec  Euronews, Le chef de l’Etat tunisien réclame  de la patience.

« Les gens doivent comprendre que le gouvernement n’est en fonctions que depuis  deux mois. Il a besoin de deux ou trois ans pour jeter les bases solides du  renouveau économique du  pays. Le gouvernement est en train de jeter les fondements  des réformes fondamentales dont nous verrons les résultats  au moins  dans cinq ans. C’est ce que les gens sont appelés à comprendre », a-t-i l dit.

Les Tunisiens ont célébré, le mois dernier, le premier anniversaire de la révolution, mais ailleurs, les batailles  du «  printemps arabe » font encore  rage, notamment  en Syrie. Le week-end dernier, la Tunisie est devenue le seul pays arabe à annoncer  son intention d’expulser l’ambassadeur syrien et d’arrêter de reconnaître le régime de Damas.

« Nous sommes le premier pays à réussir avec une révolution, nous sommes considérés comme un modèle, » a ajouté Marzouki . « Nous avons notre fierté nationale, mais nous avons aussi le devoir d’aider ce peuple. Comment pouvons-nous l’aider? Nous sommes contre l’intervention militaire, donc, au moins symboliquement, nous refusons d’accepter que le drapeau du régime Baath soit hissé  dans notre pays. Nous avons donc pris cette décision « , a-t-il conclu.

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Le président de la République provisoire

Le président de la République provisoire, Moncef Marzouki a décidé de commuer 122 condamnations à mort en peine d’emprisonnement à vie, a annoncé samedi la présidence de la république. Cette décision intervient à l’occasion du premier anniversaire de la révolution du 14 janvier. Le président de la République provisoire a aussi décidé d’amnistier et d’accorder la liberté conditionnelle à des centaines de prisonniers. En vertu de cette décision présidentielle, 3868 prisonniers ont bénéficié d’une amnistie spéciale et 4976 prisonniers ont obtenu la liberté conditionnelle.

La loi portant organisation des pouvoirs publics provisoires donne au président de la République le pouvoir d’accorder la grâce spéciale.

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A quel jeu se livre le nouveau Président tunisien

A quel jeu se livre le nouveau Président tunisien, Moncef Marzouki ?
La question devient d’une actualité brûlante, depuis que le Président de la République tunisienne, provisoire faut-il toujours le rappeler, a pris au sérieux ses nouvelles fonctions, pourtant dans un régime parlementaire où tous les pouvoirs de décision lui échappent, constitutionnellement, et se sont retrouvés, par son vote, entre les mains du Chef du gouvernement. Un chef de gouvernement qui n’a, officiellement et de fait, ni formé un quelconque gouvernement, encore moins pris ses fonctions, pour autant qu’il puisse justifier l’avoir consulté comme le stipule la nouvelle mini-constitution.

A aucun moment, dans ce texte voté par tous les membres de la troïka (dont le CPR, parti de Marzouki), on ne relève que le nouveau président peut ou a le pouvoir de décider de vendre ou d’acheter ou même de résoudre les problèmes des simples citoyens qu’il pourrait rencontrer en allant chaque matin à son bureau du Palais de Carthage.

Pourra-t-il honorer  ses décisions et tenir ses promesses ?


Depuis qu’il a pris possession du Palais présidentiel, le nouveau chef de l’Etat se démène comme un beau diable, organisant des visites surprises par-ci, par-là, un jour à Bizerte et l’autre voulant aller à Sidi Bouzid [où il avait pourtant été agressé lorsqu’il n’était qu’un chef de parti], sans se soucier de ce que cela demande en organisation, en diverses intendances sécuritaires notamment, vu la conjoncture qui prévaut dans certaines régions, déboussolant fortement les services de sécurité de la Présidence de la République. Que pourra y faire, cependant, un chef de l’Etat qui ne gère aucun budget pour ordonner des dépenses, qui ne peut nommer ni ministres ni PDG  pour ordonner la prise de décisions ou des recrutements ?

Constitutionnellement, ce même chef de l’Etat tunisien qui appelle à une trêve sociale et s’engage à démissionner s’il ne réussit pas et qui reçoit le SG de l’UGTT pour des questions qui ont trait directement au  travail d’un gouvernement qui ne s’était pas encore constitué, n’est pourtant chargé d’aucune des missions et des tâches du gouvernement. Il représente la Tunisie à l’étranger, signe les lois, nomme le chef du gouvernement, déclare la guerre et signe la paix, annonce les mesures d’urgence, signe les conventions, accore la grâce, nomme aux postes militaires après accord du chef du gouvernement, reçoit les accréditations des ambassadeurs, nomme les ambassadeurs sur proposition du chef du gouvernement et nomme le Mufti, c’est tout !

A-t-il, pour autant, les prérogatives, juridiques, pour disposer librement des choses, même celles qui l’entourent dans le Palais présidentiel qui sont propriété de l’Etat tunisien, d’en ordonner la vente ou la restitution ? A-t-il les prérogatives et les pouvoirs nécessaires pour ordonner la vente de tel ou tel bien de l’Etat tunisien, qui l’était avant la Révolution ou après la Confiscation ? On ne voit, dans la mini-constitution qu’il a certainement promulguée, rien qui lui donne de telles prérogatives !

 Qui osera acheter les anciens Palais de Ben Ali ?

A moins que le Chef de l’Etat ait reçu des prérogatives du chef du gouvernement ou qu’il ne cherche que de simples effets d’annonce pour redorer le blason d’un poste (Président de la République) dont il avait accepté démocratiquement qu’il soit dépouillé, ou encore à couper l’herbe sous les pieds de Hammadi Jbali en annonçant, lui-même, avant le chef du gouvernement, les mesures que ce dernier finira par prendre, à moins de tout cela, on ne voit pas trop bien ce à quoi riment toutes ces «décisions présidentielles» dans ce moment de vide exécutif apparent.De l’esbroufe, serait-ce encore le cas de cette décision du Président Marzouki de vendre les Palais présidentiels, à l’exception de celui où il siège ?Les palais présidentiels seraient plus d’une dizaine, entre ceux propriété de l’Etat et ceux découverts propriété de Ben Ali et donc confisqués. A part le fait d’annonce de Marzouki, il est important de rappeler certaines choses à leur propos.Vendre, c’est d’abord terminer le transfert de propriété de ces Palais à l’Etat.

Cela n’a pas encore été fait pour les Palais qui étaient la propriété de l’ancien Président, Zine El Abidine Ben Ali. Vendre, c’est aussi estimer ou faire estimer par des spécialistes, et cela demande l’annonce d’un appel d’offres pour une mission de ce genre. Vendre un tel patrimoine ne se fait pas aux enchères publiques, mais sur appel d’offres et tout un tas de procédures qu’il aurait été plus décent d’annoncer et de faire prendre, tant et si bien que le poste de Président de la République ne permet pas d’annoncer de telles choses. Vendre, c’est aussi trouver acheteur. On se demande, à ce titre, qui est l’homme d’affaires tunisien qui osera débourser les centaines de millions DT que coûtera l’un d’eux, à l’heure où le pays s’enfonce dans la crise économique ? Qui est l’homme d’affaires qui fera, qui osera faire montre d’une richesse, à l’heure où tous ou presque sont dans le viseur de la justice révolutionnaire ? Quelle banque financera un tel projet, à l’heure où presque tous les responsables bancaires  sont aussi dans le viseur de la justice de transition ? Où la Tunisie du Président Marzouki compte-t-elle héberger ses hôtes lorsqu’un Président ou un Roi parmi eux décidera de venir visiter la Tunisie qui aura réussi sa Révolution ? Certes, l’emploi est prioritaire, une priorité vitale même. Il se trouve cependant que la Tunisie a choisi son régime politique, pour un an ou pour 6 ans et tous doivent se conformer à ses règles de jeu. L’esbroufe et les effets d’annonce ne mènent pas loin et ne font en tout cas pas gagner de prochaines élections.

Khaled Boumiza

Reseaux Sociaux

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