AccueilActualitésMarzouki à Paris pour « effacer les tensions » avec la France

Marzouki à Paris pour « effacer les tensions » avec la France

Moncef Marzouki a assuré dans un entretien à l’AFP que son pays n’était pas menacé par un islamisme extrémiste, soulignant par ailleurs que le pouvoir n’était pas tenu par les seuls islamistes d’Ennahda mais partagé avec des partis de centre-gauche.

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Le président provisoire de la République, qui se rend en France du 17 au 19 juillet, a souligné que cette visite visait à « effacer » des tensions, la France ayant eu une attitude équivoque lors de la révolution de janvier 2011i.

Avec l’arrivée à la présidence de François Hollande, « l’atmosphère psychologique est nettement meilleure », a-t-il dit.

Concernant le danger d’un islamisme extrémiste en Tunisie, il a jugé que le salafisme était « une nuisance, mais ce n’est pas une force de nuisance capable de mettre en danger la république ».

« L’affirmation que la Tunisie est gouvernée par des islamistes est une aberration. La Tunisie est gouvernée par une coalition (…) où les partenaires laïques ont autant de poids que le partenaire islamiste », a-t-il assuré.

« Ennahda, ce sont des gens que nous avons d’une certaine façon convertis, entre guillemets, à la démocratie dans les années 1980 et 1990 », a-t-il expliqué, y voyant un équivalent d’un « parti chrétien-démocrate en Europe ».

Marzouki a martelé ne pas avoir « vendu (son) âme au diable », saluant une « expérience unique dans le monde arabe » pour « éviter la confrontation idéologique ».

Il a souligné qu’Ennahda s’était ré-engagé au respect des droits de l’Homme, de la femme et des libertés après la crise politique provoquée fin juin par l’extradition, sur ordre du chef du gouvernement, l’islamiste Hamadi Jebali, sans l’aval de la présidence, de l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

« Cette coalition a failli exploser justement parce qu’il y a eu manquement à l’un des accords principaux: on ne touche pas aux droits de l’Homme », a-t-il dit, affirmant avoir mis sa « démission en jeu ».

« J’ai reçu toutes sortes de garanties de la part d’Ennahda et du Premier ministre », a encore assuré Marzouki.

Enfin, sur le plan institutionnel, le président s’est dit sûr qu’un compromis sur la future Constitution serait trouvé pour que des élections aient lieu au printemps 2013, alors que Ennahda insiste sur un parlementarisme pur et que ses alliés veulent un régime mixte.

« Ennahda fonctionne dans le consensus (…) j’imagine que la sagesse politique leur commandera de négocier un régime qui sera semi-parlementaire, semi-présidentiel », a-t-il dit.

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