Tunisie : l’IACE pointe les promesses non tenues de l’ETAP

Tunisie : l’IACE pointe les promesses non tenues de l’ETAP

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En se référant au «Guide de Bonne Gouvernance de l’ETAP, nous avons constaté une amélioration en ce qui concerne la transparence au sein de l’ETAP grâce à l’application de certaines recommandations qui ont été prises au sérieux“. C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises) sous le thème “Perception de la Transparence dans le Secteur des Hydrocarbures”. Toutefois le document fait remarquer que les gens attendent encore que l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières) commence réellement à appliquer la transparence et adopter une stratégie de communication cohérente d’une part, et d’autre part renforcer le rôle du conseil d’administration en précédant à la nomination des représentants de la société civile et des experts relevant du secteur privé tel que mentionné dans le «guide de bonne gouvernance», selon ladite étude.

L’étude de l’IACE a toutefois signalé la nécessité de mettre fin aux abus des entreprises privées partenaires de l’ETAP concernant le contrôle de la mise en œuvre d’un plan d’action de la responsabilité sociétale des entreprises.

Revenant à la plateforme OPEN DATA 10 créée en 2015 pour mettre l’information et tous les mouvements du secteur pétrolier en Tunisie à jour, l’IACE a précisé que ce site n’est pas à jour et la dernière activité pétrolière a été publiée depuis plus d’un an, ce qui démontre la négligence de l’Etat dans l’engagement à préserver la transparence dans ce secteur.

L’IACE a en outre indiqué que le cadre constitutionnel, les engagements internationaux de la Tunisie ainsi que le droit interne de l’environnement et de la santé nécessitent un véritable engagement de la part de l’ETAP, et pourquoi pas «reconsidérer le rôle et le statut de l’ETAP» et collaborer avec les différents acteurs de la société civile afin de trouver des solutions et mettre fin aux soucis environnementaux qui menacent les ressources naturelles et les droits des générations futures.

En comparant les demandes et les interrogations des acteurs de la société civile tunisienne avec les réponses des dirigeants de l’ETAP, l’IACE a aussi constaté une sorte de confusion entre, d’une part l’information plus profondément, car cette dernière est disponible mais il faudrait être expert et spécialiste pour arriver à déchiffrer les détails et comprendre certains contenus scientifiques. D’autre part, l’ETAP devrait assumer sa part de responsabilité dans la décroissance des résultats financiers en 2016 par rapport à ceux de 2015. “Un contrôle parlementaire devrait être assuré puisque l’ETAP ne publie pas au JORT son bilan et les résultats relatifs à son exercice avant le 31 Août de chaque année conformément à la loi“, a proposé l’IACE.

Nous pourrons toutefois interpréter le mécontentement et les critiques de la société civile à l’égard de l’ETAP par certaines attitudes passives de l’administration publique en réagissant sur les demandes des chercheurs de l’information, ainsi nous concluons une véritable mauvaise communication entre ces deux parties“, ajoute l’étude.

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