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La société pétrolière «Gulfsands Petroleum PLC» a annoncé ce jeudi 13 juillet 2017 qu’elle «n’a pas trouvé de partenaire pour l’opération Chorbane en Tunisie et, par conséquent, prévoit de laisser tomber le contrat de partage de production actuel qui couvre l’actif». C’est ce que rapporte ce matin l’entreprise dans un communiqué publié sur son site Internet.

«Comme indiqué précédemment, le PSC de Chorbane devait expirer le 12 juillet 2017, suite à une prolongation initiale de 2 ans qui a été accordée en 2015, mais dont les termes ont été contestés avec l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières («ETAP»)», pouvait-on lire dans ce communiqué.
Gulfsands ajoute que «comme indiqué précédemment, depuis le réalignement de la stratégie du Groupe en 2015, la Tunisie ne correspond pas à la stratégie déclarée de la Société et la participation continue du Groupe en Tunisie dépend de la recherche d’un partenaire qui pourrait l’aider à faire avancer le projet Chorbane. Le Groupe n’a pas été en mesure d’attirer un tel partenaire et, par conséquent, le Groupe a décidé de ne pas chercher une nouvelle extension et a permis au contrat de cesser ses activités. Le Groupe va maintenant compléter sa sortie officielle de la Tunisie ».

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L’indice de gouvernance des ressources naturelles relatif à l’année 2017 a été dévoilé lors d’un point de presse tenu ce mardi 11 juillet à Tunis. Établi par l’Institut de gouvernance des ressources naturelles (NRGI), l’indice classe l’industrie manière de la Tunisie en-dessous de la moyenne avec une note de 46 points sur un maximum de 100, ce qui la place au 48ème rang parmi les 89 pays figurant sur la liste. Réalisé en collaboration avec 150 experts en la matière et en se basant sur plus de 10 mille documents, cet indice qui évalue le contrôle mené par les pays sur leurs ressources naturelles a révélé l’existence de lacunes dans le contrôle de l’activité minière de la Tunisie, en montrant que peu de progrès ont été réalisé en matière de réformes depuis la Révolution de 2011. Le secteur pétrolier s’en sort globalement mieux, en partie en raison des divulgations d’information accrues de la part du gouvernement.

Il en ressort également, selon le rapport, qu’en dépit des troubles actuels pénalisant la production dans quelques régions du Sud, la performance du secteur pétrolier et gazier de la Tunisie s’en sort un peu mieux que le secteur minier et se voit attribuer une note de gouvernance de 56 points sur 100, ce qui la place au premier rang dans la région MENA et 26ème parmi les 89 évaluations réalisées par le NRGI.

Le directeur du bureau du NRGI en Tunisie, Wissem Heni, a, lors de cette rencontre, déclaré que la nouvelle Constitution a envoyé un signal fort en désignant le peuple en tant que propriétaire de toutes les ressources naturelles de la Tunisie, et il y a eu certaines initiatives importantes de la part du gouvernement pour améliorer la gouvernance globale dans les deux secteurs.

Il a en outre indiqué que l’évaluation des entreprises publiques figurant dans l’indice octroie à la CPG une note insuffisante de 35 points sur 100, et la classe au 55ème rang parmi les 74 entreprises publiques évaluées.

Wissem Heni a toutefois indiqué que les indices de gouvernance dans le secteur des mines est très faible par rapport à celui du pétrole. Quant aux phosphates, les résultats sont bons et la Tunisie pourrait encore faire mieux, surtout à travers la révision du rôle de l’Etap dans l’octroi des autorisations dans le secteur en question.

Dans la région MENA, la CPG figure au dixième rang, juste derrière l’Egyptian General Petrolieum Corporation, et au 17ème rang parmi les 22 entreprises publiques du secteur minier évaluées au niveau mondial. Elle se situe à 44 points et à 50 places derrière l’OPC (Entreprise géante marocaine des phosphates).

D’une manière plus détaillée, l’indice de gouvernance des RN dans le secteur de l’exploitation minière classe la Tunisie comme étant un des dix premiers producteurs des phosphates au monde et la CPG de Gafsa 5ème entreprise mondiale. Au total, le secteur minier obtient une note de 46 points sur 100, ce qui la place au 4ème rang sur 89 pays évalués. Ainsi, il occupe la 5ème position dans la région MENA.

S’agissant du secteur pétrolier et gazier en Tunisie, il obtient une note de 56 points sur 100, ce qui le classe comme étant le meilleur élève de la région MENA. Il occupe la 26ème place sur les 89 pays évalués. Le rapport a aussi signalé que la Tunisie, dont les réserves de gaz naturel s’élèvent au total à environ 56 milliards de mètres cubes, n’est pas un grand producteur d’hydrocarbures à l’échelle mondiale.

De son côté, Kais Mejri, ancien cadre au ministère de l’Énergie, a tenu à préciser que l’indice de gouvernance des ressources naturelles portant sur la Tunisie a des points positifs et négatifs.

Pour ce qui est des points forts, le responsable a cité le cadre réglementaire qui encadre le secteur en Tunisie et ce, contrairement à d’autres pays qui travaillent avec des contrats.

Il a reproché au ministère de l’Énergie le manque de communication et la non diffusion des données, et s’il le fait c’est à une échelle très restreinte, selon ses dires.

Kais Mejri a évoqué trois grands défis auxquels fait face le secteur pour garantir une bonne gouvernance dans le secteur, à savoir la stabilité politique et administrative, l’insuffisance des moyens et des ressources humaines et la finalisation des réformes structurelles telles que la révision du code des hydrocarbures et la préparation de l’adhésion de la Tunisie à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) d’ici 2018.

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En Tunisie, la transparence dans le secteur des hydrocarbures a atteint un seuil dépassant même plusieurs pays, a déclaré, jeudi, devant la commission de l’industrie et de l’énergie de l’ARP, Hela Cheikh Rouhou ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables. “Tous les accords pétroliers sont publiés sur le site du ministère “, a souligné la ministre estimant ” qu’il est très rare qu’un pays atteigne ce degrés de transparence”.
Intervenant lors d’une séance d’audition de la commission de l’industrie et de l’énergie sur trois projets de loi concernant des permis de recherche et de prospection d‘hydrocarbures (Borj Khadra /renouvellement/, Nefzaoua et Douiret), la ministre a indiqué que la loi tunisienne qui concerne les activités de création de carrières, les mines ou les hydrocarbures, ne mentionne pas le recours au mécanisme d’appel d’offres.
” N’importe quel investisseur (personne ou société) peut accéder au site se l’ETAP (Entreprise tunisienne d’activités pétrolières) pour déposer sa demande concernant le permis présenté, a-t-elle encore affirmé.
Et d’ajouter que la première séance avec la commission de l’énergie qui concerne les trois accords pétroliers présentés par le gouvernement , reflète le degrés de transparence en la matière d’accords, ajoutant que ces nouvelles conventions n’entreraient en vigueur qu’après leur publication dans le JORT et leur adoption par l’Assemblée des représentants du peuple.
La ministre par ailleurs noté avec satisfaction le retour de l’investissement dans le secteur des hydrocarbures, où aucun permis n’a été délivré depuis 2014, ce qui a eu pour conséquence une régression du nombre des permis d’exploration et de recherche à 22 en mai 2017, contre plus de 50 entre 2007 et 2010.
En réaction au retrait de certains députés de la séance, après qu’elle (ministre) ait qualifié de ” criminels ” ceux qui ont bloqué la production pétrolière, Cheikh Rouhou a fait savoir qu’elle a juste cité la loi tunisienne qui considère tout individu entravant l’activité d’une entreprise ou d’une production, comme étant ” hors la loi “.
Et d’ajouter ” il n’est secret pour personne que la Tunisie traverse des difficultés budgétaires et que le secteur des hydrocarbures figure parmi les secteurs qui contribuent le plus aux recettes fiscales. Le blocage de ce secteur, outre son exposition au fléau de la contrebande, font que les recettes fiscales se contractent, réduisant ainsi la compensation qui lui est destinée “.
Cheikhrouhou a, par ailleurs, souligné qu’une étude est en cours sur la possibilité pour l’Etat de garder inchangés les prix des hydrocarbures.
Il est à noter que le blocage de la production pétrolière à Tataouine et Kébili, causera un recul de la production de 50% par rapport aux années précédentes et que l’Etat accuse, en raison de ce blocage, des pertes quotidiennes de 3,4 millions de dinars ( 2,4 MD à Tataouine et 0,6 MD à Kébili), alors que les pertes hebdomadaires s’élèvent à 24 MD.
Démarrage prochain d’un programme d’assistance technique en collaboration avec la Banque Mondiale
Cheikhrouhou a, également, fait savoir que la Tunisie bénéficiera de l’assistance technique de la Banque Mondiale autour de trois axes; à savoir l’élaboration d’un nouveau code des hydrocarbures, la restructuration de l’ETAP ou la création d’une nouvelle entreprise (liée à l’ETAP) et le renforcement des moyens du ministère afin qu’il puisse assumer son rôle régulateur.
Toujours selon la ministre, la délégation de la Banque Mondiale sera en Tunisie dans 10 jours et elle aura une rencontre avec la Commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement relevant de l’ARP.

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Les compagnies pétrolières actives en Tunisie ont décidé de poursuivre en justice les manifestants qui sont à l’origine du blocage de la production. Au moins, trois plaintes ont été déposées contre ceux qui ont bloqué et détruit les sites et les équipements des compagnies, a fait savoir Moncef Mattousi, PDG de l’entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm.

Il convient de rappeler à ce propos que le mouvement de protestation dans le gouvernorat de Tataouine continue pour demander le droit au développement et à l’emploi. Ainsi, le sit-in d’El Kamour au Sahara de Tatatouine se poursuit pour le deuxième mois consécutif. Ils réclament la mise en place de nouveaux projets capables de sortir la région de la marginalisation, de créer de l’emploi et d’impulser le développement.

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Ce qui continue de se passer à Tataouine tourne à un gâchis incommensurable qui ne profite ni aux sit-inneurs d’El-Kamour, ni aux pouvoirs publics, ni encore et de toute évidence aux compagnies pétrolières.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président-directeur-général de l’ETAP, Moncef Mattousi a annoncé que 33% des puits du champ pétrolier d’El-Borma dans le gouvernorat de Tataouine sont menacés d’arrêt total. Il expliqué cette dévastatrice perspective par la poursuite des mouvements sociaux qui pourrait, a-t-il averti, entraîner la cessation complète de la production.

Le champ d’El-Borma, le plus ancien et le plus important en Tunisie exploité par la compagnie tuniso-italienne SITEP comprend 52 puits développant une capacité de production de 5500 barils équivalents pétrole. Le Pdg de l’ETAP jugé « préoccupante » la situation, car l’arrêt de la production va engendrer des répercussions très négatives, citant notamment le fait que la remise en exploitation des puits requiert d’énormes investissements variant entre 2 et 3 millions de dinars par puits. Les mouvements de protestation n’étant pas allés sans actes de vandalisme, ceux ayant touché le pipeline de Tataouine ont coûté aux opérateurs entre 2.000 et 5.000 barils de pétrole qui ont été déversés dans le Sahara, sans parler des dégâts environnementaux dans cette région écologiquement fragile.

« L’arrêt de la production dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili a des conséquences directes sur l’économie nationale et contribue à l’aggravation du déficit commercial », a mis en garde le ministère de l’Energie dans un communiqué, ajoutant que le secteur des carburants était « dans une situation critique ». Selon la ministre Hela Cheikhrouhou, le manque à gagner engendré par l’arrêt de la production est de 24 millions de dinars par semaine. Des emplois pourraient être menacés si la crise se poursuit et le prix du carburant pourrait, lui, augmenter, a-t-elle ajouté, sachant que d’après les chiffres officiels, la production de pétrole à Tataouine et Kébili représente environ 46% de la production nationale et 27% de celle du gaz.

Inaction et impuissance !

Une situation que le gouvernement voit dégénérer sous ses yeux sans pouvoir faire quoi que ce soit pour trancher le nœud gordien et dessiner une nouvelle perspective à un conflit qui a duré plus que de raison. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en convient. Et il l’a dit dimanche dans une interview au quotidien Assabah, en rappelant qu’il s’était rendu personnellement à Tataouine pour proposer des solutions pour le développement sous la forme de 64 mesures. « La situation ne pourra pas se poursuivre indéfiniment, l’arrêt de la production non plus », a-t-il prévenu, ajoutant que, ce faisant, les accords et conclus et les mesures annoncées seront remis en cause, car les engagements des compagnies pétrolières sont tributaires de la reprise de la production.

Autant se convaincre que les sit-inneurs ont tenu parole, eux qui affirmaient dès l’abord, en chemin et à ce jour, que seule une satisfaction totale de leurs revendications mettra fin à leur mouvement. Et manifestement, ce ne devrait pas être le cas, du moins dans l’immédiat, le gouvernement étant absorbé par sa campagne contre la corruption, et les sit-inneurs pensant qu’ils ne perdent rien à attendre. Même les menaces de les traîner en justice ne semblent pas impressionner les campeurs d’El-Kamour, malgré les déclarations de la ministre de l’Energie et des mines affirmant que le gouvernement tunisien prépare des poursuites judiciaires contre les manifestants bloquant la production pétrolière dans le sud du pays. « Aucune loi, aucune Constitution au monde ne peut protéger les agresseurs », a-t-elle martelé dans une sérieuse mise en garde au lendemain de la publication de chiffres sur les pertes colossales engendrées par les mouvements sociaux. Ceux qui coupent les routes et bloquent la production « se doivent d’assumer les conséquences de leurs actes », a-t-elle averti, précisant que « les photos et les vidéos dont ils s’enorgueillissent sur Facebook les condamnent ».

La ministre a rappelé que les manifestants, qui demandent la nationalisation du secteur, rejettent, jusque-là, toutes les initiatives, ce qui menace l’avenir de 1.700 employés et pèse sur les intentions d’investissement. L’arrêt du pompage pourrait engendrer des hausses des prix des hydrocarbures, alors que le dinar est à un plus bas jamais atteint face à l’euro et au dollar, avait averti le ministre de l’Emploi Imed Hammami, chargé des négociations avec les protestataires d’El Kamour à Tataouine.

 

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Moncef Mattoussi, président directeur général de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact des mouvements de protestation observés par les jeunes chômeurs dans la région d’El Kamour, relevant du gouvernorat de Tataouine.

Dans une interview accordée ce lundi 1er juin à Africanmanager, le PDG de l’ETAP a précisé que certaines compagnies pétrolières étrangères finiront par quitter la région de Tataouine.

Il a affirmé que de nombreuses sociétés ont évacué leurs employés, soulignant que plus de 1500 personnes sont menacées de chômage dans la région en question.

Dans le même contexte, il annoncé que la société d’exploitation pétrolière OMV sise dans le gouvernorat de Tataouine a décidé d’arrêter la production et ce, à partir du 5 juin 2017.

On rappelle qu’OMV, une société autrichienne, a évacué 700 membres de son personnel non essentiel affecté à ses projets dans le Sud tunisien et ce, suite aux mouvements de protestation pour exiger des emplois et aux menaces pesant sur ses opérations dans la région.

Des pertes de 400 MD !

Imed Hammami, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnel, a appelé mercredi 31 mai à mettre fin au sit-in d’El Kamour à Tataouine, signalant que jusqu’au 15 mai courant les pertes ont été évaluées à 400 millions de dinars. Ces pertes sont dues au fait que les sociétés pétrolières n’ont pas réussi à honorer leur engagements de livraison de pétrole, ce qui leur vaut des pénalités.

Il a ajouté que les compagnies pétrolières ont menacé de quitter le pays en raison de ces mouvements sociaux.

Sur un autre volet, il a réaffirmé que le gouvernement est attaché à la mise en œuvre des 64 propositions formulées par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de sa visite dans ledit gouvernorat.

On rappelle que cela fait plusieurs semaines que les jeunes de la région de Tataouine manifestent pour forcer le gouvernement tunisien à honorer sa promesse selon laquelle les compagnies pétrolières opérant dans le pays vont recruter des milliers de jeunes sans emplois, afin de réduire le taux de chômage alarmant.

Les protestataires ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour, ce qui a affecté la production de l’or noir et le déroulement normal des activités économiques. C’est dans ce contexte qu’il a été décidé d’envoyer des renforts militaires dans cette zone pour calmer la situation et sécuriser les sites pétroliers.

Traduction : Nadia Ben Tamansourt

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Moncef Mattoussi, président directeur général de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), a annoncé ce lundi 1er juin à Africanmanager que la société d’exploitation pétrolière OMV sise dans le gouvernorat de Tataouine a décidé d’arrêter la production et ce à partir du 5 juin.

On rappelle qu’OMV, une société autrichienne, a évacué 700 membres de son personnel non essentiel affecté à ses projets dans le Sud tunisien et ce, suite aux mouvements de protestation pour exiger des emplois et aux menaces pesant sur ses opérations dans la région.

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Dans une interview accordée ce vendredi à Africanmanager, le PDG de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Moncef Mattoussi, a indiqué que les pertes de l’État suite à l’arrêt de la production dans les champs pétroliers installés dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili sont estimées à 6 mille barils de pétrole.

Le responsable a également précisé que ces pertes sont réparties comme suit : 5000 barils de pétrole dans le champs de Bir Tarter, au gouvernorat de Kébili et 1000 pour l’ensemble des champs pétroliers du gouvernorat de Tataouine.

Il est à rappeler à ce propos que le gouvernement avait, récemment, proposé aux sit-inneurs d’El Kamour le recrutement de 1000 chômeurs dans les compagnies pétrolières au cours de l’année 2017 en échange d’un arrêt des protestations.

L’équipe de Youssef Chahed avait également proposé le recrutement de 500 autres en 2018, outre l’embauche de 2000 demandeurs d’emploi dans la Société de l’environnement et du jardinage.

Le gouvernement s’est également engagé à mobiliser une enveloppe de 50 millions de dinars au profit du Fonds de développement de la région de Tataouine.

Le PDG de l’ETAP a indiqué que l’entrée en exploitation du projet Nawara, à Tataouine, pour alimenter le Sud en gaz, pourrait être retardée du fait de la multiplication des mouvements de protestation dans la région.

Il a ajouté que l’arrêt de la production cause à la société des pertes quotidiennes estimées à 2 Millions de dinars, une somme qui équivaut, a-t-il-ajouté, à un (1) jour d’importation de gaz algérien.

La capacité de production de ce projet est estimée à plus de 2 millions de mètres cubes, soit plus de 17% de la production nationale et il offrira plus de 1000 emplois une fois en activité.

On rappelle que cela fait plusieurs semaines que les jeunes de la région de Tataouine manifestent pour forcer le gouvernement tunisien à honorer sa promesse selon laquelle les compagnies pétrolières opérant dans le pays vont recruter des milliers de jeunes sans emplois, afin de réduire le taux de chômage alarmant.

Les protestataires ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour, ce qui a affecté la production de l’or noir et le déroulement normal des activités économiques.

A cet effet, le président de la République, Beji Caid Essebsi, a ordonné à l’armée de protéger les principaux sites de production du pays – le phosphate, le gaz et le pétrole – suite à une vague de protestations et de manifestations en rapport avec le chômage et la détérioration des conditions économiques.

Traduction: Khadija Taboubi

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Le PDG de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), Moncef Mattoussi, a indiqué que l’entrée en exploitation du projet Nawara, à Tataouine, pour alimenter le Sud en gaz, pourrait être retardée du fait de la multiplication des mouvements de protestation dans la région.

Dans une interview accordée à Africanmanager, il a déclaré que l’arrêt de la production cause à la société des pertes quotidiennes estimées à 2 Millions de dinars, une somme qui équivaut, a-t-il-ajouté, à un (1) jour d’importation de gaz algérien.

La capacité de production de ce projet est estimée à plus de 2 millions de mètres cubes, soit plus de 17% de l’ensemble de la production nationale et il offrira plus de 1000 emplois une fois en activité.

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Depuis plusieurs semaines, les habitants du gouvernorat de Tataouine protestent jour et nuit dans de nombreuses localités appelant le gouvernement de Youssef Chahed à honorer sa promesse selon laquelle il fera en sorte que les grandes sociétés pétrolières opérant dans ledit gouvernorat recrutent les jeunes chômeurs et ce, dans les plus brefs délais.

Suite à la multiplication de ces protestations dans le Sud tunisien, une source digne de foi relevant de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) a tiré la sonnette d’alarme et a affirmé ce lundi 24 avril 2017 à Africanmanager que ces manifestations pèsent très lourd sur l’économie et l’intérêt du pays, affirmant que certaines compagnies étrangères finiront  par quitter le territoire pour s’installer dans des pays voisins.

Il a, dans ce contexte, précisé  : « Nous sommes conscients que les revendications sociales des habitants de Tataouine sont légitimes, néanmoins ces pratiques menacent non seulement la région mais aussi la stabilité des institutions pétrolières implantées dans le sud tunisien ».

Et d’ajouter « Je tiens à réaffirmer que le chef du gouvernement,Youssef Chahed, a appelé toutes les parties concernées à trouver des solutions pertinentes, susceptibles de résoudre les problèmes relatifs au développement pour cette région, qui se caractérise par son potentiel économique puisqu’elle représente 40% de la  production nationale de pétrole et  20% de la production de gaz. Ce gouvernorat compte sept grands champs pétroliers dont le gisement pétrolier “Naoura” qui est en cours d’exécution », a-t-il ajouté.

Notre interlocuteur a, en effet, exprimé sa profonde inquiétude face à cette crise sociale étant donné que des jeunes manifestants de Tataouine ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour à 100 km au sud du chef-lieu du gouvernorat.

Cette zone constitue le point d’accès des installations pétrolières du bassin pétrolier.

Bientôt une série de décisions

Notre interviewé a, sur un autre volet, annoncé que Chahed effectuera une visite de travail à Tataouine et qu’une série de décisions au profit des habitants de cette région seront prises lors d’un Conseil ministériel qui sera tenu dans ledit gouvernorat.

On rappelle qu’une réunion s’est tenue avec des représentants des sociétés pétrolières implantées à Tataouine, en présence du ministre des Affaires sociales, du porte-parole du gouvernement, de députés issus du gouvernorat et du président directeur général de l’ETAP.

Il a été décidé, au cours de cette réunion, d’accorder la priorité aux jeunes de Tataouine dans les recrutements et de réserver à la région un quota d’au moins 70 % du personnel non qualifié.

Aussi, les sociétés pétrolières se sont engagées à donner la priorité aux sociétés de services implantées à Tataouine, dans leurs contrats et à contribuer financièrement et techniquement à la création d’un centre de formation multidisciplinaire dans la région.

 

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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Il y a quelques jours, la Suède rouvrait son ambassade à Tunis, après quatorze ans de fermeture pour une raison que ne dit personne, l’occasion pour la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, qui était en visite de travail de deux jours à Tunis, de déclarer que son pays «est aujourd’hui bien disposé à soutenir la Tunisie dans la relance de son processus de développement économique et d’être un appui permanent à sa transition démocratique».

Wallström, qui s’exprimait à l’issue d’un entretien et d’une séance de travail avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui, évoquait même des «opportunités de partenariat et les projets communs à mettre en place», inscrivant la réouverture de la représentation diplomatique dans le cadre des efforts «de nature à inciter les investisseurs et les compagnies suédoises à s’implanter en Tunisie et à créer des emplois (…) ». Et Jhinaoui de rebondir en indiquant que «plusieurs idées de projets seront présentés à la Suède dans ce cadre».

Cette ouverture et cette relance de la coopération économique entre Stockholm et Tunis interviennent par ailleurs alors que semble finir un différend financier entre l’Etat tunisien et une des plus importantes entreprises suédoises, Lundin Petroleum, un différend qui date de 2012 jusqu’à atterrir sur les bureaux des arbitres du Cirdi (Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements).

Rappelons d’abord que Lundin est un opérateur pétrolier qui exploitait la concession d’Oudhna (Gouvernorat Zaghouan) où l’entreprise publique Etap est actionnaire à hauteur de 20 %. En 2012, l’entreprise suédoise recevait notification d’une taxation d’office de 20 MDT de la part des services fiscaux tunisiens, ramenée à 11 MDT après négociations, mais en réalité 37 MDT à cause des pénalités de retard. L’opérateur fait alors appel en justice et s’adresse au Cirdi, avant que la justice tunisienne ne dise son mot. Fin 2015, une décision du Cirdi a refusé le recours de Lundin à propos de la taxation d’office, mais a accepté sa requête concernant des demandes à supporter par l’Etap.

Le tribunal arbitral lui demande en effet 20 millions USD de dédommagement au titre de la garantie de l’Etat tunisien pour l’Etap. Cette dernière conteste en effet, après Audit, les dépenses faites par Lundin pour le développement de la concession d’Oudhna et avait suspendu le paiement de sa quotepart, en tant qu’actionnaire, dans ces dépenses qu’elle estimait gonflées.

Le différent tuniso-suédois irait cependant, depuis quelques mois, vers une solution à l’amiable. En effet, en août dernier, Lundin aurait envoyé une lettre dans laquelle l’opérateur suédois proposerait un abandon unilatéral d’exécution de la décision arbitrale du Cirdi, selon le Conseiller auprès du ministère tunisien des Domaines de l’Etat, Rjeb Bessrour, dans une déclaration à Africanmanager.

Au ministère des Domaines de l’Etat, où il n’y a pas encore un chargé du contentieux de l’Etat dans la direction du même nom, on réfute ce qui a été dit à propos de cette position. Selon cette dernière, il essayerait «d’obtenir, d’abord ses 4 millions de dinars, assortis d’intérêts et de pénalités de retard, avant de songer à régler sa propre dette en faveur du pétrolier» et que «Tunis aurait même l’intention de retarder les règlements de Lundin jusqu’à ce que les intérêts et pénalités fassent gonfler la note, au point que les deux condamnations s’équivalent…». Une position rapportée par le site d’information Maghreb Confidentiel.

Ce qui semble être sûr, selon nos informations dont la source est le cabinet même du ministère des Domaines de l’Etat, c’est que le différend Tunisie-Lundin s’oriente à pas sûr vers la résolution. Les termes d’un accord à l’amiable ne sont pas encore connus, car n’étant pas encore officiels. Notre sentiment, après les différents entretiens que nous avons avec les chargés de ce dossier, c’est que les deux parties pourraient décider chacune d’abandonner les charges contre l’autre, de ne rien demander l’un à l’autre et de revenir au point de départ.

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Le PDG de l’Entreprise Tunisienne d’activités pétrolières ( Etap), Mohamed Akrout, a déclaré que plusieurs facteurs ont contribué à la baisse de l’activité.
Dans une déclaration accordée à Africanmanager, il a précisé que ces facteurs tournent autour de l’application de l’article 13 de la Constitution, la baisse des prix du pétrole. Ajoutons à cela la campagne “Winou el pétrole”, initiée par certains politiques en 2014 afin de détourner les Tunisiens de leurs vrais problèmes, sans oublier les problèmes rencontrés, qui sont d’ordre social dont notamment les mouvements de protestation.

D’après Akrout, ces facteurs ont eu un impact négatif sur la production. Chiffre à l’appui, le nombre des puits prospectés a chuté pour atteindre 5 en 2015, 3 en 2014 alors qu’il était de l’ordre de 12 et même 15 en 2007.

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Quelque 164 microcrédits d’une valeur de 640 md ont été accordés au profit des jeunes diplômés de la région de Tataouine dans le cadre du ” programme RSE Tataouine ” (responsabilité sociale de l’entreprise) lancé par l’ Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), et trois autres sociétés pétrolières: ENI ( Italie) , MEDCO ( Indonésie) et OMV ( Autriche) ) outre le financement de 90 microprojets, moyennant un investissement de 1,69 MD et cinq PME pour un budget de 2,4 MD, a indiqué jeudi, à Tunis, le directeur général adjoint de l’ETAP Yassine Mestiri. .
Ces financements qui seront répartis à hauteur de 3,86 MD annuellement sur une période de trois ans( 2015/2018), ont été octroyés sur un total de 11,6 MD, mis en place dans le cadre de la charte de responsabilité sociale des entreprises (RSE) Tataouine signé en 2015 entre le ministère de l’industrie, de l’énergie et des mines, l’ETAP et les trois sociétés pétrolières précitées, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.
Et d’ajouter, une deuxième charte similaire a été signée récemment entre le ministère des mines, l’ETAP et trois sociétés pétrolières opérant dans le gouvernorat de Kébili pour la mise en place d’un ” programme RSE Kébili “, moyennant un budget de 3 MD à hauteur de 1MD par an. Le budget accordé dans le cadre de la RSE est fixé selon le niveau de la production pétrolière dans chaque région, a-t-il dit.
Pour sa part, Mehdi Mjdoub, représentant du bureau d’études Access consulting Tunisie chargé de la mise en place de ce programme a indiqué que ce dernier vise la promotion du secteur privé, le renforcement de l’infrastructure et le développement de la région de Tataouine. Environ 301 emplois seront crées dans le cadre de ce programme, selon ses propos .
La mise en place des ces actions a été faite dans le cadre de partenariats avec huit associations de microcrédits agrées par le ministère des finances et opérant sur tout le territoire de Tataouine, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) et la Banque de financement de la petite et moyenne entreprise (BFPME) afin de faciliter l’accès au crédit pour les diplômes du supérieur dans le but de surmonter la contrainte de cofinancement des banques commerciales et de contribuer à l’implantation des PME dans la région, a-t-il précisé. Ces partenaires ont pour objectif de constituer des onds revolving pour la région
Selon le gouverneur de Tataouine Mohsen Ben Ali ce programme, qui constitue une composante dans le développement de la région de Tataouine, a permis également, de restaurer et d’aménager une école primaire dans la région et des dispensaires ainsi que des activités culturelles dans les différentes délégations du gouvernorat .

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A une question posée par Africanmanager sur la date précise de la publication des conventions et des contrats, Ridha Bouzoueda, directeur général des Énergies au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a répondu qu’elles seront publiées dans deux semaines sur le site web du ministère et de l’Entreprise tunisiennes d’activités pétrolières (ETAP).
La précision du responsable intervient à un moment où le ministre, Mongi Marzouk, avait annoncé que la publication de ces contrats s’inscrit dans le cadre du renforcement de la transparence dans le secteur énergétique.
Il est à noter qu’une conférence de presse sera organisée à cette occasion pour donner plus de détails sur ce dossier.

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Le ministre de l’Energie et des Mines, Monji Marzouk a annoncé que les contrats d’énergie paraîtront dans deux semaines.

Dans une déclaration à Shems Fm, en marge de sa visite ce mercredi 25 mai à Bizerte, Monji Marzouk a précisé que plusieurs contrats d’énergie sont déjà prêts et qu’une conférence de presse sera organisée dans deux semaines afin d’annoncer officiellement la publication de ces contrats.

Le ministre a dans le même contexte affirmé que tous les contrats d’énergie seront publiés sur les sites web du ministère et de la société tunisienne d’activités pétrolières (ETAP).

Le président directeur général de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) Mohamed Akrout a recommandé de mettre en place des mesures spécifiques régissant les marchés et les achats publics dans le secteur du pétrole. Les déclarations de Akrout interviennent à un moment où l’ETAP se prépare à devenir un employeur national capable de maîtriser les champs de gaz et de pétrole existants, après avoir acquis les titres d’hydrocarbures revenant à la société suédoise «PA RESOURCES en Tunisie». Il a ajouté dans un entretien accordé, mardi, à l’agence TAP, que «le secteur ne peut fonctionner suivant les systèmes habituels, soit le passage par les procédures de la commission des marchés et des achats publics».
Selon lui, la réalisation d’un marché et l’attente de ses résultats nécessitent au moins une période de six mois, ce qui est inacceptable dans un secteur compétitif, à l’instar de celui du pétrole.
Akrout a relevé que les mesures spécifiques demandées ne signifient pas laisser l’ETAP travailler à sa guise sous aucun contrôle.
Et de faire remarquer, à ce propos, que le statut de l’ETAP sera revisé pour prendre en compte la restructuration de cette entreprise, conformément à la nouvelle orientation décidée.
Akrout a indiqué que l’ETAP entre dans la phase de développement des champs revenant à l’Etat tunisien après avoir acquis les titres de la société suédoise relatifs aux permis de prospection d’hydrocarbures “Zarat”, à la concession Didon (golfe de Gabès) et aux concessions Douleb, Semmama et Tamesmida (Kasserine). Il a souligné que ce processus est la voie adoptée par la plupart des sociétés internationales qui commencent par le développement des champs sur leurs territoires pour devenir des multinationales par la suite.
Cette opération a affirmé le PDG d l’ETAP, constitue pour la Tunisie une orientation stratégique permettant
d’identifier à l’avenir des réserves additionnelles en hydrocarbures. Le permis de la prospection d’hydrocarbures “Zarat” au golfe de Gabès comporte, a-t-il ajouté, une importante découverte non développée actuellement en Tunisie, avec une réserve dépassant 35 millions de barils équivalent pétrole (gaz et pétrole). Et de poursuivre que cette réserve est la part revenant à la société « PA RESOURCES », l’objectif stratégique de la Tunisie à moyen et long termes étant de détenir une réserve importante dans le Golfe de Gabès.

Le champ pétrolier ZARAT a été découvert en 1998 par la société internationale Marathon oil Corporation basée aux Etats Unis et spécialisée dans la découverte et l’exploitation de gisements de pétrole et de gaz naturel. L’acquisition des titres d’hydrocarbures revenant à la société suédoise «PA RESOURCES en Tunisie” permettra à l’Etat tunisien d’assurer des réserves pour la Tunisie et de développer les découvertes dans le Golfe de Gabès, a fait savoir Akrout.
Ces découvertes doivent en effet être regroupées en vue d’une plus grande efficience économique et énergétique des puits, selon Akrout.
Il a ajouté que le coût de l’abandon du champ “Didon” a été pris en compte dans le contrat, à la faveur duquel l’ETAP aura une plateforme pétrolière et un navire dans lequel sera stocké le pétrole.
Des travaux de maintenance ont été entrepris, l’année dernière, au niveau de ce pétrolier, moyennant une enveloppe de 15 millions de dollars et son exploitation est prévue dans le champ “Zarat”. Concernant le montant du contrat d’acquisition, Akrout s’est engagé à présenter tous les détails à l’opinion publique au début du mois de juin 2016, après le parachèvement de toutes les procédures juridiques et administratives et l’accomplissement du processus en vigueur lors de la conclusion de tels contrats. Il s’agit en l’ocurrence de la signature des contrats et de leur envoi au ministère de l’énergie et des mines et à la commission consultative des hydrocarbures (CCH). Akrout a souligné, à ce sujet qu’aucun élément d’information n’a été dissimulé, l’ensemble des données ayant été diffusées dans le cadre de la transparence totale, selon ses dires.
Il s’est contenté de dire que “la valeur du contrat est très intéressante pour la Tunisie et ne peut être négligée”, affirmant que les sociétés pérolières internationales dépensent entre 2,5 et 3 dollars pour la
découverte d’un baril de pétrole alors que dans le nouveau permis obtenu par l’ETAP, ce montant est bien inférieur à cette moyenne.
Concernant la stratégie de l’entreprise pour le développement du champ “Zarat”, Akrout a fait savoir que la capacité de production de ce champ à l’orée des années 2020 et 2021 démarrera avec 15 mille barils de pétrole et deux millions de métres cube de gaz par jour pour atteindre ensuite 25 mille barils par jour.
IL a précisé que l’entrée en production du champ “Zarat” diminuera l’importation de gaz et allègera la pression sur les champs “Miskar” et “Hasdrubal” dont la production connaîtra naturellement une baisse.

TAP

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L’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) a signé, vendredi, un contrat d’acquisition des titres d’hydrocarbures revenant à la société suédoise «PA RESOURCES en Tunisie », annonce dans un communiqué, le ministère de l’énergie et des mines.
« Ce contrat de cession portant entre autres sur le permis Zarat, la concession Didon (golfe de Gabès ) et les concessions Douleb, Semmama et Tamesmida (Kasserine), a été réalisé à des conditions économiquement avantageuses», souligne le communiqué, sans donner de précisions sur ces conditions et sur le montant du contrat. Pour le ministère de l’énergie et des mines «cette opération, première de son genre, est stratégiquement majeure pour la Tunisie car elle permet de sécuriser des réserves additionnelles d’hydrocarbures du pays et offre à l’ETAP, la possibilité de mieux contrôler le développement des découvertes de champs gaziers dans le Golfe de Gabès».
La même source ajoute que « pour la première fois de son histoire, et grâce à cette opération, ETAP accède au rôle d’opérateur d’hydrocarbures au niveau de la production ». Le contrat a été signé, vendredi, par Mohamed Akrout, PDG de l’ETAP et Mark Mc Allister pour le compte de PA Resources, au cours d’une cérémonie présidée par Mongi Marzoug, ministre de l’énergie et des mines, en présence de Zakaria Hamad, ministre de l’industrie et Ridha Ben Mosbeh, ministre chargé des dossiers économiques auprès du chef du Gouvernement.

TAP

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L’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières, à la demande de la filiale tunisienne de la compagnie pétrolière Independent Resources , cotée au marché alternatif de Londres, et unique exploitant du permis Ksar Hadada , a présenté une demande de prolongation d’ un an à la Direction  Générale de l’Energie au ministère tunisien de l’Energie.

La demande devrait être  examinée prochainement par le Comité Consultatif des Hydrocarbures, et en cas de réponse positive, la durée de la prolongation du permis devrait courir à partir de sa  date d’expiration, et jusqu’au 7 août 2017.

 Il  s’agira pour la compagnie de remplir des obligations minimales consistant en l’acquisition, le traitement et l’interprétation d’une étude sismique 3D couvrant 300 km2 et le forage de deux nouveaux puits d’exploration au lieu d’un  prévu par l’actuel permis.

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L’agence de notation Fitch Ratings a révisé de stable à négative la perspective de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) tout en confirmant ses notes nationales de  long et  court terme à ‘AA- (tun ) ‘et’ F1 + (tun) ‘respectivement.

Cette notation intervient suite à la révision par  Fitch de la perspective de la Tunisie de stable à négative et l’affirmation de sa note souveraine à  ‘BB-‘ ‘

L’ETAP est une société appartenant en totalité à l’État ayant le  statut spécifique d’une entreprise  publique à caractère  commercial. Elle constitue un atout important pour l’Etat tunisien (BB- / Negative), jouant un rôle majeur dans le développement es réserves de pétrole et de gaz du pays et  la permanence de l’approvisionnement du marché intérieur en  pétrole et gaz. Les liens juridiques, stratégiques et opérationnels étroits entre ETAP et son unique actionnaire ont conduit Fitch à dégrader d’un cran la note de l’ETAP par rapport à son entité mère  en application de sa méthodologie de subsidiarité.

La perspective négative de la Tunisie  reflète l’avis de Fitch qu’une nouvelle dégradation de la notation souveraine  peut exercer une pression à la baisse sur les notes de l’ETAP.

Jusqu’en juillet 2015, l’ETAP importait  du pétrole ou du gaz, au nom de l’État, et le règlement de ces importations se faisait via le mécanisme de compensation commerciale. Depuis lors, ces importations ne sont plus nécessaires, ce qui a considérablement amélioré la transparence financière d’ETAP, sa position de liquidité et a  facilité la gestion de son fonds de roulement.

L’État tunisien  est engagé  au soutien de l’ETAP dans le financement de ses programmes d’investissement, par des injections de trésorerie directes. Les montants de financement sont limités et ne représentent qu’une fraction des recettes propres de l’ETAP, mais sont une garantie contre des besoins imprévus. En conséquence, aucun signe d’un manque de soutien de l’État dans le cas d’un affaiblissement des paramètres de crédit intrinsèque de l’ETAP  ne justifierait un crantage plus large entre la note souveraine et celles de l’ETAP.

Le profil commercial de l’ETAP n’a pas la diversification de ses pairs internationaux du secteur privé, ce qui l’expose substantiellement à la volatilité des prix du pétrole et du gaz. Par ailleurs, l’ETAP fonctionne sur une échelle beaucoup plus petite que les compagnies pétrolières nationales semblables  telles  que la compagnie pétrolière de la République Azebaijan (BB + / Negative) ou la compagnie nationale KazMunayGas (BBB / Stable).

Fitch cite parmi les principaux développements futurs qui conduiraient à une notation positive,  un changement de la perspective de la note souveraine de la Tunisie à stable, ce qui se répercuterait d’autant sur la note  de l’ETAP, pour peu que ses liens avec l’Etat ne faiblissent pas.

Dans le cas contraire, les notes de l’ETAP seraient dégradées, et un indicateur potentiel sur l’affaiblissement du soutien de l’Etat entraînerait une détérioration des paramètres de crédit de l’ETAP

Pour ce qui est des  principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une dégradation de la note souveraine de la Tunisie, Fitch  cite un  taux de croissance qui n’augmente pas, l’instabilité politique du pays due au risque terroriste ou des troubles sociaux, le défaut de stabilisation de la dette publique  et celui de la réduction du déficit du compte courant.

Quant aux principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une  notation positive, ils sont , selon Fitch, une augmentation des perspectives de croissance, liée par exemple à des améliorations structurelles dans l’environnement des affaires et / ou la situation de sécurité, une réduction des déficits budgétaires compatibles avec la stabilisation du ratio dette-PIB à moyen terme, une amélioration structurelle du déficit du compte courant de la Tunisie, se déclinant dans la réduction  des besoins de financement extérieur réduit et des volants de plus fortes réserves de liquidités internationales.

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