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Près de 120 personnes seront employées dans l’unité de traitement final du projet Nawara situé dans la zone industrielle de Ghannouch, à Gabès.
Le ministère de l’Industrie et des PME, l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), la Société autrichienne d’exploration et de production (OMV) et l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) ont, également, convenu d’employer 180 personnes dans le cadre de la responsabilité sociétale.
OMV et l’ETAP devront fournir dans ce cadre les financements nécessaires au conseil régional de Gabès pour concrétiser cette décision.
Cet accord a été pris lors d’une séance de travail, tenue jeudi, au ministère de l’industrie et PME sur la situation sociale à l’unité de traitement final “Nawara”, en présence de représentants des ministères des affaires sociales, de l’emploi et de la formation professionnelle, selon le ministère de l’Industrie et le gouverneur de Gabès.
A rappeler que les travaux de chantier à l’unité de traitement final de la zone industrielle de Ghannouch, l’une des composantes principales du champ de “Nawara”, ont enregistré un retard de deux ans (l’entrée en exploitation était prévue en 2016) en raison des revendications des habitants de Gabès liées à l’emploi.
Le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné que l’accord vise l’achèvement dudit projet afin de favoriser le développement aux niveaux national et régional, outre l’impulsion de l’économie et du développement dans les gouvernorats de Gabès et Tataouine.

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Un programme de forage de 20 puits de prospection est prévu pour la période 2019/ 2020, a déclaré à TAP, le Directeur général adjoint de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières(ETAP), Abdelwaheb Khamassi.
S’exprimant en marge de la 4éme conférence sur le thème : ” Exploration et production des hydrocarbures en Tunisie “, organisée du 22 au 24 octobre 2018, le responsable a indiqué qu’un programme vise également le développent entre 30 et 50 puits pétroliers ce qui permettra de renforcer la production d’énergie en Tunisie.
La production actuelle de pétrole varie entre 70 et 80 mille barils de pétrole, a souligné Khamassi, ajoutant que cette production couvre moins de 50% des besoins du pays.

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La Tunisie compte inaugurer le champ Nawara à Tataouine en juin 2019, a affirmé lundi le ministre de l’industrie et des petites et moyennes entreprises Slim Feriani

Ce projet d’investissement mixte entre la Tunisie et la société autrichienne OMV, qui constitue un des projets les plus importants dans le secteur, renforcera la production énergétique de 30 à 40% et offrira des recettes d’environ 500 millions de dollars ( plus de 1 milliards de dinars), soit l’équivalent de la subvention accordée par l’Etat aux hydrocarbures, a-t-il ajouté en marge de l’ouverture du 14eme séminaire international sur ” la production et la prospection des hydrocarbures en Tunisie “.

Environ 95% des travaux du projet de champ Nawara sont achevés, selon le directeur général adjoint de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières Abdewahab Khamassi.

Environ mille personnes participent au séminaire international sur ” la production et la prospection des hydrocarbures en Tunisie ” qui se tient tous les deux ans, selon l’ETAP, qui organise cette manifestation .

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La société pétrolière Perenco, qui a fait plusieurs investissements avec l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (Etap) ayant atteint 600 millions dinars, prévoit de décaisser 20 millions de dinars en 2018. Ce montant permettra la mise à niveau de plusieurs sites et le forage de deux puits à Begel, annonce un communiqué du ministère de l’Industrie et des PME.

Pour rappel, la société Perenco a acquis l’ensemble des parts de la société Petrofac (45%) dans la concession de Chergui à Kerkennah.

Au cours d’un entretien tenu, vendredi, avec Slim Fériani, ministre de l’Industrie et des PME, les responsables des deux sociétés pétrolières, respectivement Roy Armishaw et Yves Postec, ont discuté de l’officialisation de la décision de transfert des droits et engagements de Petrofac Tunisie dans la concession de Chergui, suite à l’accord de la Commission consultative des hydrocarbures dans sa réunion N°120 du 23 juillet 2018.

Perenco est présente dans 13 pays et produit 450.000 barils équivalents pétrole (bep) par jour. Elle emploie 4.000 agents.

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C’est un secret de polichinelle de dire que le courant ne passait pas entre Youssef Chahed et Khaled Kaddour. Leur pomme de discorde serait notamment les projets ou certains projets en énergies nouvelles. Des publications étrangères, comme Africa intelligence, en ont plus d’une fois fait état. Kaddour est pourtant membre d’un gouvernement choisi par Youssef Chahed lui-même.

L’affaire semble être compliquée, avec surtout un volet juridique qui prêterait à plus d’une interprétation, un volet politique inattendu et un volet financier qui ne semble pas avoir été pris en compte. En effet, en renvoyant Khaled Kaddour et en fusionnant son ministère avec celui de Slim Fériani, Youssef Chahed semble avoir confondu rapidité, en matière de lutte contre la corruption, si tel est le seul objectif de l’opération, et précipitation

  • Mettre le feu dans un baril presque vide

Une remarque à faire au début de cette tentative de décryptage des effets de cette affaire et de mise en lumière de ce qui pourrait être appelé le «Dark-Side» de la même affaire. Il s’agit de la taille même du gisement (8,1 millions de barils), qui ne représenterait même pas 90 jours de la consommation tunisienne, cette dernière étant de 90.000, soit deux fois et demi la production nationale qui est de 40.000 barils/jour. Est-ce qu’un tel gisement nécessiterait obligatoirement une prise de participation de l’Etap et le déclenchement d’une tel emballement ? Au plus haut du cours actuel du brut, toute l’affaire ne rapporterait pas plus de 67,6 MDT, si le gisement livrait toutes ses promesses. De quoi juste couvrir les crédits, et il en a encore besoin, et dégager un petit bénéfice. Fethi Nouri, économiste connu et observateur attentif de la scène pétrolière, proposait d’ailleurs que les journalistes titrent leurs papiers «Incendie dans un baril vide» !

Interrogé sous le sceau de l’anonymat, un banquier offshore nous a indiqué avoir étudié le dossier avec le département des investissements pétroliers de la banque et y avoir immédiatement renoncé, «à cause de la petite taille du projet». C’est certainement cette petite taille qui explique sa vente par la française Elf-Aquitaine à l’autrichienne OMV

  • Mettre en danger financier les actifs de 7 banques

Il est ensuite manifeste à nos simples yeux d’observateur du peu de vraies informations dites sur cette affaire et des flots d’inexactitudes et même d’intox que le gouvernement et son porte-parole étaient allés trop vite dans la dénonciation de ce qui pourrait être, ou non, une affaire de corruption. Il nous semble en effet qu’ils n’ont pas tenu compte des éléments suivants :

  • La SFI (Société Financière Internationale), organisme international de financement de projets, filiale de la Banque Mondiale, n’est pas seulement financier, il est même dans le capital de Topic des Toumi. On imagine mal que la SFI ait mis de l’argent sans le nécessaire Due-diligence qui lui aurait donné accès à tous les documents et qu’elle n’en ait pas fait tous les contrôles.
  • Un Pool de pas moins de sept banques, dont deux publiques et pas des moindres que sont la BH Bank et la STB, ainsi que la QNB Tunis et la Baraka Bank, la Biat et l’ATB ont participé au financement du projet.

Plus de 200 MDT y ont été injectés par ces banques. Et on imagine encore une fois très mal que ces sept banques aient accepté d’y placer leur argent et celui du public si toutes les autorisations ne figuraient pas dans le dossier et que ces autorisations aient été dûment vérifiées par leurs avocats.

Qui plus est, le même projet de Halk El Menzel, avait été présenté aux investisseurs étrangers lors du Forum des investisseurs 2020. Le ponter ainsi du doigt comme étant un projet bâti sur des documents non mis à jours ou même périmés, donnerait une très mauvaise image de l’administration tunisienne aux investisseurs qui pourraient être intéressés par des projets que présentera le gouvernement.

Toutes ces institutions financières attendaient le «First Oil», ou l’entrée en exploitation pour commencer à être remboursées. Dès 2014, la STB par exemple avait déclassé les 25,572 MDT d’engagement qu’elle avait avec Topic et les a transformés en actifs et espérait devenir la 1ère banque du pays à posséder une partie d’un gisement pétrolier. Avec les déclarations du porte-parole du gouvernement sur la non-régularité du permis d’exploitation, l’affaire des Toumi est désormais compromise, tout comme tous les crédits fournis par les banques tunisiennes de la place. Youssef Chahed a-t-il été bien conseillé dans cette affaire du renvoi de Kaddour et de tout son ministère ? Qui va donc payer les pots cassés des banquiers ? Ceux qui ont investi dans cette entreprise, désormais déclarée disposant d’un gisement aux papiers périmés, seront-ils aussi inquiétés ?

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L’absence de transparence et de bonne gouvernance dans le domaine des hydrocarbures demeure parmi les principales causes de la prolifération de la corruption dans ce domaine, selon la Coalition tunisienne pour la transparence dans l’énergie et les mines (CTTEM), dans un communiqué publié lundi 3 septembre à Tunis.

Composée de 13 associations opérant dans le domaine de l’énergie, la CTTEM appelle le gouvernement à assumer ses responsabilités, en promulguant un nouveau code des hydrocarbures et un autre pour les mines, et en engageant une réforme radicale de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), ainsi que de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG).

Il s’agit également “d’associer la société civile et des experts indépendants dans le processus de la réforme, de publier les résultats d’audit réalisés par l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et celle du contrôle général des finances (CGF) et d’ouvrir une enquête globale et indépendante sur la gestion du secteur des hydrocarbures et des phosphates ainsi que de toutes les richesses naturelles”.

La CTTEM a appelé aussi à accélérer les procédures judiciaires pour trancher le dossier de corruption ainsi que l’adhésion de la Tunisie à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

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“I Watch” vient de révéler que l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), a dépensé environ 250 millions de dinars (MD) pour l’achat de titres d’hydrocarbures (droits et obligations) de la société suédoise “Pa Resources”, pour des permis de recherche expirés et des champs pétroliers de faible rendement.

Elle a précisé, dans une enquête publiée sur son site web, qu’il s’agit de 8 permis, 4 de recherche et 4 d’exploitation acquis en 2016, de PA RESOURCES, en l’occurrence Jenaien, Makhthar, Jelma et Zarat (permis de recherche) et Didon, Sammama, Temsmida et Douleb (permis d’exploitation).

Selon l’ETAP, le marché a coûté 31 MD aux Finances publiques, mais I Watch affirme avoir des données et des documents prouvant que le coût réel du marché s’élève à 250 MD.
Un coût confirmé à I Watch, le 1er juin 2018, par le PDG de l’ETAP, récemment démis de ses fonctions, Moncef Mattoussi.

Ce montant aurait aidé à créer pas moins de 6000 emplois et à restaurer environ 2500 écoles, s’il avait été investi conformément aux principes de la bonne gouvernance dans les finances publiques”, a déclaré le conseiller économique, Ezzeddine Saidane, à I Watch.

L’ONG a constaté, au terme de l’enquête, que l’ancien PDG de l’ETAP, Mohamed Akrout, avait sacrifié 250 MD pour l’achat d’une “fleur fanée” en allusion au nom choisi pour le cryptage du dossier ou de l’affaire “Warda“, après “une rencontre secrète et un débat de haut niveau sur la faisabilité du marché, entre le ministre de l’Energie et des Mines, Mongi Marzouk et plusieurs experts du secteur de l’énergie“.
L’affaire est restée secrète afin de dissimuler le transfert des droits et obligations de PA RESOURCES, dans l’attente d’une décision“, écrit I watch dans son enquête, relevant que le marché a été conclu à un moment où l’ETAP connait une baisse de 24% de ses revenus d’exploitation et des pertes estimées à 297 MD en 2016.

L’ONG estime “qu’il aurait fallu acheter le permis Zarat, au lieu de dépenser un argent fou pour l’acquisition de permis à faible rendement ou expirés et suivre l’exemple de la société Enquest qui a conclu un marché pour l’achat de 70% des actifs des champs pétroliers Didon et Zarat seulement“.
Pour mémoire, l’ETAP avait signé le contrat d’acquisition des titres d’hydrocarbures de Pa Resources, le 6 mai 2016, en présence de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Mongi Marzoug et de l’ancien ministre de l’Industrie, Zakaria Hamad.

Ce contrat de cession portant entre autres sur le permis Zarat, la concession Didon (golfe de Gabès ) et les concessions Douleb, Semmama et Tamesmida (Kasserine), a été réalisé à des conditions économiquement avantageuses“, avait commenté en 2016 le ministère de l’Energie dans un communiqué, sans donner le montant de la cession.

Le département de l’Energie avait qualifié cette opération de “première de son genre“, et de “stratégiquement majeure pour la Tunisie, car elle permet de sécuriser des réserves additionnelles d’hydrocarbures du pays et offre à l’ETAP, la possibilité de mieux contrôler le développement des découvertes de champs gaziers dans le Golfe de Gabès“.

Il a ajouté que “pour la première fois de son histoire, et grâce à cette opération, l’ETAP accède au rôle d’opérateur d’hydrocarbures au niveau de la production“. Le contrat avait été signé par Mohamed Akrout, PDG de l’ETAP et Mark Mc Allister pour le compte de PA Resources.

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Hédi Herichi a été nommé DG des hydrocarbures le 26 décembre 2017, sous le ministère de Khaled Kaddour. Tous les deux viennent d’être remerciés par le chef du gouvernement dans le cadre de tout un coup de balai qui a touché presque tous les départements et entreprises sous tutelle et même la structure du gouvernement, dans la mesure où tout le ministère a été rayé de la liste et fusionné avec le ministère de l’Industrie et des PME.

Loin de tout ce qui se dit, sur les réseaux sociaux surtout, nous avons voulu rapporter sans aucun commentaire de notre part ce que disent les principaux protagonistes de cette affaire qui, disons-le clairement, ne comporte aucune accusation officielle. Tel est en tout cas le contenu même du communiqué du chef du gouvernement.

Précisons, tout d’abord, que l’affaire dont il s’agit concerne une concession d’exploitation pétrolière, dite Halk El Menzel en pleine mer du côté de Hammamet, octroyée depuis le 29 janvier 1979 à la société française Elf-Aquitaine et de cession en cession de ces droits d’exploitation, elle avait été rachetée par la société autrichienne OPM, puis rachetée en 2016 par la société Topic du groupe tunisien Toumi. La concession n’est pas encore entrée en production. Elle contiendrait des réserves en place de 8,1 millions de barils et des réserves récupérables de l’ordre de 50 à 60% des 8 millions en place.

Alors que le gouvernement prenait l’initiative, ce vendredi 31 août 2018, d’organiser une conférence de presse, conduite par son porte-parole, Iyed Dahmani, pour expliquer le renvoi de presque tout un ministère, Khaled Kaddour garde pour l’instant officiellement le silence. Africanmanager a pris soin de contacter le directeur des hydrocarbures Hédi Herichi, qui a expliqué l’affaire dans ses faits et dates et Hachem Hmidi a parlé dans plus d’une station radio locale.

  • Iyed Dahmani au nom du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a expliqué, dans un compte-rendu rapporté par l’agence Tap, qu’un investisseur tunisien qui exploite, dans les zones côtières de Monastir, un champ pétrolier sans disposer d’un permis est la raison du limogeage du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Gaddour, du secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi et de certains responsables de son département.

Il a ajouté, lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, au palais du gouvernement, à la Kasbah, que l’investisseur tunisien a sollicité le Chef du gouvernement pour inaugurer le champ pétrolier ” Halk El Menzel ” au cours des prochaines semaines mais après vérification, il s’est avéré que le délai d’exploitation de son permis d’exploitation a expiré depuis 2009.

Dahmani a reconnu que la responsabilité du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables est indirecte dans ce dossier qui remonte à 2009, soulignant qu’une enquête approfondie sera ouverte par l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et celle du Contrôle général des finances (CGF), pour identifier les responsables impliqués dans cette affaire.
Il a souligné que le champ pétrolier de “Halk El Menzel”, exploité illégalement, figure parmi les principaux champs en Tunisie, avec une réserve de 8,1 millions barils, alors que la Tunisie produit 15 millions de barils annuellement. La production du champ atteindrait 15 mille barils au cours de la première période d’exploitation contre une production nationale quotidienne de pétrole estimée à 39 mille barils, soit une contribution supplémentaire du dit champ, dans la production nationale, à hauteur de 30% par jour.

  • Hédi Herichi, les noms, les faits et les dates

Le DG des hydrocarbures a, de son côté, fait cette déclaration à Africanmanager : «Ce dont on parle est la concession Halk El Menzel, propriété de la société Topic du groupe familial Toumi, des investisseurs en pétrole depuis longtemps à travers la société Saros. Ils ont racheté la concession d’exploitation en 2006.

 L’arrêté de cette concession a été publié sur le Jort en janvier 1979, octroyée pour une durée de 50 ans au nom d’Elf-Aquitaine. Après moult cessions de droits et obligations entre sociétés, jusqu’à 2006 où elle est acquise par Topic. Le 17 août 1999, le Code des hydrocarbures a été promulgué. Il apportait alors de nouvelles incentives aux investisseurs dans le secteur des hydrocarbures. Par la loi de la non-rétroactivité, il ne pouvait concerner cette concession, accordée depuis 1979. Pour en faire bénéficier les nouveaux investisseurs, nous avons accordé la possibilité d’opter pour le principe de l’option de l’exercice du Code des hydrocarbures et de choisir de se soumettre au nouveau Code. Cela permettait le bénéfice des nouvelles incentives, mais cela obligeait aussi à limiter la durée de la concession à seulement 30 ans au lieu des 50 contractuels. Ceci est bien dit dans le nouveau code qui stipule que «en cas de contradiction ou de non-conformité, entre le nouveau code auquel il a adhéré et l’ancienne convention pétrolière, c’est le nouveau code qui prime.

 Si on compte entre 1979 et 2018, son contrat ne finirait qu’en 2029. Or selon le nouveau Code, auquel Topic a adhéré, la concession serait déjà caduque depuis le 31 décembre 2009. L’Administration a oublié, dans le tumulte des évènements de la révolution, de lui appliquer cette disposition de durée du nouveau Code, le manque de développement de la concession qui n’a commencé qu’en 2017. En cette période, l’investisseur avait même obtenu des autorisations d’importation de matériel et même un fax lui confirmant que la durée de sa concession est de 50 ans. Il y a quelques semaines, on nous signifiait que le chef du gouvernement allait se déplacer à Halk el Menzel pour inaugurer les travaux d’exploration. Or, les traditions veulent qu’on n’inaugure pas l’exploration, qui pourrait s’avérer négative, mais le début de l’entrée en production dit aussi «First Oil».

 C’est le ministère qui a fait part de toutes ces questions, dans une note envoyée il y a 3 semaines au chef du gouvernement. Nous l’avions ensuite rencontré, hier jeudi 30 août en présence du ministre de la Justice et de ses Conseillers, pour discuter des points de la validité de la concession, ainsi que le point de la participation de l’Etap à cette concession, comme l’y autorise le nouveau Code et comme l’a refusé la société Topic. Les questions de la non-conformité avec le Code et de l’Etap ont donc été soulevées par les services du ministère de l’Energie et non par la présidence du gouvernement. Ce serait ainsi cette note qui évoquait des questions juridiques de haute importance qui serait derrière et la cause de notre renvoi».

  • Hachem Hmidi explique

Le secrétaire d’État aux Mines, Hechmi Hmidi, débarqué ce vendredi 31 août 2018 par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est monté au front pour tenter de couper court aux bruits selon lesquels il serait mouillé dans une affaire de corruption.

Il a affirmé, sur Shems FM, que Chahed l’a écarté de l’équipe gouvernementale suite à une plainte au pénal qui a été déposée contre lui dans une affaire de vente d’engrais à une compagnie étrangère.

«Quelqu’un a porté plainte contre moi devant la justice. Je confirme que c’est une accusation fantaisiste contre ma personne» a indique l’ex-secrétaire d’Etat ; il a ajouté qu’il s’agit d’une vente d’engrais impliquant le Conseil d’administration du Groupe Chimique dans lequel le ministère n’a aucun contact, direct ou indirect.

«Nous disposons de toutes les preuves indiquant que le ministère n’a rien à voir avec ce dossier (…) et nous avons foi en la justice de notre pays», a déclaré Hmidi, tout en précisant que jusqu’ici la justice ne l’avait pas convoqué pour cette affaire…

Enfin il a dit qu’il comprend la décision du chef du gouvernement, et qu’il est normal qu’un ministre cité dans une affaire judiciaire quitte le navire pour ne pas «nuire au travail gouvernemental», et réaffirme qu’il n’a trempé dans aucun acte de corruption.

K.B & SL

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Nous apprenons, selon un communiqué officiel dont nous avons reçu copie de la présidence du gouvernement, que le chef du gouvernement a décidé de remercier le ministre de l’énergie et des mines Khaled Kaddour, ainsi que son Secrétaire d’Etat Hachem Hmidi. Mise à fin aussi, selon le même communiqué, des missions du PDG de l’ETAP, du DG de l’énergie, du DG des affaires juridique au même ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables. Selon le même communiqué, ce ministère a été rattaché au ministère de l’industrie et des PME.

Le même communiqué indique aussi que le chef du gouvernement a décidé, d’abord la constitution d’une commission d’experts auprès de la présidence du gouvernement pour une restructuration dudit ministère et de la révision de la gouvernance du secteur de l’énergie. Ensuite, la constitution d’une commission d’enquête constituée par l’Instance de contrôle général des services publics et de la CGF (Contrôle Général des Finances).

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Un accord final a été conclu concernant le projet de Gaz de Tataouine dont les travaux seront lancés le 1er octobre prochain et prendront fin en 2020, a annoncé mardi, le ministre de la Santé, Imed Hammami, lors d’une séance de travail tenue au siège du ministère consacrée au dossier du développement dans le gouvernorat de Tataouine.

Le président directeur général de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), Moncef Mattoussi, a déclaré aux médias que ce pipeline d’une longueur de 94 km permettra l’approvisionnement du gouvernorat de Tataouine et les régions limitrophes, en gaz naturel et gaz mis en bouteille d’une part, et le développement de l’industrie, la relance de l’économie et la réalisation des projets dans la région, d’autre part.

Ce projet, dont le coût est estimé à 400 millions de dinars, favorisera près de 250 postes d’emploi, et forme une partie du projet de développement du champ de gaz Naouara à Tataouine dont le coût est estimé à 3000 millions de dinars, a ajouté le responsable, signalant que la capacité de production de ce champ est estimée à 2.7 million m3 par jour.

Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Gaddour, a précisé pour sa part dans une déclaration aux médias, que les gouvernorats du sud bénéficieront également du projet “développement du désert” annoncé par le chef du gouvernement le 27 avril dernier, et dont le coût est estimé à 600 millions de dinars.

Ce projet vise essentiellement selon la même source, la valorisation de l’énergie solaire dans le désert pour la production de l’électricité, l’encouragement de l’investissement en agriculture biologique dans le sahara, et le développement du tourisme dans cette zone ainsi que la consolidation de l’infrastructure routière et du réseau d’électricité.

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En se référant au «Guide de Bonne Gouvernance de l’ETAP, nous avons constaté une amélioration en ce qui concerne la transparence au sein de l’ETAP grâce à l’application de certaines recommandations qui ont été prises au sérieux“. C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises) sous le thème “Perception de la Transparence dans le Secteur des Hydrocarbures”. Toutefois le document fait remarquer que les gens attendent encore que l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières) commence réellement à appliquer la transparence et adopter une stratégie de communication cohérente d’une part, et d’autre part renforcer le rôle du conseil d’administration en précédant à la nomination des représentants de la société civile et des experts relevant du secteur privé tel que mentionné dans le «guide de bonne gouvernance», selon ladite étude.

L’étude de l’IACE a toutefois signalé la nécessité de mettre fin aux abus des entreprises privées partenaires de l’ETAP concernant le contrôle de la mise en œuvre d’un plan d’action de la responsabilité sociétale des entreprises.

Revenant à la plateforme OPEN DATA 10 créée en 2015 pour mettre l’information et tous les mouvements du secteur pétrolier en Tunisie à jour, l’IACE a précisé que ce site n’est pas à jour et la dernière activité pétrolière a été publiée depuis plus d’un an, ce qui démontre la négligence de l’Etat dans l’engagement à préserver la transparence dans ce secteur.

L’IACE a en outre indiqué que le cadre constitutionnel, les engagements internationaux de la Tunisie ainsi que le droit interne de l’environnement et de la santé nécessitent un véritable engagement de la part de l’ETAP, et pourquoi pas «reconsidérer le rôle et le statut de l’ETAP» et collaborer avec les différents acteurs de la société civile afin de trouver des solutions et mettre fin aux soucis environnementaux qui menacent les ressources naturelles et les droits des générations futures.

En comparant les demandes et les interrogations des acteurs de la société civile tunisienne avec les réponses des dirigeants de l’ETAP, l’IACE a aussi constaté une sorte de confusion entre, d’une part l’information plus profondément, car cette dernière est disponible mais il faudrait être expert et spécialiste pour arriver à déchiffrer les détails et comprendre certains contenus scientifiques. D’autre part, l’ETAP devrait assumer sa part de responsabilité dans la décroissance des résultats financiers en 2016 par rapport à ceux de 2015. “Un contrôle parlementaire devrait être assuré puisque l’ETAP ne publie pas au JORT son bilan et les résultats relatifs à son exercice avant le 31 Août de chaque année conformément à la loi“, a proposé l’IACE.

Nous pourrons toutefois interpréter le mécontentement et les critiques de la société civile à l’égard de l’ETAP par certaines attitudes passives de l’administration publique en réagissant sur les demandes des chercheurs de l’information, ainsi nous concluons une véritable mauvaise communication entre ces deux parties“, ajoute l’étude.

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“Le programme RSE Tataouine ” (responsabilité sociale de l’entreprise) lancé par le consortium (ETAP, ENI, OMV, MEDCO) a permis jusque là de financer 185 microprojets, avec la BTS, moyennant un investissement total de 4,23 millions de dinars. Le nombre d’emplois créés, dans ce cadre, s’élève à 465″, a indiqué vendredi Mehdi Mejdoub, Représentant du consortium programme RSE Tataouine /ETAP (TUNISIE), ENI (Italie), OMV (Autriche), MEDCO (Indonésie).
Participant à un panel un panel intitulé “Développement régional et responsabilité sociétale ” tenu dans le cadre de la 6ème édition du Forum de l’Investissement en Tunisie (Tunisia Investment Forum- TIF 2017, il a aussi, fait savoir que “ce projet a mobilisé, à travers les associations de microcrédits partenaires, 2,5 millions de dinars en termes de microcrédits, pour financer 626 micro-entrepreneurs opérant essentiellement, dans le secteur agricole et l’artisanat”.
“Avec la BFPME, ce projet a financé 8 projets (PME). Le coût d’investissement global s’élève à 5 millions de dinars. La contribution du projet RSE au financement se situe à 1,3 million de dinars. Le nombre d’emplois créés s’élève à 117” a-t-il encore soulevé.

Mejdoub, a aussi rappelé que “la vision globale du projet RSE Tataouine (programme triennal 2015-2018) consiste à unir les efforts des quatre sociétés (ETAP, ENI, MEDCO et OMV) pour assurer une meilleure synergie et une meilleure efficacité dans les initiatives RSE et à répondre à la demande des autorités régionales, des partenaires sociaux et de la société civile en ce qui concerne le renforcement du rôle sociétal des sociétés pétrolières”.
“Il vise essentiellement, à contribuer aux efforts de développement dans le Gouvernorat de Tataouine et à promouvoir la discrimination positive en conformité avec la nouvelle constitution. Sa démarche consiste à agir en partenariat avec les associations de microcrédits, les institutions de financement et l’administration” a-t-il affirmé.

Mejdoub a également, évoqué quelques actions sociales menées par ce projet, dont l’appui accordé à la création d’un centre en charge d’enfants autistes avec l’association “ILEF”, d’un centre de rééducation pour les handicapés moteurs avec l’association ATAS, d’un centre de perfectionnement de la prononciation avec l’association APATH et d’un centre informatique avec l’association AMAL de Dhehiba.

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L’expert-comptable, Walid Ben Salah a indiqué, dans une interview accordée à Africanmanager, que la privatisation est une solution parmi d’autres qui permettra de drainer des fonds supplémentaires au profit de la trésorerie publique et de redresser la situation de certaines entreprises : “Malheureusement pour le PLF 2018, rien n ‘a été prévu comme recettes provenant de la privatisation”, a-t-il soutenu, faisant savoir toutefois que la privatisation doit être faite d’une manière bien étudiée et réfléchie.” L’État ne doit pas détenir un monopole dans des secteurs où le secteur privé pourra faire mieux comme celui de la RNTA”, a-t-il dit.

“On n’a pas soutenu l’idée se désengager des secteurs stratégiques comme la Steg, l’Étap et la SONEDE. Mais l’État détient plusieurs autres participations dans plusieurs entreprises qui ne lui permettront ni de prendre des décisions ni d’avoir des recettes supplémentaires”, a expliqué Ben Salah avant d’ajouter que pour les entreprises où l’État est majoritaire ou détient le monopole à 100%, il est aussi appelé à étudier certaines participations notamment celles dans les secteurs non stratégiques.

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Intervenant fin septembre dernier au cours du «Tunisia Oil & Gas Summit », le nouveau ministre tunisien de l’Energie, Khaled Kaddour, a souligné que la prochaine période nécessiterait un plus grand effort pour rétablir l’investissement dans le domaine du pétrole et du gaz après la période de récession en raison de plusieurs facteurs, notamment le manque de nouvelles licences de recherche, les sit-in et perturbations de la production. Il a aussi annoncé une série de réformes dans le secteur des hydrocarbures et de la mise en œuvre de la Stratégie énergétique nationale en 2030, avec l’assistance technique de la Banque mondiale. Des travaux seraient ainsi en cours pour développer le cadre institutionnel et les stratégies promotionnelles du secteur pour attirer les investisseurs, notamment à travers la restructuration de l’Etap (Entreprise tunisienne des activités pétrolières) et son rôle d’opérateur dans le secteur, ainsi que l’examen du Code des hydrocarbures et le développement de l’exploration par la promotion des bonnes concessions.

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OMV Tunesien, Tunisia, …lplattform Ashtart, Oil rig Ashtart

La compagnie pétrolière OMV et la franco- britannique Perenco ont conclu un accord aux termes duquel cette dernière devient en partie la propriétaire de la compagnie pétrolière et gazière indépendante Serept, ainsi que du champ pétrolier offshore Ashtart.

La transaction met Perenco en partenariat avec la compagnie pétrolière nationale tunisienne, ETAP, qui détient la participation restante de 50% dans Serept et Ashtart.

Le désinvestissement de la société OMV d’Ashtart est en ligne avec sa stratégie d’optimisation de son portefeuille, a précisé la compagnie autrichienne dont la production nette sur Ashtart s’élevait à 3000 bep / j en 2016.

Perenco détient désormais 50% des parts dans le champ Ashtart exploité par la Serept dans le golfe de Gabès, marquant l’acquisition des premiers actifs offshore de la société en Tunisie.

« Serept négocie ainsi un nouveau tournant dans son histoire déjà riche, avec un partenariat nouveau et prometteur qui lui procure des élans pour relever les défis du présent et de l’avenir proche », a déclaré Lotfi Kaouach, PDG de la Serept. « Je voudrais vous confirmer que nous sommes tous engagés, Serept et ses partenaires, pour faire en sorte que les résultats de notre société Serept répondent à l’engagement et aux ambitions de son personnel et à ceux de ses partenaires l’ETAP et Perenco ».

La gisement d’Ashtart a été découvert en 1971, et est en activité depuis 1974, atteignant son pic de production en 1979 avec 47100 b / j , pour amorcer depuis son déclin, selon Wood Mackenzie, le cabinet britannique spécialisé dans le traitement des données pour l’industrie énergétiques.

Le champ a fait l’objet d’un projet de refonte qui a été lancé en 2008, dans le cadre duquel Ashtart a maintenu des niveaux de production au-dessus de 5000 b / j.

« La production est sur le déclin depuis de nombreuses années, mais le projet de refonte et d’autres forages de développement ont été lancés 2009, contribuant à stabiliser la production, » souligne WoodMac, cité par le site « Offshore Engineer ».

Les plans mis au point concernant le champ portent sur des forages de développement supplémentaires pour distraire et approfondir les puits existants. Le projet de rénovation vise à maintenir la production jusqu’en 2025.

Ashtart se compose d’un seul réservoir ayant une épaisseur d’environ 70m. Selon Serept, le réservoir est profondément défaillant et les puits de production ne communiquent pas. Les hydrocarbures sont sous-saturés avec des pressions oscillant entre 200 bars (dans la partie orientale du réservoir) et 250 bars (dans la partie ouest du réservoir), et les températures sont de 140 ° C. La plupart des puits du gisement se trouvent à quelque 3000 mètres de profondeur d’eau.

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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Il y a quelques jours, la Suède rouvrait son ambassade à Tunis, après quatorze ans de fermeture pour une raison que ne dit personne, l’occasion pour la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, qui était en visite de travail de deux jours à Tunis, de déclarer que son pays «est aujourd’hui bien disposé à soutenir la Tunisie dans la relance de son processus de développement économique et d’être un appui permanent à sa transition démocratique».

Wallström, qui s’exprimait à l’issue d’un entretien et d’une séance de travail avec son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui, évoquait même des «opportunités de partenariat et les projets communs à mettre en place», inscrivant la réouverture de la représentation diplomatique dans le cadre des efforts «de nature à inciter les investisseurs et les compagnies suédoises à s’implanter en Tunisie et à créer des emplois (…) ». Et Jhinaoui de rebondir en indiquant que «plusieurs idées de projets seront présentés à la Suède dans ce cadre».

Cette ouverture et cette relance de la coopération économique entre Stockholm et Tunis interviennent par ailleurs alors que semble finir un différend financier entre l’Etat tunisien et une des plus importantes entreprises suédoises, Lundin Petroleum, un différend qui date de 2012 jusqu’à atterrir sur les bureaux des arbitres du Cirdi (Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements).

Rappelons d’abord que Lundin est un opérateur pétrolier qui exploitait la concession d’Oudhna (Gouvernorat Zaghouan) où l’entreprise publique Etap est actionnaire à hauteur de 20 %. En 2012, l’entreprise suédoise recevait notification d’une taxation d’office de 20 MDT de la part des services fiscaux tunisiens, ramenée à 11 MDT après négociations, mais en réalité 37 MDT à cause des pénalités de retard. L’opérateur fait alors appel en justice et s’adresse au Cirdi, avant que la justice tunisienne ne dise son mot. Fin 2015, une décision du Cirdi a refusé le recours de Lundin à propos de la taxation d’office, mais a accepté sa requête concernant des demandes à supporter par l’Etap.

Le tribunal arbitral lui demande en effet 20 millions USD de dédommagement au titre de la garantie de l’Etat tunisien pour l’Etap. Cette dernière conteste en effet, après Audit, les dépenses faites par Lundin pour le développement de la concession d’Oudhna et avait suspendu le paiement de sa quotepart, en tant qu’actionnaire, dans ces dépenses qu’elle estimait gonflées.

Le différent tuniso-suédois irait cependant, depuis quelques mois, vers une solution à l’amiable. En effet, en août dernier, Lundin aurait envoyé une lettre dans laquelle l’opérateur suédois proposerait un abandon unilatéral d’exécution de la décision arbitrale du Cirdi, selon le Conseiller auprès du ministère tunisien des Domaines de l’Etat, Rjeb Bessrour, dans une déclaration à Africanmanager.

Au ministère des Domaines de l’Etat, où il n’y a pas encore un chargé du contentieux de l’Etat dans la direction du même nom, on réfute ce qui a été dit à propos de cette position. Selon cette dernière, il essayerait «d’obtenir, d’abord ses 4 millions de dinars, assortis d’intérêts et de pénalités de retard, avant de songer à régler sa propre dette en faveur du pétrolier» et que «Tunis aurait même l’intention de retarder les règlements de Lundin jusqu’à ce que les intérêts et pénalités fassent gonfler la note, au point que les deux condamnations s’équivalent…». Une position rapportée par le site d’information Maghreb Confidentiel.

Ce qui semble être sûr, selon nos informations dont la source est le cabinet même du ministère des Domaines de l’Etat, c’est que le différend Tunisie-Lundin s’oriente à pas sûr vers la résolution. Les termes d’un accord à l’amiable ne sont pas encore connus, car n’étant pas encore officiels. Notre sentiment, après les différents entretiens que nous avons avec les chargés de ce dossier, c’est que les deux parties pourraient décider chacune d’abandonner les charges contre l’autre, de ne rien demander l’un à l’autre et de revenir au point de départ.

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Le PDG de l’Entreprise Tunisienne d’activités pétrolières ( Etap), Mohamed Akrout, a déclaré que plusieurs facteurs ont contribué à la baisse de l’activité.
Dans une déclaration accordée à Africanmanager, il a précisé que ces facteurs tournent autour de l’application de l’article 13 de la Constitution, la baisse des prix du pétrole. Ajoutons à cela la campagne “Winou el pétrole”, initiée par certains politiques en 2014 afin de détourner les Tunisiens de leurs vrais problèmes, sans oublier les problèmes rencontrés, qui sont d’ordre social dont notamment les mouvements de protestation.

D’après Akrout, ces facteurs ont eu un impact négatif sur la production. Chiffre à l’appui, le nombre des puits prospectés a chuté pour atteindre 5 en 2015, 3 en 2014 alors qu’il était de l’ordre de 12 et même 15 en 2007.

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Quelque 164 microcrédits d’une valeur de 640 md ont été accordés au profit des jeunes diplômés de la région de Tataouine dans le cadre du ” programme RSE Tataouine ” (responsabilité sociale de l’entreprise) lancé par l’ Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), et trois autres sociétés pétrolières: ENI ( Italie) , MEDCO ( Indonésie) et OMV ( Autriche) ) outre le financement de 90 microprojets, moyennant un investissement de 1,69 MD et cinq PME pour un budget de 2,4 MD, a indiqué jeudi, à Tunis, le directeur général adjoint de l’ETAP Yassine Mestiri. .
Ces financements qui seront répartis à hauteur de 3,86 MD annuellement sur une période de trois ans( 2015/2018), ont été octroyés sur un total de 11,6 MD, mis en place dans le cadre de la charte de responsabilité sociale des entreprises (RSE) Tataouine signé en 2015 entre le ministère de l’industrie, de l’énergie et des mines, l’ETAP et les trois sociétés pétrolières précitées, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.
Et d’ajouter, une deuxième charte similaire a été signée récemment entre le ministère des mines, l’ETAP et trois sociétés pétrolières opérant dans le gouvernorat de Kébili pour la mise en place d’un ” programme RSE Kébili “, moyennant un budget de 3 MD à hauteur de 1MD par an. Le budget accordé dans le cadre de la RSE est fixé selon le niveau de la production pétrolière dans chaque région, a-t-il dit.
Pour sa part, Mehdi Mjdoub, représentant du bureau d’études Access consulting Tunisie chargé de la mise en place de ce programme a indiqué que ce dernier vise la promotion du secteur privé, le renforcement de l’infrastructure et le développement de la région de Tataouine. Environ 301 emplois seront crées dans le cadre de ce programme, selon ses propos .
La mise en place des ces actions a été faite dans le cadre de partenariats avec huit associations de microcrédits agrées par le ministère des finances et opérant sur tout le territoire de Tataouine, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) et la Banque de financement de la petite et moyenne entreprise (BFPME) afin de faciliter l’accès au crédit pour les diplômes du supérieur dans le but de surmonter la contrainte de cofinancement des banques commerciales et de contribuer à l’implantation des PME dans la région, a-t-il précisé. Ces partenaires ont pour objectif de constituer des onds revolving pour la région
Selon le gouverneur de Tataouine Mohsen Ben Ali ce programme, qui constitue une composante dans le développement de la région de Tataouine, a permis également, de restaurer et d’aménager une école primaire dans la région et des dispensaires ainsi que des activités culturelles dans les différentes délégations du gouvernorat .

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A une question posée par Africanmanager sur la date précise de la publication des conventions et des contrats, Ridha Bouzoueda, directeur général des Énergies au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, a répondu qu’elles seront publiées dans deux semaines sur le site web du ministère et de l’Entreprise tunisiennes d’activités pétrolières (ETAP).
La précision du responsable intervient à un moment où le ministre, Mongi Marzouk, avait annoncé que la publication de ces contrats s’inscrit dans le cadre du renforcement de la transparence dans le secteur énergétique.
Il est à noter qu’une conférence de presse sera organisée à cette occasion pour donner plus de détails sur ce dossier.

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