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Khadija Taboubi

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“La crise économique qui perdure n’a fait qu’aggraver la situation, avec  en plus une forte dépréciation du dinar, la baisse du pouvoir d’achat des clients potentiels et les renchérissement du crédit et la difficulté d’accès aux crédits rendent l’acquisition de biens immobiliers encore plus difficile”, C’est ce qu’a été indiqué  Sofiène Chaouachi, directeur général de la SIMPAR, société de promotion immobilière et filiale de la Banque Nationale Agricole, a en outre fait remarquer que la pression fiscale sur certains métiers à fort pouvoir d’achat a fait reculer la demande d’achat de la part de la clientèle aisée.

Concernant les difficultés générales du secteur, il a relevé la rareté et la cherté des terrains constructibles, l’augmentation substantielle du coût de la construction et de la main d’œuvre, estimant à ce propos que le coût des matières premières a, en 2016, augmenté de 9% par rapport à l’année 2015. Outre ces difficultés, le responsable a également parlé des retards occasionnés à plusieurs reprises par les prestataires de services publics à l’instar de la Steg, la SONEDE, les municipalités, les gouvernorats…

Ainsi, selon ses déclarations, l’aspect fiscal demeure un handicap majeur entravant le secteur. Idem pour les retards administratifs dus aux difficultés d’obtention des différentes autorisations et l’entrée sur le marché de l’immobilier de concurrents intrus et de spéculateurs non professionnels et non conventionnels bouleversant les bonnes règles et pratiques du secteur.

Chaouachi a cependant souligné  que malgré cette situation marquée par plusieurs difficultés et un climat d’affaires défavorable  à l’investissement, la société a pu, en 2016, réaliser de bons chiffres. Durant cette année, le chiffre d’affaires de la SIMPAR a atteint 13,651 Millions de dinars contre 13,045 MDT en 2015, enregistrant ainsi une augmentation de 4,6% en une année. De même, les dividendes ont augmenté de 4%. Le résultat net de SIMPAR ressort à 2,055 MDT en baisse par rapport à 2015 (+2,877 MDT).

Il a en outre indiqué que la société veillera, durant les années à venir, à consolider son stock en terrains, et ce dans l’objectif d’atteindre le chiffre d’affaires indiqué dans le business plan de la société. Selon ses déclarations, SIMPAR table sur un CA de 22 MDT, en 2019, de 24MDT en 2020 et 27 MDT en 2021. Le nombre des projets en phase d’étude a atteint 13 projets à fin décembre 2016. De même, durant l’année 2016, la société a réussi à obtenir les autorisations de construction pour plusieurs projets immobiliers installés à El Mourouj 5, les jardins du parc du Lac, Chotrana I et Ennasr II.  Le nombre de projets en cours de construction, à la date du 31 décembre 2016, est de quatre installés à la Marsa route de Gammarth, El Mourouj 6, El Mourouj 5 et les jardins du par du Lac.

Il convient à ce propos de signaler que l’AGO a approuvé la distribution d’un dividende de 1,5 DT par action, et ce à partir du 12 juillet 2017. 

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Compte tenu des délais requis pour assurer la bonne information des actionnaires suite à la modification des Etats Financiers

“Nous avons clôturé l’année 2016 avec des chiffres positifs et satisfaisants (…). Les perspectives sont toujours prometteuses (…). Nous allons profiter de la croissance attendue et ce, grâce à notre culture de maîtrise des risques”. C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l’UBCI, Pierre Bérégovoy, lors de l’Assemblée générale ordinaire de la banque qui a eu lieu ce jeudi 22 juin 2017 à Tunis.

Bérégovoy a par ailleurs indiqué qu’en dépit d’un contexte économique difficile et des tensions qui persistent sur la liquidité bancaire, l’UBCI a bouclé en 2016  le troisième et dernier exercice de son plan de développement stratégique et a pu afficher des performances satisfaisantes tant sur le plan de la croissance des volumes, de la qualité des risques que des niveaux de revenus. Les ressources clientèle ont progressé de façon sensible avec une évolution des près de 15% marquée par une croissance appréciable des ressources à vue et des dépôts à terme au détriment des ressources d’épargne. Cette performance est d’autant plus appréciable que l’UBCI, étant en mesure de mobiliser des ressources stables à des conditions préférentielles, reste résolument à l’écart de toute surenchère tarifaire.

Il convient aussi de signaler que grâce d’une part à un coût moyen des ressources maîtrisé et d’autre part à la préservation des marges sur crédits et au renforcement sensible des revenus de portefeuille, l’UBCI a été en mesure de réaliser en 2016 un PNB de 169 MDT, en croissance de 5,59% par rapport à 2015.  Le résultats net après impôts, de près de 32MDT, se situe au même niveau que l’an passé, accusant néanmoins un certain retard par rapport aux objectifs du plan de développement stratégique 2014-2016.

En 2016, le cours de l’action UBCI a fluctué entre 23.480 MDT au plus bas et 29.000 MDT au plus haut. En tenant compte d’un coupon de 1.100 MDT, le titre UBCI a réalisé une rentabilité de 0,92%. Les échanges sur la valeur UBCI, durant l’année 2016, ont porté sur 708 276 titres, soit un volume de 16 546 MDT. Au 31 décembre 2016, la capitalisation boursière de l’UBCI totalisait 502 040 MDT contre 519 240 MDT à fin 2015, se classant ainsi comme la 7ème capitalisation du secteur bancaire.

Toujours dans les réalisations, l’UBCI a, en 2016, conclu deux importantes opérations d’emprunt à moyen terme : La première portant sur un montant de 10 millions d’euros auprès de BNP Paribas dans le cadre de l’extension de la ligne existante de 30 millions d’euros tirés en 2015 et ce, à des conditions particulièrement avantageuses pour l’UBCI, comparativement à celles prévalant sur le marché obligataire local. La seconde porte sur un montant de 30 millions d’euros auprès de Proparco, filiale de l’agence française de développement (AFD), afin de soutenir le financement des PME. Un mémorandum of undestandig a également été signé avec l’AFD pour la mise en place en 2017 d’une ligne de financement des projets de maîtrise de l’énergie et dépollution.

Il a été en effet décidé, lors de cette AGO, de distribuer des dividendes et l’émission d’un ou plusieurs emprunts obligataires sur la période de 5 ans à venir dans la limite de 150 MDT, et de donner mandat au conseil d’administration pour en définir le calendrier et les modalités. Ainsi, l’AGO a pris acte de la démission de son mandat d’administrateur de Pierre Bérégovoy et ce, conformément aux dispositions de la nouvelle loi bancaire 48-2016 qui interdit le cumul des mandats de directeur général et d’administrateur.

Il est à noter à ce propos que l’un des petits actionnaires a critiqué le faible taux des dépôts de la banque, soulignant que la Tunisie, par rapport à plusieurs pays européens et même américains, dispose du plus grand nombre de banques par rapport à sa population.

A propos de la transformation des banques de développement en banques universelles, il s’est exclamé en assurant que cette décision était une grosse faute.

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Contrairement aux dernières années, les investissements industriels déclarés marquent, durant les premiers mois de cette année, la reprise de la croissance, en témoignent les chiffres rendus publics par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’Innovation (APII). Durant les cinq premiers mois 2017, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 1777.7 Millions de dinars (MD), contre 1431.7 MD durant les cinq premiers mois 2016, enregistrant ainsi une augmentation de 24.2%. Le nombre de projets déclarés a atteint 1761 au cours des cinq premiers mois de 2017 contre 1740 durant les cinq premiers mois de 2016, soit une hausse de 1.2%. Ces projets permettront la création de 28632 postes d’emplois, contre 25206 durant les cinq premiers mois de 2016, soit une évolution de 13.6%.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets de création sont passés de 700 MD durant les cinq premiers mois de 2016 à 690.8 MD durant les cinq premiers mois de 2017, enregistrant ainsi une baisse de 1.3%. Le nombre de ce type de projets a baissé de 5.3% en passant de 1269 durant les cinq premiers mois de 2016 à 1202 pendant la même période de l’année 2017, et les emplois ont diminué de 1.1% avec 16755 postes contre 16949 durant les cinq premiers mois de 2016.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1086.9 MD contre 731.7 MD au terme des cinq premiers mois 2016, soit une augmentation de 48.5%. Le nombre de ces projets a progressé de 18.7%, en passant de 471 durant les cinq premiers mois de 2016 à 559 durant la même période de l’année 2017, et les emplois y afférents ont progressé de 43.8% avec 11877 postes contre 8257 durant les cinq premiers mois de 2016.
Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont enregistré une baisse de 25.5% passant de 489.1 MD à 364.4 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont enregistré une hausse de 49.9%, passant de 942.6 MD à 1413.3 MD durant les cinq premiers mois de 2017.

Les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD ont enregistré une augmentation de 36%, passant de 728.0 MD au cours des cinq premiers mois de 2016 à 990.3 MD durant les cinq premiers mois de 2017. Ces projets permettront la création de 8148 postes d’emplois, contre 5229 au terme des cinq premiers mois 2016, soit une augmentation de 55.8%. Les projets de 5 MD et plus, lesquels ne représentent que 5.1% du nombre des projets déclarés et 28.5% du nombre des emplois, totalisent 55.7% de l’ensemble des investissements déclarés.

Les cinq premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par une augmentation au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 6.8% avec 732.4 MD contre 685.6 MD durant les cinq premiers mois de 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 47.9% à 41.2% durant les cinq premiers mois 2017.

Le nombre de projets bénéficiant de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 12 (pour un investissement de 30.5 MD) à 6 projets (pour un investissement total de 20 MD) durant les cinq premiers mois de 2017. Ces projets vont permettre la création de 361 postes d’emplois, contre 325 durant les cinq premiers mois de 2016. La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 3.8 MD contre 4.4 MD durant les cinq premiers mois de 2016, soit une baisse de 13.6%.

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En dépit des messages rassurants sur la reprise de la croissance et la réduction des risques pour le pays, les cris d’alarme contre la dégradation des principaux indicateurs économiques du pays ne cessent de monter. Et même la campagne de lutte contre la corruption lancée par le chef du gouvernement et qui devrait rajouter, selon plusieurs experts, au moins 5 points de croissance tardera encore à donner ses fruits. Ezzedine Saidane fait partie des experts en économie qui n’ont pas pu cacher leurs craintes par rapport à la situation économique difficile que vit la Tunisie aujourd’hui. “L’économie tunisienne continue de couler et rien ne semble en mesure de la sauver. Les chiffres sont là. Les indicateurs continuent de se détériorer. Et franchement nous ne voyons rien qui se fait pour sortir l’économie tunisienne de sa situation grave. Et qui s’aggrave de jour en jour. Qui a dit que l’année 2017 va être l’année du décollage !!!“. C’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans une note publiée sur sa page officielle.

A propos du déficit de la balance commerciale qui a atteint 6,5 milliards de Dinars pour les 5 premiers mois de 2017, il a dit ceci :  C’est “un niveau jamais atteint auparavant. Un record absolu. Une aggravation de plus de 26% par rapport à la même période de l’année dernière. Plus du quart de ce déficit avec la Chine. Nous sommes en droit de nous poser la question : où est le Gouvernement, aurait dit un certain chef de gouvernement ? Les affaires de la Tunisie sont-elles gérées, et si oui dans l’intérêt de qui. Il est clair que la dépréciation violente du Dinar et la double augmentation du taux d’intérêt n’ont rien arrangé. Les importations n’ont pas décéléré, et les exportations ne reprennent pas. La politique monétaire est-elle devenue stérile à ce point. Où sont ceux qui nous ont toujours accusé de dresser un tableau noir chaque fois que l’on a proposé une analyse objective de la situation de l’économie et des finances publiques tunisiennes“, a expliqué Saidane.

Il a en outre indiqué que la dette publique continue de gonfler pour dépasser le seuil de 60 milliards de Dinars. “Oui vous avez bien lu, elle a dépassé la borne de 60 milliards de Dinars, représentant ainsi plus de 63% du PIB, sans compter les engagements de l’État en faveur des entreprises publiques qui connaissent des difficultés majeures. En outre la structure de cette dette publique est en train de changer, en ce sens que la Tunisie voit sa dette extérieure augmenter plus vite que sa dette intérieure. La dette extérieure passe en effet de 66% du total de la dette publique à plus de 70%. Plus grave encore, le service de la dette (remboursements de l’année ou de la période en principal et intérêts) explose littéralement : + 50 % entre le 10 juin 2016 et le 10 juin 2017. La Tunisie a en effet remboursé depuis le début de l’année plus de 3 milliards de Dinars au titre de la dette extérieure“, a-t-il affirmé.

L’expert en économie a dans le même contexte indiqué que le dinar continue de chuter. “Entre mai 2016 et mai 2017, le Dinar a baissé de 19,7% contre le Dollar et de 17,2% contre l’Euro. La baisse du Dinar est encore plus violente depuis le début de l’année : 13,6% contre l’Euro. Les Tunisiens (pas tous évidemment) s’appauvrissent à un rythme accéléré“, a-t-il assuré.

Entre-temps la planche à billets s’emballe. Le refinancement de la Banque Centrale a en effet atteint un nouveau record : 9,6 milliards de Dinars injectés par la BCT pour maintenir le système bancaire à flot en termes de liquidité“, a ajouté Saidane.

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Le Think Tank indépendant “Arab Reform Initiative” vient de livrer la 5ème édition de son indice sur la démocratie dans les pays arabes. Bien qu’il place la Tunisie comme deuxième pays arabe le plus démocratique, le rapport souligne les bonnes performances du pays en matière de démocratie. Le rapport souligne aussi que la Tunisie affiche la meilleure progression en termes de démocratie et ce contrairement à l’Égypte qui enregistre le plus grand déclin.

Avec 690 points sur 1000, la Tunisie a été devancée par le Maroc avec 735 points et elle vient juste avant la Jordanie (640/1000). Le Koweït est 4e (631/1000), suivi de l’Algérie (589/1000), la Palestine (538/1000), et du Liban (532/1000). Ainsi l’Egypte occupe le 8e rang (503/1000), devant le Bahreïn (436/1000) et l’Arabie Saoudite (419/1000). C’est ce qui ressort d’un rapport établi par l’Arab Reform Initiative (Initiative de réforme arabe, ARI) et le Centre palestinien pour la recherche sur les politiques et les enquêtes, en partenariat avec dix centres de recherche dans le monde arabe publié jeudi dernier.

Le royaume chérifien se permet même d’améliorer son score de 74 points par rapport au classement de l’année dernière, ajoute le rapport. Pour les auteurs de ce ranking (Arab Reform Initiative), ce résultat reflète « les progrès enregistrés dans les pratiques démocratiques, en particulier dans les données relatives à la surveillance de la presse, l’entrave à l’activité des partis politiques, la sécurité personnelle, et le taux d’abandon scolaire ».

Il convient d’indiquer à ce propos que le rapport s’intéresse seulement à dix pays arabes et mesure le processus de transition démocratique dans chacun des dix Etats : la Jordanie, le Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Palestine, Koweït, le Liban, l’Egypte et le Maroc. Le rapport indique aussi que les pratiques démocratiques ont fortement diminué en Egypte, au Liban, en Algérie et à Bahreïn. Toutefois, ces mêmes pratiques s’améliorent en Tunisie, au Maroc, au Koweït et en Palestine.

Globalement, l’indice arabe de démocratie (IDA) serait en baisse de 10 points par rapport à l’édition précédente. «Il existe un large écart entre les nombreux moyens, telles que la législation et les constitutions, et les pratiques. Il y a eu une diminution du respect des droits, des libertés, de l’égalité et de la justice sociale et une amélioration de l’état de droit», note le rapport.

Cet indice évalue les degrés de démocratisation d’une dizaine de sociétés arabes, à savoir, outre le Maroc, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, l’Algérie, la Palestine, le Liban, le Koweït, le Bahreïn et l’Egypte.

Les concepteurs de l’indice expliquent que le Maroc a également tiré profit des multiples réformes engagées depuis la nouvelle Constitution de 2011, celle-ci ayant renforcé la stabilité politique et sociale du pays et contribué à une transformation démocratique. A noter que l’indice du royaume s’établit à 735 points sur 1 000, les autres pays restant tous en dessous de la barre des 700 points.

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L’assistance financière des bailleurs de fonds internationaux devient de plus en plus importante par les temps qui courent. L’acceptation par le conseil d’administration du FMI de débloquer la 2e tranche du prêt promis à la Tunisie, qui est estimée à 900 millions de dinars, a donné le Top départ à d’autres institutions financières internationales pour venir en aide à la Tunisie. Après le FMI, c’est au tour de la Banque Mondiale d’approuver un prêt en faveur de la Tunisie. Ce crédit va appuyer les politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat. L’objectif est d’accompagner les efforts du gouvernement tunisien pour promouvoir une croissance plus soutenue et solidaire et la création d’emplois dans le secteur privé, en particulier pour les jeunes et les femmes et dans les régions à la traîne sur le plan économique. Ce prêt de 500 millions de dollars soutient des réformes essentielles pour améliorer le cadre de l’activité économique et renforcer la confiance des investisseurs, tout en stimulant l’esprit d’entreprise et en élargissant l’accès aux financements.

«S’il s’est intensifié depuis quelques années, l’élan en faveur des réformes doit impérativement être maintenu et suivi d’effets concrets“, souligne Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte dans un communiqué. “La Tunisie a un grand vivier de jeunes talents prêts à se lancer, mais ce dont ont besoin ces hommes et ces femmes, c’est d’un environnement propice, et notamment d’un accès aux financements”…

Le financement à l’appui des politiques de développement axées sur l’environnement des affaires et l’entrepreneuriat entend soutenir les cinq piliers du plan de développement quinquennal 2016- 2020 du gouvernement tunisien, qui vise à faire du secteur privé le moteur principal de la croissance et de la création d’emplois, instaurer un système équitable de concurrence et faciliter l’accès des jeunes et des entrepreneurs aux financements. Alors que le ministère du Développement et de la Coopération internationale supervise le déploiement et la coordination des réformes, le ministère des Finances et le cabinet du Premier ministre sont également fortement impliqués dans le processus, cette collaboration tripartite garantissant un suivi précis des résultats.

«En plus de soutenir la mise en œuvre des nouvelles lois sur la concurrence et l’investissement, ce prêt à l’appui des politiques de développement aidera le gouvernement à améliorer l’efficacité des investissements publics et à mobiliser le secteur privé à travers, notamment, des partenariats public-privé“, analyse Abdoulaye Sy, économiste senior pour la Tunisie et chef d’équipe du programme à la Banque mondiale. “Cette opération permettra également au gouvernement de stimuler les financements d’amorçage et par capitaux propres pour les jeunes entreprises et les entrepreneurs, grâce à la simplification du cadre réglementaire en vigueur, et d’améliorer l’accès au crédit et aux prêts hypothécaires avec l’adoption d’une loi instituant une centrale des risques privée et la révision des critères d’éligibilité au FOPROLOS, le fonds de promotion du logement pour les salariés», ajoute-t-il.

Le nouveau programme s’inscrit dans le vaste portefeuille d’activités de la Banque mondiale en Tunisie qui sont destinées à stimuler l’esprit d’entreprise et améliorer les débouchés économiques des jeunes hommes et femmes, en particulier dans l’intérieur du pays. La Banque mondiale vient de soutenir une série de « hackhatons » organisés dans tout le pays et qui ont permis aux jeunes Tunisiens d’exploiter leurs talents en matière de technologie et leur créativité pour concevoir des solutions informatiques propices à l’émancipation économique des femmes. Elle finance également le renforcement des chaînes de valeur à travers plusieurs projets visant à rapprocher les entrepreneurs tunisiens des marchés mondiaux grâce à des produits plus haut de gamme mais également à favoriser l’insertion économique des femmes et des jeunes pauvres et vulnérables dans les régions sous-développées.

Mise à part la Banque mondiale et le FMI, un accord bilatéral vient d’être signé avec la Tunisie en vertu duquel l’Allemagne accorde un montant de 300 millions d’euros en guise d’appui au développement économique en Tunisie et pour particulièrement mobiliser l’investissement national et international et stimuler l’emploi. Une information qui a été confirmée par Andreas Reinicke ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, dans une déclaration à une des radios privées.

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Le secteur du textile n’a cessé, depuis plusieurs années, de souffrir de l’impact de la crise et des perturbations qui ont suivi la Révolution. Aujourd’hui, cette industrie a bien du mal  à se positionner par rapport aux besoins des consommateurs. En effet, plusieurs industriels et experts en la matière ont tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation du secteur surtout que 80% des marchandises sont importées alors que la Tunisie est « considérée par plusieurs pays comme un grand exportateur.  C’est ainsi que le ministre du Commerce, Zied Laâdhari a annoncé l’ouverture d’une ligne de financement de 70 millions de dinars , accessible aux entreprises du textile.

L’objectif de cette démarche est de relancer le secteur textile ayant déploré, durant les dernières années, la perte de 50 mille postes d’emploi et la fermeture de 700 entreprises, ayant cumulé des dettes de 300 mille dinars auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, a-t-il expliqué, lors d’un séminaire sur “Le secteur du textile et de l’habillement : mesures de relance et plan d’émergence”, organisé Technopole Textile de Monastir.
Le ministre a appelé, par ailleurs, les professionnels du secteur à participer à la consultation nationale sur le textile qui sera finalisée d’ici la fin d’année.
Laâdhari a, cependant, nié l’intention qui lui a été prêtée de limiter les importations des produits du textile, affirmant ” l’impossibilité d’entreprendre des mesures protectionnistes et d’arrêter l’importation légale, régie par des conventions internationales signées par la Tunisie”,  réitérant ainsi son engagement de lutter contre les tentatives d’inonder le marché et la concurrence illégale.

A vrai dire, les problèmes du secteur du textile ne datent pas d’aujourd’hui mais bien d’avant la Révolution. Des problèmes d’ordre sécuritaire, social et financier ont fortement impacté la compétitivité d’un secteur ayant longtemps contribué au PIB du pays.

Dans une déclaration récente faite aux médias,  Belhassen Gherab, le président de La Fédération Nationale du Textile (Fenatex), avait soulevé des problèmes de sécurité, des tensions sociales, de l’inflation, de la flambée des prix des matières premières, des augmentations successives des salaires, mais aussi, de chute de la productivité et de laisser-aller de l’administration après la révolution qui ont fortement compromis la compétitivité du textile tunisien sur le marché international.

Il a, par ailleurs, souligné l’exacerbation de la concurrence à l’échelle internationale, ”alors que les Marocains, les Turcs, les Européens de l’est cherchent à renforcer leurs industries du textile pour conquérir de nouveaux marchés, nous ne faisons que perdre en efficacité. L’écart ne cesse de se creuser, dans un climat d’insouciance généralisée “.

Et de regretter “depuis deux ans, nous essayons en vain de convaincre les autorités de tenir un CMR pour débattre des difficultés du secteur. Nous leur avons même transmis tout un programme de ce qui doit être entrepris pour sauver le secteur, et nous attendons toujours que la priorité soit donnée à ce secteur qui emploie près de 200 mille employés d’une manière directe et de 100 mille d’une manière indirecte. Laisser périr un secteur aussi stratégique revient à courir le risque de laisser couler l’industrie tunisienne, à menacer les intérêts du pays et à l’enfoncer davantage dans l’endettement qui finira par devenir insupportable. Par cette décision, nous espérons que les consciences s’éveilleront car les enjeux et les défis sont énormes”, a-t-il dit.

Il est à signaler à ce propos que le secteur du textile et habillement assure 200 mille emplois, et exporte pour une valeur de 3,5 millions d’euros (près de 6 milliards de dinars). Alors que les indicateurs de ces deux secteurs sont actuellement au rouge, le nombre d’entreprises en activité a chuté, de 2100 en 2010 à 1600 entreprises pour le textile et de 440 à 240 entreprises pour le secteur cuir et chaussures, et le nombre d’emplois a enregistré une baisse de 50 mille emplois.

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Malgré la Révolution et les problèmes que nous avons vécus avec nos personnels, PGH a repris le bon chemin et a su se redresser. Nous sommes très équilibrés et notre société est solide“. C’est avec ces mots que le PDG de Poulina Group Holding (PGH), Abdelwaheb Ben Ayed, a entamé la communication financière et l’Assemblée générale ordinaire (AGO) du groupe qui ont eu lieu vendredi 9 juin 2017 à son siège à Ezzahra.

Le PDG de Poulina s’est dit fier de ce qui a été réalisé mais aussi optimiste quant à l’avenir de son groupe et de ses perspectives de développement pour les prochaines années. “Nous entretenons de bonnes relations avec les banques. Elles nous donnent tout l’argent dont nous besoin. Depuis un bon moment, les banques nous citent en exemple. On n’a jamais connu un incident de paiement et nous continuons dans cette lancée. Les banques sont toujours avec nous. Elles n’ont jamais failli. On a beaucoup investi parce que les banques nous donnent beaucoup“, a-t-il dit.

Ben Ayed a, à ce titre, indiqué que plus le groupe s’endette, plus il fait des bénéfices. “Les fonds utilisés par le groupe sont de 1797 MDT, soit 63% d’endettement et 37% de fonds propres“, a-t-il assuré.

Il a sous un autre angle indiqué que durant l’année dernière, 20 mille journées de formation interne ont été organisées au sein de la société avec des formateurs internes.
Interrogé sur les investissements étrangers de PGH, Ben Ayed a assuré qu’il ne se réjouit pas des investissements du groupe à l’étranger, en Libye comme au Maroc, en Algérie ou encore en Chine. Ce dernier est un marché extrêmement cher et difficile, selon ses dires.

En Libye“, a-t-il dit, le groupe a investi énormément “mais nous avons 7 ou 8 installations qui marchent mais à un rythme très lent. Nous espérons que les choses démarrent prochainement“, a-t-il dit.

S’agissant du Maroc, il a indiqué qu’il s’agit d’un marché compliqué. “On est passé par les tribunaux et ils nous ont blanchis après 6 ans. Ce n’est pas facile“, a-t-il soutenu.

En Algérie, nous avons peur de faire des choses importantes à cause de la loi“, a-t-il assuré, faisant savoir que le groupe a réalisé de bons chiffres au Sénégal et ce, après avoir trouvé, depuis 5 ans, un bon partenaire. Il a toutefois indiqué que les choses deviennent un peu plus difficiles dans ce marché là parce que eux-mêmes ont commencé à mettre des barrières douanières.

“Si nous trouvons d’autres pays accueillants en Afrique on va y aller… Nous sollicitons juste l’aide de la Banque centrale pour qu’on puisse faire de notre mieux“, a-t-il confié.

Côté chiffres, il est à signaler que le résultat net du groupe PGH, avant contribution conjoncturelle, a augmenté de 21,7 MDT, soit +27,1%, en 2016 pour atteindre 101,7 MDT. Cette embellie est due à l’amélioration de tous les ratios d’exploitation ainsi que le rendement des participations du groupe. Après la contribution conjoncturelle, le résultat net a toutefois augmenté de 13,4%.
La marge brute du groupe a augmenté en valeur de 62 MDT, soit +12% par rapport à 2015. Cela s’explique essentiellement par l’amélioration du ratio marge brute/revenus de 1,8 points – il a atteint 33,9% en 2016 contre 32,1% en 2015.

Le résultat brut d’exploitation du groupe (RBE) a également affiché une hausse en valeur de 40,2 MDT, soit +17,8% par rapport à 2015 et ce, suite essentiellement à l’amélioration de la marge brute et la maîtrise des charges. Le résultat d’exploitation a augmenté de 18,1% par rapport à 2015.

Quant aux revenus du groupe durant l’année 2016, ils ont globalement progressé de 6,1% grâce essentiellement à l’amélioration des métiers intégration avicole, commerce et emballage. Les revenus de l’intégration avicole ont par ailleurs augmenté de 60 MDT, soit +8%. Cette hausse a concerné les aliments, la viande de volailles et dérivés, les poussins et œufs de consommation.

Concernant le secteur du commerce et des services, l’évolution est de 35 MDT (+8%). Elle est expliquée par les bonnes performances réalisées au niveau des ventes des matières premières suite à l’extension de la capacité de stockage et le bon suivi du marché boursier, qui ont permis d’augmenter la plus-value dans la vente et la consommation des matières premières.

S’agissant des autres secteurs, les revenus de l’emballage ont augmenté de 14%, les matériaux de construction de 7% et les produits de grande consommation de 3%.

En 2016, les investissements du groupe ont atteint 154 MDT dont 100 MDT pour le métier intégration avicole (achèvement de la nouvelle usine d’aliments, usine d’extrusion de soja, extension capacité de stockage et nouveaux complexes avicoles), 12 MDT pour le métier commerce et services (acquisition de matériel roulant pour location-vente et complément d’investissement pour le Data Center) et 10 MDT pour le métier emballage (extension et mise à niveau des usines d’emballages).

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Apparemment, rien ne va plus à la Banque centrale de Tunisie (BCT). Au niveau des réserves en devises, la situation va  de pire en pire, et ce malgré les dernières mesures mises en place par l’institut d’émission concernant principalement l’augmentation, deux fois en un seul mois, de son taux directeur et les sommes colossales injectées pour réguler le marché des changes et renflouer le dinar qui à son tour n’a cessé de dégringoler pour atteindre un chiffre alarmant voire catastrophique. L’intervention la plus récente de la BCT est celle qui a porté sur l’injection pour une  seule journée de 100 millions de dollars. Il est clair aujourd’hui, comme déjà annoncé par plusieurs experts en la matière, que le problème est strictement structurel et que quelle que soit la somme injectée, rien ne sera résolu au sein de l’institut d’émission. A vrai dire, la Banque centrale est en train de payer très cher ses mauvais choix et de ses décisions arbitraires et non étudiées. Trois mesures aussi grandioses que celles annoncées par la Banque centrale aurait dû au moins mettre le pays sur les rails, et non aboutir à des chiffres aussi médiocres. Nous constatons par ailleurs, d’après le chiffres actualisés, que les réserves en devises ont plongé de façon abyssale pour atteindre un niveau jamais atteint depuis plusieurs années. Jusqu’à la date du 5 juin 2017, les avoirs nets en devises ont atteint seulement 12,339 Milliards de dinars, soit l’équivalent de 99 jours d’importation (un peu plus de trois mois), alors qu’à fin décembre 2016, les réserves en devises de la Tunisie couvraient 114 jours d’importations contre 127 jours à la même période en 2015.

La question qui se pose à ce stade est la suivante : Comment doit-on réagir devant l’inefficacité des mesures mises en place par la BCT? Quels choix  face à la détérioration des principaux secteurs économiques du pays ? Ni le tourisme, ni les phosphates, ni encore les exportations n’ont repris leur rythme habituel. Ils sont tous à la traîne et la situation ne date pas d’aujourd’hui. C’est depuis plusieurs années que le pays souffre de l’improductivité et du blocage sans que personne ne bouge. Semblable situation peut avoir des conséquences négatives certaines sur les réserves en devises du pays.

Dans sa dernière note portant sur les évoluions monétaires et conjoncturelles, la BCT n’a pas caché que les tensions sur le taux de change du dinar se sont intensifiées sensiblement, depuis la deuxième quinzaine du mois d’avril 2017, en induisant une dépréciation importante du dinar vis-à-vis des principales devises. Comparativement à son niveau de fin mars 2017, le dinar a enregistré, sur le marché interbancaire, du 1 er au 22 mai 2017, une dépréciation moyenne de 7,5% vis-à-vis du l’euro et de 5,1% vis-à-vis du dollar américain, contre une dépréciation de seulement 0,6% (contre les deux devises) une année auparavant. De même, la BCT a souligné que l’accentuation récente du déficit commercial a amplifié les pressions à la dépréciation du dinar sur le marché interbancaire, qui est structurellement déficitaire. Du 1er au 20 mai 2017, les importations se sont accélérées sensiblement et d’une manière quasi-généralisée. La poursuite de ce rythme de progression des importations risque de maintenir le taux de change du dinar sous tension, rendant sa gestion à travers les interventions sur le marché des changes une tâche de plus en plus compliquée. Dans ce contexte, et en vue d’atténuer les fluctuations excessives de la valeur du dinar, la BCT a procédé à la mobilisation des ressources en devises disponibles pour améliorer la liquidité du marché des changes.

L’intervention de la Banque centrale sur le marché monétaire a poursuivi sa hausse pour s’établir en avril 2017, au-dessus de la barre de 9 milliards de dinars, contre 5.635 MDT une année auparavant. L’accentuation des pressions inflationnistes actuelles et en perspective ont amené le Conseil d’Administration de la BCT, réuni le 23 mai 2017, à relever le taux directeur de 25 points de base, en le portant de 4,75% à 5 %, soit la deuxième hausse consécutive après celle du 25 avril 2017 de 50 points de base.

Il convient de rappeler que le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari a déjà mis en garde contre l’hémorragie du stock des réserves de change qui ont atteint 102 jours d’importation seulement contre 122 jours d’importation auparavant. Il a expliqué cette baisse par les lourdes factures d’importation payées par la BCT, notamment celle des hydrocarbures qui devient « illogique ». Une seule facture équivaut dans certains cas à un (1) jour d’importation,

Ayari a, en outre, indiqué que malgré les montants injectés par la BCT pour secourir le dinar, il semble que le sacrifice demeure inutile. “Les pressions sur le marché de change sont toujours très importantes et l’hémorragie de la devise va encore continuer”, a-t-il dit.

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Le président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a considéré dans une interview accordée à Africanmanager que les déclarations du chef du gouvernement, Youssef Chahed, au sujet de la corruption et sa détermination à aller jusqu’au bout dans cette guerre ont fortement rassuré le peuple tunisien, affichant ainsi sa satisfaction de voir Chahed réagir favorablement aux propositions de l’instance. “Cela est clair à travers l’ensemble des mesures récemment annoncées et dont la plus importante est l’arrestation et la confiscation des biens de 8 hommes d’affaires et contrebandiers soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption“, a-t-il assuré.

Chawki Tabib a par ailleurs appelé le chef du gouvernement à accélérer le processus de versement des subventions qui seront accordées à l’instance et proviennent essentiellement de la confiscation des biens des hommes d’affaires et contrebandiers arrêtés. Le versement, comme convenu, des subventions à l’instance permettra, selon ses déclarations, d’accomplir, dans les plus brefs délais, les missions qui lui ont été confiées en matière de lutte contre la corruption. Cela permettra aussi, selon lui, d’accélérer la mise en place de l’instance constitutionnelle, l’application de la loi relative à la protection des dénonciateurs et des témoins dans les affaires de corruption et l’examen du projet de loi sur la déclaration de patrimoine. Cette subvention donnera aussi à l’instance la possibilité d’obtenir des financements de l’extérieur de la part des organisations et bailleurs de fonds internationaux.

Le président de l’instance de lutte contre la corruption a en outre indiqué que la corruption a frappé fort le gouvernement et toutes les structures de l’Etat pour atteindre au moins 52% de l’économie nationale, soulignant l’existence de dossiers très sensibles en rapport avec les marchés publics émaillés de malversations, des abus de pouvoir qui ont touché même les résultats des concours et des recrutements.

S’agissant des chiffres, Chawki Tabib a assuré que l’instance a transmis 169 dossiers de corruption au ministère public dont 27 ont été envoyés au pôle judiciaire financier et économique.

Dans son interview accordée au journal La Presse, et parue dans son édition du dimanche 4 juin 2017, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a indiqué qu’il est déterminé à aller jusqu’au bout, avant d’assurer que la guerre contre la corruption ne vise aucune personne en particulier mais elle n’excepte aucune personne compromise dans la corruption. “Elle ne protégera personne. Notre but est de mettre en pièces les systèmes de la corruption et du triptyque terrorisme-corruption-contrebande et évasion fiscale. C’est un système observable partout, notamment dans les régions“, a-t-il dit : «La position est claire. Le président de la République lui aussi est très clair à ce propos. Cette politique anticorruption est engagée en commune harmonie avec le président de la République. Ce qui est certain, c’est que toute personne impliquée sera poursuivie. Personne n’interférera dans la justice. Même les ministres éventuellement impliqués devront répondre de leurs actes devant la justice. Si quelqu’un a des preuves contre des ministres, il doit saisir la justice. Il faut éviter aussi de diaboliser tout le monde et de considérer que tous sont corrompus».

Il convient de rappeler qu’une série d’arrestations d’hommes d’affaires soupçonnés d’implication dans des affaires de corruption a démarré, mardi dernier, par l’arrestation des deux hommes d’affaires Chafik Jarraya et Yassine Chennoufi, qui ont été assignés à résidence, outre l’interpellation du contrebandier originaire de Kasserine, Ali griouii et l’arrestation des frères Adel et Fethi Jenayah, des contrebandiers de cuivre de la région de Sousse. Quelques heures après, la commission de confiscation a annoncé la saisie des biens de huit hommes d’affaires et contrebandiers, et promet d’autres mesures similaires à l’encontre de tous ceux qui ont tiré profit des relations avec des personnes dont les biens ont été confisqués en vertu du décret n°13, de l’année 2011, portant sur les avoirs de Ben Ali et de sa famille.

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“L’année 2016 a été bonne pour Tunis Re. Un exercice qui s’est soldé par des résultats positifs et une croissance aussi soutenue qu’on a projeté de réaliser”, a assuré Lamia Ben Mahmoud, PDG  de la compagnie d’assurances, lors son Assemblée générale ordinaire (AGO) qui a eu lieu vendredi 2 juin 2017 à Tunis.
Elle a par ailleurs avoué que la compagnie a entrepris depuis plusieurs années une politique de dividendes très généreuse et ce contrairement à ce que font d’autres sociétés actives dans le même secteur.
Ben Mahmoud a en outre indiqué que la compagnie a pu réaliser de bons résultats en 2016 et ce malgré les multiples problématiques rencontrées dont principalement la dépréciation du dinar et l’absence de privilèges. Outre ces problématiques, elle a évoqué le handicap du rating ou de la note souveraine du pays qui accable énormément la société  : ” Si aujourd’hui, nous réalisons des résultats aussi positifs c’est grâce à nos contacts et nos relations. C’est depuis notre constitution qu’on est soumis à une forte concurrence sur le marché domestique qu’étranger”, a-t-elle dit.

Évoquant le projet d’un partenaire stratégique tel qu’il a été annoncé, Lamia Ben Mahmoud a rappelé que plusieurs demandes avaient été adressées à la compagnie, mais elles n’ont pas répondu aux exigences de l’offre. « On a exigé 25% au partenaire stratégique et on n’a voulu préserver l’identité de la société, chose qu’on n’a pas pu obtenir », a indiqué Mme Ben Mahmoud, avant d’ajouter que les portes sont toujours ouvertes pour un partenaire stratégique mais il faut juste saisir la bonne opportunité.

La PDG de Tunis Ré a sous un autre angle indiqué que la compagnie est dotée d’un système d’information très solide : ” On applique la réglementation sur les marchés publics alors qu’on n’y est pas soumis”, a-t-elle soutenu.

En termes de chiffres,  Tunis Re a clôturé l’année 2016 avec un chiffre d’affaires en progression de 13% par rapport à l’année dernière, pour atteindre 113,434 MDT. La part de l’activité Ratakaful ne cesse de croître (+37%) pour atteindre 9036 MDT, représentant ainsi 8% contre 6,5% en 2015.  Ainsi, par rapport aux prévisions 2016, le chiffre d’affaires a dépassé l’objectif avec un taux de réalisation de 101%. Par nature d’acceptation, le chiffre d’affaires a enregistré des hausses satisfaisantes aussi bien au niveau des acceptations conventionnelles, +6%, que facultatives, +26%.

Ainsi, l’évolution du chiffre d’affaires de Tunis Ré durant les 5 dernières années a été notable, passant de 70,029 MDT en 2012 à 97,634 MDT en 2014 et à 113,434 MDT, soit une évolution moyenne de 10,2%.

Il a été en outre indiqué lors de cette AGO, que l’ensemble des activités de la société a dégagé au titre de cet exercice un résultat bénéficiaire de 15 904 909 dinars contre 14 443 875 dinars en 2015, en hausse de 10% et représentant 15,9% du capital social. Le résultat a été par ailleurs impacté par la contribution exceptionnelle aux caisses de l’État, qui a fait relever le taux d’imposition de 35% à 42,5%. En neutralisant cette hausse, le résultat serait de 17,468 MDT, en hausse de 21%.

S’agissant des réalisations, il est à signaler que durant l’année 2016, Tunis Re a pu conserver sa note de solvabilité technico-financière à B+ et sa notation de crédit à bbb- avec perspectives stables, par AM-Best. Ainsi, la compagnie a été certifiée conforme aux exigences des normes MSI 200000, en juillet 2016, à la suite d’une opération approfondie pour la réévaluation de la certification.

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Au vu des indicateurs de la banque relatifs à ce premier trimestre, l’année 2017 sera meilleure que 2016. Les indicateurs de la banque relatifs au premier trimestre de cette année traduisent une ferme résolution, une forte détermination et une réelle volonté à toute épreuve“, a indiqué le directeur général de l’UIB, Kamel Nèji, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque qui a eu lieu ce jeudi 1er juin 2017 à Tunis. Ainsi, le bilan du 1er trimestre de l’UIB est largement positif. Les Produits d’Exploitation Bancaires, en hausse de 14,6% sur un an, sont tirés par la dynamique de la marge d’intérêt et de la marge sur commissions et par la hausse des revenus du portefeuille-titres commercial et d’investissement.”Cette progression des revenus“, explique Kamel Nèji, reflète la bonne dynamique de conquête commerciale et de son rôle accru dans le financement de l’économie. En effet, l’encours des dépôts et des crédits à la clientèle, en progression de 9,7% fin mars 2016, témoigne, de nouveau, de la confiance de ses clients.

Selon lui, l’UIB a démontré durant le 1er trimestre 2017 une rigueur opérationnelle reflétant ses efforts continus de rationalisation, avec une évolution contenue des charges opératoires (+7,1%) lui ayant permis d’améliorer son coefficient d’exploitation (47,8%) d’une part, et un coût du risque en forte baisse d’autre part.

Le bilan du premier trimestre 2017 est, donc, largement positif avec notamment un PNB en progression de 10,4%, un Résultat Brut d’Exploitation en hausse de +13,6% et un bénéfice avant impôt en augmentation de +27,4%“, a-t-il dit.

S’agissant de l’année 2016, le DG de la banque a assuré qu’en dépit d’un environnement complexe, 2016 a marqué, pour l’UIB, le franchissement d’une nouvelle étape dans sa trajectoire de croissance saine, durable et rentable, avec un résultat avant impôts de 113,7 MTND, en progression de 26,4% et un résultat net en hausse de 18,4 % à 75,8 millions de dinars, affichant un dépassement de plus de 10 MTND par rapport au résultat net prévisionnel. Et ce en dépit d’une contribution exceptionnelle de 7,9 MTND prévue par la Loi de Finances 2017. Ainsi, les dépôts de la clientèle ont atteint 3 661 MTND, en hausse de 7,6 %, affichant un additionnel de 259 MTND. L’UIB a continué à consolider, aussi, la structure équilibrée de ses ressources, privilégiant notamment les dépôts d’épargne qui ont représenté 35,2% des ressources clientèle à fin 2016 (contre 27% pour le secteur des banques privées). Côté crédits nets à la clientèle, ils ont totalisé 4 131 MTND, en progression de 10,9%, affichant un additionnel annuel de 405 MTND.

Par ailleurs, lors du débat, le DG de l’UIB a annoncé la création d’un cercle ou une base chargé d’évaluer la qualité des services et des investissements réalisés par la banque non seulement sur le volet ressources humaines, mais aussi au niveau du système d’information. “Nous sommes déterminés à protéger l’intérêt de nos clients, quelle que soit leur situation envers la banque“, a-t-il dit.

Il a en outre indiqué que l’UIB est déterminée à s’adapter à son environnement et à continuer à accomplir de grands pas, tout en assurant la conformité de l’UIB avec les normes nationales, notamment en termes de gouvernance. Dans sa réponse à l’un des actionnaires sur la faible présence de la femme au sein de la banque, Kamel Nèji a indiqué l’existence de 5 femmes dans le comité directif de la banque et que les efforts seront consentis encore dans le conseil d’administration pour atteindre au moins une représentation féminine de 40% l’année prochaine.

Quant à lui, le président du conseil d’administration de la banque, Alexandre Maymat, a indiqué que l’UIB est la banque la plus profitable du système bancaire et ce, grâce à sa stratégie de croissance continue, l’amélioration et la diversification de ses offres et services, le maintien d’une importante cohésion sociale et une grande capacité à opérer comme une banque citoyenne.

Il a dans le même contexte indiqué que depuis des années, l’UIB a entamé une stratégie offensive de croissance au niveau notamment des encours de crédits, une stratégie qui va également se poursuivre pour les prochaines années, ce qui justifie, selon lui, une grande satisfaction au niveau des fonds propres.

Alexandre Maymat a en outre souligné la nécessité de poursuivre la consolidation du bilan de la banque et de ses fondamentaux et ce, dans l’objectif de se rapprocher des normes internationales et en soutien à l’économie nationale. “Cette performance s’affiche dans la distribution des dividendes à un taux compatible avec nos objectifs et nous allons continuer à respecter cette promesse“, a-t-il ajouté.

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Lors de sa réunion ce mercredi 31 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la commission des finances a décidé d’auditionner le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari sur sa dernière décision portant sur l’augmentation du taux directeur général de Banque.

Il est à rappeler à ce propos que la banque centrale a récemment décidé d’élever son taux d’intérêt directeur de 25 points, une décision qui n’a pas plu à la majorité des Tunisiens d’autant plus qu’il s’agit d’une deuxième augmentation en un mois, après l’augmentation de 50 points, le 26 avril dernier.

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Bien que ce fut nécessaire pour la Tunisie afin de minimiser les dangers de l’inflation, la deuxième augmentation du taux d’intérêt directeur de Banque centrale de Tunisie (BCT) ne cesse de susciter la polémique. Son effet sur l’investissement, la croissance et le développement économique du pays a été fortement contesté. Aujourd’hui, ce sont les députés qui n’ont pas manqué de dénoncer cette décision qui ne pourra en aucun cas résoudre les problèmes financiers, selon leurs dires.

Présent lors de la réunion, ce mercredi 31 mai 2017, de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le député de Nidaa Tounes Mohamed Fadhel Ben Omrane a fortement critiqué la décision de la Banque centrale d’augmenter son taux d’intérêt directeur deux fois en un seul mois. “C’est une politique mauvaise et illogique, surtout que le problème financier auquel fait face la Tunisie aujourd’hui est d’ordre structurel et il n’est plus monétaire”, a assuré Ben Omrane.

Monsieur le gouverneur de la Banque centrale, vous êtes en train de fragiliser l’entreprise et lui rendre la situation encore plus difficile avec ces mesures arbitraires. Vous devez arrêter ! Aujourd’hui la situation économique devient de plus en plus grave...”, a martelé le député de Nidaa, appelant ainsi à auditionner le patron de cette institution d’émission, Chedly Ayari. “Où va-t-on ? Pour quels objectifs?” s’est interrogé l’élu.

Outre l’audition de Chedly Ayari, Ben Omrane a appelé à changer la composition du Conseil d’administration de la BCT. “Ce n’est pas normal d’augmenter le taux directeur de la banque deux fois en un seul mois alors qu’il n’y a ni de l’investissement, ni de nouveaux emplois“, a-t-il ajouté.

Un point de vue partagé par Hedi Ben Brahim, député et vice-président de ladite commission, qui a indiqué que de telles décisions, partout dans le monde, “nécessitent une longue période de discussions et de concertations entre les différentes parties concernées, alors que ce n’est pas le cas pour la Tunisie. L’augmentation du taux directeur de la BCT est un dossier très sensible eu égard à son effet sur l’inflation et sur l’économie en général“,  a-t-il dit.
Il a par ailleurs précisé que l’augmentation du taux directeur n’encourage pas les banques et les institutions financières à investir et à écouler de nouveaux produits financiers sur le marché, soulignant que la consommation de la Tunisie en termes de nouveaux produits ne dépasse pas les 20% de ce qui se commercialise aujourd’hui dans le monde. Du coup, l’augmentation deux fois en un seul mois du taux directeur de la banque sera un handicap pour l’économie, la croissance et le développement, d’après lui.

Ben Brahim a fait remarquer dans cet ordre d’idées que cette décision va aussi impacter les petits crédits comme ceux octroyés par Enda, accusant ainsi de telles organisations d’abus en appliquant, d’après lui, des taux d’intérêt compris entre 30 et 35% alors que le taux d’intérêt maximal convenu en Tunisie est de 7%.  “Là nous exigeons l’intervention de la Banque centrale pour régler les choses“, a-t-il dit.

La décision de la Banque centrale d’élever son taux d’intérêt directeur de 25 points, d’autant plus qu’il s’agit d’une deuxième augmentation en un mois, après l’augmentation de 50 points, le 26 avril dernier, a également suscité la colère de l’UTICA. Dans un communiqué récent, il a été indiqué que cette décision est intervenue “après l’apparition de prémices d’une détente économique, et des indicateurs positifs en matière de taux de croissance“.

Le patronat considère aussi que cette décision revêt de “réels dangers pour l’entreprise, aura des répercussions négatives sur sa compétitivité, et constitue un message négatif pour les investisseurs, dans la mesure où elle va augmenter le coût de l’investissement.

L’organisation patronale déplore que l’entreprise soit désormais “victime de nombreuses décisions arbitraires, et n’a eu de cesse de subir coup après coup, à l’instar de l’impôt sur les sociétés dans la loi de finances 2017, la majoration salariale, l’effondrement de la valeur du dinar, la hausse des taxes douanières et des taux de la TVA. A cela s’ajoute, l’instabilité des législations et décisions, la dégradation du climat des affaires, avec notamment la propagation du commerce parallèle et de la contrebande“.

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Intervenant sur Jawhra fm

Contrairement aux déclarations de certains députés, Mohamed Ben Salem, député d’Ennahdha à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a assuré que la commission des finances et de planification a le droit de s’interroger sur un certain nombre de dossiers entre les mains de la justice afin de dissiper le flou. “Nous voulons des éclaircissements. Nous ne voulons pas mettre de la pression sur le pôle judiciaire économique et financier ou avoir des détails bien précis sur des dossiers“, a-t-il expliqué.

Lors de la réunion de la commission des finances, ce mercredi, Ben Salem a par ailleurs indiqué que l’intérêt national est en panne et que tout le monde se pose des questions sur la corruption, un des motifs de l’audition du pôle judiciaire, selon ses dires.

Il a en outre indiqué qu’il avait transmis, lorsqu’il était ministre de l’Agriculture, des dizaines de dossiers de corruption au pôle judiciaire, mais aucun n’a été examiné, et cela fait déjà plus de 5 ans, selon ses dires. “Il faut entendre les juges sur certaines questions : Pourquoi ce retard ? Quelles sont les difficultés auxquelles vous faites face dans l’exercice de votre métier ?”.

Il est à signaler à ce propos que la séance d’audition d’un certain nombre de juges du pôle judiciaire économique et financier, qui devait avoir lieu ce mercredi à l’ARP, a été annulée suite à l’absence des juges.

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Le député d’Ennahdha Ali Laârayedh a indiqué, lors de la réunion de la commission des finances, ce mercredi 31 mai 2017 à l’ARP, qu’il n’est pas favorable à l’invitation des juges du pôle économique et financier, et leur audition sur des affaires de corruption. “Je suis contre l’audition du pôle judiciaire, ni au sein de la commission ni lors d’une plénière. Ce n’est pas vraiment le moment“, a-t-il déclaré…

Une telle audition, selon lui, n’est pas souhaitable, “surtout qu’on doit éviter les accusations et les mauvaises interprétations qui pourraient en découler, notamment à l’encontre du pôle judiciaire à cause du flou et de l’incertitude qui règnent depuis plusieurs années dans le pays“, a ajouté Laârayedh.

Ce dernier s’est par ailleurs interrogé sur les rapports entre la commission des finances et le pôle judiciaire économique et financier…

Il est à signaler que la séance d’audition de certains juges du pôle qui devait avoir lieu ce mercredi en commission a été annulée suite à l’absence des magistrats.

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A l’occasion de l’assemblée générale de BIAT, Le Directeur Général Mohamed Agrebi, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont principalement la stratégie de développement de la banque, sa contribution dans l’économie nationale ainsi que son rôle en matière de soutien aux entreprises. La stratégie de la banque et son intention d’investir en Afrique ont été aussi évoquées.

Y a-t-il une stratégie de développement bien précise à la BIAT ?

Depuis 2008, la BIAT a engagé un travail de fond sur la transformation de la banque grâce aux 2 plans stratégiques DEFI et HORIZON, menés sur la période 2008-2016. C’est l’ensemble de ces plans qui explique aujourd’hui notre positionnement et nos performances financières. Je peux citer à titre d’exemple les projets d’amélioration de l’efficacité commerciale et opérationnelle, la refonte de notre système d’information, l’amélioration de la gestion de nos risques.

Aujourd’hui nous sommes sur un nouveau plan s’étalant sur les années 2016-2019. Il s’articule autour d’une vision stratégique nouvelle basée sur une gouvernance claire et transparente et une bonne compréhension des besoins de la clientèle. Parmi nos objectifs, je peux citer l’amélioration de notre offre de produits et services, son adaptation aux besoins spécifiques de chaque client en mettant l’accent sur l’accompagnement, le conseil et la prise en charge.

Parmi les réalisations récentes dans ce sens, je peux citer la création du pôle conseil financier dont la mission est d’apporter les meilleures solutions aux entreprises clientes de la BIAT, assurer leur pérennité et préserver les emplois.

Quelles sont les principales réalisations de la banque en 2016?

La BIAT a vu ses indicateurs s’améliorer en 2016. Nous avons maintenu notre premier rang en PNB et en collecte de dépôts. En matière de crédits bruts, nous sommes passés au 1er rang avec une part de marché de 15% ce qui constitue pour nous un accomplissement majeur. Ceci a été rendu possible grâce à la fidélité de nos clients et à l’effort collectif de nos collaborateurs. Pour le groupe BIAT, nous avons consolidé le réseau commercial de BIAT Assurances grâce à l’ouverture de 15 nouvelles agences. Nous avons également lancé en 2016 un nouvel indice obligataire en partenariat avec la BMCE qui permet aux acteurs financiers de suivre l’évolution du marché obligataire tunisien.

En 2016, la BIAT a créé son « Pôle conseil financier » pour appuyer les entreprises en difficulté. Où en est-on actuellement?

La mission du Pôle conseil financier ne se résume pas à la prise en charge des entreprises en difficulté. Il a deux principales missions : l’accompagnement et le suivi rapproché des entreprises en difficulté et aussi le conseil et l’accompagnement des entreprises dans leurs projets de reconfiguration et de développement.
Ainsi et au-delà des financements bancaires, nous nous positionnons en banquier conseil qui accompagne les entreprises à s’engager sur la voie du développement.
Aujourd’hui, plus de 90 entreprises sont prises en charge par ce pôle, et le taux de satisfaction est de 70%. Nous continuons à travailler pour améliorer notre offre et apporter le meilleur conseil à nos clients.

Nous venons d’apprendre que la BIAT a abandonné sa stratégie d’investir en Afrique. Pouvez-vous nous donner plus de détails?

Notre stratégie de développement en Afrique a toujours été très claire : nous avons souhaité privilégier les échanges d’expertises et de savoirs faire et nous associer à un acteur bancaire déjà présent et implanté dans plusieurs pays d’Afrique. C’est ce qui a été réalisé dans le cadre du partenariat récent que nous avons signé avec le Groupe Bank Of Africa, présent dans 17 pays d’Afrique. Ce partenariat nous permettra d’accompagner nos clients dans leurs projets d’internationalisation grâce à des experts dédiés au niveau de la BIAT et grâce à la bonne maîtrise du Groupe BANK OF AFRICA des environnements africains.

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C’est depuis plusieurs mois voire des années que le l’inflation n’a de cesse de se creuser et de gagner du terrain en Tunisie. A vrai dire, la trajectoire ascendante d’inflation a été observée depuis l’année 2011 pour monter en flèche deux ans après. Un constat qui explique en grande partie l’intervention de la banque centrale pour réguler le marché et réduire le gap entre l’offre et la demande. Une des décisions est l’augmentation du taux directeur de la BCT  pour le porter après deux interventions à 5%  actuellement. L’objectif est de faire face aux pressions inflationnistes, encourager l’épargne et renforcer la liquidité bancaire. Il semble toutefois que malgré l’intervention de la BCT en augmentant son taux directeur, l’inflation demeure toujours menaçante pour la Tunisie et ses équilibres financiers et pourrait atteindre facilement les 6%.

Par ailleurs, selon le rapport de la BCT relatif au mois de mai et portant sur les évolutions monétaires et conjoncturelles, au mois  d’avril 2017, l’inflation a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 5% en glissement annuel contre 4,8% le mois précédent. L’amplification  des  tensions  inflationnistes est essentiellement  imputable à la forte progression des prix libres  (+5,8%  en avril 2017 contre +5,7% en mars) notamment les prix des produits manufacturés (+6,3%  contre +5,9%) mais aussi la poursuite de l’affermissement du taux de croissance des  prix des produits administrés (+2,1 % contre + 1,8%).

Les principales composantes de l’IPC ont connu un affermissement généralisé mais à des rythmes différents. En effet, la forte accélération de l’inflation des   produits   manufacturés a été conjuguée avec une progression de l’inflation des produits alimentaires et des services mais à un rythme moindre.  Par secteur, l’inflation des produits manufacturés a enregistré, en avril 2017, une forte accélération pour atteindre 5%  contre 4,6% un mois auparavant. Cette évolution a résulté principalement de la poursuite de la forte progression de l’inflation de l’habillement (+8,4% contre +7,4%) ainsi que de celle des  matériaux de construction quoique à un rythme moindre (+3,5% contre +3,4%).

La  progression  soutenue  de  ces  produits a été compensée par la décélération de l’inflation des autres principaux groupes, notamment les équipements ménagers et les produits d’entretien (+1,7% et +3,8% respectivement contre +1,8 % et +4% en mars). Concernant les prix des produits alimentaires, ils ont  connu une légère hausse de leur taux d’accroissement (+5,2% en g.a contre +5%) dans le sillage de celle de l’inflation des produits alimentaires transformés (+4,5% contre +4,4%) ainsi que celle des produits frais (+5,7% contre +5,5%).

L’inflation des  services n’a connu qu’une légère progression pour atteindre le taux de 4,8% en avril 2017 contre 4,7% un mois auparavant. Cette évolution  a résulté essentiellement de la forte progression des prix des services de santé administrés  (+3,7% contre 2,2%) conjuguée  à une décélération des prix des  loyers (+6,3% contre +6,7%). Par  ailleurs, les deux principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente ont connu une accélération de leur taux de progression. En effet, l’inflation sous-jacente «hors administrés et frais» a atteint un niveau record de 5,9% en avril contre 5,8% un mois auparavant. Quant à l’inflation sous-jacente «hors produits alimentaires et énergie», elle a poursuivi son accélération pour atteindre  5,2% en avril contre 5,0% un mois auparavant.

L’indice des prix  de vente industrielle (IPVI) a enregistré une forte progression, en glissement annuel de 3,6% en mars 2017 contre 2,8% en février dernier. Ce trend de progression haussier, s’il se poursuit, représenterait une  source potentielle d’amplification des pressions inflationnistes pour la période à venir. Hors mines et industries chimiques, les prix de vente industrielle ont connu une accélération en augmentant de 4,4% sur un an, contre 3,9% en février,  tirés principalement  par celles des prix des industries mécaniques et électriques (+4,2% contre +3,4%) et des  prix  de  l’industrie  agro-alimentaire (+6,1% contre +5,6%).

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Nous avons pu, durant l’année 2016, réaliser de bons chiffres et maintenir notre positionnement aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, et ce malgré un environnement fortement concurrentiel et les moyens très modestes dont nous disposons“, a déclaré Lamia Ben Mahmoud, la PDG de la Société Tunisienne de Réassurance, Tunis Ré, lors de la communication financière de la société qui a eu lieu ce vendredi 26 mai 2017 à Tunis.

Elle a en outre indiqué que Tunis Re a pu se maintenir et confirmer sa place en tant que réassureur régional, soulignant toutefois que la compagnie est confrontée à des menaces handicapantes dont principalement la note souveraine du pays. “Bien qu’on ait fait de bons chiffres et qu’on ait clôturé l’exercice 2016 avec un bilan solide, nous sommes toujours bloqués par la dégradation de la note souveraine du pays“, a assuré Ben Mahmoud, soulignant qu’une partie du travail de Tunis Ré est en étroite relation avec la notation souveraine et le risque pays, chose que la compagnie n’a pas pu dépasser, selon ses déclarations.

La PDG de Tunis Ré a en outre indiqué que malgré une baisse de 4% au niveau de la croissance enregistrée dans le secteur de l’assurance, l’année 2016 s’est soldée par un résultat positif et ça se perçoit en termes de production, avec l’augmentation du chiffre d’affaires global de 13% en 2016. En effet, durant cette année, les primes nettes ont évolué de 20%, le taux de rétention est passé de 57 à 61% et le ratio des charges d’acquisition a été maîtrise à 24,2%. Ainsi, le résultat technique net de rétro s’est amélioré de 2,3% passant de 13,9 Millions de dinars (MD) à 14,3 MD. Par ailleurs, le résultat global est excédentaire et en amélioration de 10%.

Ben Mahmoud a dans le même cadre, indiqué que le chiffre d’affaires, durant l’année 2016, a affiché une évolution de 13%, dépassant ainsi les objectifs de 4% fixés initialement par la compagnie. Durant cette année, la portefeuille de la compagnie a été également bien diversifié sachant qu’il s’agit d’une assurance à multi-branche.
S’agissant des perspectives, la PDG de Tunis Ré a déclaré que la compagnie poursuivra son développement à l’échelle internationale, mais cela ne veut pas dire que la société arrêtera son développement sur le marché local. “Tunis Ré poursuivra ainsi sa stratégie de développement tout en élargissant sa capacité de développement“, a-t-elle dit, assurant que la société a pu en 2016 et malgré un environnement inconfortable à cause du rating travailler et faire de la croissance.
Elle a toutefois estimé que la compagnie pourra largement, d’ici la fin de l’année, dépasser ce stade et réaliser des performances supérieures aux prévisions.

S’agissant du projet de la compagnie relatif à l’augmentation de capital réservée à un partenaire stratégique, Lamia Ben Mahmoud a assuré que plusieurs demandes avaient été envoyées à la compagnie, mais elles n’ont pas répondu aux exigences de l’offre. “On a exigé 25% au partenaire stratégique et on n’a voulu préserver l’identité de la société, chose qu’on n’a pas pu obtenir”, a indiqué Mme Ben Mahmoud, avant d’ajouter que les portes sont toujours ouvertes pour un partenaire stratégique mais il faut juste saisir la bonne opportunité.

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Le directeur général de l’ATB (Arab Tunisian Bank), Mohamed Ferid Ben Tanfous, a indiqué, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la banque, qui a eu lieu ce jeudi à Tunis, que malgré le fléchissement du rythme de croissance économique et l’asséchement de la liquidité, l’ATB a maintenu ses efforts de développement de l’enveloppe de ses crédits à l’économie, qui ont enregistré une hausse de 9,7%, le même niveau que l’évolution de 9,6% enregistrée à l’échelle sectorielle, selon ses dires. Cette progression des crédits s’est accompagnée par ailleurs d’une maîtrise du taux des créances classées, qui est de 8,1% par rapport à une moyenne sectorielle supérieure à 15%.

Ainsi, le PNB de l’ATB a enregistré une hausse de 6,1% en 2016 pour atteindre 212,3 Millions de dinars (MD). “Face à un climat d’affaires turbulent et face aux pressions sociales, économiques, sécuritaires et politiques que subit notre pays, nous avons mis la solidité financière, la liquidité, la maîtrise des risques de crédit et le strict respect des normes de contrôle et de compliance au centre de notre politique de gestion en 2016“, a-t-il dit.

L’année 2017 s’annonce porteuse de signes de reprise économique grâce notamment à une bonne saison agricole, à la reprise de la production minière et au retour des flux touristiques“, a estimé Ben Tanfous. “Un ensemble de signes encourageants nous rendent optimistes quant au développement de l’activité économique en 2017, mais notre optimisme demeurera à la hauteur de notre vigilance et notre anticipation des risques éventuels auxquels serait confrontée la banque en 2017. Ça sera une année de grands espoirs et de grands défis, mais la banque sera comme à son habitude à l’affût des opportunités qui hausseront sa rentabilité et sera prête à gérer tous les risques en consolidant sa solvabilité“, a-t-il ajouté.

Quant à elle, la présidente du Conseil d’administration de la banque, Randa Sadik, a indiqué qu’en 2016, l’ATB a su gérer l’ensemble des mutations de son environnement économique, social et législatif. “Notre banque a réussi à développer ses activités en gardant une orientation stratégique basée sur une gestion stricte des risques métiers. Elle est parvenue à hausser les dépôts de sa clientèle de 5,3% et les financements accordés à cette clientèle de 9,7%, augmentant ainsi son total bilan de 2% pour atteindre 5420 MD à fin 2016″.

Il a par ailleurs annoncé que la banque est en cours de finalisation de son plan de développement stratégique pour la période 2017-2020. “Nous mettrons à travers ce plan un ensemble d’orientations opérationnelles et commerciales pour la période à venir. Ce plan vise à développer l’activité de la banque pour garantir un excellent rendement aux actionnaires de la banque et garder par conséquent la solidité financière de l’établissement“, a-t-elle ajouté.

L’exercice 2016 s’est soldé par la réalisation d’un résultat net de 46 MD contre 58 MD au 31 décembre 2017, enregistrant ainsi une baisse de 19,9%. “C’est vrai que cette année on a reculé, mais il s’agit d’un recul pour avancer durant les prochaines années parce que l’année dernière, on a choisi d’investir en masse dans la sécurité financière“, a expliqué Ben Tanfous.

Concernant les investissements, il ressort que l’encours du portefeuille investissement a atteint au terme de l’exercice 2016 un montant de 482 MD contre 455 MD à fin 2015, enregistrant ainsi une augmentation de 6%. Cette poussée est imputable principalement aux fonds à capital risque dont l’encours a enregistré une augmentation de 8,5% passant de 283 MD en 2015 à 307 MD en 2016. Cette catégorie d’actifs constitue, avec les titres d’investissement, la principale composante du portefeuille investissement de la banque. Du coup, les revenus du portefeuille investissement ont totalisé au terme de l’année 2016 un montant de 19,4 MD contre 19,1 MD fin 2015, enregistrant ainsi une augmentation de 2%. Ces revenus ont contribué à hauteur de 9,2% dans la composition du PNB.

L’exercice 2016 a été marqué par l’ouverture de 2 nouvelles agences conformément au programme de renforcement du réseau de la banque, à savoir Bourouis et Teboursek. L’année a aussi été marquée par l’achèvement des travaux des agences et Box dans les villes d’El Kef et Hammam Lif. La banque a également procédé à l’aménagement et l’ouverture d’un deuxième Box de change à l’aéroport Tunis Carthage.

Plus encore, durant l’année 2016, la Banque a recruté 81 employés dont 61 diplômés. Le nombre des nouvelles recrues affectées dans les agences est passé de 23 en 2015 à 104 en 2016.

Le chiffre d’affaires a progressé de 4,6% pour s’établir à 382 MD à fin 2016 contre 365 MD une année auparavant. Les dépôts de la clientèle se sont établis au 31 décembre 2016 à 4082 MD contre 3876,9 MD à fin décembre 2015, soit une évolution de 205,9 MD et une croissance de 5,3%. Au terme de l’exercice 2016, les dépôts d’épargne ont affiché une variation positive de 12,8% pour s’établir à 891 MD contre 790 MD en 2015.  Les dépôts à terme ont enregistré une hausse de 4% pour s’établir à 1595 MD contre 1533 MD au 31 décembre 2015. Les dépôts à vue ont de leurs côté évolué de 1,1%.

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