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Khadija Taboubi

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Le président de la Conect (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie), Tarek Cherif, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a évoqué plusieurs sujets dont le projet de la Loi de finances 2018, les attentes et les propositions de son organisation ainsi que les problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui.

Qu’est-ce que vous pensez du PLF 2018 ?

Le projet de la loi de finances 2018 dans sa version actuelle est loin de répondre à nos attentes et aux exigences du moment. C’est d’ailleurs une position que partagent non seulement les chefs d’entreprises mais également les experts, les économistes, les financiers, les fiscalistes et même les citoyens avertis.

Quels sont vos griefs ?

Alors qu’on s’attendait à une rupture avec l’approche “fiscaliste” suivie depuis 2011, le projet de la loi de finances 2018 a encore accentué la tendance par de nouvelles mesures fiscales touchant principalement les entreprises organisées qui s’acquittent de leurs obligations fiscales et les employés.
Avec l’augmentation continue depuis 2011 des taux d’impôt, l’institution de nouvelles contributions et la promulgation de mesures fiscales additionnelles à l’occasion de chaque loi de finances, notre système fiscal est devenu l’un des plus lourds et des plus complexes, en comparaison surtout avec les pays concurrents.

Pour la pression fiscale aussi nous occupons les premiers rangs au niveau africain et mondial. Plus grave encore ! Avec l’instabilité de notre système fiscal, le climat des affaires et la visibilité sont  directement affectés ! Les prévisions et les projections indispensables aux investisseurs deviennent pratiquement impossibles avec pour conséquence immédiate l’attentisme et la gestion du quotidien !
L’on comprend dès lors les raisons des écarts constatés chaque année au niveau des taux de croissance et des principaux agrégats économiques ! Aucun taux de croissance prévisionnel n’a été réalisé depuis 2011 !
Pourtant les solutions efficaces, rapides et équitables à l’amélioration des recettes de l’Etat existent.

Que faites-vous dans ce sens, je veux dire au niveau des solutions ?

Nous avons entamé les concertations avec nos structures professionnelles régionales et sectorielles depuis le mois de mai dernier. Nous avons transmis nos remarques et propositions au Gouvernement et à l’ARP lors de la première phase de préparation de la loi de finances et nous avons couronné toutes ces démarches par l’organisation, au début du mois d’octobre dernier, d’une importante conférence qui a regroupé plus de 350 experts et hommes d’affaires en présence de députés et de responsables.
Dans le même cadre, j’ai eu l’honneur d’être reçu par le chef du gouvernement pour un long entretien au cours duquel je lui ai présenté les propositions et les recommandations de notre Centrale Patronale.
Les représentants de la CONECT ont été aussi reçus par les membres de la Commission des Finances et de la Planification de l’ARP pour une séance d’audition qui a duré plus de trois heures et demi.

Nous avons attiré l’attention des officiels et des responsables des instances concernées sur la gravité des conséquences du projet actuel de la loi de finances sur les entreprises des secteurs organisés, sur l’environnement des affaires et sur le climat social dans le pays.
Nous avons insisté sur le fait que les objectifs annoncés de croissance, de relance économique et de création d’emplois ne peuvent être concrétisés avec les dispositions contraignantes et inadaptées prévues dans le projet de la loi de finances qui s’inscrit en distorsion totale avec les principes fondamentaux de la réforme du système fiscal tunisien.

Nous avons également attiré l’attention sur la nécessité de mettre en application de nombreuses dispositions déjà décidées, surtout en matière de transparence et de contrôle et qui sont peu ou non appliquées jusqu’à présent.
Nous avons présenté notre feuille de route que nous continuerons à défendre en tant qu’organisation patronale d’entreprises responsables et citoyennes.

Ce projet de loi résoudra-t-il concrètement, selon vous, quelques uns des problèmes auxquels fait face la PME aujourd’hui ?

Dans sa version actuelle, ce projet de loi ne peut qu’aggraver la situation des PME non seulement au niveau de leur développement et de leur internationalisation devenue indispensable mais même en ce qui concerne leurs équilibres économiques et financiers et partant leur existence !
L’aggravation de la charge fiscale pour les entreprises des secteurs organisés à travers les augmentations d’impôt, la création d’une contribution sociale solidaire, la soumission des constructions à usage d’habitation à la TVA au taux de 19% et la création d’une taxe hôtelière de 3 DT par personne pour chaque nuitée sont autant de facteurs qui vont affecter directement et sensiblement la compétitivité des entreprises, leur positionnement sur le marché local et sur les marchés extérieurs, en plus des problèmes d’application que de telles dispositions soulèvent.
Même les avantages annoncés en faveur de la création de nouveaux projets en les exonérant de l’IS sur les trois premières années ne peuvent constituer des incitations réelles dans la mesure où la quasi totalité des projets ne permettent de dégager des bénéfices au cours des premières années de leur lancement.

Du coup les entreprises existantes, les nouveaux projets et les investissements seront lourdement  handicapés et il serait pratiquement impossible de réaliser les objectifs annoncés en matière de croissance et d’emploi notamment.
Il aurait fallu commencer par une évaluation approfondie et critique des retombées des différentes mesures fiscales prises par le passé pour dégager leurs avantages éventuels, leurs inconvénients et leurs limites avant de décider de l’adoption de nouvelles dispositions !

Avez-vous des propositions ?

Il convient tout d’abord de rompre définitivement avec l’approche adoptée jusqu’à présent qui considère les dépenses budgétaires comme une donnée immuable ou une contrainte incontournable puis on cherche les moyens d’y faire face par le biais des recettes usuelles, l’endettement et pour le reste par l’accroissement des impôts sur les contribuables qui honorent déjà leurs obligations, à savoir les entreprises des secteurs organisés et les employés.
Je dois souligner à ce niveau que nous pouvons réaliser des économies substantielles en osant remettre en cause le système de compensation des produits dits sensibles et de base qui permet de graves déviations à l’instar du pain et en faisant bénéficier de la compensation la population ciblée uniquement.
Les dépenses publiques peuvent également être rationalisées par leur compression et la réaffectation de milliers de fonctionnaires vers des emplois plus productifs.

L’Etat doit également opter pour des solutions rationnelles et durables pour faire face à la lourde charge des caisses sociales et des entreprises publiques souvent déficitaires.

Êtes-vous pour la privatisation de certaines entreprises publiques ?

La privatisation des entreprises publiques y compris les banques dans les secteurs concurrentiels et la promotion du partenariat public-privé sont autant de solutions qui ont fait leurs preuves dans tous les pays et même en Tunisie. Je citerai l’exemple du secteur du ciment ou celui des banques où nous avons enregistré des réussites qu’il convient de faire connaître aux réticents et à multiplier.

Le deuxième axe concerne la nécessité d’élargir la base des contribuables, surtout que plus de 50% de l’activité économique est réalisée à travers les circuits parallèles et que plus de 400 000 acteurs économiques continuent à bénéficier du régime forfaitaire ne contribuant aux recettes fiscales de l’Etat que pour la somme modique de 28MDT par an, soit en moyenne 70 DT par acteur économique.
En intégrant même de manière progressive cette large population de contribuables nous n’aurons plus besoin d’accroître davantage la pression fiscale tout en assurant une plus grande équité fiscale et une nouvelle dynamique économique.

Parallèlement il convient de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale par la limitation des transactions en espèces, la digitalisation des opérations financières, la modernisation du contrôle fiscal et son renforcement par la reconversion de fonctionnaires à travers des programmes adaptés de formation.

Le troisième axe concerne la stimulation de l’investissement, des exportations, du développement régional et de la création d’emplois, seuls vecteurs de croissance et d’équilibres économiques et financiers durables et ce, par l’octroi d’incitations fiscales et financières conséquentes au profit de tous les investissements à réaliser sur au moins les trois prochaines années afin de stimuler la relance économique qui constitue l’objectif majeur du pays.

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Le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 s’établit à 211,3 MDT, enregistrant ainsi une hausse de 13,4 MDT (6,8%) par rapport à l’année 2017. Bien que cette augmentation soit considérée comme positive, elle est jugée très en deçà des attentes. Lors de son audition, ce vendredi 17 novembre 2017 à l’ARP, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, n’a pas caché sa déception face à ce budget devant notamment le grand nombre de défis auxquels fait face la diplomatie tunisienne à tous les niveaux. Ce budget couvrira, selon le ministre, les dépenses de l’administration centrale et 90 délégations diplomatiques et consulats employant ensemble 1105 agents dont 420 diplomates et 685 agents de l’administration et techniciens.

Ces fonds ne vont pas nous permettre d’atteindre les objectifs ambitieux que nous avons tracés pour la période prochaine“, a déclaré le ministre, faisant remarquer que la Tunisie n’est représentée à l’étranger qu’à travers 90 délégations dont 10 seulement en Afrique. A cela, s’ajoute la faible représentation de la Tunisie en Amérique Latine et en Asie (6 délégations) et ce malgré l’existence d’un bon nombre de pays ayant des capacités et pouvant offrir des opportunités économiques prometteuses, comme la Malaisie, Singapour ou encore le Vietnam. Il a aussi déploré l’absence de la Tunisie dans d’autres pays de l’Europe comme le Danemark.

Jhinaoui a dans le même cadre indiqué que le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 ne permettra pas également de couvrir les besoins du ministère en ressources humaines, faisant remarquer à ce propos que le gel des recrutements dans la fonction publique a rendu impossible le remplacement des départs à la retraite et dont le nombre a atteint, durant ces 5 dernières années, 285 agents contre seulement 74 nouveaux recrutements.

Par ailleurs et pour pallier ce manque au niveau des RH, le ministre a tenu à préciser qu’un concours portant sur le recrutement de 50 secrétaires pour les affaires étrangères a eu déjà lieu et les résultats devraient être dévoilés avant la fin de cette année. “Les candidats qui vont réussir dans ce concours devraient suivre une formation diplomatique à partir de janvier 2018“, a-t-il ajouté.

Malgré ces insuffisances, le ministre des AE a affiché son optimisme pour la période prochaine : “Les difficultés sont certainement conjoncturelles et nous n’allons pas reculer sur nos objectifs mais au contraire on va multiplier nos efforts et évoluer vers plus de rentabilité et d’efficacité“, a-t-il assuré, soulignant toutefois que l’intérêt du pays exige la mise en place de mécanismes nécessaires et des bases pour être en harmonie avec les évolutions exigées par la profession diplomatique.

Khemaies Jhinaoui a sur un autre volet indiqué que son ministère a fixé plusieurs axes de développement pour la période prochaine, à savoir renforcer la place de la Tunisie en tant que nouvelle démocratie, donner de l’importance à la diplomatie économique et renforcer les efforts du gouvernement dans la levée des grands défis de développement afin de faire de la Tunisie un pôle économique et d’investissement du sud de la Méditerranée. Sur ce point, le ministre a annoncé la création d’un secrétariat d’État pour la diplomatie économique au sein du ministère de tutelle et la conclusion de conventions cadres de coopération avec les ministères du Tourisme, de l’Industrie et du Commerce. A cela s’ajoute la création de 5 nouvelles représentations commerciales en Afrique et la programmation de délégations diplomatiques mobiles et multi-sectorielles au titre de l’année 2018 et ce, dans plusieurs pays du monde où il n’y a pas de représentation diplomatique.

Il s’agit également de réactiver le dynamisme diplomatique et renforcer les relations de la Tunisie avec les pays Maghrébins, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et de développement. Accompagner les efforts du gouvernement visant à instaurer la sécurité nationale et lutter contre le terrorisme, le crime organisé, l’immigration clandestine et le blanchiment d’argent est aussi parmi les grands objectifs des affaires étrangères.

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C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse dans l’un des hôtels des berges du Lac que l’opérateur de téléphonie, Tunisie Telecom et la Fondation Almadanya, ont annoncé, le mercredi 15 novembre 2017, le renouvellement de leur convention de partenariat et de parrainage. La convention a été signée par le PDG de TT, Fadhel Kraiem et le président de ladite association, Lotfi Maktouf et ce, en la présence d’un bon nombre de journalistes. L’idée de ce projet, baptisé “Fatma”, vient en hommage à une fillette qui fait des kilomètres pour aller à l’école.

En vertu de ce partenariat, TT s’engage annuellement à cofinancer les campagnes des rentrées scolaires durant les années scolaires 2017/2018, 2018/2019 et 2019/2020 et à assurer le transport scolaire de 2000 élèves par an, répartis sur 13 gouvernorats, à savoir Béja, Bizerte, Jendouba, Kasserine, Kairouan, Kébili, Le Kef, Mahdia, Nabeul, Siliana, Sidi Bouzid, Manouba et Zaghouan.

Lors de cette cérémonie de signature, le PDG de TT a tenu à préciser que cette convention de partenariat répond à des ambitions fortes et à des défis que tout leader économique se doit de relever, à savoir garantir un meilleur avenir à l’enfance et lutter contre l’abandon scolaire : “Le droit à l’éducation doit être accessible à toute l’enfance tunisienne où qu’elle soit, car son avenir en dépend ; c’est un défi que nous devons relever pour le bien être de nos enfants“, a-t-il dit.

Par ailleurs, il a assuré que dans le cadre de ce programme, 1300 élèves répartis sur 8 gouvernorats seront quotidiennement transportés vers leurs écoles. TT envisage également de soutenir les familles nécessiteuses pour acquérir les fournitures scolaires pour leurs enfants. Des cartables seront gratuitement distribués à un bon nombre d’élèves. “L‘objectif pour les prochaines années“, a annoncé Kraiem, est de toucher 2000 élèves répartis sur 13 gouvernorats.

Fadhel Kraiem a en outre indiqué que Tunisie Telecom s’est concentrée sur le secteur de l’enseignement, assumant sa responsabilité sociétale mais qu’elle pense toucher d’autres secteurs comme la santé.

Le PDG de TT a profité de cette occasion pour annoncer que la société a remporté l’appel d’offres du ministère des Technologies de l’information visant à couvrir par le téléphonie mobile : “Ce projet devrait être exécuté d’ici le mois de juin prochain“, a-t-il ajouté.

Quant à lui, le président de l’Association signataire de cette convention a fait remarquer que cette initiative vise en priorité à lutter contre l’absentéisme et l’abandon scolaire, soulignant à ce propos que chaque année, plus de 155 mille cas d’abandon scolaire sont enregistrés en Tunisie.

Il a ajouté que grâce à ce projet “Fatma”, le taux d’absentéisme des élèves dans les écoles a baissé à seulement 3% contre 45% auparavant. “Nous sommes fiers et heureux de ce partenariat conclu avec l’opérateur public TT qui assume pleinement sa responsabilité sociétale, tout en assurant son rôle d’acteur économique national et de pionnier technologique“, a-t-il dit.

Il est à noter que le partenariat entre TT et l’association Almadanya visant à assurer le transport des écoliers habitant dans les zones rurales remonte à l’année 2014. Depuis dette date, les deux acteurs ont facilité l’accès à 3900 écoliers.

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Rien ne semble avoir changé ou va changer dans la fonction publique. C’est ce qu’on a pu conclure suite à la réunion de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées tenue, ce mercredi 15 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les députés n’ont pas apprécié le budget alloué à la présidence du gouvernement, en hausse, tout de même. Ce budget est jugé toujours médiocre et en deçà des attentes et objectifs fixés par le gouvernement, et visant en priorité l’achèvement des grandes réformes liées à la masse salariale qui atteint aujourd’hui des proportions importantes dans le budget de l’État, dépassant les 15% du PIB. En effet, selon Iyad Dahmani, ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, le budget de la présidence du gouvernement pour l’exercice 2018 devrait augmenter de seulement 13%, pour atteindre 168 MDT contre 148 MDT en 2017. Pire : cette hausse est liée à la récente décision du gouvernement de supprimer le ministère de la Fonction Publique et de la Gouvernance et d’attribuer ses structures et établissements qui lui sont affiliés à la présidence du gouvernement. Une décision qui a nécessite des dépenses supplémentaires de 25,5 MDT, selon le ministre.

Ajmi Lourimi a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement au titre de l’année 2018 est un budget d’austérité qui ne reflète aucun engagement de la part du gouvernement à aller vers la réforme, évoquant les difficultés dans lesquelles baignent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement. “Certains bureaux à la Kasbah n’ont pas internet et des téléphones“, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que les conditions dans lesquelles exercent les fonctionnaires sont très défavorables et ont un gros impact sur la rentabilité de cet établissement public, soulignant que le budget alloué à la télévision tunisienne ne reflète aucune stratégie ou orientation vers la réforme.

Un avis pleinement partagé par le député Mabrouk Hrizi, qui a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement n’est pas suffisant et en contradiction avec les programmes élaborés par le gouvernement pour la période prochaine. “Jusqu’à quand la présidence du gouvernement en tant qu’établissement public fonctionnera sans contrats d’objectifs“,s’est-il exclamé.

Dans sa réponse aux députés, le ministre a reconnu que le budget alloué à la présidence du gouvernant est très faible, avant d’assurer que cette situation est liée aux difficultés du pays. ” On est conscient de la situation, mais la priorité aujourd’hui n’est autre que le redressement de nos finances publiques“, a assuré le ministre, invitant les députés à effectuer une visite à la Kasbah et voir de près conditions rudes dans lesquelles travaillent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement, selon ses dires.

Le siège de la présidence du gouvernement n’est plus fonctionnel : On n’a pas de bureaux à la Kasbah (…) Certains conseillers travaillent à la zone urbaine nord ou encore à cité El Khadhra pour manque de bureaux“, a souligné le ministre, avant d’ajouter : “Bien que la présidence du gouvernement détienne la part la plus importante du pouvoir exécutif, elle détient le plus faible budget“.

Le ministre a sous un autre angle indiqué que la situation des bénéficiaires des deux mécanismes 16 et 20 sera réglée d’ici la fin de l’année 2017. “Nous tenons à résoudre le problème des mécanismes 16 et 20, d’ici la fin de cette année“, a-t-il indiqué.

Outre la régularisation de la situation des bénéficiaires des mécanismes 16 et 20, le ministre a annoncé la suspension de l’achat de voitures de fonction aux fins de réduire les dépenses de la fonction publique et redresser la situation des finances publiques.

S’agissant des déclarations du député Houcine El Jazira qui a appelé ses collègues à cesser leurs interventions en faveur de certains chômeurs pour avoir un emploi à la Kasbah, Iyad Dahmani a démenti de tels faits : “On ne peut pas accepter de tels comportements.. Tous les recrutements ont été faits sur la base d’un concours et en concertation avec toutes les parties concernées“, a assuré le ministre, appelant toute personne détenant des preuves à les présenter.

Évoquant la réforme de la RTT, Iyad Dahmani a annoncé qu’un programme portant sur la radio et la télévision tunisienne a été déjà mis en place et que le travail d’audit dans les comptes publics est devenu un travail du quotidien.

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Le ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Iyad Dahmani, a annoncé, aujourd’hui, qu’il a été décidé de suspendre l’achat de voitures de fonction.

Lors de son audition, ce mercredi 15 novembre 2017, par la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), il a expliqué que cette décision a été prise pour réduire les dépenses de la fonction publique et redresser par conséquent la situation des finances publiques.

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Dans son premier draft, le projet de la loi de finances 2018 propose de soumettre les logements commercialisés par les promoteurs immobiliers à une TVA de 19%. Une proposition fortement rejetée par les promoteurs immobiliers, qui ont considéré que cette taxe est trop élevée, voire insupportable à la lumière de la crise qui sévit actuellement dans le secteur. Comme solution, la chambre des promoteurs immobiliers a proposé de réduire la TVA à 7% au lieu de 19. Un taux logique et jouable, selon les promoteurs immobiliers.

La polémique qui s’est déclenchée depuis plusieurs semaines sur cette TVA de 19% instaurée sur le secteur de l’immobilier s’est poursuivie jusqu’à ce jour. Lors de la réunion, ce vendredi 10 novembre 2017, de la commission des Finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP),  le député Mohamed Ben Salem a fait remarquer que le taux de 19% est excessif et entraînera la hausse des prix des logements, proposant ainsi une TVA de l’ordre de 13%. “Il me parait très logique d’instaurer une TVA de 13% au moins pour les trois prochaines années“, a-t-il dit, faisant remarquer que les promoteurs immobiliers sont déjà soumis à plusieurs taxes comme celles imposées sur les matériaux de construction.
Un avis partagé par le membre de ladite commission Houssem Bounenni, qui a proposé une TVA entre 7 et 13% au maximum : “19% c’est insupportable à la lumière de la crise que vit actuellement le secteur de l’immobilier“, a-t-il dit.

Réagissant à cette question, Sihem Nemsia, Directrice générale des études et de la législation financière au ministère des Finances, a indiqué que pour annuler n’importe quel article du projet de la loi de finances 2018, il faut avant tout trouver d’autres alternatives.
Elle a tenu par ailleurs à préciser que cette TVA de 19% s’inscrit dans le cadre de l’élargissement du champ d’application de la TVA et par conséquent l’assiette des recettes, réfutant ainsi le fait que cette TVA entraîne automatiquement la hausse des prix de l’immobilier. “On a voulu à travers cette nouvelle taxation instaurer une harmonie entre les différents secteurs”, a expliqué la responsable, avant d’assurer que contrairement aux déclarations de certains experts qui ont estimé que cette TVA entraînera une hausse de 30% des prix de l’immobilier, la montée ne serait que de l’ordre de 6%. “On a fait des simulations pour déterminer l’impact de cette mesure sur les prix de l’immobilier et on s’est rendu compte que l’augmentation ne va pas dépasser les 6%“, a-t-elle dit.

S’agissant de la TVA de 7% proposée par les promoteurs immobiliers, Sihem Nemsia a qualifié ce taux de très faible et non rentable pour les caisses de l’État, estimant toutefois que même si on opte pour une TVA comprise entre 12 ou 13%, cela générera un crédit de TVA chronique, selon ses dires.

Elle a en outre rejeté le fait que cette TVA impactera le pouvoir d’achat de la classe moyenne qui ont un revenu estimé à 4,5 fois le SMIG.

Interrogée par les députés sur les recettes qui devraient provenir de cette TVA, Nemsia a indiqué que durant l’année 2018, les revenus provenant de cette taxe atteindront 10 Millions de dinars, expliquant ce chiffre faible par le fait que les promesses de vente conclus avant le 1er janvier 2018 ne sont pas prises en compte, date de l’entrée en application de la loi de finances 2018. Cela s’explique également, selon elle, par le fait que les promoteurs immobiliers pouvaient demander des départs de crédit. Les recettes provenant de cette TVA seront toutefois beaucoup plus importantes pour l’année 2019 et atteindront les 50 MDT, selon ses dires.

A propos de l’article portant sur l’augmentation de la TVA sur les dividendes, dès l’entrée en application du PLF 2018, à 10% au lieu de 5% actuellement, la directrice générale des études et de la législation financière a assuré que les recettes provenant de cette taxe atteindront, si on exclut les sociétés exportatrices, 35 MDT. “En incluant les sociétés exportatrices, les recettes atteindront 58MDT“, a-t-elle assuré.

Elle a toutefois indiqué que l’objectif de l’augmentation de la taxe sur les dividendes n’est plus le cumul de recettes supplémentaires mais plutôt de réformer le système de la fiscalité. “On est allé vers l’augmentation de la TVA sur les dividendes à l’instar de tous les pays du monde“, a fait remarquer la responsable, avant d’ajouter que ce taux de 10% est le plus faible du monde.” Il s’agit donc d’une mesure de régularisation”, a-t-elle dit.

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Le coup d’envoi de la 6ème édition du Forum de l’Investissement en Tunisie (TIF 2017) qui se tient aujourd’hui jeudi 09 novembre et demain vendredi à Tunis, sous le thème « Nouvelle Tunisie, nouvelle vision économique », a été donné par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en présence de 1500 participants dont pas moins de 700 investisseurs étrangers, provenant de 70 pays ainsi que des officiels, des experts et des représentants des organisations internationales. Ce forum discutera du climat des affaires et des opportunités d’investissement en Tunisie, et verra la tenue de séances B2B entre des hommes d’affaires tunisiens et étrangers dans la perspective de nouer des partenariats et de lancer des projets d’investissement en Tunisie.

Dan son intervention, le chef du gouvernement a affirmé que la relance de l’économie est une nouvelle vision du rôle de l’État dans le développement, à travers la mise en place de stratégies participatives qui font contribuer les acteurs économiques du secteur privé et qui visent à donner la priorité aux activités productives à fort potentiel d’exportation. Il a souligné dans le même cadre que le programme de relance économique récemment annoncé par le gouvernement est basé sur 4 dimensions dont l’institution, l’export, les régions et les nouvelles technologies.

Il a par ailleurs indiqué que le gouvernement s’apprête à étudier un certain nombre de projets avec un investissement total d’environ 5.200 millions de dinars, qui seront mis en œuvre au cours des trois prochaines années et ce, sous la forme d’un partenariat entre les secteurs public et privé.

Outre ce plan d’investissement, Chahed a annoncé la révision de la législation relative aux devises, précisant que le projet de loi réglementant ce dossier a été adressé à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) il y a deux semaines. Il a été également décidé de réviser le système des licences administratives. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la bureaucratie excessive, selon ses dires.

Youssef Chahed a en outre indiqué que les initiatives gouvernementales pour relancer l’économie et stimuler la croissance tournent autour de 10 points, à savoir élever les obstacles à l’investissement, améliorer le financement des PME, préparer un programme national exceptionnel de soutien aux exportations et mettre en place un programme ambitieux de développement dans les régions visant en priorité le renforcement des infrastructures et la mise en place d’une nouvelle approche pour les grands projets. Cela sera fait, selon le chef du gouvernement, à travers la préparation d’un plan directeur pour les projets à réaliser dans le cadre d’un partenariat public-privé, en plus d’un plan national combinant les auto-routes, les zones industrielles et les pôles technologiques. Ce programme porte également sur la mise en place du programme “Tunis une plateforme numérique à l’horizon 2020”, le lancement du programme tunisien de l’énergie solaire, le lancement des études pour l’achèvement de la réalisation des trottoirs 8 et 9 du port de Radès, l’activation du livre blanc sur l’endettement du secteur touristique et une nouvelle stratégie pour le soutenir.

Youssef Chahed a également annoncé la mise en place d’un plan de soutien au mécanisme de séparation dans les institutions de l’essaimage, à partir des projets des grands groupes économiques publics ou privés, le renforcement et la restructuration du réseau de soutien aux promoteurs de projets.

Le chef du gouvernement a sous un autre angle indiqué que le gouvernement atteindra le consensus nécessaire dans le même esprit que la loi de finances, qui repose principalement sur la justice fiscale et la lutte contre l’évasion et la contrebande.

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Les députés de l’ARP ont approuvé, ce mardi 7 novembre 2017 avec 124 voix (pour) et 11 (contre), le projet de loi portant approbation de l’accord de crédit entre l’Etat et 13 banques locales pour le financement du budget de l’Etat pour l’exercice 2017, moyennant une enveloppe de 250 millions d’euros prélevés sur les dépôts en devises des non- résidents auprès des banques concernées. Les 13 banques concernées par cet accord sont respectivement : la BIAT (60 millions d’euros), Attijari Bank (60 millions d’euros), l’UIB (40 millions d’euros), la BNA (21 millions d’euros), l’ATB (20 millions d’euros), la STB (10 millions d’euros), l’Amen Bank (10 millions d’euros), la BH (5 millions d’euros), l’ABC (5 millions d’euros), la North Africa International Bank, NAIB Bank (5 millions d’euros), la BTI (3 millions d’euros) et la BTE (1 million d’euros). La Banque nationale agricole (BNA), en tant que “moniteur délégué”, se charge des opérations de retrait du crédit et du remboursement. Des fonds qui devraient servir à financer le budget de l’État pour l’année 2017.

Marwane Felfel, député de Nidaa Tounes et membre de la commission des finances à l’ARP, a indiqué à ce sujet qu’emprunter auprès de banques locales ne peut être qu’un pas positif pour la Tunisie, appelant à un dialogue national sur l’endettement public : ” Il est plus qu’urgent aujourd’hui d’instaurer un dialogue national urgent et réel sur le dossier de l’endettement public”, a indiqué Felfel, faisant savoir toutefois que cette question est en étroite relation avec la continuité de l’État et de ses institutions”, a-t-il dit, précisant que ce dialogue national doit être organisé loin des tiraillements politiques et de certaines considérations, appelant ainsi à y faire participer toutes les parties concernées.
Quant à lui, le député du mouvement du Peuple, Salem Labiadh, s’est interrogé sur la faible contribution des banques publiques dans le cadre de cet accord de crédit, soulignant que cet accord de financement reflète la mauvaise situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’État. Cela reflète aussi le faible rôle joué par la Banque centrale dans le garantie des équilibres financiers. Il a tenu toutefois à préciser que ces banques financent aujourd’hui le budget de l’État parce qu’elles n’investissent plus dans le développement économique du pays.

De son côté, le député du Front Populaire Ammar Amroussia, n’a pas apprécié le fait que l’État emprunte auprès des banques locales et en devises. Dans son intervention lors de cette plénière, il a appelé à faire un audit approfondi sur la situation de l’endettement dans le pays.

Dans sa réponse aux députés, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum a assuré que l’accord de crédit conclu entre l’Etat et 13 banques locales pour le financement du budget de l’Etat, n’aura aucun effet sur l’inflation. ” Au contraire, cela va réduire l’inflation puisque les fonds collectés auprès des banques seront mis à la disposition de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour emprunter par la suite avec le dinar”, a expliqué le ministre lors d’une plénière tenu ce mardi 7 novembre 2017 à l’ARP.
Il a reconnu que la participation des banques publiques dans ce financement est certes faible par rapport à celles des banques privées et qui ont généralement des filiales à l’étranger ou faisant partie d’une banque mère installée à l’étranger, estimant toutefois que la contribution des banques publiques dans le financement de l’économie nationale est en train d’évoluer par rapport aux années dernières.

Au sujet du glissement du dinar par rapport à la monnaie verte, Ridha Chalghoum a expliqué cela par la détérioration des principaux indicateurs économiques du pays comme le déficit ou encore les pressions sur le demande en devises.

Il a par ailleurs indiqué que plusieurs mesures ont été à cet effet mises en place dans le projet de la loi de finances relatif à l’exercice 2018, pour réduire l’importation et faire baisser par la suite la pression sur la balance commerciale.

En ce qui concerne l’exportation, le ministre a annoncé que les subventions qui seront allouées à Foprodex seront doublées et ce, dans l’objectif de stimuler l’exportation tout en aidant les sociétés exportatrices à chercher de nouveaux marchés et de nouvelles niches pour faire écouler leurs produits.

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Il semble que la situation économique du pays aille de mal en pis, et  c’est ce qu’a été confirmé par les experts économiques qui se sont accordés à dire qu’au vu de ce qui se dégage  du projet de la loi de finances 2018, actuellement en discussion au niveau de la commission des finances de l’ARP, la situation économique et financière va encore se compliquer en 2018 non seulement en raison du grand nombre de taxes et impositions instaurées  mais aussi  de l’inefficacité des mesures prises.

Ils sont presqu’unanimes à trouver  que la classe moyenne sera une des principales victimes de cette loi eu égard aux augmentations qui devraient avoir lieu en 2018 et qui vont concerner les tarifs des carburants, de l’électricité, du gaz et probablement des produits de base. L’expert-comptable Walid Ben Salah en dit plus sur les dispositions de cette loi. Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a déclaré qu’à la lumière du projet de la loi de finances 2018, les prix des carburants ainsi que les tarifs de l’électricité et du gaz connaîtront une augmentation, l’année prochaine. “La hausse est déjà programmée”, a-t-il dit.

Il a expliqué que les besoins de financement en carburants, électricité et gaz s’élèvent à 2400 Millions de dinars dont 1500 MDT seront financés par l’État sous forme de subventions alors que le reste (soit 900 MDT) sera supporté par le citoyen sous forme d’une majoration des tarifs.

Il a en outre indiqué que les 900 MDT ont été calculés sur la base d’un baril de pétrole de 54 dollars, soulignant toutefois que si ce prix augmente, le gouvernement sera de nouveau dans l’obligation de suivre le mouvement .En ce qui concerne les prix des produits de base, Ben Salah a fait remarquer que rien n’a été mentionné à ce propos dans le projet de la loi de finances 2018, mais la hausse est probable.

Il faut agir sur la masse salariale

S’agissant de la masse salariale, Ben Salah a tenu à préciser qu’entre 2016 et 2018, la masse salariale a augmenté de 3 milliards de dinars, qualifiant ce chiffre d’énorme. “C’est la moitié du budget du développement, un montant qui aurait pu servir à payer les intérêts de la dette sur une année”, a-t-il soutenu avant de préciser que la masse salariale est l’importante rubrique sur laquelle on doit agir.

Il a fait toutefois fait remarquer que la mesure portant sur la retraite volontaire instaurée par le gouvernement pour réduire la masse salariale, ne va pas résoudre le problème tout de suite car cela va se traduire par des dépenses supplémentaires de l’ordre de 255 MDT en 2018 et  se poursuivre, selon ses dires, pour plusieurs années jusqu’à la réalisation de l’équilibre. ” À ce rythme, nous devons, annuellement, casquer près de 300 MDT”, a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que les salariés n’ont pas réellement contribué au budget de l’État et qu’ils sont les seuls qui ont été exclus de la contribution conjoncturelle instaurée au titre de l’année 2017 sur le secteur privé : “Ce que nous avons,  c’est un report de l’application des augmentations et pas une contribution directe sous forme de paiement”, a-t-il expliqué.

Évoquant les mesures de lutte contre l’importation anarchique, l’expert-comptable a souligné que ce projet de LF propose l’augmentation des droits de douane et du droit de consommation sur certains produits en provenance de l’étranger, ce qui, selon lui, va à l’encontre de  l’orientation générale qui est celle du pays depuis plusieurs années. “En 2016, on a baissé  le droit de consommation pour alléger la pression fiscale sur certains produits et rapprocher les prix de ceux pratiqués sur le marché parallèle. Et aujourd’hui,  deux ans après, on revient sur cette orientation stratégique”, a expliqué Ben Salah, assurant qu’avec cette manière de procéder, on ne peut ni assurer la stabilité fiscale, ni  préserver la sécurité juridique. Du coup, les prix augmenteront de nouveau, selon ses dires.

Oui pour une privatisation bien étudiée

Au sujet de la privatisation, Walid Ben Salah a assuré qu’il s’agit d’une solution parmi d’autres permettant de drainer des fonds au profit de la trésorerie publique, redresser la situation de certaines entreprises (préservation de l’emploi, absorption du chômage et création de nouveaux emplois et de nouvelles charges à travers l’impôt). “Malheureusement pour le PLF 2018,  rien n ‘a été prévu comme recettes provenant de la privatisation”, a-t-il soutenu, faisant savoir toutefois que la privatisation doit être faite d’une manière bien étudiée et réfléchie.” L’État ne doit pas détenir un monopole dans des secteurs où le secteur privé pourra faire  mieux comme celui de la RNTA”, a-t-il dit.

“On n’a pas dit à l’État de se désengager des secteurs stratégiques comme la Steg, l’Étap et la SONEDE. Mais l’État a plusieurs autres participations dans plusieurs entreprises qui ne lui permettront ni de prendre des décisions ni d’avoir des recettes supplémentaires”, a expliqué Ben Salah avant d’ajouter que pour les entreprises où l’État est majoritaire ou détient le monopole à 100%, il est aussi appelé à étudier certaines participations notamment celles dans les  secteurs non stratégiques.

L’endettement dépassera de loin 90% du PIB

Concernant l’endettement, Walid Ben Salah a indiqué que le taux de l’endettement de la Tunisie atteindra, dans le PLF 2018, 71,2% du PIB dont 70% sous forme d’endettement extérieur et c’est là, selon ses dires, qu’on doit se procurer de la devise pour pouvoir payer les emprunts.”On va subir le risque de change car à chaque glissement supplémentaire du dinar, le volume de l’encours ainsi que les échéances de crédits vont automatiquement augmenter. Or ce concours a été calculé sur la base d’un euro qui atteindra les 3,050 en 2018 et 2,650 le dollar”, a expliqué Ben Salah, estimant qu’à la lumière de ces prévisions surtout par rapport à l’euro, on va se situer à un niveau forcément plus important que les 3,050. Du coup, l’encours de crédit va augmenter et on sera forcément largement au-dessus du taux de 71,2%.

Il a fait cependant remarquer que si on ajoute les crédits accordés par l’État à certaines entreprises sous formes de garanties ou éventuellement des engagements hors bilan et bien sur le déficit des caisses sociales qui doit être aussi couvert par l’État, l’endettement dépassera de loin les  90%. “C’est un taux totalement proportionnel à l’État du pays”, a-t-il précisé.

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Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), Fahmi Chaâbane a mis en garde contre la détérioration du secteur de l’immobilier suite à la soumission, dans le cadre du projet de la loi de finances pour l’exercice 2018, des logements commercialisés par les promoteurs immobiliers à une TVA de 19%.”Si ce projet de loi vient à être approuvé, le secteur de la construction se dégradera mais aussi ceux de la promotion immobilière, des banques, de la main d’œuvre, des usines, des importateurs, des industriels,  des ingénieurs, des bureaux d’études et de contrôle des travaux : ” c’est un grand secteur et si on veut le toucher,  tout va se détériorer”, a averti Chaâbane, reprenant l’adage “Quand le bâtiment va, tout va”.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Fahmi Chaâbane a assuré qu’il est impossible aujourd’hui, à la lumière de la crise qui sévit dans le secteur, d’instaurer cette taxe de 19%, rejetant ainsi l’application de ce taux assez élevé dans un climat d’affaires en nette stagnation.

Il a par ailleurs expliqué que cette TVA n’impactera pas seulement les promoteurs immobiliers mais aussi le citoyen qui se trouve aujourd’hui dans l’incapacité d’acheter un bien immobilier. ” Cela va alourdir le coût sur le citoyen dont le  pouvoir d’achat est déjà en nette dégradation”, a-t-il dit. De plus, le secteur de l’immobilier souffre, selon lui, de l’endettement excessif, de la baisse des ventes et d’une difficulté de commercialisation même auprès des étrangers dont le nombre a connu une baisse remarquable durant ces dernières années.

“Nous proposons 7%”

Fahmi Chaâbane a, à cet effet, proposé l’instauration d’une TVA de 7% au lieu de 19%. ” L’application d’une TVA de 7% nous paraît logique et acceptable”, a-t-il souligné,  appelant toutefois à exclure de cette TVA les promesses de vente signés depuis le début de cette année jusqu’au 31 décembre 2017 et à donner un délai d’un an aux promoteurs immobiliers jusqu’à la soumission de leurs listes de projets auprès des bureaux de contrôle de la fiscalité sachant que le lancement d’un projet prend entre 3 et 5 ans, selon ses dires.

Outre ces recommandations, le président de la chambre des promoteurs immobiliers a proposé que cette TVA de 7%  soit appliquée à  toutes les catégories de logement sans exception : social, économique ou autre. ” L’instauration de cette TVA dans le projet de la LF 2018 est en contradiction avec la réalité. L’année dernière, le gouvernement lançait le projet du premier logement pour encourager le secteur. Aujourd’hui, on instaure une taxe de 19%. C’est illogique”, a-t-il dit.

Il a tenu à préciser que la chambre a déjà présenté ses propositions au chef du gouvernement, au ministre de l’Emploi, au président du Parlement, au président de la commission des finances à l’ARP, mais aussi au ministère des Finances et à la Direction Générale des Études et de la Législation Fiscales.

500 bénéficiaires à ce jour!

Interrogé sur le programme du “premier logement”, lancé l’année dernière par le chef du gouvernement,  Fahmi Chaâbane a reconnu qu’un grand retard a été enregistré entachant sa mise en œuvre, expliquant  cela par le fait que les banques ont pris beaucoup de temps pour ajuster leurs applications informatiques et faire intégrer cette nouvelle composante dans leurs réseau informatique.

“Mais actuellement”, a-t-il dit, le projet a été de nouveau relancé et les demandes émanant des personnes désireuses  d’acquérir un bien immobilier n’ont cessé d’augmenter : “Nombreux sont ceux qui  ont cru que ce projet a été annulé et c’est pour cela qu’on a récemment lancé un site web dédié à ce  projet de premier logement”, a-t-il dit.

Citant des chiffres, le président de la chambre des promoteurs immobiliers a indiqué que dans le cadre de ce programme du premier logement, les clés ont été remis à près de 300 familles alors que 200 autres dossiers sont en phase d’étude au niveau des banques, certains sont en attente de l’accord préliminaire et d’autres sont en train d’achever les procédures et les garanties.

Comme nouveautés, Chaâbane a annoncé que la chambre a proposé dans le cadre du projet de premier logement d’augmenter le revenu mensuel brut plafonné de 10 à 15 fois le SMIG, espérant que cette proposition sera acceptée afin de permettre à la classe moyenne de bénéficier d’un logement.

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Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), Fahmi Chaâbane a mis en garde contre la détérioration du secteur de l’immobilier suite à la soumission, dans le cadre du projet de la loi de finances pour l’exercice 2018, des logements commercialisés par les promoteurs immobiliers à une TVA de 19%.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Fahmi Chaâbane a assuré qu’il est impossible aujourd’hui, à la lumière de la crise qui sévit dans le secteur, d’instaurer cette taxe de 19%.

Il a par ailleurs expliqué que cette TVA n’impactera pas seulement les promoteurs immobiliers mais aussi le citoyen qui se trouve aujourd’hui dans l’incapacité d’acheter un bien immobilier.

Fahmi Chaâbane a, à cet effet, proposé l’instauration d’une TVA de 7% au lieu de 19%.

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Le projet de la loi de finances relatif à l’exercice 2018 a alimenté, aujourd’hui, le débat sous la coupole de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), plus précisément dans son académie parlementaire. L’événement, qui a vu la participation du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, le président de la commission des finances, du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et plusieurs autres personnalités du monde des affaires, des finances et de la fiscalité, se veut une rencontre pour présenter leurs points de vue sur ce projet et parler de ses défaillances.

Lors de son intervention, le ministre a présenté son diagnostic de la situation économique et financière du pays, soulignant que la Tunisie a connu une légère reprise durant ces derniers mois, ce qui rend la réalisation d’un taux de croissance de 3% au titre de l’année 2018 beaucoup plus facile, notamment à la lumière du démarrage de l’exécution des projets d’investissement et dont le coût s’élève à près de 5200 Millions de dinars. Réaliser une croissance de 2,2% à la fin de l’année 2017, c’est aussi jouable, selon ses dires.

Balance commerciale : 9% de déficit

Toujours selon Chalghoum, l’investissement connaîtra en 2018 un nouveau souffle grâce notamment à l’entrée en vigueur de nouveaux avantages fiscaux et du nouveau code de l’investissement, qui a déjà pris effet depuis le mois d’avril dernier. De même, les intentions d’investissement dans les secteurs agricole et industriel se sont améliorées dernièrement.

Le ministre a toutefois indiqué que malgré cette légère reprise économique, plusieurs secteurs sont marginalisés et sont impactés par les difficultés au point qu’ils n’ont pas pu dépasser la crise, appelant ainsi à trouver les mécanismes capables de dépasser l’ensemble de ces difficultés.

Il a relevé l’amplification des pressions notamment celles exercées sur les finances publiques et cela se voit clairement, selon lui, à travers la dégradation de la situation de la balane commerciale, portant le déficit au cours de cette année à 9%, soit 8772 MDT, ce qui engendrera, selon le ministre, des pressions supplémentaires sur le budget et le taux de change.

Face à cette situation, il a appelé à la mise en place d’une stratégie de maîtrise des importations jusqu’à pouvoir couvrir les importations par les exportations, soulignant que suite à la baisse des investissements étrangers, le financement du déficit budgétaire ne peut désormais se faire qu’à travers l’emprunt national.

Outre l’importation, Chalghoum a évoqué le déficit des caisses sociales, soulignant à cet effet que l’État ne peut pas continuer à leur injecter des fonds, d’où la nécessité de mettre en place une stratégie de reforme intégrée.

Autre facteur de pression : Le ministre a cité les ressources d’emprunt qui représentent aujourd’hui 30% du budget de l’année 2017 contre 10,4% en 2010. Ainsi, le taux d’endettement atteindra 76% du PIB au cours de cette année.

Absence de vision

De son côté, l’ancien ministre des Finances Hakim Hammouda a critiqué l’absence de vision économique claire dans laquelle s’inscrit cette loi, appelant à ouvrir le débat sur plusieurs questions dont principalement le nombre important des taxes et impositions instaurées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution et dont le nombre s’élève aujourd’hui à près de 500 articles, selon ses déclarations. “Il faut revoir toutes ces législations…“, a-t-il dit.

L’ancien ministre a en outre appelé à donner un rôle beaucoup plus important et plus intégré au travail de contrôle et de recouvrement auprès des entreprises qui échappent à l’impôt.

La relance de l’investissement“, a-t-il dit, est aussi primordiale pour assurer le développement économique et social et lutter contre la pauvreté, faisant toutefois remarquer que la croissance doit être basée sur l’investissement réel et l’exportation et non plus sur la consommation.

1/4 seulement des entreprises sont bénéficiaires

Quant à lui,  Mongi Rahoui a fait remarquer que 1/4 seulement des entreprises en Tunisie (dont le nombre s’élève à 136 mille au total) font des bénéfices et payent l’impôt sur le revenu. Le reste se trouve dans une situation économique et financière très difficile, selon ses dires.

Il a à cet effet indiqué qu’il n’est plus possible aujourd’hui de cibler, comme chaque année, les salariés et les entreprises, pour trouver des ressources supplémentaires afin de financer le déficit budgétaire et couvrir les dépenses. “On ne peut plus cibler les entreprises, notamment celles qui payent régulièrement l’impôt sur les sociétés“, a-t-il précisé.

Rahoui a, dans le même contexte, indiqué que la Tunisie se trouve dans une situation très difficile, l’endettement a atteint son plus haut niveau et ce, malgré l’ensemble des mesures mises en place par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution.

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Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à l’académie parlementaire, sur le projet de la loi de finances (PLF) 2018, l’ancien ministre des Finances Hakim Hammouda a appelé le gouvernement à vendre les participations non stratégiques de l’État dans certaines banques afin de renflouer les caisses de l’État avec des ressources supplémentaires.

Il a par ailleurs indiqué que la situation économique et financière est difficile et inconfortable et ce, malgré une légère reprise amorcée par certains secteurs dernièrement.

Hammouda a évoqué trois grands défis, à savoir les finances publiques, la relance de l’investissement et l’accélération des réformes économiques comme le seul moyen pour réaliser de la croissance et créer de la richesse.

Sur le PLF 2018 et la grosse polémique qui en découle, Hammouda a critiqué l’absence de vision économique claire dans laquelle s’inscrit cette loi, appelant à ouvrir le débat sur plusieurs questions dont principalement le nombre important des taxes et impositions instaurées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution et dont le nombre s’élève aujourd’hui à près de 500 articles, selon ses déclarations. “Il faut revoir toutes ces législations…“, a-t-il dit.

L’ancien ministre a en outre appelé à donner un rôle beaucoup plus important et plus intégré au travail de contrôle et de recouvrement auprès des entreprises qui échappent à l’impôt.

La relance de l’investissement“, a-t-il dit, est aussi primordiale pour assurer le développement économique et social et lutter contre la pauvreté, faisant toutefois remarquer que la croissance doit être basée sur l’investissement réel et l’exportation et non plus sur la consommation.

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Lors d’une journée d’étude qui se tient actuellement à l’académie du Parlement sur le projet de la loi de finances 2018, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a confirmé les difficultés économiques et financières auxquelles est confronté le pays  : “La situation actuelle dans le pays est marquée par le déséquilibre des finances publiques, la lenteur de la croissance et la hausse de l’endettement“, a-t-il dit.

Le président du Parlement a en outre indiqué qu’il comprend les difficultés du gouvernement pour trouver un équilibre entre les dépenses et les recettes, soulignant toutefois que la Tunisie pourra facilement sortir du tunnel prochainement.

Il a par ailleurs indiqué que le projet de la loi de finances 2018, actuellement en discussion au niveau de la commission des finances de l’ARP, contient un ensemble de mesures et de procédures pouvant impacter la vie du Tunisien, appelant à cet effet à une répartition équitable des sacrifices entre les différentes catégories de la société.

Mohamed Ennaceur a également appelé le gouvernement à dire la vérité au peuple sur la réalité économique et financière et donner par conséquent un espoir émanant de cette donne, expliquant que c’est le seul moyen de dépasser les difficultés économiques, financières, sociales et même sécuritaires.

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Le projet de la loi de finances (PLF) pour l’exercice 2018, actuellement en discussion au niveau de la commission parlementaire des finances de l’ARP, risque de ne pas passer, bloqué au niveau de ladite commission. Depuis sa présentation au Parlement, les rangs des opposants à ce projet ne cessent de grossir. Après la présidente de l’Utica, Wided Bouchamaoui, qui a brandi la menace de la grève générale et du retrait de l’accord de Carthage, si ce PLF passe sous sa forme actuelle, Samia Abbou, membre de la commission des finances, appelle ses collègues à ne pas voter ce texte et à le renvoyer au ministère des Finances pour rectifier certains articles. “Laissez-le rectifier sa copie et trouver les solutions et les alternatives… Ce projet de loi ne doit pas passer sous sa forme actuelle”, a-t-elle indiqué.

En effet, selon les députés, ce projet de loi a été élaboré sur de fausses hypothèses et il est loin de la réalité économique et financière du pays. Toujours selon les élus, les dispositions de ce projet de loi sont floues et ne reflètent pas l’effort du gouvernement, du ministère des Finances et des parties en charge de l’élaboration de ce document de prendre au sérieux la question et de trouver d’autres sources de financement.

Les députés n’ont pas également hésité à critiquer le manque d’audace de la part du gouvernement, qui s’est contenté de mesures banals et de recettes faciles applicables sur tout le monde, sans distinction, d’après les élus.

Selon les députés, le PLF 2018 devait se loger dans une batterie de mesures. C’est une des idées formulées par le dirigeant de l’UPL et membre de la commission des Finances de l’ARP Tarek Ftiti, qui a affirmé que la LF 2018, seule, ne pourra rien changer à la situation du pays, soulignant que cette loi doit être inscrite dans le cadre d’un ensemble de mesures et de réformes. “C’est le seul moyen pour faire sortir le pays de la crise qui sévit depuis plusieurs années et qui n’a épargné aucun secteur“, a assuré Ftiti, pointant du doigt l’absence de vision claire et de stabilité politique à même de relancer l’investissement et créer de la richesse et de la croissance.

Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a déclaré que le gouvernement table, dans le cadre du projet de la loi de finances 2018, sur un taux de croissance de 3%.
S’agissant des ressources, le ministre a tenu à préciser que 73% devraient provenir des ressources propres de l’État et 27% de l’endettement contre respectivement 70% et 30% fixés au titre de l’année 2017. Les ressources fiscales devraient augmenter de 10,5% en 2018. Les dépenses de gestion devraient augmenter de 2,8% en 2018 alors que les salaires devraient se situer à 13,8% du PIB ; les dépenses de développement connaîtront une légère hausse et atteindront 5743 MDT contre 5700 MDT en 2017 et 5422 MDT en 2016.

Quant aux dépenses de la subvention, elles seront de l’ordre de 3520 MDT en 2018 et vont essentiellement porter sur la subvention des produits de base, 1570 MDT, celle des carburants, 1500 MDT et le transport, 450 MDT. En 2017, les dépenses de subvention se sont situées à 3500 MDT.

Dans le cadre de cette loi, l’endettement atteindra 71% du PIB en 2018 contre 69,6% prévu à la fin de l’année 2017. Les besoins de financement de l’État devraient atteindre en 2018 le chiffre de 9536 MDT dont 2200 MDT proviendront de l’endettement national.

Le ministre a tenu par ailleurs à préciser que pour atteindre un taux de croissance de 3%, il faut engager les grandes réformes dont la réforme des caisses sociales, soulignant toutefois que l’institution d’une contribution sociale au profit des caisses sociales ou l’augmentation de la contribution sociale ne vont pas seuls résoudre les problèmes financiers.

Il faut, selon le ministre, trouver d’autres sources de financement pour couvrir le déficit budgétaire et garantir les équilibres financiers.

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La présidente de l’Utica, Wided Bouchamaoui, a menacé d’escalade et de protester dans les rues si le projet de la loi de finances 2018 est approuvé par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sous sa forme actuelle, sans prendre en compte les observations et les propositions faites par l’Utica et présentées au chef du gouvernement et au ministre des Finances.

Bouchamaoui a également menacé de se retirer du pacte de Carthage si le projet de la loi de finances demeure inchangé. “Beaucoup croient que l’Utica a peur des protestations… Non ce n’est pas vrai… On va protester avec tous les moyens…“, a-t-elle dit.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à l’Utica, Bouchamaoui a tenu à préciser que l’Union a soumis plusieurs propositions portant principalement sur l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre la contrebande et le marché parallèle, la réforme du système de compensation et la restructuration des entreprises, mais en vain, aucune mesure n’a été prise en compte dans ce projet de loi.

Elle a en outre indiqué que l’entreprise devient le chemin et le moyen le plus facile pour le gouvernement pour collecter des ressources supplémentaires et renflouer ses caisses, sans prendre en compte les difficultés auxquelles elle fait face .”L’entreprise n’a plus le souffle pour supporter d’autres charges et impositions“, a-t-elle dit.

Trouver des alternatives!

Habiba Louati, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la fiscalité et des prélèvements et actuelle membre du Think Tank Solidar Tunisie, reconnait à l’Utica le droit de protester contre le projet de la loi de finances 2018, mais en proposant des alternatives. “Rien ne va changer… Si on veut vraiment changer les choses, il faut trouver des alternatives“, a-t-elle assuré.

Elle a indiqué que le projet de la LF 2018 est le résultat des pressions budgétaires subies par le gouvernement. “L’administration ou l’État se trouve aujourd’hui dans l’obligation de rechercher des ressources supplémentaires pour couvrir le déficit budgétaire sans recourir à l’endettement“, a-t-elle souligné.

Louati a, dans le même cadre, déclaré que l’instabilité économique, politique et sociale a mis le gouvernement en difficulté et l’a poussé à augmenter ses prévisions en termes de recettes fiscales comme le seule et unique moyen pour couvrir le déficit budgétaire qui s’est élevé, en 2017, à 2000 Millions de dinars, selon ses dires.

Selon ses déclarations, même les députés de l’ARP, en examinant cette copie de la loi de finances 2017, vont se retrouver dans une situation difficile devant la grosse polémique soulevée par plusieurs organisations nationales comme l’Utica, la Conect, l’Utap ou encore l’UGTT et en face le besoin de couvrir le déficit budgétaire de l’État par le biais de ses ressources propres, alors que cela n’est pas possible qu’à travers l’augmentation des recettes fiscales.

Elle a par ailleurs indiqué que Solidar Tunisie organisera en ce début de mois de novembre courant une rencontre avec les membres de la commission des finances de l’ARP pour discuter davantage de ce projet de loi et engager une réflexion claire sur les nouvelles mesures fiscales instaurées pour garantir la soutenabilité de nos finances publiques.

Cette situation financière est la résultante, selon elle, de l’instabilité économique, politique et sociale que vit la Tunisie depuis plusieurs années, mais aussi de l’absence de vision, de stratégie et d’une réflexion sur les procédures et les mesures alternatives.

Oser la privatisation!

Quant à lui, Ahmed Karam, Directeur général d’Amen Bank, a indiqué que le gouvernement ne doit pas se focaliser uniquement sur les recettes fiscales pour renflouer ses caisses et couvrir le déficit. “C’est un acte très banal et c’est le statu-quo à tous les niveaux“, a précisé Karam, avant d’ajouter : “Si on continue à ce rythme, on va aller vers l’impasse. Ce projet de loi est un danger certain non seulement pour l’entreprise mais aussi pour la nation“, a-t-il assuré.

S’agissant des solutions, Ahmed Karam a précisé que ceux qui gouvernent doivent trouver les solutions, appelant toutefois à mettre en application l’ensemble des mesures décidées par les différents gouvernements et approuvées par l’ARP, comme les caisses enregistreuses. “Ce sont des astuces qu’on peut appliquer dans l’immédiat“, a-t-il dit.

Par ailleurs il a appelé le gouvernement à creuser dans le sens de la privatisation comme source de recettes pour renflouer les caisses de l’État et couvrir le déficit budgétaire. Il faut privatiser tout ce qui n’est pas rentable pour le pays. Le gouvernement doit avoir l’audace de privatiser quelques banques nationales, des sociétés de télécoms et certaines entreprises actives dans des secteurs concurrentiels (…) Osez la privatisation car si vous ne faites pas ça aujourd’hui vous le ferrez certainement demain“, a indiqué Karam.

Karam a également appelé à agir en direction de la caisse de compensation laquelle aujourd’hui profite à tout le monde, et même au touriste : “Il faut changer d’approche et mettre en place une stratégie à long terme“, a-t-il soutenu.

Cela passera par la masse salariale

L’expert-comptable Walid Ben Salah a pour sa part indiqué que pour réduire le déficit budgétaire, il faut agir sur la masse salariale qui absorbe 15% du PIB.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement à l’Utica, il a tenu également à préciser qu’entre les années 2016 et 2018, la masse salariale devrait atteindre 3,2 milliards de dinars. “Il ne faut pas aller plus loin, c’est la question la plus importante et sur laquelle on doit agir pour réduire le déficit qui en découle“, a-t-il dit.

“Il est inévitable aujourd’hui de trouver des solutions pour baisser la pression fiscale et réduire la masse salariale, expliquant que mêmes les hypothèses sur lesquelles le projet de la LF 2018 a été élaboré sont irréalistes“, a-t-il ajouté.

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Le projet de loi de finances 2018 n’a cessé depuis son adoption par le gouvernement de faire les manchettes des médias. Les nouvelles taxes et impositions inscrites dans cette loi ont suscité une grande polémique non seulement de la part des entreprises mais aussi des ménages devant notamment la dégradation de leur pouvoir d’achat et la cherté de la vie. Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui n’a pas pu réprimer sa déception voire sa colère voire face à cette copie déposée auprès de l’ARP.

Mongi Rahoui est allé plus loin : Il a qualifié le PLF de “la loi de l’explosion sociale” vu le grand nombre d’impositions et de taxes qui sont prévues.

En guise d’explication, Rahoui s’est référé à  la loi de finances complémentaire relative à l’exercice 2017, soulignant que la mise en place de cette loi complémentaire est attendue et que cette question avait été déjà discutée lors des réunions de la commission parlementaire des finances : ” On avait dit que les hypothèses sur lesquelles avait été élaboré le budget de 2017 sont irréalistes et non fondées surtout en ce qui concerne le taux de change et le prix de baril de pétrole, mais en vain”, a tenu à rappeler Rahoui, pointant de doigt “l’incapacité du gouvernement à traiter les données et à mettre en place des hypothèses au moins proches de la réalité économique et financière”.

C’est la faillite!

S’agissant du projet de la loi de finances 2018, le président de la commission des finances a indiqué que cette copie tout comme la LFC 2017, sont basées sur des hypothèses irréalistes et non fondées et va nous amener certes à une LFC (2018), selon ses dires.

D’après es déclarations, le déficit budgétaire a atteint aujourd’hui 6,1% du PIB contre un taux de 5,4% initialement prévu dans la loi complémentaire (2017). Ainsi, le taux d’endettement est de l’ordre de 69% du PIB alors que le gouvernement a prévu 63% dans le budget initial.” Il faut tirer la sonnette d’alarme…Les finances publiques se retrouvent aujourd’hui dans les plus mauvaises situations”, a-t-il martelé. ” Avec un un taux d’endettement de 69% et un déficit budgétaire de 6,1%, nous pouvons dire que la Tunisie est arrivée à la plus mauvaise situation”, a fait remarquer Rahoui, avant d’ajouter que semblable situation mènera à une faillite certaine.

“Aujourd’hui si on continue à ce rythme de déficit et un endettement non orienté vers l’investissement, on va se retrouver dans le pire. Dans le budget de 2018, la Tunisie table sur des crédits de l’ordre de 4900 Millions dinars pour ajuster le budget et non pour l’investissement et la création de richesses”, a déclaré le président de la commission des finances de l’ARP, mettant en garde contre la gravité de la situation :  “Cette situation confirme la mainmise de l’extérieur sur les futures générations et les décisions internes à cause non seulement de la hausse de l’endettement mais aussi de  l’absence d’investissement et de création de richesses, selon ses dires.

Menace sur la souveraineté nationale!

“A ce rythme d’endettement”, a encore martelé Rahoui, la décision souveraine nationale sera menacée et en dehors de la décision du gouvernement, des autorités et de de l’Etat en général.

Il a dans un autre ordre d’idées, précisé que la loi de finances 2018 sera celle de l’explosion sociale : “Si on va garder cette loi sous sa forme actuelle, il faut s’attendre à une explosion sociale en 2018 suite à l’ensemble des augmentations prévues dans le cadre de cette loi et qui s’élèvent, selon lui, à près de 1260 MDT.  Aux termes de ette loi, des augmentations devraient avoir lieu en 2018 et devraient concerner les produits de consommation, les services, l’habillement, le transport, le pétrole, l’électricité et le gaz.

“Avec cette loi, l’année 2018 sera celle d’une catastrophe au vrai sens du terme et où le gouvernement ne pourra que distribuer de la pauvreté. Ce projet de loi ne pourrait pas passer sous sa forme actuelle”, a-t-il affirmé.

 

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Où va-t-on à ce rythme ?! Il semble qu’aucun produit tunisien ne soit totalement sain et prêt à la consommation, sans risques. Après les bruits sur la viande de chat qui aurait été servie dans un restaurant à la cité El Manar, une information démentie par le ministère du Commerce, une autre affaire non moins importante fait polémique sur les réseaux sociaux : 26 tonnes de viande d’âne porteuses d’un virus mortel pour l’être humain étaient stockées dans un entrepôt privé. Vous me direz que c’est une broutille au regard de l’énorme quantité de produits contaminés saisie chaque jour par les différentes unités de contrôle relevant des ministères de l’Intérieur et du Commerce, presque dans tous les segments de grande consommation : l’eau, les volailles, les produits alimentaires et les produits laitiers, les viandes rouges… Et la liste est encore longue. Le plus inquiétant est que les abus et les dépassements ne cessent de se produire au point que le consommateur devient de plus en plus méfiant à l’égard de ces produits. Chiffre à l’appui, la consommation de la Tunisie en viandes rouge a baissé de 50% dernièrement…

Slaheddine Ferchiou, président de la Chambre nationale des importateurs et commerçants en gros de viandes, a précisé, dans une déclaration, ce jeudi 26 octobre 2017 à Africanmanager, que les 26 tonnes de viande asine impropres à la consommation appartenait à une société chinoise, laquelle avait stocké cette quantité pour pouvoir l’écouler par la suite sur le marché chinois, selon ses dires.

Il a fait remarquer que la propagation d’abattoirs anarchiques et la multiplication des dépassements dont les médias ne cessent de parler a provoqué la stagnation du secteur et la baisse de la consommation des Tunisiens en viande rouge. La baisse est estimée à 50%, selon ses dires.

Le président de la Chambre nationale des importateurs a, dans ce même contexte, expliqué que la majorité des abus ont été repérés dans des magasins lambdas et que le produit commercialisé dans les supermarchés et les magasins agréés est sain et soumis à un contrôle sanitaire. Il a appelé ainsi les structures concernées à intensifier les efforts de contrôle et de supervision du secteur et fournir des abattoirs conformes aux conditions et aux spécifications requises.

Lors d’un point de presse organisé ce jeudi, au siège de l’UTICA, Ferchiou a proposé au ministère de l’Agriculture et de la Santé ainsi qu’à toutes les structures et parties prenantes de créer des attestations de conformité sanitaire pour les professionnels du secteur et ce, dans l’objectif de regagner de nouveau la confiance des consommateurs et pouvoir vendre leurs produits comme à l’accoutumée.

Il a appelé à appliquer la loi sur les abus et les dépassements qui sont très fréquents, selon ses dires, dans les abattoirs anarchiques et non autorisés par l’État.

Parlant chiffres, il a tenu à préciser que le marché tunisien consomme annuellement 125 mille tonnes de viande rouge, soit un chiffre d’affaires de 1250 millions de dinars.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que les unités de la Police Municipale de Tunis et les agents du District de Police Nationale de Sidi Béchir ont effectué, mercredi 25 octobre 2017, une opération de saisie de 26 tonnes de viande asine impropre à la consommation. Cette opération a été effectuée après la découverte d’un virus mortel sur des échantillons de viande asine de l’abattoir municipal de Tunis stockée dans un entrepôt privé.

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Le projet de loi de finances complémentaire relatif à l’année 2017 a été discuté, mardi 24 octobre 2017, au sein de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), en la présence du ministre des Finances, Ridha Chalghoum et d’un bon nombre de cadres du département. L’évolution de la situation économique et financière a rendu nécessaire la révision des hypothèses sur lesquelles le budget 2017 a été élaboré. La croissance, le prix du baril de pétrole, les dépenses de développement, le service de la dette ainsi que les dépenses de subvention des produits de base, de l’électricité, du transport et des hydrocarbures seront concernées par cet ajustement. Les députés membres de la commission en question ont relevé plusieurs défaillances et lacunes liées à ce projet et ont demandé au ministre des explications.

Lors de son audition, le ministre des Finances a fait savoir que l’évolution de la situation économique et financière à l’échelle nationale a poussé le gouvernement à mettre en place un projet de loi de finances complémentaire pour l’exercice 2017. Il est attendu, en effet, selon le ministre, que le taux de croissance soit à 2,2% in fine en 2017 contre une hypothèse de 2,5% initialement lors de la préparation du budget 2017. A cela s’ajoute l’ajustement du prix de baril de pétrole, pour le fixer à 53 dollars contre 50 prévus initialement dans le budget, sachant qu’une augmentation de 1 dollar du prix du baril engendre une hausse de 107 millions de dinars des dépenses de subvention des hydrocarbures.

Le prix du baril de pétrole a atteint depuis le début de l’année jusqu’au mois de septembre 2017 le niveau de 51,9 dollars, pour se situer durant le mois de septembre de cette même année à 56 dollars.

Le budget 2017 a été par ailleurs établi sur la base d’un taux de change du dollar à 2,250 dinars alors qu’il s’échange, aujourd’hui, à 2,400 dinars, a encore soutenu le ministre, faisant remarquer que toute augmentation de 10 millimes du taux de change du dollar génère une évolution des dépenses de subvention des hydrocarbures, de 27 millions de dinars.

La révision du budget de l’État 2017, sur la base de ces données, a fait également ressortir que l’évolution des ressources fiscales sera limitée à 13,6%, contre 15,6% prévus par la loi de finances initiale. La pression fiscale pour l’année 2017 prévue à 22% s’établirait à l’arrivée à 21,8%.

Les dépenses ont ainsi évolué à 21 540 millions de dinars (MD) contre 20 265 MD prévus par la loi de finances initiale, en raison de la hausse de la subvention des hydrocarbures de 900 MD et des dépenses des salaires de 600 MD, suite à l’entrée en vigueur des conventions conclues dans les secteurs de l’éducation et de l’enfance et à la régularisation des avances du mois de décembre.

S’agissant de la situation des finances publiques, le ministre n’a pas caché la gravité des choses, surtout devant l’incapacité de sortir de cette situation. “La situation des finances publiques et de l’endettement ne pourra en aucun cas être acceptable. Je suis tout à fait d’accord avec vous, il y a un dérapage au niveau des finances publiques”, a reconnu le ministre, faisant savoir toutefois que ce dérapage n’est pas du aux salaires de la fonction publique mais plutôt au volume de la masse salariale : “Le salaire du fonctionnaire est très faible en Tunisie“, a-t-il dit.

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Le projet de la loi de finances complémentaire (PLFC) relatif à l’exercice 2017 a été discuté aujourd’hui au sein de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, est venu défendre son projet, mais en vain. Les députés ont soulevé plusieurs défaillances. Marwen Felfel, député de Nidaa Tounes et membre de la commission des finances, a déclaré que la Tunisie file tout droit vers la faillite avec un endettement qui est passé de 61 à 69% du PIB. “Qu’est-ce qu’on a laissé pour les futures générations!“, s’est exclamé le député.

Lors de la réunion de la commission des finances qui s’est tenue à l’ARP, il a reproché au gouvernement de ne pas dire la vérité au peuple tunisien sur la réalité des finances publiques, accusant ainsi l’équipe de Youssef Chahed de ne pas mettre en place des mesures efficaces et courageuses et de compliquer les choses avec des décisions banales et qui versent dans la facilité.

Quant à lui, le président de la commission des finances a exprimé son étonnement du fait de la légèreté avec laquelle on parle d’une loi de finances complémentaire, comme s’il s’agissait d’une chose naturelle alors que le gap financier entre la loi de finances initiale relative à l’exercice 2017 et le projet complémentaire est un gros problème. “J’aurais aimé à travers ce PLFC évaluer l’efficacité des mesures adoptées dans le cadre de cette loi initiale et non chercher simplement à couvrir le gap financier“, a-t-il expliqué.

Mongi Rahoui a en outre indiqué que la contribution conjoncturelle instaurée sur les sociétés au titre de l’année 2017 n’a pas abouti à de bons résultats et n’a ramené que 740 Millions de dinars contre 900 MDT prévus initialement.

Il a mis en garde contre le dérapage des finances publiques durant l’année 2018. “Le dérapage est énorme et l’endettement pourrait atteindre 71% en 2018” a assuré Rahoui, avant d’ajouter que “le gouvernement va nous amener le pire“…

Dans sa réponse aux députés, le ministre des Finances a annoncé la levée de l’administration judiciaire sur 15 sociétés concernées par la confiscation et ce, dans l’objectif de faciliter le processus, accélérer la vente des biens immobiliers et engranger des recettes supplémentaires au profit du budget de l’État. Selon lui, les recettes provenant de la confiscation ont atteint à ce jour 166 MDT et ce, suite à la cession de plusieurs biens immobiliers, selon ses dires. 20 participations devraient provenir d’ici fin de cette année d’El Karama Holding.

Le ministre a par ailleurs indiqué que dans le PLFC 2017, les recettes provenant de la confiscation devraient atteindre 200 MDT d’ici la fin de cette année.

Il a de même souligné l’intention du ministère de vendre toutes les voitures concernées par la confiscation. Pour l’année prochaine, le ministre a fait remarquer que son ministère table sur des recettes de l’ordre de 500 Millions de dinars provenant principalement de la vente des voitures confisquées.

Selon ses déclarations, en 2018, l’État achèvera également la vente de Alpha Ford ainsi que ses participations dans la société Adwya.
S’agissant de la police fiscale, le ministre a tenu à préciser qu’elle entrera en service durant le mois de novembre courant, précisant que le décret régissant ce corps de police est prêt et est en cours de publication dans le JORT. Les équipes chargées de ce dossier ont été déjà dotées des voitures pour accomplir leurs tâches.

Évoquant la situation des finances publiques, le ministre n’a pas caché la gravité des choses, surtout devant l’incapacité de sortir de cette situation. “La situation des finances publiques et de l’endettement ne pourra en aucun cas être acceptable. Je suis tout à fait d’accord avec vous, il y a un dérapage au niveau des finances publiques”, a reconnu le ministre, faisant savoir toutefois que ce dérapage n’est pas du aux salaires de la fonction publique mais plutôt au volume de la masse salariale : “Le salaire du fonctionnaire est très faible en Tunisie“, a-t-il dit.

Au niveau de la numérisation de l’administration, Chalghoum a souligné l’existence de plusieurs programmes au niveau du ministère des Finances, annonçant le lancement d’un appel d’offres pour désigner un bureau spécialisé en la matière. “Le cahier des charges y afférent devrait être publié durant le mois de novembre courant“, a martelé le ministre.

S’agissant des caisses enregistreuses, Chalghoum a indiqué qu’une réunion a eu lieu, hier lundi, au ministère des Finances et qu’il a été décidé de recourir à un bureau spécialisé en la matière. Il n’a pas toutefois écarté la possibilité de mettre en place d’autres alternatives et des solutions immédiates.

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