AccueilLa UNEKerkannah : Les mêmes causes produisent les mêmes effets, jusqu'au prochain drame

Kerkannah : Les mêmes causes produisent les mêmes effets, jusqu’au prochain drame

Environ 46 migrants clandestins ont péri samedi soir dans le naufrage de leur embarcation au large des côtes ouest de l’île de Kerkennah et 68 autres ont été secourus dont 7 étrangers. Des opérations de recherche ont repris ce lundi 4 juin 2018, avec l’aide de neuf unités navales, un hélicoptère et des plongeurs à la recherche d’autres victimes.

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Réagissant à ce drame, Mustapha Abdelkabir, militant et spécialiste des affaires libyennes, a affirmé dans un entretien téléphonique accordé à Africanmanager que les jeunes Tunisiens en quête d’emploi et d’une vie meilleure tentent régulièrement de traverser la Méditerranée, en direction de l’Italie.

Il a précisé que l’augmentation du taux de chômage, la pauvreté, le sous-développement région,notamment dans les régions intérieures de la République, sont à l’origine de ce gendre de tragédie qui se reproduit d’un fréquemment dans plusieurs régions côtières tunisiennes.

Abdelkabir a ajouté que l’île de Kerkennah est connue par l’augmentation des tentatives de migration clandestine, signalant que durant les derniers mois de l’année en cours, plus de 2 mille jeunes issus de nombreuses délégations ont pris d’assaut cette ville, qui demeure un passage stratégique menant rapidement vers les côtes européennes.

Le militant a fait assumer au gouvernement tunisien la responsabilité des drames en mer, à cause du manque de contrôle sécuritaire rigoureux, l’échec de la politique de développement et le laxisme des autorités de tutelle envers les réseaux de passeurs, de contrebande et de la corruption.

On rappelle que le procureur de la République auprès le tribunal de première instance de Sfax a ordonné, dimanche 03 juin 2018, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la “formation d’une entente en vue de franchir illicitement les frontières maritimes”, suite au naufrage d’une embarcation clandestine, la veille, au large de Kerkennah. Notons aussi que les services de médecine légale œuvrent, en collaboration avec la brigade de la police technique aux plans régional et central, à l’accélération des opérations d’identification des victimes pour remettre les corps à leurs familles dans les plus brefs délais, après le parachèvement des procédures légales.

Depuis le début de 2011, le problème de la « harga » pèse sur les autorités tunisiennes et sur les relations bilatérales avec les pays de l’Union européenne, principalement la France et l’Italie, d’une part, parce que la société civile a exercé une pression médiatique pour que les droits fondamentaux des migrants soient respectés, d’autre part, parce que le problème des disparus n’a pas été résolu à cause de sa complexité.

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