La Tunisie commémore ce jeudi le 52e anniversaire de l’évacuation de Bizerte. A cette occasion, les trois présidents, de la République, de l’Assemblée des représentants du peuple et du Gouvernement ainsi que les chefs de partis politiques, se sont rendus au carré des martyrs à Bizerte pour se recueillir sur la mémoire des martyrs tombés au champ d’honneur, plus d’un millier de Tunisiens dans les affrontements sanglantes avec l’armée française durant l’été de 1961.
Les trois présidents ont salué le drapeau au son de l’hymne national, avant de déposer une gerbe de fleurs au pied du mémorial des martyrs et réciter la Fatiha. La cérémonie a, notamment, été marquée par la présence de plusieurs membres du gouvernement et de l’ARP, de chefs de partis, et d’anciens combattants qui avaient participé à la bataille de l’évacuation.
Dans une déclaration accordée, jeudi 15 octobre 2015, aux médias, le chef du gouvernement Habib Essid a affirmé que la célébration de la fête de l’évacuation est une occasion très importante pour se rappeler et se recueillir sur la mémoire des martyrs tunisiens qui ont sacrifié leurs vies pour protéger le pays, affirmant dans le même contexte que cette fête restera toujours ancrée dans la mémoire de tous les Tunisiens.
Pour sa part, le président de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur a passé en revue l’importance de cette fête, précisant que grâce aux martyrs, la Tunisie a arraché de haute lutte son indépendance.
A noter que, selon des chiffres officiels, près de 1.300 morts parmi les combattants tunisiens à Bizerte contre 24 décès dans les rangs des forces armées françaises.
Grâce présidentielle au profit de 409 détenus
A l’occasion de la fête de l’évacuation, le président de la république Béji Caïd Essebsi avait reçu, mercredi 14 octobre 2015, au palais de Carthage, le ministre de la Justice Mohamed Salah Ben Aïssa qui lui avait remis un rapport sur les propositions de la commission des grâces. C’est dans ce contexte que le président de la république avait décidé d’octroyer la grâce présidentielle au profit de 409 détenus.










